Découverte : ZEMgear, minimaliste et fun


 

Vous le savez, j’adore vous faire découvrir de nouvelles marques de chaussures, en cela le monde de la chaussure minimaliste est absolument merveilleux car chaque semaine voit connait son lot de nouveautés ou de découvertes. Un rêve pour le chroniqueur que je suis 🙂

Dans leur recherche effrénée du Graal (i.e. : une chaussure minimaliste qui reproduirait exactement la sensation de courir pieds nus – ce qui n’est pas gagné si on en croit l’étude du professeur Nigg : http://www.informaworld.com/smpp/content~db=all~content=a917224767~frm=titlelink) les barefooteux Américains essaient tous azimuts et rendent compte de ces essais sur leurs blogs ou des forums dédiés. Parfois, on frise le grand n’importe quoi, comme lorsque je vois être testées les chaussures que mettent mes enfants pour aller au lycée (Gola, PF Flyer, Feiyué …).

Et puis parfois on tombe sur de véritables pépites. Ainsi, c’est en parcourant ces forums barefoot que je suis tombé sur ZEMgear.

Et j’ai flashé … avant même de me demander si on pouvait vraiment courir avec. J’ai flashé sur le look, les couleurs, l’esprit, très bien résumé sur le site web de la marque. Ces chaussures ont vraiment un truc à part. A propos, elles n’ont pas encore de distributeur en France, si cela intéresse quelqu’un … dommage que ce ne soit pas dans mes compétences.

ZEMGear aux pieds

Les chaussures ZEMgear n’ont pas été conçues à l’origine pour courir mais pour protéger le pied de ceux qui veulent vivre pieds nus au jour le jour : à la maison, au gymnase, sur la plage pour jouer au beachvolley, faire du kite surf, du bateau etc etc etc. Et de fil en aiguille, certains se sont mis à courir avec, d’abord, sur la plage, puis sur la route … vous connaissez la suite.

Leur design est « ravageur ». Sur le modèle de type Ninja que je teste, le pouce est séparé des autres orteils, ce qui augmente la sensation de liberté de mouvement. Les bandes colorées n’ont pas qu’une fonction esthétique, elles assurent la stabilité du pied. Le chausson en Lycra élastique s’adapte à toutes les formes de pied. Le grip de la semelle est très efficace, tout en conservant une souplesse extraordinaire.

Aux pieds, elles sont très confortables. On se sent immédiatement à l’aise et on oublie vite leur présence. Je n’ai pas encore couru évidemment. De fait, j’aimerais d’abord les tester sur la plage – je vais bientôt me rendre au Cap Ferret – avant de me lancer sur la route où j’ai un peu peur de les abîmer, vu la conception de l’accroche du tissu sur la semelle (voir photo ci-dessous) mais comme je l’ai déjà dit la route n’est pas la vocation première de cette chaussure. ZEMgear est d’ailleurs en train de travailler sur un modèle mieux adapté à cette pratique.

Je les ai mises toute la journée à la maison et suis allé en salle de muscu avec. Franchement sympa, réellement l’impression d’être pieds nus.

ZEMGear la semelle

Il est possible de commander ces chaussures sur le site de ZEMgear. Plusieurs modèles sont disponibles, que je vous invite à découvrir.

A venir … essai sur la plage.

5 commentaires sur “Découverte : ZEMgear, minimaliste et fun”


Posté par Aurélie Le 6 octobre 2010 à 7:57

Je dois dire, en ce qui me concerne, que j’aime quant à moi, l’ingéniosité des barefooteux qui testent tout ce qui leur tombent sous le pied. Et je dois avouer aussi que je trouve les français très frileux et très réticents à sortir des grands équipementiers. Je perçois parfaitement l’incrédulité de mes interlocuteurs quand je leur annonce qu’une paire de chaussons de gym à 3 € peut parfaitement faire l’affaire… Ce doit être le fait de courir pieds nus et donc de m’être affranchie de toute semelle : dès que la chaussure n’a plus rien d’indispensable, on la considère comme purement accessoire et on la désacralise complètement. Actuellement, les chaussures dans lesquelles je me suis sentie le mieux pour courir chaussée sont précisément celles qui n’ont pas été conçues pour cela. Peut-être est-ce logique : Les équipementiers cherchent à séduire la plus grosse catégorie de clients. Et ce marché là est constitué de ceux qui courent en chaussure… Je pense donc que leur modèle leur sont destinés et qu’ils incluent donc la sensation —éminemment— rassurante d’un chaussage et d’une semelle protectrice qui sont l’inverse du barefoot. En dehors de ces considérations, le lien vers l’abstract de l’article du professeur Nigg m’a évidemment particulièrement intéressée ! Fred, as-tu eu l’occasion de le lire in extenso ?

