Archive pour le mot-clef ‘chaussure’

Je reviens de chez le podologue du sport

Lundi 9 août 2010

Je reviens de chez le podologue et la décision n’a pas été facile à prendre…
** suite à tous les articles postés sur les bienfaits de la “course naturelle”, pieds nus ou en minimaliste, aller chez le podologue, me faire faire des semelles sur-mesure, était complètement contradictoire avec cela et le fait d’y aller marquait clairement mon choix…

J’avoue que je suis ravie, emballée, excitée à l’idée de courir dès demain avec mes nouvelles semelles mais avant, je veux vous en dire un peu plus.

Pourquoi aller chez un podologue du sport

Les podologues du sport sont des gars passionnés et passionnants : en général, ils sont eux-mêmes sportifs et comprennent bien de quoi nous parlons. Je me souviens sur la page fan de Facebook, qu’un membre demandait à quel médecin raconter ses petits bobos liés à la course à pied et j’ai bien compris le sens de sa question car souvent on se fait rembarrer par des professionnels de santé incompétents et qui ne comprennent pas notre passion. Bref, ce sont des personnes avec qui on a plein de choses à partager. Votre podologue vous parlera des spécificités de chaque marque, de chaque modèle, des courses de la région et votre podologue s’intéressera à vous !

Les podologues du sport sont équipés : le podologue analysera votre foulée en vous filmant en train de marcher et de courir pieds nus et chaussés sur un tapis de course, il vous fera aussi passer sur des plaques pour analyser tout un tas de choses… comment vous positionner vos pieds, où se situent vos genoux, comment se répartit votre poids sur vos jambes, où sont vos appuis et tellement plus !

Les podologues du sport sont qualifiés : vous êtes blessés ? cela les connait, ils pourront évaluer l’étendue des dégâts, analyser avec vous la cause, vous conseillez sur des étirements spécifiques, vous orientez vers un autre spécialiste si nécessaire.

Votre podologue du sport vous fabriquera une semelle sur-mesure : et quand je dis sur-mesure, c’est sur-mesure. Mon mari par exemple a une pathologie différente de la mienne avec des besoins différents et nos semelles sont complètement différentes, avec des renforts et des matériaux différents. Bien sûr, elles s’adaptent à nos chaussures de running actuelles.

Sur ma semelle de droite par exemple, j’ai un renfort particulier au niveau des métatarses et sur ma semelle de gauche tout un système me permettant de me redresser (compliqué à expliquer et super technique). Le podologue a aussi a sa disposition tout un tas de super matériaux très modernes et très techniques pour absorber les chocs, ou restituer de l’énergie sur l’avant du pied par exemple enfin… moi je suis bluffée !

Si vous avez le temps, cherchez un podologue du sport (je précise bien, pas n’importe quel podologue, mais un podologue du sport), vous apprendrez tout un tas de choses sur votre foulée, même si on croit tout savoir (…) et vous serez alors libre de vous faire faire des semelles ou non.
A titre purement indicatif, j’ai payé mes semelles 120 euros. Cela comprend la première consultation qui a duré plus d’une heure avec analyse de la foulée etc etc, la deuxième consultation pour le moulage, la réalisation des semelles et leur essai. Cela comprend aussi la troisième consultation pour le suivi, voir si je m’y adapte etc etc. Sur ordonnance, elles sont en partie remboursées par la sécu et la mutuelle.
En tapant dans google ‘association des podologues du sport’ vous trouverez chaussure à votre pied lol

Mes semelles

Il s’agit du verso des semelles, elles viennent se mettre à la place des semelles vendues avec vos chaussures.


Trouver chaussure à son pied …

Mardi 27 juillet 2010

Ami pro-running minimaliste, ne lisez pas ce qui suit, c’est un sujet tabou. Pour mon premier article, je vais vous expliquer comment choisir vos chaussures avec des termes qui vont vous donner mal à la tête : pronation, supination, …

Trouver chaussure à son pied n’est pas chose aisée … Avec ces centaines de modèles, tous différents les uns des autres,  certains pour pronateur de plus de 80 kg,  d’autres pour des distances de moins de 10km sans parler des running minimaliste,  un magasin de running peut vite devenir un vrai labyrinthe.  Surtout quand les indications en magasins ne sont pas justes. Ne vous inquiétez pas Ariane m’a fournit le fil (ou devrais-je dire le lacet) pour nous en sortir et si possible avec la bonne paire !

