Archive pour novembre 2009

Récupération : comment et combien de temps ?

Lundi 30 novembre 2009

Votre objectif de fin de saison (une corrida peut-être ?) approche et vous voulez être au top de votre forme sur la ligne de départ ? Et, sur-motivé par votre excellent chrono, vous comptez enchainer par un petit cross histoire de découvrir de nouvelles sensations… sauf que vous avez peur de ne pas avoir complétement récupéré ! Alors voici les résultats de 3 études scientifiques qui pourront peut-être (je dis bien peut-être) vous aiguiller sur la voie de la récupération.

Pour information, les 3 études ont été menées par (quasiment) les mêmes personnes, sur un même échantillon de 12 coureurs réguliers (9 hommes et 3 femmes), en analysant les performances réalisées sur 5 kilomètres sous certaines conditions. (Euh… 12 coureurs, c’est suffisant pour faire une étude et en tirer des conclusions fiables ?)

La 1ère étude s’intéresse à l’impact de la récupération active par rapport à la récupération passive, sur une période de 72h : Bosak A., Bishop P., Green M., & Iosia M. (2008). Active vs passive recovery in the 72 hours after a 5km race. The Sport Journal, 11 (3).

Les auteurs citent des études plébiscitant la récupération active, mais également d’autres études en faveur de la récupération passive. Alors qui croire ? Pour répondre à cette question et évaluer la différence entre les 2 méthodes, les coureurs réalisent un test de 5km puis, après 72h de récupération passive (sans activité physique), refont le test de 5km. Idem avec une récupération active de 72h (à base de 5 miles à 65%-75% de FCmax). Les temps de course sont alors analysés pour voir si les coureurs ont de meilleures (ou moins bonnes) performances après la récupération active ou passive. Là, l’idéal (ou tout du moins le plus simple) serait de voir une nette tendance indiquant que la méthode X est bien plus efficace que la méthode Y. Sauf que dans la vraie vie, ce n’est pas toujours aussi simple comme le montrent les résultats obtenus : entre récupération active et récupération passive, impossible de désigner une “meilleure” méthode. Sur 72h et 5km, dans les 2 cas, les coureurs récupèrent complètement. L’étude ne nous dévoile donc pas de résultats exceptionnels mais au moins vous savez que vous pouvez faire ce qui vous plait car le résultat sera le même (sur 72h en tout cas).

Pour lire le détail de l’étude, allez sur The Sport Journal.

La seconde étude ne s’intéresse pas à la méthode de récupération mais au temps de récupération en comparant les performances après 24h et 72h de récupération : Bosak A., Bishop P., Green M., Hawver G., & Iosia M. (2008). Comparison of 5km racing performance after 24 and 72 hours of passive recovery. The Sport Journal, 12 (4).

Donc on prend les mêmes (auteurs et coureurs) et on recommence. Un test de 5km, 24h de récupération, re-test de 5km. Idem avec 72h de récupération. Et là, roulement de tambours, les conclusions nous indiquent que 24h de récupération, c’est un peu juste : les performances sont en moyenne moins bonnes. Surpris ? Non pas vraiment… Par contre, il y a peu de différence entre les 2 tests séparés par 72h de récupération. C’est donc globalement une période suffisante pour réparer nos pauvres petits muscles et évacuer la fatigue du premier test. En moyenne, il nous faut donc plus de 24h pour complètement récupérer d’un 5km mais comme l’indique l’étude, ce temps de récupération est variable d’un coureur à l’autre. Libre à vous de vous tester et d’évaluer votre vitesse de récupération.

Pour lire le détail de l’étude, allez sur The Sport Journal.

La dernière des 3 études traite de l’immersion dans de l’eau froide comme méthode de récupération : Bosak A., Bishop P., Green M., & Hawver G. (2009). Impact of cold water immersion on 5km racing performance. The Sport Journal, 12 (2).

Qu’ont subi nos 12 cobayes cette fois-ci ? 2 tests de 5km avec 24h de récupération passive entre les 2, puis 2 tests de 5km avec également 24h de récupération passive sauf qu’immédiatement après le 1er test, ils ont pris un bain de 12 minutes dans de l’eau à 15.5°C. Ça rafraichit ! Par contre, quel est l’impact sur la récupération ? Visiblement, d’un point de vue global, ce n’est pas miraculeux, la récupération n’est pas complète mais elle semble tout de même meilleure que sans immersion. Cependant il y a tout de même 3 coureurs sur les 12 qui semblent tirer pleinement profit de cette immersion. Comme quoi, une fois encore, les résultats sont assez variables d’un individu à un autre.

Pour lire le détail de l’étude, allez sur The Sport Journal.

