Je cours donc je pense ?


 

Un peu partout, j’ai pu lire : « courir ça permet de se vider l’esprit, de s’évader, de penser à autre chose… » Et je suis le premier à l’écrire bien souvent tant que je suis persuadé que c’est vrai… Mais finalement ça consiste en quoi : penser à rien ? C’est la question que je me suis posé l’autre jour concrètement et je me suis dit qu’en m’entraînant j’allais noter précisément ce qui me passait par la tête. Car si vous pouvez profitez du paysage quelques fois ou de ce qui vous entoure, il faut bien avouer aussi que, fort souvent pour la plupart d’entre nous, l’entrainement est tellement répétitif et tellement toujours le même au niveau du parcours justement que vous n’y faites même plus attention. Non ?

Aussi c’est parti pour une petite heure. Bon déjà, il faut que j’arrête de penser au sujet du jour et donc que j’arrête de me demander à quoi je vais penser, sinon, c’est sûr, je vais penser à rien du tout d’autre, pour le coup…

Mais ça me revient… Parfois je pars avec un souci dans la tête. Un truc qui m’a tracassé et que je n’arrive pas à chasser. Là c’est vrai que j’ai la sensation que ce tracas s’éloigne de moi. Je sais au fond de moi qu’il ne sera pas résolu pour autant, mais au moins je suspends le court du temps en courant. Du moins le court de mon temps à moi. Et cela, ça fait du bien. Mais je sais aussi que parfois, j’arrive carrément à régler le problème en courant. Le fait de changer de lieu, de sortir aussi, permet d’aborder la problématique sur un autre angle et peut débloquer la situation. Vous arrivez à trouver une solution à laquelle vous n’auriez pas pensé en restant planté devant votre ordinateur à cogiter… C’est plutôt sympa.

Mais parfois aussi, je pense à quelque chose qu’il faut absolument que je fasse après avoir couru. Du coup, je me dis qu’il ne faut pas que je l’oublie et je me répète : « pensez à ça, pensez à ça ! » Et voilà que je pense à une autre chose dans la foulée. Donc du coup je me dis : « il y a  deux choses à ne pas oublier, deux choses ! » Et j’essaye de trouver des moyens mémo-techniques pour ne pas tout perdre en route. C’est le cas de le dire. Cela fait un peu maniaco-psychotique quand on le lit comme ça… Mais bon c’est ainsi.

Ensuite je me projette aussi dans l’objectif à venir. Quand je sais que je m’entraîne pour une grande course (ou du moins appelée telle quelle), je ne peux m’empêcher d’y penser. Je me vois au départ, sur le parcours, bref pas du tout où je suis au moment de courir.

Puis il y a les pensées liées au moment présent. Oui tout de même ! Ainsi si vous voyez quelqu’un qui court au loin devant vous, vous vous demandez qui il est, si il court vite ainsi tout le temps ou si c’est juste parce qu’il vous a remarqué derrière vous. Et pareillement quand vous avez un petit bobo quelque part, alors là vous ne pensez pas à ça : vous êtes carrément obsédés par ça !  « Est-ce que ça empire ? Est-ce que j’ai bien fait d’y aller ? Est-ce que je ne vais pas rater telle ou telle course ? »

 

Conclusion,  quand on court – car là je n’ai sciemment pas énuméré tout ce qui peut nous passer par la tête, ce serait quand même hyper long – c’est rare tout de même qu’on parvienne à faire le vide, à se libérer de tout… sauf peut-être quand vous êtes à fond et que vous vous dites juste « il faut tenir, il faut tenir ». On ne pense plus qu’à la souffrance et donc finalement à pas grande chose !

3 commentaires sur “Je cours donc je pense ?”


Posté par couriraorelans Le 19 mars 2012 à 7:49

Hello sur ce sujet j’ai vu leschoses comme ceci

http://couriraorleans.wordpress.com/2010/04/12/courir-a-orleans-se-depenser-sans-compter/


Posté par frank Le 19 mars 2012 à 21:09

Bonjour,

C’est très intéressant et coincidence le chapitre 11 de mes Chroniques sableuses est plus ou moins consacré au côté mental dans la course:-)

Frank


Posté par couriraorleans Le 19 mars 2012 à 21:12

Hello franck
et je peux trouver ce chapitre 11 sur le net ? sur wanarun ?


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