Archive pour le mot-clef ‘10km’

Vrai Test Vibram Five Fingers – première compétition

Dimanche 23 mai 2010

Voilà, ça y est. Après une semaine seulement avec elles et 3 entraînements, j’ai fait ma première compétition en Vibram Five Fingers KSO. En l’occurence un 10km, celui de Courses en Fête à la Celle Saint Cloud (78).

Je vous l’avoue, sur ce test chaussures, j’ai un peu grillé les étapes faisant fi de toutes les consignes données par Vibram, à savoir bien entendu une adaptation progressive au produit. Mais, vous ne me démentirez sans doute pas si je vous dit que c’était tentant de voir tout de suite ce que ces chaussures avaient dans le ventre, non ? En plus, je ne risquais pas grand chose, car c’est le 10 que j’aime le moins dans ma saison : faux-plats, virages à 90° etc etc etc bref un parcours sur lequel je suis généralement à plus de 3 minutes de ma meilleure perf, donc, d’avance aucun regret, si avec les VFF ça ne se passait pas très bien.

Alors ? Le résultat ??? Patience, je vais d’abord vous conter ma semaine de préparation à cet événement. Samedi dernier, première sortie en Vibram, je vous en ai déjà parlé (cliquer ici) : 13 km à 13,2 km/h de moyenne. Super sensations de facilité et vitesse plus élevée à effort égal qu’avec des chaussures classiques, même des Newton. Un peu mal au bas des mollets le lendemain. Douleur très localisée et pas gênante.

C’est là où sous la pression amicale d’amis qui ont lu mon article que je décide de courir Courses en Fête en KSO. Par contre, avant d’entériner définitivement ce choix, il faut que je me teste sur des séquences plus rapides, n’oubliez pas que sur le 10, je suis un peu en-dessous des 40 minutes donc à 15 km/h.

Mardi, je passe donc 2×5 minutes à 16km/h sur route et les sensations ne sont fanchement pas très bonnes. La foulée n’est pas très naturelle, contrairement à celle que j’avais immédiatement trouvée en endurance – plus courte que ma foulée habituelle. J’ai l’impression d’avoir à fournir un effort colossal pour tenir le rythme alors qu’en endurance, c’était complètement l’inverse. J’avoue que je suis un peu déboussolé.

Vendredi soir, au club, on repère le parcours de dimanche sur la boucle de 5 km. Je pars devant avec le coach et rapidement, sans que je ne force, on sème tout le monde car on tourne à 13,5-14 km/h de moyenne, ce qui pour un échauffement, est un peu élevé, mais en VFF, ces allures sont un régal et on discute, on discute … et on court un peu vite.

Le coach me fait néanmoins remarquer qu’avec les Vibram, contrairement aux Newton, ma gestuelle est plus celle d’une foulée sur le talon même si je ne pose pas le dit talon, alors qu’en Newton, elle était réellement sur l’avant du pied. Il pense lui aussi (et je le rejoins, voir plus haut), que la foulée Vibram en mode rapide, n’est pas si “naturelle” que cela et qu’il faut la travailler (levée des genoux, griffé au sol, comme le cheval qui piaffe, bref, comme si on la travaillait avec une chaussure classique … pas d’effet Vibram à des allures > 75% de VMA). De retour au stade, 5×100m avec un temps canon de chez canon : 14 – 15 secondes … alors que d’habitude je suis à 18 en chaussures. Waow ! Impressionnant, une sensation de légèreté incomparable et une facilité à travailler en griffé comme un sprinteur (évidemment, le pied n’est pas gêné par une semelle). Moi qui pensais que la VMA serait le point faible des Vibram.

Je me retrouve donc avec des chaussures efficaces jusqu’à 14 km/h (75% de VMA), phénoménales sur piste à plus de 100% de VMA mais difficiles à cerner entre les deux. Gros doute donc sur une allure 10K.

Alors, ces doutes, levés ou pas ce dimanche matin ? Encore un peu de suspense …

Côté RH (Relations Humaines), les Vibram c’est plus efficace que Facebook pour trouver des gens avec qui discuter ! J’ai même été interrogé deux fois par le speaker de la course :-)

Allez, le résultat : 40′24″ pour 10.190 km parcourus (d’après Garmin) soit une moyenne de 3′59″ au km. Soit exactement 3 minutes de moins que l’an dernier. Qu’on soit clair, c’est plus l’entraînement que les Vibram qui m’ont fait gagner ces 3 minutes … MAIS, n’empêche que ce sont les Vibram que j’avais aux pieds.