Les différents types de chaussures :

Votre première question consiste à vous demander quel type de chaussure avez-vous besoin ?

  1. Vous avez des envies d’évasions, de chemins boueux, de montagne,  vous préfèrerez une chaussure de trail. De préférence Goretex si vous ne voulez pas avoir les pieds mouillés
  2. Vous voulez une 2eme paire pour les courses ou les séances rapides, orientez-vous vers un modèle racing. Ces chaussures sont légères avec peu d’amorti.
  3. Vous êtes attirés par le barefoot, … alors qu’est ce que vous faites dans un magasin de chaussure, allez plutôt lire les articles sur wanarun ;-)
  4. Vous souhaitez vous entrainer  sur route, dans les parcs,  ou sur tapis roulant, ça tombe bien, la majorité des modèles sont pour vous.

C’est bon vous commencez à voir la sortie et cette belle Ariane ? Détrompez-vous ce n’est qu’un mirage car c’est là que tout se complique.

La pronation : où le thème interdit sur Wanarun

Pour être honnête avec vous, il y a encore un an, j’allais acheter mes chaussures chez D… au moment des soldes avec un seul objectif faire une bonne affaire. Et puis un jour … je me suis vu courir (merci d’ajouter une musique dramatique en fond sonore). Un test en magasin, où on vous demande de courir sur un tapis avec une caméra à l’arrière. Et là quel ne fut pas ma surprise de voir ma cheville rouler et mon pied s’enfoncer vers l’intérieur. Le verdict était tombé, je suis pronateur. Tout cela pour vous dire que la plupart des gens se croit universel mais qu’une grande majorité de personne (on estime à environs 70% à 80% de la population) a une tendance pronatrice.

C’est là que tout se complique. En effet, il existe différent degré de pronation et les fabricants ont donc conçu des chaussures avec différents degrés de correction. La meilleure solution est donc de faire un test sur tapis avec différents modèles et de vous faire conseiller par un vendeur.

Supination : et le Supin a peur

Et oui il a peur car il est en minorité. Moins de 10% des coureurs sont supinateurs (le pied roule vers l’extérieur). Et il n’existe pas vraiment de chaussure pour supinateur. Il privilégiera une chaussure neutre et plus souple ou ayant un amorti plus sur l’extérieur.

L’universelle :

Vous êtes universelle ? Vous êtes notre grand gagnant. En effet, vous pouvez faire votre choix parmi les modèles universelles. Votre choix se fera principalement sur le confort de la chaussure. A noter que certaines chaussures, ont un meilleurs amorti pour les personnes courant sur l’avant du pied.

Poids et distance

Personnellement, je pense que le poids et la distance n’ont qu’une importance relative. Si vous ne faites pas plus de 90kg, la plupart des modèles au dessus de 80€ seront adaptés à votre pratique. Mais bon c’est aussi mon intérêt pour le running minimaliste qui ressurgit, je n’aime pas rajouter trop d’amorti.

La taille

Un moyen simple et efficace et de mesurer votre pied et d’y rajouter un centimètre. Certaines marques ont la taille de la chaussure indiquée sur la boite (taille japonaise)

Conclusion :

allez dans un magasin de chaussure (ou chez un podologue), faites analyser votre foulée, faites vous conseiller la paire de chaussure adéquate et expliquer votre type de foulée. Il est bon de noter qu’il est très difficile de modifier notre façon de courir. Une fois que vous aurez trouvé la paire qui vous convient, il vous sera aisé de choisir une nouvelle paire en vous renseignant sur les équivalences dans les autres marques.

La vérité est ailleurs ?

