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MARATHON AC’ Saison 1 – Les news de la semaine

Mercredi 3 mars 2010

Fred qui cette semaine fricote avec les cimes loin de tout wifi (enfin, tout à fait théoriquement car il semble que notre Fred national rôde dangereusement près des hotspots d’altitude…), m’a passé le micro pour vous narrer les joyeuses aventures des impétrants de la Marathon’AC :

Pour Fred, cette semaine était la “semaine de la mort” : 5 entraînements en 5 jours faute de temps pour étaler le tout comme de la confiture sur du pain de mie. Fred tient, d’ailleurs, à préciser qu’il dédouane totalement Bruno Heubi pour cette application très particulière de l’excellent plan qu’il a conçu. Non, Bruno n’est pas le bourreau des apprentis marathoniens ! Fred le dit et le répète : le plan est GENIAL – rien que ça ? Passionnant à mettre en pratique et surtout uniquement en % de VMA.
La semaine de la mort, on y revient : une SL dominicale de 2h05 pour démarrer (avec deux passages de 20 minutes à allure marathon séparés d’une misérable minute trente) et pour boucler la boucle, une SL du jeudi de 2h10 (et ses passages marathon, cette fois de 25 et 20 minutes, toujours séparés par la même misérable minute trente).
Entre les deux SL, un peu de VMA, ça ne mange pas de pain, surtout le lundi (6×250m+5×200+5×150), une petite assimilation du mardi (1h à 70% de VMA) et la séance préférée – mouais … – de Fred, l’EMA du mercredi (20 minutes / 15 minutes / 10 minutes à 85% de VMA espacées de 120 malheureuses petites secondes).
Fred en a profité pour réaliser deux Vrais Tests Wanarun : tenues de compression BSC et produits diététiques de l’effort W-CUP qu’il a déjà mis en ligne.
Cette semaine, ce sera skating (ski de fond), bouchons, puis Semi de Paris avec ou sans jambes, on verra bien. (vu la longueur de ses guibolles, ca m’etonnerait bien

Cyrille quant à lui est au repos forcé puisqu’après une bonne semaine d’entraînement sa blessure est violemment revenue mardi. Ne pouvant plus marcher le lendemain il est depuis contraint au repos forcé… Bref, le coup dur qu’on redoute tous. On croise les doigts pour qu’il puisse reprendre vite ses entraînements.

S’agissant de Jipé, sa 4ème semaine de la préparation marathon a été perturbée par les vacances scolaires et des surcharges professionnelles. Bien que les séances de fractionnés aient été écourtées, le kilométrage est pour le moins au rendez-vous. Sa semaine à la loupe :

Mardi : footing de 1h 22 au Bois de Boulogne
Mercredi : 35 mn sur tapis en salle
Vendredi : footing de 1h 05 dans Paris
Samedi : 1h 23 au Bois de Vincennes avec accélération sur les 30 dernières minutes
Dimanche : malgré la tempête, grosse sortie de 1h 33 au Bois de Boulogne. Les 10 derniers kilomètres à allure semi-marathon.

Vincent, quant à lui boucle sa 4ème semaine de préparation. Les 5 sorties prévues ont toutes été faites en respectant scrupuleusement le plan. S’il déteste toujours autant les séances de VMA, il concède sans barguigner qu’il faut en passer par là pour progresser (je suis très admirative de sa philosophe attitude : moi je peste sans avoir la moindre once de pondération !). Au total, Vincent a parcourus 77km parcourus dans des conditions, encore une fois, pas toujours évidentes (il a notamment été contraint d’attendre le début de soirée pour faire sa dernière sortie de la semaine dimanche). Sur les 5 séances sa vitesse moyenne est de 11,90Km/h. Vitesse qu’il estime encore loin des 12,98km/h nécessaire pour atteindre l’objectif fixé, à savoir terminer son 4ème marathon en 3h15. Et en précisant ces quelques chiffres, il ne peut s’empêcher d’avoir une pensée pour Serge Girard, en plein tour de l’Europe en courant, qui vient de boucler son 229ème marathon d’affilé et qui semble aller mieux après des sérieux pépins physiques.