Ces 3 études donnent quelques éléments de réponse sur la récupération mais cela reste à mon avis assez limité tant les variables sont nombreuses. D’autres expérimentations mériteraient d’être réalisées pour compléter ces 3 études basées sur un test de 5km :

  • Globalement, on récupère bien en 72h mais pas en 24h. Et sur 72h, il n’y a pas de différence entre récupération active et passive. Mais sur 24h, y a-t-il une différence entre récupération active et passive ?
  • L’immersion dans l’eau froide ne permet pas une récupération complète en 24h. Qu’en est-il au bout de 48h ? Est-ce mieux que la récupération active ou passive ?
  • D’autres facteurs peuvent être introduits dans le processus de récupération : massages, électro-stimulation…

Enfin, quels seraient les résultats avec des tests sur de plus longues distances ? Pfff… j’ai pas fini de me poser des questions !

Mais si vous avez une méthode miracle (et légale ;) ), vous pouvez nous en faire part ? Merci !


Un marathon à Montpellier

Dimanche 29 novembre 2009

Grande première à Montpellier le 17 octobre 2010 – oui, il va falloir attendre un peu : un marathon ! Et un de plus pour notre France bienaimée ! Saluons chaleureusement cette initiative du Montpellier Athletic Mediterrannée. Au menu, un parcours 100% urbain qui visitera tour à tout anciens et nouveaux quartiers de la ville.

Le MAM – l’Athlétic pas la ministre ou ex d’ailleurs, je n’ai pas vérifié – souhaitant faire de cette épreuve, dès sa première édition, un Top10 a décidé de mettre de gros moyens dans l’aventure avec pléthore d’animations tout au long du parcours. Si le soleil d’arrière-saison est au rendez-vous, gageons que la course rencontrera rapidement le succès.

A noter une initiative très originale : en collaboration avec le CHU de la ville et dans le cadre d’un programme de prévention de l’obésité, 21 personnes en surcharge pondérale se relaieront sur un parcours adapté de 2 km pour couvrir ensemble la distance mythique.


Un coureur sans jambes…

Dimanche 29 novembre 2009

Voilà une histoire qui pourrait être un roman ou une nouvelle mais c’est malheureusement la réalité pour votre serviteur / rédacteur / webmaster / ce que vous voulez. Depuis plus de 10 ans, j’ai repris le judo, à raison de 2 séances par semaine en plus de mes séances de course à pied.

Durant toutes ces années, j’ai vu quelques petits accidents ici et là, à l’entrainement au club mais aussi plus souvent en compétition. Au club, rien de bien méchant, une entorse et une fracture du radius / cubitus. En 10 ans, l’ambulance n’était jamais venu jusqu’au club et voilà que vendredi dernier lors d’un randori aussi banal que les centaines que j’ai pu faire avant, la chute n’a pas été comme les autres. Pourquoi ce jour là, pourquoi juste à la fin de la séance, et surtout pourquoi moi… sûrement le destin…

Me voilà donc allonger au sol avec l’incapacité de faire bouger mon pied, le pied est désolidarisé du genou. Quand je tourne le genou, le pied ne suit pas… J’ai bien entendu un craque et j’ai tout de suite dit que c’était cassé…

Quelques heures plus tard, après un voyage en ambulance et un peu d’attente aux urgences de l’hopital central à Nancy, le verdict officiel tombe : Double fracture Tibia Péroné.
Voilà la radio

tibia-perone

Le Péroné est fracturé en haut c’est assez clair sur la photo et le Tibia en bas.

Me voilà donc complètement immobilisé sur un lit d’Hôpital…

Après sans aucun doute ma meilleure saison de course à pied, et plein de projets et d’envies pour l’an prochain, je vais déjà devoir réapprendre à marcher … mais avant de pouvoir marcher il va falloir patienter plusieurs semaines….


Littérature – Cimetière de pianos

Samedi 28 novembre 2009

peixoOù parfois le marathon vient se nicher là où on ne l’attend pas …

Cimetière de Pianos, du jeune romancier portugais Jose Luis Peixoto (Ed Grasset 2008), n’est pas un livre dédié à la course à pied. Loin de là. C’est le très beau récit à deux voix de la vie d’une famille portugaise du début du XXe siècle, famille désertée par la joie et plongée dans un deuil quasi-permanent. Récit énigmatique, difficile à suivre et qui ne se dévoile que très très progressivement après avoir parfois égaré le lecteur.  Mais, pourquoi donc parler de cet ouvrage sur Wanarun et quel est le rapport avec la course à pied ?

Francisco Lazaro, voilà le rapport ! Vous ne voyez toujours pas ? Vous n’avez pas de mémoire ou quoi ? Francisco Lazaro, c’est ce coureur portugais, l’un des favoris de l’épreuve, qui s’effondra mort au 30e kilomètre du marathon des JO de Stockholm en 1912. Et bien Francisco est l’une des voix du narrateur et le roman s’articule, non pas autour de chapitres, mais autour des funestes kilomètres que parcourut le malheureux marathonien.