Comme à pu le dire Fred dans son article « la pronation … c’est bidon », certaines personnes pensent que la pronation est « juste un moyen pour ce corps d’absorber l’énergie d’impact ». Alors faut-il corriger la pronation, courir pieds nus, courir sur l’avant du pied, laisser le corps s’adapter …  ? Je n’ai la réponse. Je voulais simplement attirer votre attention et éviter, par exemple, de voir des gens acheter des chaussures pour fort pronateur alors qu’ils n’en ont pas besoin juste parce que D…. fait une promo ou parce que la couleur est sympa.

Et par pitié, si on vous a conseillé une paire de chaussure en magasin et qu’elle ne vous convient pas, retournez-y et faites la changer.

Bon je vous laisse Ariane m’attend.


La pronation … c’est bidon

Jeudi 15 juillet 2010

J’adore ce genre de titre, un brin provoc’, surtout quand, visiblement, on s’attaque au gagne-pain des équipementiers, à la tasse de thé de leur département Marketing, au discours rodés des vendeurs des échoppes spécialisées, bref quand il semblerait qu’on ait l’intention de secouer le Landerneau du monde de la chaussure de running.

J’en entends déjà râler. “Il va encore nous parler de barefoot et de minimalisme”. Et bien figurez-vous que non. D’ailleurs, j’ai déjà tout dit sur le sujet et ne ferai que me répéter. Pour ceux qui n’auraient pas suivi – il doit bien en rester quelques uns – lorsqu’on court barefoot / minimaliste, on ne pose que l’avant / le milieu du pied, partie plane, universelle par définition et qui ne connait ni pronation, ni supination, ni argumentdeventation. Voilà c’est dit. On en reste là pour le barefoot et adressons-nous aux 99% des runners qui courent sur le talon.

En fait, dès le titre de cet article, je vous ai menti :-) La pronation existe ! Arrivé à ce stade, je pense que certains n’y comprennent plus rien. Cool ! … Vous avez le temps de lire et de relire l’article, ce sont les vacances.

Donc la pronation – ainsi que la supination – existe(nt) mais ce n’est pas qu’une affaire de pied contrairement à ce qu’on croit, encore moins un état permanent, inné ou acquis. De fait, on peut même, en fonction des circonstances, être pronateur et supinateur … Diantre !

En fait, si on en croit Steeve D, coach Américain, spécialiste de la méthode MAT (Muscle Activation Technique), la “pronation”, si on peut encore l’appeler comme cela, s’applique à l’ensemble du corps – ou presque – et est juste un moyen pour ce corps d’absorber l’énergie d’impact pour la restituer en énergies élastique et cinétique.

Il faut bien avoir en tête que lorsque le pied touche le sol, il est complétement passif, ce n’est pas lui qui initie le mouvement mais toute la chaîne musculaire qui part du bas du corps jusqu’au niveau des hanches et au-delà. En ce sens, ce pied ne peut être ni pronateur, ni supinateur tout seul et ce n’est donc pas une semelle, toute aussi technologique qu’elle soit qui va y changer quoi que ce soit. Au contraire ! La semelle ne va que diminuer les capacités du corps à s’adapter.

Prenons l’exemple d’une “pronation” excessive. Elle peut avoir pour cause une ceinture abdominale trop faible qui ne permet pas un contrôle correct du mouvement excentrique des hanches. Dans ce cas, plutôt que d’aller chercher le modèle hyperpronateur de la mort qui tue de chez Azuno, il serait bien plus pertinent de se procurer un tapis d’abdos chez Decathlon :-)

Intéressante théorie, n’est-il pas ?


Vrai Test ZOOT ULTRA SPEED Une semaine d’entraînement

Samedi 19 juin 2010

Une semaine d’entraînement et déjà quelques intéressants et enrichissants kilomètres parcourus avec ces ZOOT ULTRA SPEED. Comme je sais que vous êtes friands de détails croustillants, je vous en sers quelques uns sur un plateau : une unique séance de VMA sur route (24 minutes de 30/30 Cf photo), deux séances d’EMA (10′/5′/5′ à 95% de VMA sur route et 6×4′ à 90% de VMA sur piste), deux séances d’endurance fondamentale (45′ et 1h15).

