Quand les wanarii courent le dimanche


 

On s’écrit, on se parle parfois mais on se voit rarement !
Dimanche matin pourtant, à l’instigation d’un Steph aussi convivial que rassembleur, nous étions quelques uns à nous retrouver dans une belle forêt axonaise. Steph, évidemment, Rémi, l’un de ses amis et moi-même, Aurélie. Au menu : une belle boucle de 8 bornes où les uns pourraient foncer et moi trottiner sans crainte de jouer au Petit Poucet : plus besoin de se remplir les poches de petits cailloux pour revenir à notre point de départ : un chouette tracé GPS ne demandait qu’à se loger dans mon Garmin (outre une belle impression sur papier se glisser dans nos poches) pour que chacun coure à son rythme sans dépendre des autres.
Je vais vous l’avouer tout de suite : rien ne s’est passé comme prévu ! Exactement 2 minutes après le départ, tous occupés que nous étions à papoter nous avons loupé les belles balises jaunes et bleues, la flèche du Garmin et la direction indiquée par le plan :au chapitre de la course d’orientation, l’équipe wanarun est grande perdante ! Qu’à cela ne tienne, cela ne nous a pas empêchés de parcourir la distance au gré du vent et des chemins que nous rencontrions. Voilà pour le décor.
Pour ce qui est de ses participants, la sortie comptait un individu normalement constitué (Rémi), une frileuse (votre serviteur qui a délaissé ses vibram par crainte de réveiller sa récente blessure) et un « extra-terrestre » —enfin, un « supra-terrestre » serait plus juste!— qui coure nus pieds ! Je précise qu’il coure vraiment nus pieds et sur tous les chemins empruntés, herbe, bitume, sous-bois, route gravillonnée et ce malgré une température du sol qui n’avait absolument rien de printanière !
Evidemment, je n’ai pas manqué de l’observer ! La première chose qui crève les yeux c’est la confiance qu’il faut pour courir ainsi. Une confiance autant en soi-même que dans son environnement. En ces temps où l’on se protège d’avantage que l’on s’abandonne, je n’ai pas pu m’empêcher de noter combien cette démarche était à l’opposé de celle dont nous sommes souvent coutumiers (là c’était la minute métaphysique d’Aurélie !) Concrètement, cette sujétion à son environnement a d’évidentes conséquences : une foulée plus courte avec un centre de gravité plus bas et un regard qui se concentre évidemment sur les quelques mètres à venir. Je ne suis pas spécialement spécialiste de la question mais il m’a vraiment semblé que sa foulée était à la fois plus calme et plus réactive à la fois. Malheureusement c’est le jour où mon zoom a décidé de mettre fin à 3 ans de bonheur de sorte que je n’ai qu’une mauvaise photographie pour vous convaincre que Steph lévite ! Une prochaine sortie étant d’ores et déjà programmée, j’essayerai de faire mieux (et je l’espère en vibram) la prochaine fois !

Un commentaire sur “Quand les wanarii courent le dimanche”


Posté par Vincent Le 13 mai 2010 à 12:31

Excellentes observations ! Merci pour cette histoire ! Oui, courir pieds nus, c’est vraiment quelque chose de très différent, même comparé à la course en fivefingers. Mais quand tu y as goûté, tu ne peux plus t’en passer…

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