Robert poursuit également ses entraînements sans faillir :

* Lundi : Muscu du dos et des épaules, 1 heure
* Mardi : 1h20 de footing cool, à environ 12 km/h, pour le parcours, c’était la médaille de Bronze du Hit run version courte, puis 20 mn d’étirements…
* Mercredi : 30 mn de footing puis 10 *200 m sur tapis avec 100 m de récup’ à 10 km/h; 5 à 18 km/h (VMA) et 5 à 20 km/h à VMA, puis étirements pendant 20 minutes… le soir, COMPEX pour les quadriceps, prog. endurance pendant 55 minutes, niv. 3, moyenne 91..
* Jeudi : 45 mn sur tapis dont 20 mn à 14 km/h puis 10*100 m à 20 km/h avec 100 m de récup à 10 km/h ; 5 à 18 km/h (VMA) et 5 à 20 km/h …. lorsqu’une petite explosion a retenti sur le tapis… non, ce n’était pas ses quadriceps ni le Front de Libération des Tapis de Course (FLTC)… mais Gaspard, son p’tit dernier, qui avait placé un tuyau en plastique souple sur le mécanisme de roulement… Robert croise les doigts pour que son tapis chéri n’ait pas trop souffert… avant d’enchîner avec 20 mns d’étirements puis le soir, COMPEX pour les quadriceps, prog. endurance pendant 55 minutes, niv. 3, moyenne 91..
* Vendredi, 1 heure de muscu essentiellement pour ses petits muscles pectoraux qui en ont bien besoin… (c’est lui qui le dit, hein c’est pas moi !)
* un BILAN GLOBAL : qu’il décrit ainsi : « semaine difficile, c’est pas la joie… j’ai pas le moral, j’suis fatigué… désolé, j’me prends pour BENABAR… j’ai mal au dos… heureusement, cette après-midi c’est les 10 kms des Côteaux de Bassens qui doivent se courir… sous la pluie… à Bassens…. toh !!!! qu’est-ce que j’ai fait de si grave dans ma vie pour mériter tout çà ?!?!? »
Sauf que le samedi, l’animal a encore trouvé la force (et la motivation !) pour courir la course des 10 kms des côteaux de Bassens qu’il termine le cardio en panne (il vaut mieux que ce soit le cardio que le palpitant lui-même !) en 39′50 sans forcer mais sans être vraiment en mesure d’accélérer… (un temps qui, moi, me fait tout à fait rêver…)

Stef tant pour des raisons professionnelles que familiales n’a pu pratiquer la course à pied cette semaine, ce n’est que partie remise.

Enfin, en ce qui me concerne, (Aurélie donc) ma 4ème semaine de la préparation marathon qui s’est déroulée ainsi :
mercredi : Aie, encore mal aux jambes de mes entraînements du weekend dernier. Une toute petite sortie de 50′ en endurance (en testant l’intégrale BSC) avant de filer respirer le bon air de l’Auvergne !
jeudi : Pétard, j’ai oublié mon Garmin : je choisis la séance de la semaine où je n’ai pas trop besoin de programmer mon entraînement et je cavale en utilisant le chrono de … mon téléphone… soit une heure en endurance dont 15′ à 85 % de ma fcm (cette dernière valeur étant appliqué parfaitement au pifomètre puisque je n’ai pas de fréquencemètre…)
vendredi : Toujours sans ma montre mais pas sans un grain de folie je décide de caler ce jour ma sortie longue : je pars sous un rideau de neige fondue pour cavaler sur une route qui me semble bien pentue… arrivée en haut, sur un magnifique plateau, je cavale …. sur et sous la neige qui s’est mis à tenir parfaitement avec l’altitude ! Au retour (merci openrunner) je m’aperçois que j’ai couru 16 km en 2 heures… avec un joli dénivelé positif de 370 mètres : j’ai mal à des muscles dont j’ignorais même l’existence !
dimanche : enfin munie de mon Garmin qu’un gentil facteur m’a apporté la veille, j’effectue enfin ma séance de fractionné : 20′ endurance + [7 fois 2'30'' + récup 1'30"] + 10′ endurance (+ retour au bercail ) total : 1 heure 10 pour 11,50 km. Entre le relief (décidément l’Auvergne n’est pas plate !), le vent qui souffle en rafale et les jambes encore plombées de mon ascension neigeuse, la séance est plutôt difficile…
Je passe la journée en collant de récupération pour oublier mes cuisses douloureuses tout en élaborant des plans catastrophe pour le semi-marathon de Paris qui se cavale exactement dans une semaine… Pas question de faire un chrono avec la forme qui est la mienne et la fatigue du plan qui va de surcroît s’aggraver la semaine prochaine…

… Et ils sont combien les lecteurs à avoir été au bout de ce billet interminable , hum??? Hein que vous le regrettez votre Fred, rapide, concis et efficace ? Rassurez-vous à la la force centripète qui le guide près des wi-fi alpins, je devine qu’il ne va pas vous laisser tomber très longtemps !


