Plans d’entraînement – Le Grand Décryptage – Chap 2 Bis …


 

Et bien voilà, je viens de relire les articles que j’ai déjà rédigés et je m’aperçois avec effarement que j’ai omis une foultitude de choses. Résumer en quelques articles l’entraînement au running alors que celui-ci fait l’objet de moults ouvrages passés, présents et à venir n’est pas chose aisée et parfois la volonté de simplifier devient l’ennemie de l’exhaustivité. Pour ne plus y revenir, quelques trucs en vrac qui me traversent l’esprit :

– L’entraînement ce n’est pas courir le maximum de kilomètres par semaine ou mois. Voir plus bas. Si certaines préparations à des courses de longue durée nécessitent de manger du bitume, c’est loin d’être le cas pour la plupart des compétitions. Un échauffement de 20 minutes suivi de 3000m en fractionné (ex : 3 x 1 km) puis un léger décrassage peut apporter bien plus que de courir 30 km.

– On a vu qu’à la VMA (désignée par « 100% de VMA » dans les magazines), la fréquence cardiaque est à sa FCM. Cette relation n’est pas vraie à l’arrêt. En effet, à 0% de VMA, le coeur bat toujours, sinon je pense qu’un appel d’urgence au SAMU s’impose. Plus sérieusement, la relation entre VMA et FCM est quand même schématiquement une relation de proportionnalité.

– Les muscles possèdent plusieurs types de fibres (IA, IIA, IIB …) qu’on a l’habitude de classer en deux catégories : lentes et rapides. L’aptitude à l’effort prolongé est lié au pourcentage de fibres lentes. L’entraînement peut permettre aux fibres de changer de catégorie et donc d’adapter la musculature aux nécessités du sport pratiqué.

– On a vu l’importance de l’oxygène dans toutes nos affaires de running. Surtout la relation entre VO2Max et FCM. Et bien, la respiration ça se maîtrise et ça se modifie aussi avec l’entraînement : coordination avec le geste sportif, efficacité des muscles respiratoires …

– L’entraînement ne peut se contenter d’une répétition à l’infini d’un même exercice par trop régulier du style, je cours une heure tous les dimanches à 11 à l’heure. Le résultat ne pourrait être alors que la capacité à courir à cette vitesse durant ce temps. L’entraînement se doit d’être varié et de proposer des exercices de durée, de vitesse, de résistance … variables. On le verra largement par la suite.

J’ai sans doute encore oublié d’autres choses importantes mais il me paraît plus que temps de rentrer réellement dans le vif du sujet et de commencer le décryptage des plans d’entraînement classiques. Pour commencer, le plan « débutant ». Rendez-vous d’ici le milieu de la semaine.

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