Marathon Ac’ 2010 – Clap de Fin


 

Et voilà, toutes les bonnes choses ont une fin ! La Marathon Academy 2010, c’est terminé. Enfin, presque, car il faut quand même qu’on vous raconte nos marathons respectifs, vous ne croyez pas ?

Avant de commencer à relater ces épopées, je voudrais remercier chaleureusement ceux qui ont eu le courage de participer à cet exercice littéraire. Alors, certes, les fortunes furent diverses (Cyrille, Aurélie, Stéphane on pense à vous !) mais ce ne fut pas le cas de l’implication de tous les participants dans la démarche proposée. Alors merci à Cyrille, Aurélie, Stéphane – encore eux ! – Jipé, Robert, Vincent et tant que j’y suis, à moi 🙂

On commence par qui ? Pas Jipé car pour cette dernière, il s’est lâché et c’est un véritable roman qu’il nous propose, alors rien que pour cela, c’est lui qui aura l’honneur du dernier mot !

Le plus simple c’est de commencer par Robert et le lien vers le récit de sa course : http://www.malinmaligne.com/2010/04/12/mes-mots-pour-le-dire/ que dire de plus ?

Avec Vincent aussi, on va faire dans le très simple. Je rappelle que le garçon s’était, dès le début de l’aventure, singularisé en s’inscrivant non pas au Marathon de Paris mais à celui de Rotterdam. Résultat : 3h21’57 » malgré deux dernières semaines d’entraînement très perturbées par des pépins physiques. Belle performance. Récit de sa course à venir sur son blog http://www.les4bellais.fr/

Mon cas personnel maintenant : 3h13’05 » soit 25 minutes de mieux que l’an dernier. Pas mal non ? Je vous ai expliqué hier sur ce même site comment j’en étais arrivé là après un an d’entraînement structuré (cliquer ici). Quelques mots quand même sur ma dernière semaine d’entraînement et évidemment ma course (ceux qui fréquentent ma page Facebook la connaisse maintenant par coeur).

La semaine pour commencer : 3 petites sorties d’une heure à 12 km/h avec à chaque fois les 15 dernières minutes à allure marathon (13,5 km/h). Bonnes sensations à chaque fois.

Dimanche matin, lever 5h30 pour prendre soin de déjeuner 3 heures avant le début de l’épreuve. Déjeuner ultra-classique, aucune modification par rapport à mes habitudes (100% bio, lait de brebis et orange pressée). N-ième vérification du paquetage : mes Newton, ma tenue BSC que j’enfile avant de partir, mon Garmin (oui il est chargé à 100%), mon T-shirt Wanarun (pour la pub), mes sachets Nutraperf, ma gourde pleine avec le premier sachet déjà dissous, une bouteille avec du Nutrattente pour boire dans le sas … Et c’est parti. Mon employeur ayant la gentillesse d’offrir 1) le parking 2) un vestiaire le tout à 400m du départ, no stress !

Arrivée dans le sas à 8h15. Waow, il n’y a pas grand monde devant ! Ca me change du sas 4h de l’an dernier. 1’30 à peine pour franchir la ligne de départ et ma vitesse de croisière tout de suite derrière. Le pied ! Je suis lancé. Une petite pause technique à Vincennes (30 secondes, record à battre avec tenue de compression) et je continue sur le même rythme, les yeux rivés sur … le Garmin, qui miracle, ne se met pas en rade comme il en a l’habitude dans les grands rendez-vous. Ma douleur sous le pied se réveille au bout de 12km mais je décide que je ferai avec et toc !

En plus, je ne m’arrête pas avant le 3e ravitaillement, donc jamais besoin de relancer et encore quand je dis m’arrêter … 300m avant le ravitaillement, je sors le sachet de NutraPerf avec la main droite, je sors la gourde avec la main gauche, j’ouvre le bouchon de la gourde avec les dents, j’arrache le bout du sachet pré-dosé avec les dents toujours, je vide dans la gourde et accessoirement sur mon maillot, je saisis au vol une bouteille de Vittel, j’ouvre la bouchon avec les dents, toujours en courant, notez-le bien, je verse, je secoue et m…. j’ai pas assez resserré le bouchon de la gourde. Pas trop de dégât si ce n’est une grosse tâche orange mal placée sur le survêt de compression. Mais j’ai compris et je fais mieux lors de mes 2 autres ravitaillements.

