Mizuno Wave Aero 8 – Suite et fin



 

Je reviens avec un peu de retard sur la suite de mes aventures avec mes Mizuno typées compétition. Pour rappel, je vous les avais présentées ici avant de vous laisser début décembre après un bon test sur le marathon Nice-Cannes. Globalement, mon 1er avis était plutôt positif même si ce n’est pas forcément une chaussure de compétition à mettre à tous les pieds, en particulier sur marathon : il faut je pense avoir une bonne vitesse de course et une foulée dynamique pour bien profiter des caractéristiques des chaussures sans être gêner par le peu d’amorti qu’elles offrent. Sur marathon, ce n’est pas exactement mon cas.

Par contre, pour des courses plus courtes, je me voyais bien m’éclater avec. Ce que j’avais prévu de faire en début d’année sur un 10km, à Cannes en l’occurrence. Pour préparer la course, j’ai fait quelques séances d’entrainement à allure spécifique avec d’autres chaussures, mais avec ma forme du moment, je n’ai jamais vraiment eu de bonnes sensations. J’ai quand même voulu chausser une fois les Aero 8 pour un entrainement spécifique et je ne l’ai pas regretté : c’était le premier entrainement depuis des semaines que je finissais dans le rythme et sans être HS. Peut-être un petit effet psychologique… mais surtout le fruit du dynamisme et de la légèreté des chaussures qui vous donnent presque des ailes (sans rapport avec une quelconque boisson ;)).

Et le jour de la course, même sensation, même bonheur. Je me suis vraiment senti à l’aise et j’ai apprécié le dynamisme qu’offrent ces chaussures. Par contre, comme au marathon, la route était un peu humide et là on sent une faiblesse des Aero : l’accroche de la semelle n’est pas extra, en particulier sur les bandes blanches que l’on trouve plutôt fréquemment sur les routes. Je n’ai pas eu de mauvaises surprises, seulement quelques appuis qui se sont un peu dérobés, mais si vous avez un passage piéton à négocier dans un virage, mieux vaut mettre le pied sur le goudron et non sur les bandes blanches, sinon vous risquez la sortie de route.

Au final, je suis conquis par ces chaussures qui vont certainement m’accompagner quelques années. Oui, quelques années, pas qu’elles aient une longévité exceptionnelle (j’en doute) mais je ne compte les utiliser presque que pour des courses de 10km, et éventuellement des semis (mais je n’ai pas prévu d’en courir avant un bon moment). Et si je dois retourner sur marathon, je choisirais un autre modèle avec plus d’amorti, comme les Wave Rider par exemple.

Malgré cet avis positif, je vois quand même quelques défauts :

  • L’accroche de la semelle sur chaussée humide (ça doit donner sur route détrempée !),
  • Le manque d’amorti, qui n’en fait, selon moi, pas une chaussure de marathon pour grand public,
  • Comme c’est une chaussure de compétition, il vous faudra aussi investir dans un autre modèle, pour les entrainements.

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