Evacuons – et vous allez voir que c’est le terme approprié – tout de suite LE gros point négatif de ces chaussures. Dans mon premier article, je vous ai vanté les mérites supposés du système de draînage – les trous dans la semelle – en vous expliquant que cela permettait d’avoir les pieds au sec dans toutes les conditions. Bien ! Sauf que ce système fonctionne … dans les deux sens. Dans certaines circonstances, au passage d’une zone humide, un amoncellement de feuilles après une forte pluie par exemple, la semelle se comporte comme une ventouse et propulse de l’eau sur vos doigts de pied qui ne réclamaient pas forcément ce raffraîchissement. Le phénomène ne dure évidemment pas car le système de draînage, cette fois-ci vers l’extérieur, fonctionne à merveille. Peut-être que les designers de ZOOT devraient s’inspirer de la nature, en particulier des poissons, qui disposent d’opercules de façon à ce que l’eau dont ils extraient leur oxygène ne circule que dans un seul sens.

Etant parfois à mes heures perdues un grand enfant, je ne me lasse pas d’essayer de battre mon record d’enfilage d’ULTRA SPEED. J’en suis à moins de 3 secondes pour la paire complète, départ arrêté. Pas mal non ? Plus sérieusement : suis-je perturbé par l’absence de lacet donc de réglage de la chaussure ? Paradoxalement non ! Ayant un pied plus fort que l’autre, je passe parfois de très longues minutes à ajuster mes serrages de lacets pour avoir “exactement la même sensation des deux côtés”. Je suis même capable de m’arrêter 3 fois dans une course pour effectuer un “dernier” réglage. Autant dire qu’avec les ULTRA SPEED, ce n’était pas gagné d’avance. De fait, lorsque je les enfile, je sens que mon pied droit flotte un peu plus que le gauche mais – c’est sans doute purement psychique – comme je ne peux rien y faire, je n’y pense plus et cela ne me perturbe pas.

Ai-je été contraint de nager et de faire du vélo avant de courir en ULTRA SPEED ? La réponse est non. Je confirme donc qu’on peut courir avec des “chaussures de triathlon” (sic). Il fallait le dire non ? Comme certains ont l’air d’en douter …

Les ULTRA SPEED sont extrêmement confortables, de vraies pantoufles. Autant dire que sur des séances de type Endurance Fondamentale (70% de VMA), c’est un régal. Et ce, que l’on court sur l’avant du pied comme moi ou sur le talon (je le sais, je me suis forcé à le faire). Bien que le différentiel de hauteur pointe / talon soit limité et qu’il en aille de même pour la hauteur d’amorti, les ULTRA SPEED restent des chaussures “traditionnelles” qui n’entrent pas dans la catégorie des minimalistes. Par contre et c’est intéressant, l’avant de la semelle très souple permet une bonne attaque avant/milieu très proche d’une EVO, le “contact” réel avec le sol en moins. De la phrase précédente, les plus vifs d’entre vous auront déjà déduit la suivante : les ULTRA SPEED sont très efficaces en VMA puisque l’attaque avant/milieu est favorisée par le design et la souplesse de la semelle.

Là où ces chaussures pêchent un peu, mais comme beaucoup d’autres d’ailleurs, c’est en EMA (allures comprises entre 90 et 95% de VMA) où l’attaque sur l’avant est évidemment moins franche compte tenu de la vitesse et où l’ULTRA SPEED manque peut-être un peu de ressort, compte tenu de l’accent mis sur le confort.

J’ai oublié de préciser que j’ai effectué toutes ces séances pieds nus. La chaussure est conçue pour : pas de coutures intérieures, semelle traitée … Je n’ai pas constaté d’échauffement particulier de la plante des pieds. Cela dit, il n’a pas fait exceptionnellement chaud ces derniers jours et je n’ai pas non plus poussé mes sorties au-delà d’1h15. Ce point mérite donc une petite étude complémentaire. Bien entendu, on peut également courir avec des chaussettes.