Sensations de course : grande facilité sur les 6-7 premiers kilomètres, avec une belle foulée Vibram – plus courte que ma foulée habituelle, bien sur l’avant du pied, rythme très régulier. Un peu plus laborieux sur la fin, où je dois un peu forcer le trait pour éviter de retomber sur le talon mais sans que le rythme n’en pâtisse trop (4′03″ sur les 3 derniers kilos). Néanmoins, par rapport à mes 10 km habituels, je finis moins à la ramasse et en pensant à bien pencher le buste, je réussis à maintenir ma vitesse.

A noter, compte tenu de la température élevée sans doute, un échauffement sous le pied gauche, sans cloque cependant. Aucune autre douleur, ni au talon – qui n’a pas touché la route une seule fois – ni au mollet – plus aucun tiraillement – ni aux tendons, ni aux genoux. Bref, tout va bien ! Cela dit l’échauffement sous le pied met en exergue deux défauts majeurs des Vibram que j’avais déjà signalés : le manque de demi-pointures et la non adaptation aux pieds grecs.

Une dernière remarque : les descentes sont encore un point faible (manque d’entraînement ?). Autant sur les faux-plats montants j’étais très à l’aise et revenait sur les coureurs qui me précédaient, autant en descente, j’avais l’impression de me traîner comparé aux autres. Pas évident de trouver une position du corps permettant d’aborder les descentes à un rythme élevé.

Mes doutes sur les capacités des Vibram à être utilisées dans toutes les situations sont donc quand même en partie levés. Les étapes suivantes vont être de les tester sur des séances complètes de fractionné long et sur des distances plus élevées en endurance. La semaine prochaine je fais la Paris Saint Germain (20 km) mais en accompagnant des amis sur une base de 2h, ce sera plus un test de … durée que d’endurance :-)

Une petite vidéo montrant les Vibram en situation réelle conduites par un superbe athlète (i.e. moi évidemment) et en plus cette vidéo est passée aux actus de BFM : cliquer ici http://www.bfmtv.com/video-infos-actualite/detail/fivefingers-la-basket-en-forme-de-gant-360591/

Et pour vraiment tout savoir sur les Vibram five fingers (ou 5 fingers ou fivefingers, comme vous voulez), cliquez sur les liens suivants :


Marathon de Lyon, c’est reparti pour 2010

Mercredi 14 avril 2010

Après la triste annulation du marathon de Lyon en 2009, seulement 1 semaine avant le jour J, l’épreuve est relancée, mais avec quelques modifications.

Tout d’abord, la date change puisque l’épreuve 2010 est prévue pour l’automne (et non le printemps comme avant), le dimanche 3 octobre 2010 précisément.

Il semble y avoir un renouveau également du côté des organisateurs : en 2009, Canal+Events et Lyon Athlétisme (ex ASPTT Lyon Athlétisme) étaient co-organisateurs. En 2010, l’épreuve est organisée sous l’égide de la Mairie de Lyon, par Oxygène Evénements, avec le soutien de Lyon Athlétisme.

Enfin, 3 épreuves principales seront proposées : un 10km, un semi-marathon et le marathon, avec un départ commun pour les 3 courses à 9h depuis la place Bellecour (également point d’arrivée).

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site de l’évènement Run In Lyon : http://www.runinlyon.com

En espérant que les nouveaux organisateurs ne rencontrent pas les mêmes problèmes que les précédents…


Vrai Test adidas adizero adios – ça va dépoter !

Vendredi 2 avril 2010

A ne pas mettre entre toutes les mains – ouf ! elles sont bien tombées … Des chaussures 100% dédiées à la compétition, conçues spécialement par la marque aux 3 bandes pour les marathons records de Gebré.

Soyons clair, cela va me changer des Newton mais maintenant que j’ai acquis une auguste et aérienne foulée, quoi de mieux que ces adizero adios pour atomiser mes personal bests ? En commençant par le 10 km organisé par mon club de l’AC Cellois le 23 mai. Vous l’aurez donc compris, mon vrai test consistera donc en un plan d’entraînement 10K 5 semaines 4 entraînements / semaine, où j’utiliserai les adizero adios lors des séances de VMA et d’Endurance Maxi Aérobie, et le 10 km officiel précédemment cité. Premier entraînement planifié le 18 avril.