Dans le roman, Jose Luis Peixoto, imagine un Francisco qui pense avoir trouvé la Martingale, avec un grand M, en s’enduisant le corps d’une graisse qui facilite sa pénétration dans l’air. Et effectivement, les premiers kilomètres lui donnent raison mais il fait chaud ce jour-là en Suède, très chaud …

Page 262 : “Des groupes de coureurs me dépassent. Je ne sais quel vent les porte.” … “je suis plus fort, plus fort et plus grand que la fatigue. Il y a longtemps que je connais l’instant où le corps dit : arrête, arrête. Mes jambes ne s’arrêtent pas. Arrête, arrête. Mais je continue à balancer les bras de part et d’autre de mon torse, comme si je donnais des coups de poing à l’air, comme si je luttais avec l’air et le rendais toujours plus faible, toujours plus proche de céder.”


Vrai Test – Lacets XTENEX – Introduction

Vendredi 27 novembre 2009

xtenexCocorico ! Un accessoire de running fabriqué … en FRANCE !!! Waow !!! Quelqu’un a osé priver de quelques emplois nos amis Chinois. C’est assez rare pour être souligné ! Voilà c’est dit. Ca fait chauvin, mais j’assume :-)

Je pense que vous connaissez tous aujourd’hui les lacets XTENEX. Cela fait plusieurs années, qu’Eric, son distributeur convaincu et passionné, arpente les villages départs des plus grandes épreuves pour vanter les mérites de son Lacet de Génie – c’est la pub qui le dit, ce n’est pas moi, pas encore tout du moins – et qu’il bâtit petit à petit son maillage Européen de revendeurs.

Pour les derniers ignorants, XTENEX, c’est quoi ? Réponse simple : des lacets autobloquants. Réponse détaillée : une âme en caoutchouc composée de brins de latex et gainée d’une enveloppe de polyester armée de noeuds effaçables et autobloquants.

Concrètement, pour les enfiler sur la chaussure, on étire les lacets, les noeuds s’applatissent, passent dans les oeillets, on relâche, les noeuds reprennent leur forme initiale et maintiennent le lacet en place. Ca paraît simple et pratique non ? (Pour ceux qui préfèrent le visuel : le site Xtenex). Plus de problème de serrage, plus de noeuds à faire et refaire avant les compétitions … Tout cela paraît alléchant non ?

Simple, pratique, alléchant … sur le papier mais en réalité ? Pour le savoir, rien de plus simple : un Vrai Test Wanarun. Et bien c’est parti !


Garminator II – Il revient et …

Jeudi 26 novembre 2009

Garmin 405 cx… s’excuse d’avoir manqué à ses devoirs les plus élémentaires. Alors, certes, oui il a déjà beaucoup usé d’encre pour vanter les mérites du Garmin ForeRunner 405cx mais il a complétement oublié d’évoquer une question fondamentale : peut-on utiliser la lunette tactile du 405cx sous la pluie ou avec des gants ? De saison, n’est-il pas ?

Alors ce matin, Garminator, ravagé par la mauvaise conscience, s’est levé de bonne heure pour se livrer à deux petites expériences dont il vous livre ici le résultat :

- Test CZ n°45A34 : aspersion du 405cx par le robinet de la cuisine, trempage des mains dans l’évier et tentative de manipulation de la lunette tactile. Résultat : Positif – la lunette tactile fonctionne parfaitement même s’il semble être nécessaire d’appuyer un peu plus fort que d’habitude. N’ayant pas de capteur de pression à ma disposition, cette assertion restera une impression subjective.

- Test CZ n°46B65 : après séchage du specimen en examen, consécutif à la réalisation du test CZ n°45A34, enfilage de gants en polaire (le test n’a pu être réalisé ni avec des gants en cuir, ni avec des gants en soie) sur les mains de l’expérimentateur et tentative de manipulation de la lunette tactile. Résultat : Positif - la lunette tactile fonctionne parfaitement même s’il semble être nécessaire d’appuyer un peu plus fort que d’habitude. N’ayant pas de capteur de pression à ma disposition, cette assertion restera une impression subjective.

Conclusion : le FORERUNNER 405CX peut être utilisé en automne et en hiver ! Cependant, il sera peut-être nécessaire de procéder à un renforcement musculaire des extrémités digitales de l’utilisateur.


