Mon parcours à moi !



 

occ-utmb-2014-chamonixJe sais bien que c’est génial de pouvoir changer de parcours d’entrainement à foison, de se dire « tiens aujourd’hui, je prends la voiture et je m’en vais faire un petit tout en montagne ! » Mais malheureusement, cela ne se passe souvent comme ça dans la vie de tous les jours car entre le boulot, la famille et autres obligations, l’entrainement se résume le plus souvent à un petit parcours que l’on s’est soigneusement concocté et dont on sait exactement le temps qu’il va nous falloir pour en venir à bout…

En fait, je pense même que tout vient de là. Car si j’essaye de me souvenir de la première fois où je suis allé courir sur le tracé qui est devenu mien aujourd’hui, je pense que c’est avant tout le chrono qui a dicté mon choix. J’ai voulu trouver un petit tour qui fasse grosso modo une heure et ensuite j’ai dû juste modifier quelques petites bricoles pour arriver précisément à cette heure, ces soixante minutes qui restent pour moi une solide base !

Alors pourquoi je vous dis ça là aujourd’hui, me direz-vous ?

Et bien tout simplement parce que l’autre jour, j’ai eu un flash. Je me revoyais courir dans un endroit précis, assez loin d’ici et je me suis tout de suite souvenu que c’était sur un parcours que j’avais soigneusement choisi autrefois, dans une autre ville, là où je résidais… Et cela m’a fait vraiment plaisir de repenser à ces moments-là, même si mon petit parcours que j’avais laissé, me manquait tout de même cruellement. Ah ce que j’aurais donné pour revenir le faire, au moins une fois !

Quand vous habitez quelque part, votre parcours devient un repère incontestable. Vous en connaissez les moindres cailloux, les moindres difficultés. Vous savez que si vous partez à telle heure, vous n’allez croiser quasiment personne, mais que si vous un peu plus tard ou un peu plus tôt, alors vous rencontrerez machin ou truc, au choix. Bref votre parcours fait partie de vous. Vous avez l’impression qu’il vous appartient. Que c’est votre chemin, votre route, votre paysage… Vous savez où vous pouvez vous arrêter pour boire, où stopper aussi pour les petits besoins…

Et quand vous mettez moins d’une heure pour le boucler, vous ne pouvez vous empêcher, tout guilleret, de vous dire que la forme est revenue… Vous le connaissez sous toutes ses formes, sous toutes ses coutures. Car qu’il vente, neige, pleuve ou fasse beau, vous l’avez déjà emprunté, bien évidemment !

Bref, je pense que chacun a son petit parcours à soi. Moi j’ai du déménager trois ou quatre fois déjà dans ma vie, mais mes parcours, ceux que j’ai emprunté des centaines et des centaines de fois, et bien ils me suivent quoique je fasse. Je ne les oublie pas. Ils sont comme des amis d’entrainement…

Mon parcours à moi….(sur un air de Piaf !!)

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