En attendant, quelques premières impressions : la chaussure est légère – 205 g sur ma balance de cuisine -  sobre, esthétiquement sympa et sans fioriture. Elle est destinée aux coureurs universels relativement légers – ça tombe bien. Aux pieds, le chausson est très confortable – ce mot est un véritable et sincère compliment de ma part, surtout si on se rappelle mes déboires avec un autre modèle adidas. Très souple, elle accompagne bien les mouvements du pied. Très peu d’amorti – les fans de chaussures airbagisées peuvent passer leur chemin – de la semelle dans son entier (pointe, talon), ce qui, somme toute, n’est pas choquant pour une chaussure de compétition :-)

Pour les premières impressions en course, laissez-moi 1) courir mon MDP avec mes Newton 2) récupérer 3) attaquer ma première séance du plan 10K.


Glissades, cavalcades et embrassades : la course de la Saint-Valentin

Lundi 15 février 2010

Les bourrasques de neige qui m’ont cueillie, mon biclou et moi, au sortir de mon immeuble, ont bien planté le décor. Glacial ! Le décor peut-être mais pas l’ambiance ! Parce qu’en dépit des bourrasques, sur le chemin j’ai déjà avisé un coreligionnaire immédiatement repéré grâce à deux runnings en mesh que surmontaient un léger pantalon collant qui n’étaient, mais pas du tout, de saison pour pédaler sous la neige. De papotages en papotages nous voilà arrivés devant un stade où un charmant jeune homme nous oriente illico dans la bonne direction. Dossard, consigne, tout roule au petit poil. Une queue devant les toilettes des femmes qui ne serpentent pas sur 200 mètres… c’est déjà bien ! (note pour plus tard : faire un billet sur le nombre de toilettes réservées aux femmes dans les épreuves de courses à pied !).

Une fois dans la rue à quelques encablures du départ, mon garmin synchronise, je pousse in petto un grand ouf de soulagement ! (j’ai couru ma dernière course dans Paris sans qu’il ne parvienne à capter le moindre signal…).
Une brève reconnaissance du terrain me confirme ce que je craignais, oui les Buttes Chaumont ça monte et ça descend (ce qui n’est un secret pour personne), non, je ne sais pas si mes mizuno contrôlent correctement les dérapages sur glace… Deux accélérations plus loin, je le sais dorénavant parfaitement bien : moi et mes pompes on est nulles en patinage !

A ce moment-là j’ai hésité entre le rire (parce que c’est quand même vachement drôle de faire des glissades, même à 43 ans !) et la raison (“et si tu cassais un coude hein ? tu peux l’oublier “ton” marathon de Paris “!). En réalité, il était bien évident que puisque j’étais là je n’allais pas tourner les talons et j’ai sagement pris ma place dans cette patiente assemblée de coureurs dont certains se donnaient sagement la main quand d’autres s’embrassaient à pleine bouche (bah oui… la course de la Saint Valentin, c’est surtout une course de couple !).
Je vais vous épargner la pénible énumération des idées qui me sont venues durant cette épreuve (me foutre des claques d’avoir mis mes mizuno au lieu de chausser mes vieilles — mais soudain précieuses— chaussures de trail oubliées au fin fond d’un placard, me demander comment font ces jambes poilues pour cavaler DEUX FOIS plus vite que moi sans jouer au culbuto…) pour remercier tous les bénévoles du parcours (et notamment celle au sifflet, elle se reconnaîtra) de rester planter dans le froid pour nous indiquer avec force signes et force sourires de faire attention à telle ou telle plaque de verglas ! Une pensée aussi pour le gentil couple dont le jeune et fringuant monsieur a saisi la main de sa belle 50 mètres avant l’arrivée du 6,5 km pour littéralement la faire voler jusqu’à la ligne à une vitesse qui — à mon sens — n’a rien à envier à celle d’un Concorde !
J’ai fini en 51′26 (à mon chrono), c’est à dire un temps tout à fait affreux dont j’étais très raisonnablement contente… Encore un thé brûlant, des gens charmants qui m’ont rendu mon baluchon, beaucoup de sourires et de gentillesse et je suis rentrée chez moi très contente…
Là, j’ai fait la connaissance d’un joli torticolis (cela m’apprendra à scruter les jolies paillettes de glace qui ornent les chemins de nos parcs parisiens…) et eu la surprise de découvrir que j’étais 3ème des V1 par la grâce d’un temps de cochon qui en a chassé maintes concurrentes !
Une super course dont je dois remercier les organisateurs ! Quand on participe aux épreuves en solitaire comme c’est le cas de 95 % des courses auxquelles je participe on découvre vite que l’ambiance est quelque chose de précieux… Alors oui, merci aux organisateurs et à leur gentillesse.