Mon bilan personnel après cette première semaine déjà bien complète : j’adore le concept de chaussure sans lacet. C’est franchement … le pied :-) et j’aime le confort de ces ULTRA SPEED, confort qui n’entrave ni mes perfomances (j’ai comparé mes temps / distances sur la VMA et l’EMA par rapport à d’autres séances en Vibram, en adizero, en Newton, en EVO) ni ma foulée sur l’avant du pied. C’est donc une chaussure dont j’aurais tendance à recommander l’achat, tout en sachant que je ne l’ai pas encore testée sur une sortie de plus de deux heures et que je ne sais pas si je peux me projeter sur un marathon avec elles.


Vrai Test Chaussures ZOOT ULTRA SPEED Présentation

Samedi 12 juin 2010

Je sais, je sais, j’ai écrit un jour qu’il faudrait me payer pour que je remette des chaussures. Je vais donc gâcher quelques lignes d’article à devoir me justifier :-) Faisons bref : outre le fait qu’il ne faut jamais dire fontaine, je ne boirai plus de ton eau, je vais me réfugier derrière la maxime préférée de nos hommes politiques “cette phrase a été extraite de son contexte” et je ne ferai pas d’autre commentaire. Je précise, à toutes fins utiles, que, dans le cadre de cet essai, je n’ai pas été payé :-) En fait, il se trouve que dans ma vie antérieure de runner non-minimaliste, j’ai toujours eu une tendresse particulière pour la marque ZOOT : rien que le nom déjà et puis l’histoire et la jeunesse à tous les sens du terme de la marque mais surtout l’originalité de sa gamme, mais je n’avais pas eu l’occasion d’essayer sur une longue durée l’un ou l’autre des modèles. L’occasion m’étant offerte, je la saisis !

J’en entends déjà me dire, oui mais ZOOT, c’est une marque de chaussures de triathlon. Certes … Mais une fois que nos amis triathlètes ont fini de se laver – bizarre qu’ils commencent par ça non ? :-)   – et de s’être un peu dérouillé les jambes en pédalant, ne doivent-ils pas se livrer à une activité que nous connaissons bien sur Wanarun, à savoir la course à pied ? Et pour ce faire, ils utilisent … des chaussures. Si si. Et si un triathlète peut courir avec des chaussures dites de triathlète, parfois même il lui arrive de faire 42,195 km avec, pourquoi est-ce qu’un runner pur ne pourrait pas courir avec ces mêmes chaussures ? Vous avez encore quelque chose à dire après cette démonstration d’une rare pertinence ?

Deux mots sur ZOOT avant de vous parler des ULTRA SPEED. La marque a été créée en 1983 à … Hawaii, plus exactement à Kona par Christal Nylin. C’est en observant les participants à l’IronMan perdre de précieuses secondes à se changer entre chaque épreuve, que cette jeune femme s’est dit qu’il y avait quelque chose à faire … c’est ainsi que naquit ZOOT, l’esprit ZOOT : toute une gamme de textiles, accessoires et chaussures destinés à faciliter la vie du triathlète. La marque est présente sur notre territoire depuis 1993 et importée par un ancien cycliste de haut-niveau, Sean Van Court.

Parlons un peu des HYPER SPEED maintenant. Un petit jeu pour commencer. Regardez bien la photo et dites-moi ce qui manque ? Tic tac tic tac … buzzer ! “Les lacets Julien” ! Bonne réponse ! Et oui, les Hyper Speed sont des chaussures sans lacets. Pourquoi donc se dit celui qui n’a pas lu le paragraphe précédent ? Et bien, pour les enlever et les mettre plus vite ! Et le fait est que c’est tout à fait vrai. J’ai déjà fait l’essai 10 fois – quel gamin ce Fred … – Ces chaussures s’enfilent avec une facilité déconcertante. Et il paraît, mais je n’ai pas encore testé, que même avec les pieds mouillés, ça le fait.

Le petit malin se dit lui, oui mais s’il n’y a pas de lacet, cela doit faire bizarre, bouger, on ne peut pas la régler comme on veut. Et bien, il n’y a pas besoin de réglage. Cette chaussure, une fois enfilée est une vraie pantoufle. Elle épouse parfaitement la forme du pied et on est super super bien dedans. Bien entendu, je n’ai pas encore couru avec, ça sera pour la semaine prochaine et on verra si mon enthousiasme statique se transforme en enthousiasme dynamique.

