Run and Biz au quartier d’affaires …


 

Les beaux jours reviennent et au quartier d’affaires ils et elles sont de plus en plus nombreux à profiter de la pause casse-croûte de la mi-journée pour effectuer quelques foulées sur l’esplanade ou dans les parcs à proximité. On y croise :

– le/la saisonnier(e) : il ou elle vient de se rendre compte que m…. ! la plage c’est dans deux mois et que l’hiver a plutôt été prolifique. On le/la reconnaît à ses bourrelets pour les uns / rondeurs pour les unes et à une vitesse de déplacement peu élevée. « Qu’est-ce qu’ils disent déjà dans Jog+ ou Voilà, 40 minutes mini avant de perdre un gramme. Pffffff !  »

– le mates-mes-pecs-et-mes-abdos, exclusivement masculin celui-là, il fréquente essentiellement les rues à terrasses aux heures de pointe dès que la température dépasse un nombre de degrés suffisant pour qu’il ne paraisse pas trop stupide à courir torse nu.

– les on-n-a-pas-fini-la-réunion-mais-on-va-courir-quand-même, ceux ou celles-là courent forcément en groupe et continuent à bosser tout en courant. Si vous êtes intéressés par les bilans, les inputs, les CFD, n’hésitez pas à leur emboîter le pas surtout qu’ils ne sont pas à la VMA car ils arrivent toujours à parler.

– les ami(e)s ou du moins supposé(e)s tel(le)s durant la journée de travail, eux et elles aussi courent en groupe, eux et elles aussi blablatent en courant mais les sujets de conversation ne volent pas au même niveau. Si vous recherchez un enrichissement spirituel tout en courant, vous pouvez éviter de les suivre sauf si vous aimez le foot ou les misères du petit dernier.

– le ou la je-cours-mais-je-reste-à-fond-dans-le-taf n’est pas évident à reconnaître au premier abord car il n’a pas de signe distinctif hormis un petit bourrelet dont la localisation est variable mais qui de temps à autre émet une sonnerie. Il est donc nécessaire de le pister afin de repérer ses arrêts intempestifs. Il ou elle parle aussi mais pas en courant. Un vrai spécialiste du fractionné en tous les cas.

Et puis, bien entendu on rencontre aussi celui ou celle qui s’isole avec son MPx pour faire un vrai break, ceux ou celles qui, au sein d’un club CE, s’entraînent comme des pros, ceux ou celles qui courent toute l’année régulièrement et sérieusement mais comme on les rencontre aussi le dimanche matin, on ne va pas leur consacrer un article.

2 commentaires sur “Run and Biz au quartier d’affaires …”


Posté par Sanji Le 26 mai 2009 à 20:40

Je ne tourne pas dans les quartiers d’affaires. Mais dans les parcs, on voit le même phénomène. Et en même temps, ça ne me dérange pas. Je me rappelle qu’il y a quelques années (je l’explique sur mon site), courir me faisait chier, et je m’y suis mis connement. Mais ça tient : j’aime ça, et malgré les difficultés, je persiste. Alors j’espère que ces coureurs de quartier d’affaires y prendront goût…

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Posté par   Courir, un sport d’équipe ? Le 1 juin 2009 à 23:54

[…] de partager son loisir ou sa passion avec un groupe d’amis, des partenaires de club, voir ses collègues de boulot. Et il n’est pas rare lors d’une course de se sentir isoler, dans sa bulle, alors que […]

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