Résultats Prom’Classic 2010

Dimanche 10 janvier 2010

Prom'Classic 2010Aujourd’hui, 10ème anniversaire de la Prom’Classic à Nice, traditionnel coup d’envoi de l’année dans le sud-est. Comme souvent, les coureurs ont répondu présents, la course affichant complets depuis quelques jours. Le temps pluvieux et plutôt glacial de ces dernières semaines a finalement été assez clément : temps sec avec une température assez fraiche mais très agréable pour courir.

Honneur aux femmes pour les résultats, qui sont parties comme d’habitude avec 5 minutes d’avance :

  1. YVELAIN FATIMA, 00:32:52
  2. BARDELLE CHRISTINE, 00:32:54
  3. PICOCHE LAURANE, 00:33:13

Chez les hommes :

  1. ZIOINI BADREDDINE, 00:29:02
  2. LETELLIER LOIC, 00:29:05
  3. DURAND YOHAN, 00:29:11

Pour les classements complets, c’est disponible ici.

Très bonne organisation encore cette année avec pour ce 10ème anniversaire un t-shirt très esthétique (et en fibre technique comme les années précédentes).

PS : Je n’en suis pas certain, le bruit ambiant et la fatigue altérant mes sens, mais il m’a semblé entendre un “Allez Wanarun !!!!!” venant la chaussée inverse. Le temps que l’information monte au cerveau, il était trop tard pour me retourner, dommage. En tout cas, si je n’ai pas rêvé, un grand MERCI à cette personne.

Mise à jour 1 : Un communiqué de presse d’après-course est disponible ici.

Mise à jour 2 : Les photos sont disponibles sur le site Internet et pour une fois vous pouvez télécharger votre photo (ou vos photos) sur la ligne d’arrivée gratuitement et en qualité correcte (1024×768), mais avec un petit logo quand même. Rendez-vous donc ici pour saisir votre nom ou numéro de dossard. Les photos prises sur la ligne d’arrivée à votre passage sont alors affichées. Choisissez celles qui vous plaisent, remplissez un petit formulaire et vous pouvez alors les télécharger ! La preuve en image…

Wanarun présent sur la Prom'Classic


Première compétition avec le Garmin ForeRunner 405cx

Dimanche 20 septembre 2009

Garmin 405 cxPermettez-moi de zapper plusieurs épisodes relatant ma prise en main du ForeRunner 405cx, épisodes que je ne manquerai cependant pas de vous narrer dans les jours à venir car côté prise en main, il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses à dire – et non, je n’ai finalement pas eu besoin d’apprendre le Slovène , mon 405cx s’étant définitivement, je l’espère mis au Français.

Rendons-nous donc directement à l’épisode 5, où l’auteur / testeur (c’est à dire moi) a décidé d’utiliser son nouveau joujou en compétition, en l’occurence un 10 km (les Foulées Chesnaysiennes). “Vos premières impressions, après cette course d’anthologie ?”. “Ben, euh, j’veux dire …”. Pour résumer : mi-figue, mi-raisin mais plutôt figue (ou raisin, c’est comme vous préférez).

Mi-figue, mi-raisin, le Garmin, comme la compétition d’ailleurs car pour une fois que je suis sous les 40 minutes (39′25”, 5e V1), il manque 200m pour faire 10 donc en extrapolant etc etc etc, mais j’imagine que ce n’est pas ma vie qui vous intéresse mais le ForeRunner 405cx.

Commençons par le côté raisin alors : je n’ai pas réussi à arrêter le chrono sur la ligne d’arrivée … J’ai appuyé désespérément sur le bouton pendant 15 secondes avant qu’il ne daigne, lui, stopper sa course. Ce qui fausse les résultats que j’ai chargés sur mon PC en rentrant à la maison notamment ma moyenne horaire. C’est d’autant plus dommage que j’avais sélectionné l’option d’arrêt automatique en cas d’arrêt du coureur mais comme je n’ai pas pilé pile poil sur la ligne … La prochaine course, je calibrerai cette fonction à une vitesse seuil tout en espérant que cette fois le chrono daignera s’arrêter lorsque j’appuierai sur le bouton censé réaliser cette fonction de service !