Marathon Ac’ Saison 1 News de la semaine

Mercredi 24 février 2010

Honneur à Vincent cette semaine. Aux sports d’hiver, il a réussi malgré tout à courir et pas qu’un peu ! Semaine plaisir : sorties en endurance en profitant au maximum du paysage : une première de 10,37 km, une seconde de 10,85 km et enfin une troisième de 11,21km (les deux dernières se sont courues essentiellement sur la neige, le long d’une piste de ski de fond). La quatrième de 1h30, et toujours en endurance, a été faite dimanche, à la maison, en longeant, entre autres, le canal (c’est beaucoup moins vallonné que la Haute-Savoie) : 18 km. Bilan de cette 3ème semaine : 50,43 km.

Fred continue avec application son plan Bruno Heubi. Une bonne semaine 2 : VMA le lundi (5×250+6×200+5×150), EF le mardi (1h à 70% VMA), EMA le vendredi (3×15 minutes à 80% de VMA) et SL le dimanche (2h05 dont 2×20 minutes à allure marathon).

Sur ce, il a enchaîné immédiatement et sans coup férir sur sa “semaine de la mort”. 4 séances en 4 jours, la première – VMA of course -, le lundi, dès le lendemain de la SL, ensuite ce sera dans l’ordre EF, EMA et SL 2h10. Puis ski de fond à donf (skating) pendant sa semaine 4 dite de “récup” dans le plan – ça tombe bien ! et … Semi de Paris le lendemain de son retour avec des kilomètres de ski de fond et de bagnole dans les jambes … Ca va donner :-)

Semaine classique de Jipé : “Une semaine sans surprise ni rebondissement, je commence à bien assimiler le kilométrage. Les premiers temps du plan me faisaient mal aux jambes et plus précisément aux mollets. Voilà donc ma semaine à la loupe : Mardi : footing de 1h 15. Mercredi : VMA, 8 x 800m en 2’ 55’’. Jeudi : footing de 55’. Samedi : VMA, 2 x 2000m en 8’ 36’. Dimanche : sortie longue de 1h 41’. Beaucoup d’aisance dans la sortie longue, les kilomètres sont avalés sans soucis, j’arrive même à mener par moments le peloton. C’est rassurant, j’ai hâte d’être au semi de Paris, pour voir si je suis sur la bonne voie !”.

Et Aurélie, toujours aussi lyrique … “Une semaine marquée par un torticolis très invalidant, souvenir de la Course de la Saint Valentin et qui s’est durablement installé puis s’est étendu à l’épaule. Rien de grave (un spasme musculaire enquiquinant mais qui m’a obligée à adapter mes entraînements).

mercredi 17 février : impossible de courir sur une surface dure et encore moins de baisser la tête pour regarder le sol : je me rabats sur mon tapis roulant pour une séance au seuil. 30′ endurance 70% fcm + 10′ 85%fcm + 15 minutes endurance (total : 9 km) Conclusion : pour travailler les allures, le tapis roulant c’est terrible ! Pas moyen de ralentir d’un iota … Séance très efficace alors que je pensais juste préserver l’essentiel avec cette épaule bloquée… (je fais aussi attention à ma foulée en essayant d’attaquer sur l’avant pied et non le talon)

Vendredi : toujours le tapis sur injonction du kiné : 75 % fcm durant une heure en continuant à travailler les foulées. (total 10 km)

Samedi : A moi le grand air !! 10 ‘ à 75 % fcm + 8 x [2' à 95 % fcm avec récup 1' endurance] puis 10 ‘ endurance + retour au calme. (total 12km)
Une séance difficile mais qui s’est très bien passée je continue à corriger ma foulée et essayer d’arrêter de talonner : j’ai les mollets qui tirent !!