Celui qui me cherche va me dire que ce ne sont pas des chaussures minimalistes. Bon, j’avoue. Cela dit, d’une part, la semelle n’est pas très épaisse, d’autre part le différentiel hauteur talon / pointe n’est pas lui non plus très élevé. Ce modèle se rapproche clairement d’une chaussure typée compétition comme la adizero adios. En plus, elle est évidemment conçue – rappelez-vous nous sommes un peu dans le monde du triathlon – pour être utilisée … pieds nus ! Le chausson ne présente en effet aucune couture. Qui plus est, on peut même la porter pieds nus et … mouillés car un astucieux système de drainage permet d’évacuer l’eau par des trous disséminés sous la semelle. Et je n’en ai pas fini avec celui qui me cherche au sujet du minimalisme. La semelle est clairement conçue pour une foulée du milieu du pied.

Vous voulez en savoir plus, avant que je ne démarre réellement mon Vrai Test (vous connaissez la musique : VMA, EMA, endurance …). Et bien, regardez les vidéos sur le site de Zoot Sports : http://zootsports.com/innovation/footwear


Chaussures de Trail – Hoka One One … simplement révolutionnaire

Mercredi 19 mai 2010

COCORICO !!! En matière de running, les inventions Françaises sont plutôt rares et se comptent sur les doigts d’une main voire moins. Et bien les chaussures de trail Hoka One One (http://www.hokaoneone.com/ )en sont une et sacrément révolutionnaire qui plus est ! Les fans de trail en ont sans doute déjà aperçu sur certaines épreuves, pour les autres, une petite présentation avant un futur essai dans ces mêmes colonnes.

Une petite histoire pour commencer, ça vous dit ? Au début des années 2000, deux amis passionnés de glisse et de courses outdoor constatent qu’autant les descentes sont le nirvana suprême de la glisse, autant elles sont la hantise des trailers par les tensions musculaires qu’elles engendrent, le risque de blessures. Et que dire des montées ! Fatigantes à souhait, dévoreuses d’énergie pour grappiller quelques malheureuses secondes qu’il eut été bien plus facile d’être aller chercher en descente. Bizarrement, aucune des chaussures de trail présentes sur le marché ne tient compte de cette problématique. C’est alors que nos deux amis décident, eux, d’y apporter une réponse en créant leur propre chaussure. HOKA ONE ONE est née … ou presque.

Presque, parce qu’une fois qu’on a dit qu’on voulait une chaussure “qui donne des ailes en montée et qui permet de voler dans les descentes”, encore faut-il la … concevoir ! Et ce n’est qu’après des analyses et des essais terrains très poussés qu’est apparu comme une évidence, le concept HUBBLES.

HUBBLES c’est une semelle radicalement différente de ce qui existe sur le marché. D’ailleurs, plutôt que de semelle, les concepteurs préfèrent parler d’interface pied-terrain, taillée comme un … surf d’eau : surface au sol augmentée de 50% pour favoriser la stabilité, volume triplé par rapport à une semelle classique, donc un amorti similaire à celui d’un VTT tout-suspendu, un profil permettant un déroulé naturel du pied et surtout un poids plume pour une chaussure de trail.

Suprenant au premier regard non ? Et pourtant … ça marche ! Quasiment tous les trailers qui les ont utilisées ont amélioré leurs performances habituelles et continue à le faire (une 2e place à la Diagonale des Fous, une 5e à l’UTMB). Les commentaires de la presse spécialisée sont élogieux. Et visiblement ce n’est que le début de l’aventure !

