Descente mode d’emploi


 

Avertissement liminaire : cet article ne s’adresse pas aux amateurs de trail pour qui ce que je vais raconter sera, à n’en pas douter, du déjà-vu-déjà-fait 🙂

Nombreux sont les coureurs sur route à redouter les montées et à considérer les descentes comme d’aimables divertissements permettant 1) de gagner de précieuses secondes 2) de récupérer pour repartir de plus belle à l’assaut de … la montée suivante. Loin de moi l’idée de remettre en cause tant 1) que 2) qui s’avèrent bien souvent des évidences … à condition de respecter quelques principes de base.

Il est tentant dans une descente de vouloir aller le plus vite possible en allongeant la foulée au maximum. C’est une erreur qui risque de se payer cash assez rapidement, notamment au niveau des quadriceps. Erreur qui, d’ailleurs, conduit quasi-immanquablement à une autre erreur … de freinage lorsque la vitesse devient trop élevée : on se cambre vers l’arrière.

Pour bien descendre, il convient donc :

– de garder une amplitude de foulée raisonnable, voire réduite. La littérature parle parfois de « 2/3 de la foulée sur le plat » et même de 1/2.

– de ne pas trop décoller les pieds du sol mais par contre de les lever très rapidement, ce qui est facilité par la foulée réduite évoquée ci-dessus. Ce qui donne parfois l’impression de « tricoter » surtout dans les descentes abruptes.

– de conserver hanches et pieds sur la même verticale et d’avancer légèrement les épaules vers l’avant.

Pour avoir expérimenté sur une pente à 17% « le tricot », je peux vous dire que c’est loin d’être évident et que cela nécessite un peu d’entraînement avant d’en posséder la maîtrise. Alors, à vos descentes !

7 commentaires sur “Descente mode d’emploi”


Posté par Christine Le 3 novembre 2010 à 6:38

Entièrement d’accord! Je me suis blessé en descente faute de technique une fois. Depuis, je suis plus vigilente, je ne me jette pas n’importe comment dans la descente…entre temps mes cuisses se sont renforcées et je fais des exercices de renfort des lombaires et de la sangle abdominale..;tout cela me permet de mieux maîtriser les descentes et d’en tirer parti.

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Posté par Chinaski Le 3 novembre 2010 à 8:10

J’évite de m’emballer dans les descentes suaf si la ligne d’arrivée est proche. Sinon je fais en sorte de me mettre en « roue libre », comme en vélo dans une descente, on continue a pédalé mais pas trop pour ne pas accéléré et que ca reste facile pour bien récupérer. Facile lorsque la descente reste douce mais j’ai déjà testé sur du plus de 10% et la ce devient dur. Meme en marchant une telle pente n’est pas facile a descendre.

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Posté par Mathieu Le 3 novembre 2010 à 9:41

Comme dirait Kilian Jornet, il faut imiter le chamois. Plus facile à dire qu’à faire…

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Posté par julien Le 3 novembre 2010 à 11:20

surtout qu’il nous manque 2 pattes ! (et un ou 2 poumons pour pouvoir faire comme kilian…)

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Posté par Arnaud Le 3 novembre 2010 à 22:08

Pour essayer de garder des genoux (et des pieds) en état de marche, on peut faire des zigzags – c’est le conseil de Jason Robillard (the Barefoot Running book). Mais c’est clair que c’est pas hyper-compétitif!

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Posté par Laurent Le 10 novembre 2010 à 23:14

Pour moi l’image du chamois me va bien, ainsi que celle de l’avalanche qui dévale la pente, absorbant le relief, gommant les pièges.

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Posté par Myriam Le 13 novembre 2010 à 18:50

Et il y aurait peut-être une petite vidéo qui montre la technique?? ou la descente bien effectuée?

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