Défi



 

cinquième article de la série « Les amis de Wanarun sur Facebook parlent.. » avec Benjamin. Si vous avez aimez et que vous voulez donner la chance à Benjamin de gagner une tenue de running complète, cliquez sur le « J’aime » Facebook.

11 Octobre 2010 7H39- gare SNCF de ST Cyr l’école : Mon train quotidien rentre en gare, je finis de monter les escaliers les jambes un peu raides. Je le regarde ralentir et mon regard tombe sur les quatre lettres en haut de la motrice indiquant le nom de ce dernier : DEFI.

J’esquisse un sourire et repense à cette première année de vraie pratique de la course à pied qui fut en quelque sorte une succession de défis. Petit retour en arrière (ou flashback mais restons français)

24 Octobre 2009 9H : Me voilà au départ de ma première course à pied : les 10Km de St Cloud, la trouille au ventre certes mais pas d’objectif chrono car pas de temps référence ni même d’idée sur ma potentielle performance. Je me dis que finir sous l’heure serait déjà très bien car j’ai repris le sport depuis le printemps mais sans entrainement spécifique. Le coup de feu retentit et me voilà parti, un peu en queue de peloton car trop peur de me mettre dans le paquet de tête. Tout se passe bien et je remonte tranquillement à mon allure les concurrents, je finirais cette première course en 52’ et des bananes. Je suis sorti particulièrement heureux de cette première et décide m’y mettre un peu plus dans les mois qui suivent. Malheureusement l’hiver glacial que l’on a eu ne m’a guère motivé a sortir mes running et je reprends l’entrainement au printemps, tout en ayant eu le temps de regarder les méthodes d’entrainement et des blogs dédiés donnant multitude de conseils.

Une envie se fait ressentir, faire les classiques parisiennes de l’automne, à savoir le Paris-Versailles et les 20K de Paris. Pour cela je motive ma fiancée et nous participons aux foulées meudonnaises. J’ai choisi cette course justement en raison de son parcours car elle emprunte la fin de « l’effroyable » côte des gardes (à en croire différents récits).

Cette fois je m’échauffe un peu avant le départ et manque de louper ce dernier de justesse….bon coup de chauffe garanti mais que je vais payer cher dés le premier kilo car on commence justement par la fin de la côte des gardes (marrant de débuter par la fin, non ?). Au final un tracé magnifique dans la forêt de Meudon et un temps de 50 minutes et quelques cacahuètes (oui faut changer des bananes….)

Après cette course c’est décidé nous ferons avec ma femme (les plus attentifs auront remarqué le changement de statut que j’emploie, j’y reviendrais…) les deux classiques automnales cités ci-dessus. Nous nous concoctons alors un plan 10K en vue de préparer les foulées royales de St Germain en juin.

Cette préparation nous fit découvrir le travail par allure spécifique et la fameuse VMA (Vitesse Maximum Aérobie).Nous l’avons estimé via la méthode du « courir 3 minutes à fond et mesure la distance faite ». Assez approximatif mais suffisant pour les novices que nous sommes. Les entrainements s’enchainent à raison de 2 ou 3 séances par semaine, cela est très appréciable de pouvoir se libérer la tête du boulot (et des préparatifs du mariage) tout en partageant un moment avec sa conjointe.

Les semaines défilent et nous voilà déjà à St Germain, le 13 juin 2010, la pression monte car un peu de mal à se garer avant la course et donc échauffement en urgence (tout en retirant le dossard. Nous réalisons alors davantage que la préparation d’avant course est toute aussi importante que la course elle-même. Beaucoup de monde sur ce tracé mais une ambiance très sympa, c’est ça aussi la course à pied, les gens sont très avenants et on parle facilement, la bonne humeur est de mise.

Bon, ce n’est pas tout ça, mais on est là pour courir et atteindre nos objectifs : passer sous l’heure pour Mademoiselle (pas encore Madame à cette date là) et moins de 48’ pour moi. On part tambour battant avant de franchement ralentir au premier kilo (suite à des travaux dans le parc il y avait un goulet d’étranglement). Mais par la suite c’est beaucoup mieux, nous nous calons sur nos allure et Zou voilà la ligne d’arrivée et le temps tombe 48,01 pour moi et 59’55 pour la miss, pari gagné !

