Pourquoi courez-vous ? (inspiré de Haruki Murakami)


 

Je suis en train de lire « Autoportrait de l’auteur en coureur de fond » dont j’ai découvert l’existence sur wanarun. Je viens de finir le premier chapitre et si vous le voulez bien, je risque de venir vous parler souvent de ce livre car la réflexion de l’auteur me parle énormément 😉

En effet, si j’en crois ce que je suis en train de lire, l’auteur, Haruki Murakami, tente de répondre à la question « quel est le sens de la course à pied » ou encore « pourquoi courons-nous » ?  Courir est un acte mécanique et répétitif : on met un pied l’un devant l’autre et la machine se met en marche. Oui mais pourquoi fait-on cela ? Ce n’est pas la première fois que je tente de répondre à cette question puisque je me suis déjà interrogée sur la démarche spirituelle de la course à pied.
Il y a des actes qu’on reproduit quotidiennement car on y est obligé comme, se raser pour les hommes, se démaquiller pour les femmes, s’habiller pour aller travailler, se nourrir… oui mais courir, rien ne nous y oblige et pourtant si nous sommes là sur wanarun, c’est que nous courons !

En fait, cette question se pose moins pour les sports collectifs où le sens réside dans l’action globale… mais le coureur de fond lui, forcément, il doit faire face à sa solitude à un moment où un autre et se poser cette question « pourquoi je cours ».

Pour un bon coureur, la réponse est assez naturelle : je suis bon, je cours vite alors je continue, je fais ce pour quoi je suis doué.
Pour quelqu’un en mauvaise santé, il peut s’agir de  perdre du poids, retrouver une meilleure forme ou comme le dit l’auteur un point moqueur « on aurait dit qu’une semaine plus tôt leur médecin leur avait annoncé qu’ils souffraient de diabète et qu’il leur avait prescrit de faire du sport ».
Mais pour des gens comme moi, quoique en bonne santé, des coureurs très médiocres, pourquoi chercher à faire un marathon, dans quel but ?

Alors dites moi, pourquoi courez-vous ?
Que cherchez-vous à réaliser en courant ?

11 commentaires sur “Pourquoi courez-vous ? (inspiré de Haruki Murakami)”


Posté par Laurent Le 28 février 2011 à 8:19

On m’a offert ce livre l’an dernier. En dehors du récit de ses courses et de ses triathlons, j’ai aimé sa réflexion sur la quête du sens. Court-on pour atteindre ou pour fuire quelque chose ?

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Posté par imrama Le 28 février 2011 à 8:21

Parce qu’on était des chiens dans une autre vie et qu’on cherche désespérément notre baballe. C’est que nous avons gardé une part de l’énergie de notre enfance (les mouflets ça coure partout dans tous les sens). C’est parce que c’est le seul moment où je peux me ballader partout habillé comme un clown (chaussures voyantes, collant ou mini short, T-shirt fluo et casquette à bandes réfléchissantes) sans que ça choque personne. Parce que sinon je vais mordre quelqu’un (encore le chien).

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Posté par Marie C Le 28 février 2011 à 8:35

Pour produire des endorphines, l’hormone du bonheur!! Ce n’est pas pour cela qu’on se met à la course à pied mais c’est pour cela que le coureur (surtout de fond) à besoin de sa dose hebdomadaire. C’est là d’où vient aussi ce sentiment de plénitude et de bien être en courant qu’on associe improprement à une recherche spirituelle.. Bref on coure juste pour avoir notre petit shoot de bonheur 😉

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Posté par eina Le 28 février 2011 à 20:55

OUI, les endorphines…. Mais expliquent-elles tout? Elles expliquent le bien-être etc… Comment expliquer, que moi qui étais toujours réticente à toute compétition où je n’avais aucune chance d’être parmi les 1ères, je m’inscris à tout ce que je peux en augmentant les distances? Que je regrette toutes les courses auxquelles je ne participe pas?? Ne me dites pas que c’est le désir de se surpasser, cette explication est trop simple…

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Posté par Léo DAVESNE Le 28 février 2011 à 23:55

Mon père m’a offert ce livre suite à mon premier marathon, ça me donne envie de le relire rien qu’en me souvenant de certains passages ! J’ai beaucoup aimé notamment le témoignage d’un grand champion interviewé par Murakami qui disait qu’évidemment il n’était pas plus enchanté que ça d’aller s’entraîner. Comme quoi même les champions doivent se motiver à aller courir ! Sinon pourquoi je cours : parce que c’est se retrouver face à soi-même ?