Dimanche : une crève carabinée et des courbatures au mollets (ah… les changements de foulées…) me font craindre de devoir me passer de la sortie longue. Finalement, shootée par les antalgiques et les mollets chauffés à l’arnica, je file dans Paris pour 1 heure 36 endurance à 70 – 75 % fcm pour 15,65 km que j’ai finis complétement épuisée et la tête plus lourde qu’une pastèque… Durant cette séance, pas question de travailler les foulées, je n’ai pas d’autre dessein que de rentrer chez moi sans trop de casse, en croisant les doigts pour que la crève me quitte au plus vite… “


Vrai Test NEWTON RUNNING Première ENDURANCE

Dimanche 31 janvier 2010

Mon COUP DE FOLIE du week-end ! Après les 6×1000 de vendredi soir à l’AC CELLOIS, qui, je le rappelle cherche toujours de généreux donateurs, j’avais prévu une petite sortie en endurance pépère – 1h30 à 12 km/h – dimanche matin dont les premières 15 minutes en NEWTON RUNNING. Et puis, samedi matin, seul pour 2 heures à la maison et le repas terminé de préparer, j’ai anticipé cette sortie dominicale. Au bout d’un quart d’heure, j’étais bien, aérien, léger … alors ? 10 petites minutes de plus, ça va pas me tuer non ? Et puis, de 10 minutes en 10 minutes à être bien et léger, vous savez ce que c’est … J’ai donc, au mépris des consignes d’apprentissage et d’acclimatation de Sir Isaac parcouru mes 18 km en NEWTON RUNNING. Voilà donc ce que je m’apprête à vous conter. Mais évidemment, fidèle à mes habitudes, je vais d’abord disgressionner !

Disgression 1 : je rappelle que, pour le moment, les NEWTON RUNNING ne sont disponibles en France que par correspondance chez Cyber Sport (www.cyber-sport.fr). Elles devraient petit à petit être disponibles dans certains magasins spécialisés mais pour l’instant, c’est sur le web. Point. Compter une pointure de plus que votre pointure de ville, pas besoin d’aller à 1,5. J’ai pris des 45 (pour 44 ville) et c’est parfait.

Disgression 2 : le modèle que je teste, Stability Trainer, est affiché à 164,90 Euros.

Disgression 3 : dans mon enthousiasme d’hier matin, j’ai oublié, au milieu de ma dithyrambe, un petit reproche. La Stability Trainer, typée compétition, présente, sur le dessus du pied une structure très alvéolée qui a tendance à faire rentrer l’eau dans la chaussette en cas de forte pluie, ce qui était le cas vendredi. Ce n’est pas spécifique à Newton, de nombreuses chaussures compet ont ce défaut.

Alors, ces 18 km ? Tout d’abord, admirez ce collector : ma première vraie sortie en NEWTON RUNNING. Pour la pointe à 50 km/h, c’était juste un petit test de VMA pour voir :-)   

Euh … Dis, Msieur Garmin, t’es sûr qu’il fonctionne toujours bien ton ForeRunner ?

Ces 18 km ? Et bien, RAS !!! Impeccable, je ne me suis jamais senti aussi léger en endurance. Bien entendu, ce n’était pas une séance EMA (n’est-ce pas Monsieur Heubi ?).  Ma foulée s’est modifiée naturellement. Je n’ai pas eu besoin de forcer. J’ai juste pensé à ne pas relever le buste en arrière pour bien faciliter le mouvement. Je n’ai pas tapé une seule fois du talon alors que c’était mon habitude que je n’arrivais pas à corriger en forçant le trait sur la foulée. Et là, miracle, c’est la chaussure qui l’a fait ! Vous en avez rêvé, NEWTON RUNNING l’a fait ! Et ce durant toute la séance. Pas une seule fois, je ne suis retombé dans mes travers. Au contraire, j’étais même encore plus aérien sur la fin !

Et surtout, retour dans un état de forme impressionnant, beaucoup moins de fatigue qu’avec des chaussures classiques. Aucun tiraillement aux mollet pendant 99% du parcours. Juste un petit peu dans une côte pas facile. Ce matin, un tout petit peu plus dur qu’à l’ordinnaire côté mollets, un petit tiraillement lombaire, mais rien de bien méchant. Je rappelle quand même que je fais 4 séances de muscu par semaine et que je ne suis pas forcément représentatif côté “tiraillements”.

Autre point positif intéressant à signaler : languette et lacets ne bougent pas d’un micron durant toute la sortie ! Ce qui n’est pas le cas de trop nombreuses languettes.

Alors la suite ? La suite, c’est déjà 12 x 400m VMA mardi, que je vous conterai mercredi matin. Et le 8 février, je démarre mon plan Heubi 9 semaines pour le Marathon de Paris. Et clairement, je le ferai intégralement en NEWTON compte tenu de la séance d’hier.


