Marathon des sables


 

Je pense au lieutenant Giovani Drogo, pour évoquer l’attrait qu’exerce le désert sur la plupart de ceux qui s’y projettent…Mais le marathon des sables n’est pas comme dans ce roman de Dino Buzzati, « le désert des tartares », un événement qu’on attend comme un sacre qui pourrait ne jamais venir. Non, ce raid cristallise tous les sentiments qui s’en dégagent de manière très concrète. C’est sa magie, c’est sa réalité.

Tout, ou presque, au bout de 25 ans a été dit sur ce raid mythique, pionnier du genre pour attirer les plus fondus.

Le désert, le rêve bien sûr, et la vérité sur soi, sur les autres. Le sable exerce une sorte de catharsis, on y trouve les limites de ce que l’on est…le temps, l’attente, la gloire (sa gloire). Tous ces charmes de l’aventure sont les éléments qui en font une sorte de passage. Ça passe ou ça casse, mais pour tous ceux qui s’alignent au départ, qu’on s’arrête au bout ou bien le premier jour, c’est toujours le même constat : on n’en revient pas pareil.

C’est normal au bout de si longtemps…parce que pour les plus neufs dans ce défi on ne peut pas avoir moins d’un an ! Il est impossible de se lancer sur 6 étapes, 7 jours et 250 kilomètres en autosuffisance, sans être sûr de sa détermination en regardant l’édition précédent la sienne. Pour la plupart des athlètes qui s’engagent, on y a pensé longtemps, sans le savoir d’abord, et puis ensuite on s’est donné mille objectifs sportifs. Un temps sur 10 kilomètres, sur semi-marathon, sur marathon. Jusqu’au jour où, soudainement, ça semble une évidence. Pour ouvrir la porte, il faut prendre directement le chemin du désert, sans détours. Ce marathon des sables, on peut en dire ce qu’on veut, raid marketing ou marque-dingue, peu importe, au bout il reste nos traces dans le sable.
Voici pourquoi j’ai fait la 25° édition du 2 au 12 avril 2010.

Sébastien Baillot

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