Nouvelle version de Jiwok

Jeudi 26 novembre 2009

logo-jiwokJ’étais dans la confidence depuis un petit moment (presque un an déjà) et ils ont eu beaucoup de travail. Voilà la nouvelle version de Jiwok tant attendue est enfin disponible . Certains ont accueillis la nouvelle version avec fraicheur…

Effectivement, Jiwok est devenu payant mais de nos jours difficile de créer un service aussi complexe et innovant sans mettre un peu d’argent, la qualité a un prix et les gens qui bossent dérrière à plein temps ne peuvent le faire éternellement sans se verser un minimum de salaire.

D’autre part, proposer des plans d’entrainements sans avoir derrière un entraîneur diplomé d’état est relativement limite… La sur Jiwok, l’ensemble des coachs cumulent plus de 50 ans d’expérience dans les différents domaines de l’entrainement.

Personnellement, je trouve le design très réussi !

Le nouveau Jiwok

jiwok-home


Les Cocottes Codec ont gagné !

Mardi 24 novembre 2009

A prendre au 50ème degrés mais c’est un peu de la course à pied ; Fred vous en avait d’ailleurs parlé ici !

Les Cocottes Codec ont remporté le championnat de France de course en escarpins qui se déroulait vendredi dernier à la Bourse de Paris. Elles ont parcouru 180 mètres juchées sur des talons de 8 cm !


Hauts de Seine – avec un H majuscule

Mardi 24 novembre 2009

Revenons un bref instant sur les 8 / 16 km de Garches de dimanche.

Rassurez-vous, ça va être rapide, je voudrais juste, en fait, lever une ambiguité et le doute que j’ai senti poindre dans vos esprits lorsque j’ai écrit, dans l’un de mes articles, que c’était une course difficile et vallonée. Certains m’ont ri au mail. “C’est pas l’Alpe d’Huez Garches !”. Certes, certes, mais Garches c’est quand même ça :

courbe_12975

 

Alors, respect pour les participants non ? Surtout ceux du 16 d’ailleurs qui se sont gaufrés ces montées 2 fois chacune.

 

Et – c’est habituel, mais ça ne mange pas de pain de l’écrire – félicitations aux organisateurs : accueil des coureurs, ravitaillements, lots, T-shirt sympa – non, je ne redirai pas qu’il est mille fois mieux que les loques fournies sur certaines grandes épreuves parisiennes aux coûts d’inscription 10 fois supérieurs -, temps correct et bonne participation. Tous les ingrédients réunis pour une très belle course.

Un modèle ! Que certains organisateurs seraient bien inspirés de suivre.


Vrai Test : Saucony ProGrid Hurricane 11 – last chapter

Lundi 23 novembre 2009

“ON A GAGNE, ON A GAGNE, ON A GAGNE !!!”. YEAH ! Après cinq semaines d’un plan d’entraînement monstrueux (le 306 Bis d’Athlete-Endurance.com), j’ai, hier matin, atomisé mon meilleur temps aux 8km de Garches : 32 minutes et 13 secondes soit 2 minutes et 20 secondes de moins que ma dernière perf en date. Le tout avec mes nouvelles Saucony ProGrid Hurricane 11 dont j’ai entrepris le Vrai Test sur Wanarun il y a quelques semaines. Voilà donc venu le temps de rendre un verdict définitif sur ces chaussures.

progrid-hurricane-11-h2

“Votre Honneur, le jury, en son âme et conscience, reconnaît la prévenue coupable”. Coupable d’être une excellente chaussure ! “Le jury lui reconnaît néanmoins des circonstances atténuantes : la prévenue, atavisme génétique, n’a pas les capacités à emprunter chemins tortueux et sous-bois et est limitée à un usage exclusivement routier.”

Au risque de me répéter : quel régal sur la route !!! Au cours de mon plan 306bis, j’ai rencontré, entres autres joyeusetés, des séances passionnantes de 8×600m VMA ou encore des 6×4 minutes à 16km/h, sur piste ou sur route et partout, absolument partout, la Hurricane s’est révélée d’un dynamisme exceptionnel tout en assurant un amorti plus que correct !  

Et en compétition, même motif, même … résultat ! Une chaussure avec laquelle on peut vraiment Attaquer, avec un grand A, le bitûme à 15 à l’heure sans risque. Une chaussure qui suit votre envie de performances. Une chaussure dont je recommande vraiment l’achat et qui vous accompagnera dans vos progrès – j’ai gagné 5 minutes aux 10 km en quelques semaines.

Bien entendu, ce qui est possible et franchement bluffant sur des distances courtes (8 km en compét ou au maxi 70 minutes de jog dans mon plan) reste à démontrer sur des distances plus longues. Compte tenu du dynamisme de la chaussure, je la réserverais à des distances inférieures ou égales au semi même si j’ai bien envie de la tester sur le MDP 2010 – je pense qu’il va falloir que j’en rachète une paire – que j’envisage en 3h.




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