Livre COURIR LONGTEMPS – Bruno Heubi

Dimanche 24 janvier 2010

En général, les livres qui prétendent vous apprendre à courir sont – priorité ou choix selon vos préférences – 1) rébarbatifs 2) un peu trop doctoraux 3) pas pratiques 4) carrément ch… à lire 5) très typé “je suis la science infuse et je m’adresse à un demeuré” – rayer ou pas la ou les mentions inutiles.

Et bien, figurez-vous que j’en ai trouvé un 1) remarquable 2) bien écrit 3) exhaustif 4) bien présenté 5) agréable à lire 6) qui vous explique sans vous imposer et ne vous prend pas pour un neuneu. J’ai nommé Courir Longtemps de Bruno Heubi.

Que le titre ne vous effraie pas ! Bruno, grand spécialiste des longues distances – il a quand même gagné Millau en 2005 et a été sélectionné dans l’Equipe de France des 24h en 2009 – n’a surtout pas l’intention, ni la prétention de vous – ou moi, chêvre de base – faire courir Millau ou l’UTMB. Longtemps, ça peut être, tout bêtement et en fonction de vos capacités : 20 minutes, 5 km, 10 km, 20 km, 42.195 km, 100 km, 24 h, 3 jours, 6 mois … – peut-être pas 6 mois finalement.

Bon alors, le livre ? Déjà, il est très très bien présenté : aéré, des couleurs spécifiques à chaque chapitre pour s’y retrouver facilement, illustré, documenté, une excellente mise en page. Cà c’est pour la forme. La lecture est très agréable, comme quoi on peut être professeur d’EPS et savoir écrire, avec une facilité à expliquer de façon simple les choses complexes. Comme quoi, ce qui se conçoit bien (peut) s’énonce(r) clairement.

Quant au contenu, il est d’une rare exhaustivité. Les 350 pages couvrent un panel impressionnant du tout ce qu’il y a à savoir : les notions de base, les paramètres physiques, les caractéristiques spécifiques des individus, les saisons, la diététique, le mental, le cross training, l’approche du jour J, la course, les longues distances … j’en passe … beaucoup !

Et ce qui est le plus appréciable, c’est que Bruno Heubi n’est pas tombé dans la facilité qui aurait consisté à balancer des plans d’entraînement standards. Au contraire. Comme il s’adresse à des gens intelligents – souvenez-vous de l’un de mes articles “la course à pied rend-elle intelligente ?” – il leur donne non pas du travail pré-mâché, mais les bases nécessaires à leur propre construction d’entraînements efficaces.  

Je vous invite vivement à vous procurer cet ouvrage, une véritable mine d’informations qu’on lit, non pas par obligation, mais par plaisir. Rendez-vous sur le site de Bruno Heubi pour les commandes : www.brunoheubi.com


Le runner des villes et le runner des champs

Lundi 2 novembre 2009

campaL’été passé, le runner des champs invita son cousin le runner des villes à passer quelques jours en son domicile. Peu avare d’auto-satisfaction, il lui vanta, pêle-mêle, la beauté de ses paysages, la qualité de son air, la tranquillité de ses grands espaces. Le runner des villes s’en retourna fort marri, lui qui, de paysages, ne connaissait que force immeubles, d’air, ne connaissait que gaz d’échappement, de tranquilité, ne connaissait … rien.

Passèrent septembre, puis octobre et du calendrier le changement d’heure. Le runner des villes invita à son tour son cousin qu’il trouva cependant fort peu à son avantage. “Cher cousin, que vous me semblez gros et gras ! Serait-ce que la beauté de vos paysages, la qualité de votre air et la tranquilité de vos espaces ne conviennent plus à la pratique de vos entraînements quotidiens ?”.

“Quotidiens, que me chantez-vous là, cousin ? N’avez-vous point remarqué cette propension de Dame Nuit à manifester plus longuement sa présence ? Courir, le matin ou le soir, avant le travail, je ne puis, de lumière artificielle point n’ai-je. Et même à la frontale, quelque chauffard ivre puis-je croiser au détour d’une départementale, quelques sangliers au détour d’un chemin. Quant aux samedis et aux dimanches, trop grand nombre d’hommes armés hantent mes champs, quelque balle perdue risquè-je.”

“Hardi, cousin, cet été de moi tu te moquas fort, les avantages de ta campagne tu étalas. Mais aujourd’hui c’est moi qui de toi ris. Lumière j’ai à foison, matinale ou nocturne, trottoirs, couloirs de bus toujours à disposition, de boue exempts et de disciples de Saint Hubert urbains point n’ai-je connaissance.”