Côté figue, le Garmin m’a été d’une utilité sans pareille pour gérer ma course. Eliminons d’emblée le côté cardio de la chose car le cardio, personnellement, je m’en tape un peu mais, pour faire mon petit testeur exhasutif, je l’avais mis quand même, histoire de voir s’il était gênant ou pas en courant. RAS de ce côté là, une fois en place, il ne bouge pas d’un millimètre à tel point qu’on finit par l’oublier et que j’ai manqué prendre ma douche avec – non, j’exagère un peu. Bref. En tous les cas, je n’ai pas affiché la fréquence cardiaque car je ne cours qu’en temps au kilo, surtout en compétition – également à l’entraînement d’ailleurs.

Comme le ForeRunner autorise généreusement 3 écrans de données (vitesse de défilement à votre convenance), offrant chacun 3 données à afficher, il y a de quoi manager sérieux ! Cela dit, à trois infos par écran, il ne faut pas être myope … Personnellement, j’avais opté pour une donnée par écran : le chrono, la vitesse instantanée et MON paramètre, le temps au kilomètre. Cela dit, en course, je ne l’ai pas trop regardé sauf quand il m’avertissait par un bip que je venais de faire un kilomètre, de manière à pouvoir ajuster mon rythme si je passais en dessous des 3′50 ou au-dessus des 4′10. D’habitude, je fais les calculs de tête avec mon chrono D-kat à 10€, mais j’avoue que là, c’est franchement plus pratique ! surtout quand de temps à autre, il manque des panneaux indicateurs de kilomètres. Bref, j’ai pu me faire une gestion de course aux petits oignons. Là, je dis “Génial !”.

Pas géniale mais intéressante quand même, l’analyse post-course grâce au logiciel Garmin Trainer qui permet de récupérer les données moyennes de chaque kilomètre (ou votre distance) parcouru : temps, vitesse, fréquence cardiaque etc etc. Analyse qui évite d’avoir à retenir en courant vos 10 valeurs de temps au kilo. Un petit bémol sur la représentation graphique mais j’en reparlerai dans un autre article.

J’oubliais ! Un détail … qui a son importance. Au départ avec un ForeRunner 405cx, ne faites surtout pas comme tous ceux qui ont un chrono ou un cardio/GPS boutonneux, à savoir maintenir le boîtier avec la main gauche tout en mettant votre index de la droite sur le bouton de démarrage du chrono, car une telle manoeuvre avec la lunette tactile du Garmin ne pardonne pas et vous vous retrouverez l’air un peu bête dans un mode quelconque – genre programmation du GPS ou de l’âge du coureur - alors que le starter aura donné le départ. Mettez donc votre main gauche où vous voulez – devant vous, doigts tendus, bras légèrement plié, ça fait sportif – et contentez-vous donc de votre index droit.

PS : comme vous l’aurez compris, je n’ai pas fait de film “ouverture de la boîte”, donc je compense par du bla bla, j’espère me rattraper :-)


Oui, j’ai testé la méthode Michigan

Lundi 22 juin 2009

La semaine dernière, je vous avais présenté l’entraînement hybride (méthode Michigan) coming from the USA. Et bien, pour vous montrer, s’il en était encore besoin, qu’à Wanarun, on est en permanence aux petits soins pour nos toujours plus nombreux lecteurs, j’ai décidé de tester moi-même cette méthode d’entraînement. Et oui, je tiens à mes lecteurs et je ne veux pas qu’ils fassent n’importe quoi. Les lecteurs, moins nombreux, de mon blog perso ont eu la primeur de ce test.

J’ai – bien entendu, maintenant vous me connaissez, vous savez que je suis excessif en tout - choisi la version longue dans son option rapide (i.e. : les séquences tempo, je les ai faites sur la base de mon meilleur temps au 10 et non au marathon). Je rappelle, si besoin était, que c’est une séance en continu sans récup entre les séquences. Comme je suis un runner à l’ancienne, sans e-running gadget, j’ai converti les distances en temps.