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Posté par arlerond Le 6 octobre 2010 à 8:48

@aurélie c’est surement culturel ^^ mais pour le changement les français sont très très difficile. Dans bien des domaines le marchés international considère la france comme adoptant certaine mode ou innovations dans les derniers :/. Mais bon c’est pas plus mal surement ^^. En ce qui concerne la barefoot ou le minimalisme d’apres ma petite expérience (j’adore) mais je pense que ce n’est pas à mettre entre toutes les mains ( ou pieds en l’occurence); Car il faut quand même une certaine connaissance de sois de son corps savoir l’écouter pour s’imprégner de toute la quintessence du barefoot ou du minimalisme ( en général pour le running 😉 ) . tout ça pour dire qu’il faut quand même une certaine expérience ( c’est assez relatif 😉 ) dans le running pour ne pas entrer dans certains travers. Tout pour dire qu’on connait beaucoup de coureurs qui veulent juste courir sans se prendre la tête sur les types de foulées , les postures , ppg etc …. Tout ce qui pourrait amélioré leur confort en course même pour un footing. Il préfère laisser aux équipementiers le plaisirs de les sécurisés.C’est un peu comme l’automibiliste qui va braver tous les dangers sous pretexte que sa voiture représente le top de la sécurité Mais bon qu’on se le dise le meilleurs équipementiers qui est à même de nous perdre et de nous sauver à la fois c’est nous .

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Posté par Aurélie Le 6 octobre 2010 à 9:32

@arlerond. Je suis tout à fait d’accord avec toi mais je mets un bémol sur cette propension à choisir (et chausser donc) des runnings mi-minimalistes : Plus il y a de semelles, plus il y a d’épaisseur entre le pied et le sol, plus il y a de sensations d’amorti pour le coureur plus le risque de lésion est important. Courir vraiment nus pieds oblige le corps à s’adapter pour faire lui-même (en adoptant une foulée idoine) l’amorti. Offrir un sentiment de sécurité oblige donc à être très attentif à sa foulée : l’élément « correcteur » disparaît. J’en parle d’autant plus librement qu’avant de courir nus, je talonnais d’une façon épouvantable. Lorsque je rechausse, je dois toujours être très attentive pour ne pas retrouver cette foulée. Et lorsque je chausse mes vibrams sur terrains mous (sous-bois par exemple) : je talonne encore ! Or en courant pieds-nus (ou avec des semelles très très fines) évidemment je ne talonne plus. Je pense donc tout simplement que le mieux est l’ennemi du bien et que proposer des chaussures minimalistes qui offrent « une relative sécurité » est en réalité plus dangereuse qu’autre chose…

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Posté par arlerond Le 6 octobre 2010 à 10:15

@aurélie oui aurélie d’accord avec toi sur ce point de la semelle qui va induire une pose du talon

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Posté par CourirPiedsNus Le 6 octobre 2010 à 12:33

@fredbros @aurélie j’avais pensé un instant courir sur route avec les ZEMgear, que j’aurai prochainement. A la vue de la semelle, je pense effectivement que cette pratique-là leur assurerait une mort prématurée! Mon idée serait d’augmenter la protection au niveau de la semelle, soit en les portant avec des huaraches, soit en leur collant une fine semelle de type Vibram Cherry *directement* sur la semelle… Et puis bien sur, en tant que américain, je ne peux pas m’empêcher de commenter la frilosité française, par rapport aux modes outre-Atlantiques. Je vois au moins deux raisons que le phénomène barefooting/minimaliste prendra un peu plus de temps pour s’inscrire dans les pratiques courantes. Primo – le pragmatisme (grand frère sympathique du scepticisme ). « Montre-moi les arguments qui *prouvent* par A plus B que les chaussures de running provoquent plus de blessures que les chaussures minimalistes/pieds nus. » Des qu’il y aura des études (de source francophone!) qui _prouveront_ la supériorité des chaussures minimalistes, les sportifs français seront prêts à acheter ce que les équipementiers auront déjà rodé dans d’autres marchés moins frileux 😉 Secundo – le regard des « autres » Sans être sociologue, je constate un immense poids du regard de la société en générale, quand j’ose dévier des conventions établies. Aux Etats-Unis, c’est comme si l’on jouissait de plus de marge pour trouver chaussure à son pied (désolé!) et que l’on se gardait la possibilité d’expérimenter tout au long de la vie, jusqu’à trouver. La-bas, on peut passer pour un excentrique, mais ce n’est pas très pénalisant. Tandis qu’en France (et en Suisse, que je connais bien aussi) il est tellement facile de « choquer son entourage » et de se faire casser les pieds par les « bien-pensants ». Je vous raconterai un jour, si vous êtes sages, les comportements de nos voisins BCBG quand je me promenait pieds nus avec mon fils dans notre quartier… Enfin, je crois que le marketing jouera son rôle de lubrifiant de mentalité comme partout ailleurs. (Merci au marketeur chez Vibram qui inventa les FiveFingers en 2005!) A ce titre, des sites comme wanarun.net aideront à sensibiliser leur audience, même si finalement seulement un petit pourcentage de coureurs adopteront la pratique, à moyen terme.

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