La gamme trail / rando comporte 9 modèles dont deux destinés plus spécifiquement à la course à pied : Mafate Low et Mafate Low Water Proof ( en déclinaison homme / femme). Compter de 145 à 180 euros en fonction des modèles. Nous devrions pouvoir réaliser un test en situation réelle courant juin. Stay Tuned …


Une paire de running à gagner

Lundi 22 mars 2010

Non, ce n’est pas Wanarun qui l’offre – pour cela il faudra attendre que notre page Facebook dépasse les 500 fans – c’est Xtenex (les lacets “magiques” que je vous ai présentés et testés il y a quelques temps). Egalement à gagner, des paires de … lacets, évidemment !

C’est là que cela se passe : http://www.xtenex.fr/FR/index_FR.html puis cliquer sur rubrique Actualités.


Rétro Running par adidas

Mercredi 17 mars 2010

Dans la série chaussures de running au look rétro – mais cette fois-ci, ce n’est pas que le look qui est rétro – adidas réédite, dans leur jus, deux modèles phares des années 70, la SL72 et la 1609ER. Prix de vente aux alentours des 80 Euros. Pour ceux qui garderaient un souvenir ému de leurs débuts – je parle des plus vieux que moi, c’est dire – ou tout simplement pour se balader en ville :-)


Vrai Test NEWTON RUNNING : 300 km et un semi

Jeudi 11 mars 2010

Plus que 4 semaines et demi avant mon Marathon de Paris en Newton Running Stability Trainer. Le temps est donc venu de faire un dernier petit bilan intermédiaire avant l’épreuve de vérité. J’en suis aujourd’hui à 300km et des poussières  courus avec ces chaussures. 300 km dont un semi-marathon officiel, celui de Paris.

J’effectue l’intégralité de mon plan d’entraînement avec les Newton et n’alterne avec aucune autre paire. Qui dit plan (plan Bruno Heubi bien entendu !) dit : VMA le mardi, assimilation le mercredi, EMA le vendredi et sortie longue le dimanche et quand je dis long, c’est long avec Bruno (2h20 la prochaine et ce n’est pas fini !). Donc un test dans toutes les configurations possibles d’entraînement … mais sur route uniquement.

On commence par quoi ? Le négatif ? Oui, j’ai trouvé un point négatif à ces chaussures. Ca vous étonne je suis sûr ? Ce “point” ce sont … les descentes. Autant la chaussure est super efficace sur le plat et dans les montées, autant, dans les descentes, le fait d’être “forcé” de courir sur l’avant du pied ne m’apporte ni l’efficacité ni le relâchement dont j’aurais besoin. Je l’ai encore constaté dimanche au Semi de Paris dans la descente qui suit Daumesnil avant de remonter sur Charenton. Sans doute une question d’habitude à prendre.

Redescendons donc sur le plat … Je n’ai toujours aucune douleur aux mollets – et maintenant, je suis un vétéran de la Newton – et je suis toujours aussi convaincu par l’effet bénéfique de ces chaussures sur ma foulée : beaucoup plus efficace ramenée à l’effort à produire. Beaucoup moins de fatigue qu’avec des chaussures classiques (je persiste et signe) et surtout maintien de la foulée tout au long de l’effort, quelle que soit sa durée !

Mon Semi de Paris en est une excellente illustration : 21,1 kilomètres parcourus à la même allure chacun de 4′18″ sans aucune baisse de régime et avec une grande facilité ! Regardez un peu la photo. Nous sommes au 19e kilomètre et je continue à utiliser mon avant de pied pour me propulser à chaque pas grâce au “retour d’énergie”. On voit également que le pied droit, dynamique, va frapper le sol sur l’avant et non le talon.

Bien entendu, avec des chaussures classiques, il serait possible en théorie de courir sur l’avant du pied, en se forçant un peu … mais pensez-vous tenir durant tout un semi ou une sortie longue de 2h40 ? L’avantage des Newton, c’est que vous n’avez pas besoin de “tenir” puisque ce sont elles qui le font pour vous !

Pour résumer :  j’AIME mes Newton et je l’affirme haut et fort : elles sont à la base de mes performances actuelles ! Je ne peux donc qu’en recommander l’usage même aux plus sceptiques.

Post-Scriptum : non, je n’oublie pas le traditionnel suivi de l’usure – je sais que certains mettent en doute la durabilité de la chaussure. La photo, la photo !