La séance donc : 20 minutes d’un paisible échauffement et c’est parti : 6 minutes à 15 km/h (mon temps au 5 km) – 12 minutes à 14 km/h (mon temps au 10 km) – 5 minutes à 15 – 12 minutes à 14 – 3 minutes à 15 – 12 minutes à 14 – 400 m au sprint et … 1 km innattendu en récup dû à une mauvaise addition de minutes (Fred, va falloir réviser tes additions). Ce qui revient, en gros, à courir, comme en compétition, un peu plus que ma distance préférée (le 10 km – voir ici) avec un p … minuscule tout en accélérant sur 3 séquences assez longues.

Une séance très difficile et je comprends mieux pourquoi elle n’est recommandée qu’une fois par mois. Le premier “5″ fut un jeu d’enfant, c’est ma spécialité de partir très vite – trop vite – sur le 10. Le suivant un peu moins, le dernier encore moins, heureusement qu’il ne durait que 3 minutes. Quant au sprint final, il n’eut de sprint que l’impression …

Bref, une séance franchement pas évidente mais censée développer à la fois puissance et vitesse. Je pense que je la referai certainement dans un mois mais dans une option “lente” en remplaçant les séquences 10 par des séquences marathon à 12 à l’heure. Parce que là, moi qui adooooooore le 10km et qui en fait le moins possible sauf pour faire plaisirs à mes camarades de club, j’ai eu finalement droit à une séance de rattrapage pour le dernier 10 de la saison où je me suis lâchement débiné. Puni par là où j’ai pêché :-)


Plans d’entraînement – Le Grand Décryptage – Chap 7 : le 10 km

Samedi 13 juin 2009

Pour commencer, un truc qui n’a rien à voir avec le sujet de l’article (non, non je vous assure que je ne suis pas payé à la ligne) mais qui a, quand même, un vague rapport – certes très ténu – avec la course à pied. Je viens de lire à l’instant, qu’après un entraînement conséquent (vélo, course à pied, tennis, squash …), notre nouveau recordman du monde d’apnée (cocorico il est Français), Stéphane Mifsud, avait réussi, d’une part, à doubler sa capacité pulmonaire, d’autre part à réduire sa fréquence cardiaque au repos (ne devrait-on pas d’ailleurs plutôt parler de FCm – fréquence cardiaque mini ?) à 18 battements par minute … Ca laisse rêveur. Imaginez-vous, le dimanche matin avec de tels poumons et une telle réserve de fréquence ! Bien plus efficace que mes baies Goji tout cela.

Mais laissons-là cet être d’exception et revenons à nos pauvres moutons de runners amateurs maintenant mordus de compétition. Soit dit en passant, il a quand même fallu que je rédige moults chapitres avant de vous convaincre mais, au moins, dorénavant vous avez le virus et j’ai cru comprendre que certains allaient même jusqu’à planifier leurs vacances à l’aide de l’agenda des compéts.

Le 5 km, ça vous a plu ou pas finalement ? Ah ben oui, ça va un peu vite, c’est sûr. Puis-je vous suggérer alors de doubler la distance ? Mes fidèles lecteurs savent ce que je pense du 10 km (cliquer ici pour les autres) mais comme c’est la distance reine des organisateurs de courses, il faut bien que j’en dise quelques mots.

Si je manquais de courage, je vous dirais de prendre un bon plan 5 km et de tout multiplier par deux. J’entends déjà les “il se f….ait pas de nous là ?” mais figurez-vous que je ne serais pas si loin que cela de la vérité, au moins dans la “philosophie” du plan car quoi qu’on en pense, le 10 km, pour des coureurs aguerris j’entends, est une course rapide qui nécessite un gros travail de préparation axé VMA plutôt qu’endurance. Plus exactement, vitesse couplée à la distance.

Que proposent donc nos chères revues et nos sites préférés ? Des plans d’une durée de 5 à 8 semaines avec un minimum de 4 entraînements par semaine. 4 pour ceux qui veulent prendre plaisir à l’événement sans chercher la perf, 5 pour ceux qui visent une perf.