Pendant ce temps, je cours évidemment et même un peu trop bien (13,7 km/h de moyenne) … Tu n’aurais pas dû Fred … Au 30e km, je me dis « tin ! t’es en 2h15, il te reste 1 heure pour réussir ton objectif, même en courant à 12 à l’heure ça va le faire, géant ! » … Géant, oui, sauf que … instantanément, je ralentis et finis effectivement les derniers kilos à 12 à l’heure. Alors ? Effet psychologique ? Mur physiologique ? Un peu des deux sans doute. Le psycho de 31 à 36 clairement et le physio ensuite. En tous les cas, les yeux toujours rivés sur le Garmin (12 c’est pas 11,9 …), j’arrive à conclure en moins de 3h15 (3h14’25 » au temps brut). J’ai réussi … quand même.

Comme aux Césars, j’ai pas mal de monde à remercier pour cette performance : ma famille évidemment car l’adhésion familiale à un projet comme celui-là est une des clés majeures de la réussite, Cyril, mon coach de club, Bruno Heubi pour son plan d’une efficacité extraordinaire, Newton, BSC, Nutratletic, Garmin et j’en oublie sans doute 🙂

Je vous passe les détails sur le parcours, l’ambiance etc etc etc car j’en ai déjà parlé sur Wanarun également. Comme je me suis déjà longuement exprimé, je laisse donc la parole à Jipé pour conclure cette saison 1 de la Marathon Academy :

Nous y voilà, la dernière semaine avant le marathon. J’ai choisi de jouer la prudence, ce sera repos presque complet. Mercredi soir, sur la piste à Nanterre, Abdel le coach, nous a concocté une séance « spéciale » marathon ! 2 x 1000m en 4’15, récupération 1’ 30’’ enchaîné avec un 500m en 2’. Samedi matin, un petit footing de 30’ pour se rassurer.

Durant ce run, je rencontre l’un des entraîneurs du PUC avec qui je discute de tactique de course. Il me dit qu’il faut « oser », que je dois suivre à distance le ballon des 3h et ne pas trop me poser de question et profiter de ma course « kilomètre après kilomètre ». Sa théorie, correspond à celle de mon entraîneur, je décide donc de l’adopter !

Le samedi soir, je suis raisonnable, après un film en DVD (Le concert), je suis au lit à 23h15. J’avais mis le réveil à 6h30, mais à 6h00, j’ai les yeux grands ouverts. Pour le petit déjeuner, je décide de ne pas changer mes habitudes, pas de préparation miracle, ni de déjeuner spécial marathon. Je reste au verre de nectar d’abricot, deux grandes biscottes avec de la margarine plus confiture et des céréales Spécial K.

Je me masse les mollets, enfile ma tenue, ajuste mon dossard, je suis prêt !

Je retrouve mes amis du Nike Running Club sur les Champs-Elysées pour une photo devant la boutique. Un petit échauffement et nous rentrons dans le sas des 3h. Je suis avec Alessandro et Sébastien. Nous attendons, la musique des Chariots de feu, hymne du marathon de Paris et c’est les Black Eyes Peas qui le remplacent, les temps changent !

Je pars assez rapidement pour m’extraire de la masse, je passe le premier kilo en 4’ 17, il va valoir ralentir, sinon…

Nous voilà au 10e Km à Porte Dorée, en 43’ 42’’, je me sens bien. Je suis à 50m du ballon des 3h. Nous attaquons une balade de 8 km dans le Bois de Vincennes avec la butte de l’hippodrome, suivie de la descente vers la porte de Charenton. Nous revenons dans Paris, cette année le semi se trouve avenue Daumesnil. J’y passe en 1h 31’ je suis sur des bases de 3h 02’, j’y crois !

