Ekiden : marathon puissance nous



 

Par une douce matinée de printemps et surtout sans entrainement spécifique, nous nous sommes retrouvés pour faire un marathon. Un marathon un peu différent puisqu’il s’agit d’un relais Ekiden par équipe de 6 coureurs. Le but étant de faire un marathon le plus vite possible en respectant les différents relais : 5 km, 10 km, 5 km, 10 km, 5 km et pour finir 7,195 km.

Si j’aime particulièrement la course de fond, en dessous de 10 kilomètres, je trouve que cela va trop vite. Mais l’émulation de l’équipe et l’envie de faire un marathon ensemble alors qu’il y a quelques semaines nous étions ensemble pour faire un marathon ensemble mais de manière individuelle. Là il faudra faire de son mieux dans son relais pour que la somme de nos temps soit la meilleure possible.

Nous arrivons à repartir au mieux chaque relayeur : les plus rapides, les plus endurants, les plus en forme… Je suis chargé du départ, j’aime m’élancer au milieu de la foule, cela ne me fait pas peur. Mais en arrivant sur place, je me pose des questions en particulier sur le premier virage : la sortie du stade, un virage à droite sec et le tout en sautant un trottoir. Avec plus d’une centaine d’équipes, je décide de partir assez vite pour limiter la casse au premier virage. Ensuite, je gérerai comme je peux en fonction de ma cheville pour lancer l’équipe dans les meilleures conditions.

Si je suis étonné par ce premier kilomètres au alentour de 4’10 », pas très loin de mon record sur 1 kilomètre, j’ai peur de le payer un peu plus tard. Je suis bien placé, je vais essayer de trouver un bon rythme de croisière pour effectuer les 5 kilomètres entre 23 et 25 minutes. Je terminerai ce premier tour en 24 minutes. Compte tenu de la forme du moment c’est plutôt bien et la cheville a tenu parfaitement.

Ensuite c’est la partie la plus simple des relais : encourager, supporter mais aussi calculer les temps de passage pour anticiper les relais et permettre aux autres de s’échauffer dans les meilleures conditions avant leur départ.

Une expérience enrichissante entre amis mais aussi avec les autres équipes puisque à chaque instant seulement un coureur sur six est en train de courir. L’occasion de voir les amis adversaires d’un jour mais aussi de discuter avec ceux qu’on croise de temps en temps sur les courses sans forcément avoir le temps de parler.

Mes relayeurs ont été encore meilleur que moi et pour l’anecdote nous finissons 25ème : heureux d’avoir fait un marathon en 3h15 et prêt pour une troisième mi-temps tous ensemble.

Si vous n’avez jamais fait ce type d’épreuve, je vous invite à le faire entre amis c’est sympa et une belle occasion de se dépouiller pour ses amis plutôt que pour sa satisfaction personnelle.

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