L’échauffement avant une course



 

C’est l’éternel souci du coureur à pied quel qu’il soit : « comment dois-je m’échauffer ? Combien de temps ? Est-ce trop ou pas assez ? »

Bref chacun d’entre nous s’est déjà posé une de ces questions au départ et même si pour les plus aguerris d’entre nous, un certain cérémonial immuable est mis en place avant le départ, il n’y a, semble-t-il, pas de formule magique. Sinon, à priori, tout le monde ferait exactement la même chose sur la ligne de départ. Mais il y a quelques lignes de conduite à ne pas négliger. En effet l’échauffement, on l’aura deviné, sert à échauffer les muscles pour qu’ils ne se trouvent pas « explosés » d’entrée de course… Et à n’importe quel niveau et quoiqu’il arrive, un petit footing de dix minutes une demi-heure avant un départ ne peut pas faire de mal. C’est une base solide. Il parait aussi pas mal d’y ajouter quelques étirements pour, toujours pareil, ne pas maltraiter ses mêmes muscles qui vont être mis à contribution. Mais là aussi les discours ont bien évolué et les contradictions entre les experts sont notables. Certains prétendent qu’étirer un muscle avant un effort ne va servir qu’à le « casser » et d’autres, fervent adeptes de la chose, préconisent un étirement quasi quotidien, voire le plus souvent possible… (en dormant, en mangeant…!!)

Mais ce qui me semble plus important à noter, c’est qu’évidemment selon le type d’épreuve à laquelle vous vous êtes inscrits, l’échauffement n’aura pas le même impact. Ainsi je ne vois pas trop à quoi va servir un petit footing au courageux qui va s’élancer sur l’UTMB (les 165 km) ? Si ce n’est à le calmer un peu et à faire tomber la pression… Par contre pour des courses de 5 ou 10 km, l’importance d’un bon échauffement est réelle. Il ne faut pas hésiter à venir une bonne heure à l’avance sur les lieux de l’épreuve, histoire de retirer tranquillement son dossard et de débuter son footing relax. Il peut donc durer un quart d’heure à vingt minutes et se terminer un peu plus rapidement. Ensuite les « spécifiques » prennent le pas avec pourquoi des montées de genoux, des « talons-fesses », des « chassés-croisés » suivis donc d’une période d’étirements plus calmes et cinq minutes avant l’heure fatidique, ne pas hésiter à faire quelques accélérations. Celles-ci servent à se mettre d’emblée dans le rythme du départ qui est dans ces cas-là toujours hyper rapide. L’échauffement va servir donc des ces cas-là à ne pas se « cramer » d’emblée, ne pas se placer en surrégime, ce qui entrainerait une rupture de rythme quelques hectomètres plus loin… Bien entendu, on est loin encore des échauffements des athlètes de haut-niveau qui eux, souvent sur une piste annexe qui ne va servir qu’à cela, vont débuter leur gamme deux ou trois avant leur course ou leur concours… Là c’est un autre histoire !

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