S’ensuit une période de repos car un autre sport est programmé pour début juillet et celui-ci est assez physique
quoi qu’on en die : le mariage. Ce dernier passé nous nous décidons début aout de se pencher sur la prépa des classiques et décidons de nous jauger sur une petite course nocturne de 8K dans le Berry où nous sommes de passage. Petite course avec 80 personnes au départ. Et là gros coup au moral, pas de jus, aucune bonne sensation ni de plaisir, nous finissons un peu dépité et déçus…….Reprise de l’entrainement pour moi et je découvre une autre des joies du « sportif », la blessure. Une douleur dans l’abducteur comme une déchirure ne me quitte pas et me force à ne pas courir durant tout le mois d’aout.

Début septembre tentative de course et cette fois c’est le nerf sciatique qui fait des siennes, décidément le sort s’acharne. Bon, je relativise et après un peu d’ostého c’est reparti. Ma motivation est d’autant renforcée que j’intègre dans le même temps un club de course à pied. Les entrainements se font non sans mal car horaires un peu chargés mais nous voilà déjà au 26 Septembre : Le Paris Versailles.

Première (très) grosse course, impressionnés par le monde et sans réel objectif nous prenons le temps de voir le départ des élites puis allons nous placer dans le peloton et partons….45 minutes plus tard. Nous sommes très prudents les premiers kilomètres car la cote des gardes (repérée une semaine plus tôt) est longue. Nous partons alors toujours sur nos allures respectives et zou rendez-vous à Versailles.

Le temps est très frais mais il ne pleut pas, c’est le principal. Nous retrouvons le tracé des foulées meudonnaises à la fin de la côte des gardes, c’est toujours sympa de retrouver un tracé déjà couru, on se sent plus confiants.
L’arrivée sur Versailles est super sympa mais longue (quelle ligne droite…..) Au final beaucoup de plaisir et une organisation bien rodée, à refaire !

Maintenant se profile le dernier objectif qu’est les 20K de Paris. Au départ enchainer les deux classiques me semblait infaisable puis ayant vu de nombreuses personnes ayant enquillés les deux sans souci nous tentons le coup. La récup post-PV est très bonne pour Madame mais plutôt mitigée pour moi, le dos me faisant souffrir dés le matin du PV les choses ne se sont guère arrangées.

Donc ces deux semaines sont assez légères en entrainement, juste de quoi garder la forme.10 Octobre 2010 à presque 10H…….Quel bordel, impossible d’aller sur le pont beaucoup trop de monde, ça pousse de tout les cotés, c’est de mauvais augure pour la suite. Pan, le départ est donné et nous pouvons enfin marcher (et non pas courir) sur le pont afin de franchir la ligne de départ. Cette dernière franchie nous partons chacun sur notre rythme définit et ça « roule » plutôt bien. Il y a du monde, certes mais on peut courir presque à son allure. Les kilomètres défilent facilement surtout avec le temps magnifique et les nombreuses animations.

Je bouclerai pour ma part ces 20 bornes en 1H40 et ma moitié plus difficilement en 2H. Celle-ci était très bien jusqu’au 16 mais après le Mur (et oui pas que sue sur le marathon). Ceci est attribué au fait qu’elle n’avait pas trop fait de sortie longue et que son organisme à peiné à supporter cette overdose de kilomètres. Quoi qu’il en soit nous finissons heureux (bien plus qu’au départ) cette édition du 20K de Paris qui clôture cette belle année.

11 Octobre 2010 7H40 – 2010 s’achève avec des souvenirs plein la tête, 2011 sera plutôt trail afin de découvrir d’autres terrains de jeux, en attendant, je monte dans le train prêt à affronter d’autres DEFIS (mais bon on va peut-être se reposer un peu avant de reprendre…..)

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