Les Chroniques Sableuses #6: Le Marathon des Sables, pourquoi? Parce que j’aime ça!


 

 Les Chroniques Sableuses: #6 Le MDS, pourquoi? Parce que j’aime ça..!»

 

Semaine-9/6 Février.
Quand je raconte aux gens que je vais participer au Marathon des Sables, quasiment tout le monde, hormis ceux qui ont déjà couru cette épreuve, me traite de fou et dans une moindre mesure de grand malade. C’est vrai que la description des conditions de course, son environnement, sa durée, bref tout ce qui fait le MDS peut paraître bizarre (euphémisme) à votre entourage et vous catalogue comme un personnage vraiment particulier, genre qui appartient à une secte aux pratiques étranges quand ils apprennent qu’en plus vous êtes près d’un millier à participer à cette épreuve. Quand vous leur rétorquez qu’en fait vous aimez ça, alors là définitivement, votre cas est déclaré incurable.

Pourtant, c’est bien la réalité, même si à la fin de l’étape longue l’année dernière (et même bien avant la fin…) je m’étais juré, durant les quelques instants ou j’avais encore la lucidité pour jurer quoi que ce soit, de ne plus jamais revivre cela, et même d’envisager arrêter la course à pied dès la ligne d’arrivée de l’étape franchie. Le lendemain, jour de «repos», mes douleurs physiques et mentales apaisées, j’étais quand même prêt à reprendre la course. J’allais finalement terminer ce MDS avec quasiment tous mes objectifs atteints (sans blessure, classement très honorable pour mon niveau, etc..). Ceci étant, en rejoignant le bus qui nous ramenait à Ouarzazate, ma médaille de finisher autour du cou, je me disais:» C’est bon tu l’as fait, maintenant il faut passer à autre chose!». 48H00 plus tard, lorsque l’avion atterrissait dans le froid et la grisaille à Orly, déjà un petit sentiment de manque de chaleur, de soleil, de sable, de paysages désertiques se faisait sentir.

Puis après une bonne semaine, sans course à pied, avec de bons petits plats, de bonnes nuits sous la couette douillette et avoir racontés déjà plus de 358 fois les moment les plus épiques de votre épopée à votre entourage, qui lassé ne vous écoute plus, vous vous dites que finalement vous allez reprendre la course à pied. Déjà, parce que vous aimeriez bien savoir si vous pouvez repoussez un peu plus loin vos limites, sachant que sur le MDS vous êtes déjà allé bien au delà de ce que vous imaginiez . Ensuite parce que si vous ne courrez plus, il va falloir trouver de quoi combler cet énorme vide. Enfin, ces rencontres, ces moments d’aventures partagés avec les autres, il n’y a que dans ces courses de fou que vous allez pouvoir ressentir ces émotions.
Puis quelques semaines s’écoulent et un beau matin vous recevez le dossier d’inscription pour l’édition suivante du MDS. Là, vous vous rendez compte que vous avez besoin de ce type d’événement pour votre épanouissement, votre équilibre. Vous ressentez l’envie de vous lever à l’aube après avoir mal dormi dans votre duvet glacé. De grimacez à cause des courbatures en allant faire vos besoins sur des toilettes de fortune avant de galérer à faire un feu pour avaler un petit déjeuner lyophilisé. Puis d’enfiler votre panoplie de marathonien des sables raide de crasse et de sueur de la veille, vos chaussures ou vos pieds gonflés ne rentrent plus et qui vous font hurler de douleur à cause des ampoules. Tout ça pour aller crapahuter pendant40 bornes (voir le double…) jusqu’au soir en trimbalant 8Kg (voir beaucoup plus…) dans la caillasse et le sable mou par 50°C avec simplement 1,5l d’eau tous les 10/12 km. Mais vous renvoyez votre bulletin d’inscription en commençant déjà à échafauder des plans pour financez l’affaire et trouver les mots justes afin de faire passer la pilule à votre famille….C’est à ce moment que vous comprenez que vous avez chopé le virus, celui des «Sables». Ce virus dont tout le monde vous a parlé avant et dont vous ne voyiez pas de quoi il en retournait. Celui qui fait que maintenant plus rien n’est comme avant dans votre passion de la course à pied et dans votre vie quotidienne.

Vous avez besoin de ces moments, de ces émotions intenses, de ces sensations qu’il n’est pas possible de retrouver ailleurs que dans cette épreuve. Ces regards entre compagnons de piste ou de bivouac qui se passent de paroles. Ces moments de déprime ou d’euphorie qu’ils soient partagés avec un autre concurrent ou vécu seul au creux d’une dune. Ces émotions, comme à l’arrivée d’un concurrent épuisé, qui vous lachent des larmes. Quand au cœur du désert, sous le soleil et la chaleur ou au milieu de la nuit sous le ciel étoilé, cet environnement vous enveloppe et vous impulse cette énergie. Quand on se sent si vivant avec la chance de pouvoir profiter de ces instants incroyables et inoubliables. Il ne s’agit plus de course à pied, mais de quelque chose de beaucoup plus profond qui s’apparente à un voyage à l’intérieur de soi même ou l’on dépasse ses limites, physiquement et psychologiquement.

 

Avant de pouvoir (re) vivre cela, il faut se préparer et dimanche, c’était la premier course de l’année 2012. Avec mon ami Nicolas, nous sommes allé prendre le frais dans le Vercors afin de participer aux « Drayes Blanches ». A l’origine nous étions parti pour la version 26 Km afin de nous faire un bon trail blanc des familles. D’abord réduit à 24 Km, 48 h00 avant le départ, ce fut finalement 13,6 KM pour tout le monde au vu des conditions climatiques (-26°C) et des portions de parcours dangereuses (verglas). Au final, une superbe journée à la neige sous un soleil et un ciel bleu de cinéma. On passera sur le temps (2H12), car après un arrêt de 5mn de suite après le départ pour finir de m’équiper (je suis arrivé à la bourre sur la ligne de start), des pauses photos et vidéos pour tester l’appareil que je pense emmener au MDS, ma puce perdue et 500m de trajet supplémentaire pour la récupérer, il n’était pas vraiment question de performance. Ceci étant, j’ai pu constater que les séances vélo et de PPG étaient utiles car j’ai fini sans aucune fatigue, ni douleurs dans les quadris malgré le parcours 100% neige fraiche et lors du dernier kilomètre, suite à un petit sprint, j’ai remonté 10 concurrents. Bref l’entrainement commence à payer! Pas eu froid du tout avec mes 4 (oui oui 4!) couches sur le haut, 2 couches en bas, 2 paires de gants, buff+ bonnet. Seul souci, le camel back avec l’embout gelé au bout d’1 km, donc j’ai porté 2 kg d’eau pour rien… Mais le port du sac et la neige assez profonde m’auront permis de faire une bonne sortie de préparation au MDS.

Bilan de la semaine:32,43 Km pour 4h10 de sortie. 48Km pour 2h15 de vélo intérieur. 4X15′ Gainage/Abdos/Pompes

 

Il y a des jours ou les rêves les plus fous semblent réalisables, à condition de les tenter!
Frank/ Dossard 201

2 commentaires sur “Les Chroniques Sableuses #6: Le Marathon des Sables, pourquoi? Parce que j’aime ça!”


Posté par gouhier jeanclaude Le 8 février 2012 à 15:58

Je serait la pour le 27em ce sera ma 2em édition. Ses bien resume la folie ont me la transmit et ses dans la peau maintenant je serait le dossard 295.

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Posté par articles on technology Le 20 septembre 2015 à 11:26

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