Promis, juré craché, croix de bois, croix de fer, que je sois privé de VMA pendant 10 jours si je ne tiens pas ma promesse : ce que vous allez lire ci-dessous sera mon dernier article sur le Garmin ForeRunner 405cx, quasiment un testament. Et non, je ne ferai pas comme les Frères Jacques – pour les plus vieux d’entre vous – ou Johnny – pour les un peu moins vieux – mes adieux pour mieux revenir ensuite. J’avais encore deux-trois bricoles à raconter. Un peu négatives d’ailleurs les bricoles : une sur l’utilisation en compétition du Garmin, l’autre sur la précision de la vitesse (à la demande de Matthieu).
Pour gérer intelligemment ce qui furent finalement mes brillantissimes 20 km de Paris, j’avais pensé naïvement que je pourrais programmer le ForeRunner 405cx pour qu’il me bippe si je sortais d’une page de vitesse ou d’allure que j’aurais défini à l’avance. Et bien, figurez-vous que le Training Center ne le permet pas ! Certes, vous pouvez programmer une plage d’allure à respecter mais parmi une gamme prédéfinie à l’avance. Impossible donc de lui demander du 4′-4′30, vous n’avez droit qu’à la plage COURSE qui couvre une bande passante d’allures comprises entre 3′40 et 4′40 (à peu près) ou alors vous avez droit à une programmation libre … en tours/min – et oui, le ForeRunner est aussi utilisé par les cyclistes – dont il est impossible de changer l’unité. NON C’EST FAUX !!! Grâce à tous vos commentaires, je me suis rendu compte que ce n’était pas le Training Center qui ne le permettait pas mais le sombre idiot qui l’utilisait et qui n’a pas été capable de dérouler un menu déroulant jusqu’au mot “personnalisé” … Au final, j’en ai été réduit – bien fait, je n’avais qu’à savoir mieux utiliser le Garmin - à suivre ma vitesse instantanée et à essayer de la garder aux environs de 14 km/h.
La vitesse, justement, parlons-en. Matthieu, dans son article sur le Suunto, me demandait si celle-ci ne fluctuait pas trop. Avant de lui répondre, il faut savoir, déjà, que le Training Center ne permet pas d’afficher à l’écran une courbe de suivi en vitesse, uniquement un suivi en allure. La vitesse est affichée dans un tableau : vitesse moyenne sur le circuit et vitesse maxi.
Un circuit est une portion de parcours que vous avez préalablement définie. Soit de manière standard, par exemple, un km ou 100m ou 500m ou 10cm si cela vous amuse. Soit de manière “technique”, dans ce cas, le circuit représente une phase d’entraînement ou de course dans laquelle vous faites la même chose. Verstanden ? Par exemple, pour mes 20km de Paris, j’avais programmé deux circuits : 2 km en allure libre (le départ, la foire, le bazar, les trottoirs, les lents égarés parmi les cadors … vous voyez ce que je veux dire) puis 18 km en allure course. Ce qui fait, comptez-bien : 2 circuits. Les deux modes de programmation, standard et “technique”, semblent d’ailleurs incompatibles, je n’ai pas pu récupérer mes temps sur chaque kilomètre alors que cette option est activée en standard pour mes entraînements libres.
Revenons à la vitesse, sachez que dimanche, j’ai dépassé le mur du son avec une vitesse maxi à 1291 km/h (je suppute une division par zéro quelque peu malencontreuse, lors d’un arrêt tempestif – le contraire … d’intempestif-, si vous vous rappelez ma course). Une telle vitesse maxi, explique sans doute ma performance finale. Comme quoi l’entraînement en VMA ça paie ! Usain, tiens-toi bien, j’arrive ! J’avoue humblement qu’habituellement ma vitesse maxi est légèrement inférieure au millier de km/h, il faut sans doute mettre ce résultat soit sur le compte de la motivation liée à la compétition soit de manière plus probable sur ma supputation sus-citée :-)
Trêve de plaisanterie, le suivi en allure proposé par le Garmin est, normalement, relativement solide et peu soumis à des oscillations intempestives, si tant est que la vitesse soit élevée. Je l’ai déjà vérifié à de nombreuses reprises, quel que soit l’endroit où je cours. Ci-dessous, une copie d’écran sur un test de 3′20 au kilomètre sur piste que j’ai fait vendredi soir. Les puristes constateront une perturbation basse fréquence dont je n’ai pas déterminé la cause, mais à part cela, rien de bien méchant. Vous noterez également au passage les plages d’allure prédéfinies dont je vous ai parlé tantôt.
Par contre, j’ai constaté, sur des sorties à allure nettement plus modérée que les oscillations autour de la valeur instantanée étaient de fréquence et d’amplitude beaucoup plus grandes, une succession de sinusoïdes autour du nominal. Par contre, il est relativement facile, à la lecture, d’écrêter ces perturbations. Sur ce, …

Vous pensiez en avoir fini avec mon essai du Garmin ForeRunner 405cx ? Moi aussi, figurez-vous. Et bien, nous nous sommes royalement plantés, vous et moi. J’avais, en effet, encore des choses à raconter. Pas trop rassurez-vous. Ah ? Vous pensiez que j’avais enfin réalisé la vidéo sur l’ouverture de la boîte. Ouh là … Que nenni ! Mon niveau en matière de maniement de la caméra numérique est toujours aussi voisin du néant absolue mâtiné de nullité crasse. Donc toujours pas de vidéo mais promis, dans la boîte, il y avait bien un truc qui ressemble à la photo ci-contre et qui fonctionne. Du tonnerre d’ailleurs.
A l’écran du boîtier, ça ressemble un peu à Lode Runner – ceux qui sont nés à la même époque que moi savent de quoi je parle – , avec deux petits bonhommes qui se poursuivent (vous et lui). Avantages du Partenaire Visuel : il n’est jamais en retard au rendez-vous, il n’accélère pas dans les montées pour vous lâcher et se f…… de votre forme du moment et il ne se traîne pas lamentablement quand vous avez décidé de pousser un peu. Sur l’image, je lui ai mis une sacré trempe !
- d’afficher son parcours. Ceux qui n’ont pas un PC équipé de !%!§”#! Windows 2000 peuvent même superposer une carte Google Earth pour que ça fasse plus joli.
Sur la copie d’écran ci-jointe, j’ai programmé mon entraînement de ce midi (préparation 20 km de Paris,