Sans la russie…



 

marathon-paris-2016-5A quelques semaines des jeux olympiques et quelques heures après les championnats d’Europe d’athlétisme, il était temps de faire un petit bilan de ce premier grand championnat sans les équipes russes. En effet, depuis quelques mois, la fédération russe d’athlétisme a été suspendue au complet pour tenter de mettre fin à un système de dopage organisé.

La Russie a toujours été un grand pays de l’athlétisme mondial (forcément les statistiques et l’étendu du territoire jouent en sa faveur) avec une explosion en 2013 lors des championnats du monde où elle avait dominé tous les pays au classement des médailles.

L’athlétisme n’est pas un sport récent, les méthodes d’entrainement sont connues, il faut savoir gérer ses pics de forme pour les grandes compétitions et souvent perfectionner son geste. La plupart des pays possèdent des entraineurs très compétents qui savent gérer les athlètes pour les amener au mieux de leur forme. Ensuite, c’est les statistiques démographiques qui jouent mais également l’héritage génétique issue des colonies (comme l’outre-mer pour la France qui apportent et a toujours apporté des grands athlètes).

La détection a également beaucoup à apporter dans la construction d’un corps d’élite. C’est parfois l’histoire sportive d’un pays qui créé de nouvelles générations d’athlètes. On le constate en France sur des disciplines comme la perche ou le 110m haies.

Alors quand on met tous ces paramètres ensemble, un pays n’est pas en mesure de tout dominer, il peut y avoir une meilleure génération mais il est statistiquement peu probable d’avoir une grosse domination.

Cette première application en compétition est un message fort de l’IAAF. Elle donne l’exemple et fait comprendre à l’ensemble des fédérations qu’elles se doivent de mettre en place les éléments nécessaires pour suivre leurs athlètes.

En parallèle,  le Kenya est également observé à la loupe et les affaires commencent à bouger un peu. La fédération met tout en place pour s’assurer d’avoir des athlètes propres pour les jeux olympiques de Rio. A voir au mois d’août, avec l’absence de la Russie et un Kenya très surveillé, les cartes devraient être redistribuées.

En tout cas aux championnats d’Europe d’Amsterdam, les grands gagnants sont les sportifs propres qui ont tous portés fièrement un dossard avec l’inscription « I Run Clean ». Mais ne croyons pas qu’il n’y aura plus de tricheurs ! Mais en tout cas les instances internationales semblent faire le maximum pour qu’il y en ait de moins en moins…

 

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