Le plan “cool” comporte de manière quasi-systématique une alternance fractionné – endurance 45 minutes – fractionné – endurance longue 1h à 1h15. La première séance de fractionné reste basée sur du court afin de travailler la VMA mais nul besoin de faire du très court : séries de 200, séries de 300, séries alternées 150-200 … le tout à la VMA ou pas loin et entre 5 et 10 fois, fonction de votre niveau du jour, sans oublier une récup entre chaque run. La deuxième séance de fractionné sera elle basée sur du long et sera courue “au seuil” (85-90% de votre FCM) afin de vous habituer à tenir la distance : 4 séries de 1000m ou 3 séries de 1500m ou 3 fois 5 minutes … La dernière semaine, à l’identique des plans 5 km est allégée. Un tel plan vous permet, d’une part, d’avoir la distance “dans les jambes” grâce aux séances d’endurance, d’autre part, d’avoir la capacité à tenir un rythme élevé sur des distances relativement longues.

La version “hard” consiste généralement à rajouter une séance 1h en endurance et à allonger en distance les séances de fractionné  : en court, on vous propose d’aller à 400 voire 500 en quasi VMA et en long de faire des séries de 5×1000m ou des séances 1000-2000-1000 au seuil. Que du bonheur !

Vous n’en avez pas assez ? J’ai un super fractionné à vous proposer, mon préféré : le pyramidal 1000m-2000m-3000m-2000m-1000m au seuil avec récup d’1min30 entre les runs. C’est pas beau ça ? Je ne suis pas persuadé que ça serve beaucoup pour préparer un 10 km cela dit, mais au moins cela vous servira si vous abordez ces courses adaptées aux vieux comme moi : le semi et le marathon.


Résultats de la Coupe d’Europe du 10 km

Mardi 9 juin 2009

Ce samedi 6 juin avait lieu à Madère la 13ème Coupe d’Europe du 10km, l’occasion pour Christelle Daunay de tenter de battre le record de France de la distance. Mais elle n’y est malheureusement pas parvenue, finissant 5ème de l’épreuve en 32′02″03. Ce n’est pas sa meilleure performance mais comme on peut l’apprendre sur son blog, elle a failli ne pas prendre le départ car elle s’est réveillée la veille avec le dos bloqué.

Les résultats du 10km féminin :

  1. Inês Monteiro (Por) 31′34″17 (PB)
  2. Olivera Jevtic (Srb) 31′35″92
  3. Dulce Félix (Por) 31′40″60 (PB)

Les résultats du 10km masculin :

  1. José Manuel Martínez (Esp) 27′57″61
  2. Rui Pedro Silva (Por) 28′01″63 (PB)
  3. José Rocha(Por) 28′15″44

Les résultats de l’Equipe de France sont également disponibles sur le site de la FFA.


Sport de jeunes !

Dimanche 31 mai 2009

Pendant que certains sur Wanarun se préparent à jouer aux vedettes du petit écran, d’autres (i.e. : votre serviteur) se sentent obligés de participer à des compétitions de course à pied, histoire de savoir de quoi ils parlent quand ils rédigent des articles :-) Doublement obligés même quand la compétition du jour est organisée par leur club.

Et, pas de bol, un 10 km, support, qui plus est, du championnat des Yvelines. Autrement dit, une course ultrarapide – pour les premiers s’entend – avec un parcours en ville exigeant car comportant nombre de faux plats et de virages à 90°, relance quand tu nous tiens.

Bref, vraiment pas un truc pour les vieux comme moi (42). “Encore un sport de jeunes, ma bonne dame !”. Vive les semis et les marathons, au moins on peut gérer sa course. J’avais pourtant mis au point une super stratégie : partir vite, terminer vite et entre les deux, maintenir l’allure en courant … vite.

Partir vite, pas de problème, c’est ma spécialité, surtout partir trop vite. 4 premiers kilomètres devant mes camarades de club – sauf le coach, son alter ego et un hésitant entre la perfo et les potes – qui d’habitude me mettent mini 5 minutes dans la vue sur un 10. Mais ensuite, le bât a commencé sérieusement à blesser et les phases courir vite et finir vite se sont agrégées en il-faut-terminer-même-si-on-est-à-la-ramasse et que tous les collègues te passent devant.

Au final, je bats, magré tout, d’une minute ma meilleure perf mais me situe toujours franchement très loin des quelques ambitions que j’aurais pu éventuellement nourrir après les 4 premiers kilos. J’ai oublié de préciser que cette scène s’était bien entendu déroulée, à distance plus que respectueuse du champion des Yvelines et du kenyan de service. Précision d’importance qui relativise la minute. 

Définitivement un sport de jeunes le 10 K.




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