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Posté par Arnaud Le 1 mars 2011 à 11:26

En ce qui me concerne c’est une combinaison de plusieurs facteurs dont certains ont été abordés ci-dessus (endorphines, santé, moment de détente…). mes vrais débuts en cap c’était à l’armée car ça faisait partie du programme et qu’on ne pouvait y échaper même en courant très vite 😉 A force j’ai pris goût. Je cours maintenent régulièrement depuis plus de 10 ans avec une passion et un entrain sans cesse croissant. Force est de constater que maintenant je ne saurais plus m’en passer. J’ai du faire face à une blessure qui m’a enpêché de courir pendant 1 an (2007-2008) et ce fut un calvaire… malgré mes le passage sur vélo, rien ne me faisait retrouver les même sensations. La course à pied pour moi c’est un petit jardin secret, un monde où je suis à ma place et ou je définis mes règles (plaisir, objectifs ponctuels, préparation à une compétition, détente après une période de stress,…) c’est un moment à moi, pour moi, par moi. C’est une prière, un oasis, un repère, un médicament, uen passion, une obsession parfois je le reconnais. En parlant bouquin je vous conseille également « Born to Run » de C. McDougall. Je ne pense pas qu’il existe une traduction en français pour le moment malheureusement pour les non-anglophones… Bonne course à tous !

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Posté par Michaël Le 1 mars 2011 à 14:11

C’est également un combinaison de plusieurs facteurs : – J’aime faire du sport et celui-ci peut se pratiquer partout et à tout moment. – J’ai l’esprit de compétition – J’aime me retrouver seul en forêt en laissant mon esprit vagabonder – J’adore les endorphines après la course – Je suis toujours heureux d’atteindre mes objectifs en temps en compétition. – J’adore voir que je m’améliore de mois en mois. – J’ai le physique pour courir : 1,80m, 62kg. – J’adore analyser mes temps, ma FCM, lire wanarun ou les blogs qui parle de càp et de (ulrta)-trail . Bref ce sport est fait pour moi.

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Posté par atchoum Le 8 mars 2011 à 10:43

Je pense que les raisons changent avec le temps. Je fais des sports de combat depuis des dizaines d’années : on y développe de la puissance, de la rapidité, des schémas psychomoteurs complexes mais sur de très courtes durées (un combat c’est deux minutes). L’enchaînement des combats m’a montré mon manque d’endurance et je suis venu à la course pour améliorer mon endurance : un choix technique. Et puis je me suis confronté à mes préjugés : – la course ça se fait comme ça, sans rien, c’est on ne peut plus bête : Oui, mais enfin il faut de bonnes chaussures, ça se fait progressivement, la technique de la foulée s’optimise peu à peu. -la course c’est ridicule avec ces tenues presque aussi nulles que celles des cyclistes : oui, mais enfin, ces tissus respirants sont d’une belle technicité, utile. Même chose pour les chaussettes sans couture. -la course c’est naturel donc ça ne demande rien en physique : Ah ben si quand même…en fait il y a justement ce fameux fond que je voulais et que je n’ai pas et puis aussi la répétition de mouvements qui entraîne des souffrances articulaires du fait de déséquilibres de colonne, de taille de jambe etc. Progressivement je suis passé de 8km/h aux 10km il y a deux ans à 12km/h en octobre dernier, j’arrive à courir un semi-marathon même si c’est en deux heures dix…(ouf!) et je vise le marathon en fin d’année. J’y retrouve des sensations de progression, de qualités physiques d’un autre type que celles que je travaille dans mon sport de combat par contre ça m’a fait perdre un peu de poids et du coup pour mes catégories de combat je suis un peu perturbé… Pourquoi j’aime la course : parce que l’on y est seul contre soi-même, à pousser son corps plus loin tout en le respectant. Jusqu’où je peux aller sans me blesser? Où est ma limite? Quand l’hiver dans le froid, la nuit, dans les bois, je n’ai que le rythme de mes pas je suis face à moi-même, ma vanité et la seule issue possible : progresser. Finalement je continue mon sport de combat quand je cours mais je suis mon seul adversaire.

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Posté par A quoi pensez-vous quand vous courez ? (inspiré de Haruki Murakami) Le 13 mars 2011 à 3:01

[…] vous disais dans mon précédent article sur le livre Autoportrait de l’auteur en coureur de fond de Haruki Murakami que l’auteur […]

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Posté par Pour la réhabilitation de la blonde à forte poitrine qui court Le 19 mars 2011 à 8:17

[…] runner, c’est un runner » (merci Julie) et comme le dit mon « pote » Haruki Murakami, il y a certaines choses que seuls des runneurs entre eux peuvent partager, sans se parler, […]

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Posté par Marathonien, sportif médiocre et sans talent (inspiré de Haruki Murakami) Le 20 mai 2011 à 6:40

[…] de fond de Haruki Murakami. Je dis « encore » car j’en ai déjà parlé dans l’article Pourquoi courez-vous et dans l’article A quoi pensez-vous quand vous courez […]

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