Ca s’arrondit tranquillement à l’avant des blocs d’impact mais rien de bien méchant, il n’y a pas d’usure franche. Les chaussures devraient donc tenir les 800km “réglementaires” et maximum conseillés avant changement de paire.

P.P.S. : un autre petit défaut … la chaussure étant, à l’origine, blanche de chez blanche sur le dessus, elle a tendance, à se salir au fur et à mesure des entraînements réalisés sur surfaces mouillées et un peu sales. Après 300km, elles sont donc moins immaculées qu’au début. Bon, c’est purement esthétique ce que je raconte.

P.P.P.S. : dès que j’écris le mot Newton dans un article, certains crient “haro sur le vendu” … Alors, je me permets de vous faire part d’un commentaire tout à fait impartial d’une lectrice du site, Muriel A.

“J’avais lu pas mal d’articles sur cette marque et j’ai eu la chance de pouvoir en ramener une paire lorsque j’etais à NY

Après deux séances sur piste où j’ai été vraiment impressionnée “par le rendement”, j’avais hâte de tester mes newton racer sur une vraie course.
J’ai couru ce dimanche un 10km et j’y ai battu un record sur la distance datant de 2007 (j’en ai usé des paires de runnings entre !) sur un parcours pas particulièrement roulant, avec du vent de face.

Est-ce uniquement dû aux newton ? je ne saurais l’affirmer.
Une chose est certaine, j’ai bel et bien ressenti un effet de propulsion !

Je renouvelle l’essai d’ici 10 jours sur un semi que je connais bien.

Petit bémol tout de même , on peine à trouver les Newton en France et elles y sont très chères (aux alentours de 160 € vs l’équivalent de 80 € aux USA)”


MARATHON AC’ mais avec quoi ils courent ?

Vendredi 18 décembre 2009

Voilà, les présentations sont terminées. Nos 6 candidats sont maintenant sur la ligne de départ, prêts à relever les défis qui les attendent, prêts à déjouer toutes les embûches qui vont se dresser sur leur chemin. Pour ce faire, chacun s’est doté d’armes à sa mesure.

 

NIMBUS11Robert est chaussé par ASICS.

Nimbus 11 pour le jeune homme, podopoète à ses heures perdues qui leur a dédiées un véritable cri d’amour sur le web : click here. Quelle magnifique ode pour une … chaussure. Heureusement que Mel n’est pas jalouse :-)

 

 

kaYANO14Chez Stef, on fait confiance à ASICS aussi, mais, comme on vient de la campagne et qu’on ne connaît pas bien Paris, on se demande si les Kayano 14 sont réellement adaptées aux difficultés de la chaussée – il y a tellement de 4×4 qu’on a le droit de se poser des questions -, aussi envisage-t-on éventuellement le port de Trabuco. Sans doute pour mieux monter les bordures et doubler la vague des 3h.

 

 

aaaaaasaucFred est pris en sandwich dans un match ASICS / NIKE qui se déroule sous ses yeux, deux au-dessus, deux en-dessous. En ce moment, il hésite encore sur le choix de ses compagnes de route. Il se sent très bien dans ses SAUCONY PROGRID HURRICANE 11 – oui oui, celles qu’il a testées pour Wanarun -, ses perfs sont à la hauteur de ses ambitions mais comme, d’ici le MDP, il devra racheter une paire – ben oui, il s’entraîne tellement que les semelles s’usent – il se demande s’il ne va pas tenter l’expérience NEWTON RUNNING.

 

aaaalunarJipé utilisera avec certitude des NIKE Lunar Glide, chaussures que Wanarun avait également testées et dont les qualités de légéreté et de confort ne sont plus à démontrer.

 

 

 

 

aaaavome

 

Décidément, c’est NIKE en Force à la Marathon Ac’ … Mais pour Cyrille, ce seront des Vomero 3 plus adaptées à sa morphologie que les Lunar Glide.

 

 

 

 

Enfin, Vincent, qui décidément ne fait rien comme les autres, a choisi New Balance. Mais comme il ne m’a pas indiqué le modèle, il n’y aura pas de photo.

 




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