Moralité : runner des champs, le marathon de Paris 2010, sur tapis, tu prépareras.

Note de l’auteur : oui, je sais, ceux qui lisent mon blog, auront une vague impression de déjà vu …


Nicolas Sarkozy fait un malaise en courant : Analyse

Lundi 27 juillet 2009

Attention : cet article n’a rien de politique. Le but de cet article est de profiter de ce fait divers largement médiatisé (quoi ? vous n’êtiez pas au courant ?) pour faire quelques rappels sur les risques de notre sport favori : la course à pied. Merci d’éviter tous débordements au niveau des commentaires. je n’hésiterai pas à supprimer les commentaires politiques, seuls les commentaires sportifs et constructifs ont lieu d’être.

Hier, comme vous je n’ai pas pu passer au travers de cette information de la plus haute importance : Nicolas Sarkozy a fait un malaise vagal durant sa séance de jogging du dimanche matin. Sur la forme et sur la personne, l’information ne m’intèresse pas, il aurait fait le même malaise pendant une réunion avec Barack Obama, nous n’aurions pas du tout abordé le sujet.

Mais il faisait son petit jogging du dimanche matin (sans Carla) et cela change la perspective.

Nicolas Sarkozy a 54 ans et pratique régulièrement la course à pied. Son avantage par rapport à nous coureurs amateurs c’est qu’il fait son jogging entouré de plusieurs personnes et que s’il lui arrive un problème, l’hélicoptère du SAMU arrive assez vite.

J’en profite donc pour rappeller que la course à pied est un sport qui demande beaucoup à votre corps et que cela peut  être considéré comme un sport violent, il faut donc faire attention avant de le pratiquer.

L’avatange de la course à pied c’est qu’il est possible de prendre ses baskets et de partir courir près de chez soi pas besoin d’un gymnase, d’un dojo, de personnel d’encadrement mais on court un risque. Je ne veux pas être fataliste mais je vous conseille d’être vigilant, de faire un examen de contrôle avec votre médecin traitant pour vous assurer que vous êtes apte à la pratique de la course à pied.

Ne prenez pas votre santé à la légère, faire du sport c’est bénéfique mais il faut que même s’assurer que vous ne souffrez pas de contres-indications.

De plus, tout le monde a un téléphone portable, donc quand vous sortez seul je vous conseille de le prendre avec vous, ça peut être pratique en cas de problème.


Qu’est ce que tu fais pour les vacances ?

Lundi 6 juillet 2009

J’avais une super idée d’article de saison, du genre qui n’a jamais été fait, super original quoi et voilà-t-y pas que l’excellentissime – mais malheureusement pas assez fréquente – revue Zatopek parue en fin de semaine dernière m’a devancé d’un souffle. Alors maintenant, tout ce que j’avais prévu d’écrire, on va dire que c’est du plagiat.

J’avais prévu de vous dire, tout d’abord, que si vous n’aviez pas de compétitions proche de la rentrée, vous pouviez prendre un peu de recul vis à vis de la course à pied et vous adonner sans remord ni mauvaise conscience à d’autres loisirs pendant quelques jours : se balader, nager, musarder à vélo …  et reprendre tranquillement au retour.

J’avais également prévu de vous dire que même si vous aviez décidé de faire un break total en matière d’entraînement, il y avait un point sur lequel il fallait rester intransigeant, c’est celui de l’alimentation. Même si vous n’avez pas l’intention de cuisiner et préférez mangez au bistro ou au restau tous les jours, pas de burger frites glace à tous les repas mais des salades et des fruits autant que faire se peut. Petits plaisirs permis mais en nombre modéré …

Enfin, j’avais prévu un paragraphe spécial pour ceux pour qui il n’y a pas de vacances du running, avec des conseils à deux balles du style : se protéger du soleil – courir tôt ou tard, mettre une casquette – s’hydrater plus s’il fait chaud, prévoir une tenue de rechange – pour les odeurs et le confort – ne pas partir pour une simulation d’UTMB sur des chemins que vous ne maîtrisez pas, ne pas courir pieds nus sur les plages car on ne sait pas ce qui y traîne … etc etc.

Bref, un article que vous n’auriez pas eu l’impression d’avoir déjà lu dans vos revues préférées. Bon, tant pis, honneur au vainqueur. C’est Zatopek qui a tiré en premier. Je m’incline.




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