Le syndrome des derniers kilomètres



 

syndrome_derniers-kilometresQuand les jambes ne sont pas là ou que l’entrainement a été perturbé par une petite maladie, une course peut devenir un peu plus difficile que prévu et psychologiquement c’est à se demander si les derniers kilomètres ne sont pas en train de s’allonger. Inversement quand tout va bien, c’est presque trop court… Sans compter ce bénévole (fort sympathique au demeurant), qui vous explique que c’est la dernière bosse et qu’ensuite c’est que de la descente.

Vous avez beau connaitre par coeur le parcours  : vous l’avez scruté dans les moindres détails sur le site internet de l’organisation, vous vous l’êtes tatoué  sur l’avant bras à coup de feutre pour ne rien oublier. Vous savez qu’il reste 2 ou 3 kilomètres. Vous scrutez votre chronomètre et la distance parcourue sur votre GPS.

Votre rythme commence à ralentir, pourtant vous avez l’impression de maintenir… Impossible de comprendre ce qui se se passe, vous n’arrivez pas à relancer, votre moteur diesel est bloqué et soit la montre déconne soit vous êtes en train de passer en mode escargot.

Vous essayez de forcer un peu mais plus rien de répond, la tête veut mais les jambes passent l’une devant l’autre toujours au même rythme et sans demander votre avis. Vous avancez toujours mais si vous en croyez votre montre qui vous donne l’allure votre heure d’arrivée prévue commence à prendre du plomb dans l’aile. ça fait un moment que vous courez et vous avez de plus en plus de mal à faire les calculs… peu importe vous finirez quand vous finirez… vous commencez à entendre la sono de la ligne d’arrivée.

Dans le doute vous activez la fonction retour au départ de votre montre pour évaluer ce qu’il reste. Vous voyez le point de départ et d’arrivée mais difficile de dire si il reste 200 m ou 2 km… plus vous avancez plus vous vous dites que la sono doit être sacrément puissante…

Vous voyez de plus en plus de monde, les autres coureurs (ceux qui ont la chance d’arriver il y a quelques dizaines de minutes) vous encouragent… vous avez l’impression d’accélérer porter par les encouragements mais votre montre vous ramène à la réalité….

Ça y est vous apercevez l’arche… c’est la délivrance…  Vous passez la ligne… et pendant quelques secondes, vous vous dites que c’est la dernière fois et qu’on ne vous y reprendra plus… mais l’idée passe vite et vous vous dites « Je reviendrai l’an prochain et je ferai mieux »…

Rendez-vous pris !

2 commentaires sur “Le syndrome des derniers kilomètres”


Posté par Olivier Le 26 octobre 2014 à 19:08

Aujourd’hui sur le marathon de Rennes. Avec les 3h jusqu’au 25e et d’un coup plus de jus. Pas mal aux jambes, pas de cardio qui s’affole, pas de surventilation, rien…. Juste plus moyen d’accélérer et de tenir un rythme. Et plus ça avance pire c’est. J’y ai laisse 20 min dans la bataille. Déroutant … Mais si c’était facile ça se saurait.

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Posté par 10 km à fond... Le 2 décembre 2014 à 9:45

[…] kilomètres défilent, cela devient de plus en plus dur. Comme toujours, c’est le syndrome des derniers kilomètres… Ouf ma montre indique le dernier kilomètre, la course a passé très vite. J’essaye […]

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