Retour pour la deuxième fois à Bastille, il y a beaucoup de monde, le public nous encourage c’est chaleureux.

Nous attaquons, pour moi, la plus belle partie du périple, du 23e au 30e les quais de Seine. Il y a une vue sur Paris incroyable, une ambiance. Même si le tunnel de près de deux kilomètre est un peu oppressant. Au 24e je croise Fabien qui fait le lièvre pour une fille qui vise les 3h10, je m’accroche, mais le tempo ne me convient pas, je les laisse filer au 27e, ils termineront en 3h 06’. Arrive la tour Eiffel, ses animations, sa foule en liesse !

La maison de la Radio symbolise le 30e km. Certains et je partage cet avis disent que la course commence au 30e km. Je suis moins frais mais passe en 2h 11’ ce qui laisse espérer un 3h 03 à l’arrivée.

À partir de là, je perds 15 à 20 secondes chaque kilomètre, ma moyenne chute. Il est vrai que cela monte, mais ça n’explique pas tout. Il faut se rendre à l’évidence, je suis fatigué !

Pour me motiver, je pense au 35e km, c’est là que ma femme et mes deux garçons m’attendent, je dois me battre pour les voir rapidement et je commence à me faire un plan. Tu t’accroches jusqu’au 35, tu as un coup de booster en voyant la famille et il ne te reste plus que 7 km, une bagatelle…

Arrive, le 35e, ma vitesse est passée à 12 km/h (5’ au km), je passe en 2h 36’. Je vois de loin ma femme et les enfants, je suis content, ils me tapent dans la main. Ma femme qui avait un tableau des temps de passage, me prédit un 3h10 !

Je suis reparti comme un diable, regonflé à bloc. Le souci, c’est que l’effet magique ne dure qu’un kilomètre. Je suis à nouveau dans le rouge.

Nous sommes en plein Bois de Boulogne avec un nouveau parcours, je n’aime pas cette partie ! Il y a de plus en plus de gens qui me doublent. Je me fixe des personnes et essaye des les rattraper ou de les suivre. Au 37e, je fais une pause pipi, je m’étire, mais ce n’est pas beaucoup mieux après !

Nous voilà au 38e km et là nouveauté une ligne droite immense de presque 2 km, si tu es à la ramasse, elle t’achève !

Je me concentre, je ne pense plus à rien, je cherche la moindre énergie, je tire sur les bras, baisse la tête. Je suis à la limite de l’épuisement, j’en suis à courir les yeux presque fermé. Je passe le 40e km en 3h 03’. Au 41e Km, je suis à bout, je marche durant 20m. Je me dis que ce n’est pas possible, pas aussi près du but !

Je relance la machine, c’est reparti, les applaudissements du public me portent, je vois les collègues du club de Nanterre, je tente même de sourire !
J’arrive à ce rond-point qui masque l’arrivée, allez, un dernier effort ! Le speaker encourage les coureur et il dit : « qui veux faire 3h 15 ?, vous êtes dans le bon wagon ! » je sprinte, ou du moins j’essaie.

Je passe la ligne, voilà c’est fini. Je suis mitigé, je n’arrive pas à être content, j’avais un objectif de 3h 15, je l’ai atteint, mais je pensais pouvoir atteindre les 3h 10. Ce n’est pas grave, je retenterai le coup l’année prochaine.

J’ai adoré cette préparation, j’ai eu de bonnes sensations durant les deux mois du plan « Jogging International », je suis prêt à recommencer !

J’en profite pour remercier l’équipe de Wanarun, pour cette expérience d’apprenti journaliste, c’est un exercice nouveau pour moi et j’ai aimé ça ! Fred en Particulier, pour son soutien et ses encouragements. Fred, tu as fait une belle performance, tu es un vrai champion !

Un commentaire sur “Marathon Ac’ 2010 – Clap de Fin”


Posté par vincent Le 15 avril 2010 à 21:35

Récit disponible : http://www.les4bellais.fr/post/2010/04/15/Marathon-de-Rotterdam-%3A-compte-rendu

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