Archive pour août 2009

Match : X-Socks Run Speed One contre Kalenji Run 900

Lundi 31 août 2009

Si vous êtes un futur athlète des hauts plateaux en devenir qui chaque jour parcourez en courant et pieds nus, avec un sac à dos lesté, les 50 km aller-retour séparant votre village de votre école, STOP ! Ne lisez pas cet article, il n’est pas pour vous. Si en revanche, vous souhaitez assurer à vos petits pieds fragiles de runner, le confort et la protection qu’ils méritent, vous pouvez continuer la lecture.

Comme vous l’avez peut-être deviné, nous allons parler aujourd’hui de … chaussettes – j’ai failli d’ailleurs commencer l’introduction par quelque chose du genre “un article qui sent bon le …” mais je ne voulais pas être déjà lourd le jour de la rentrée. Et pas de n’importe quelles chaussettes : des chaussettes spécifiquement conçues et destinées aux runners, surtout les fans de longues distances. A ma gauche, Run Speed One, fabriquée par le spécialiste X-socks. A ma droite, Run 900, fabriquée par Kalenji, la marque running de Decathlon.

Je vous passe les détails techniques que vous trouverez sur les sites webs respectifs des deux fabricants. Quelques caractéristiques communes à ces deux modèles : chaussettes anatomiques (distinction pied gauche / pied droit), absence de couture, renforts protecteurs, tissages différents des mailles en fonction de la zone à protéger, canaux d’aération, fibres particulières réduisant les frottements et évitant ainsi les ampoules.

Premier Round – Les points négatifs : Egalité parfaite … ou presque. Pour maximiser leurs marges, les fabricants ne proposent qu’un choix réduit de références, ce qui d’ailleurs peut sembler curieux pour des produits si “techniques”. Ainsi, si vous chaussez du 44, vous aurez le choix entre un 42-44 pour la Run Speed One – donc quand vous l’enfilez sans l’ajuster, la protection du talon se retrouve sous le pied – et un 43-46 pour la Run 900 – là c’est l’inverse, la protection du talon se retrouve au niveau de la cheville. En tirant dessus, on finit par y arriver quand même mais bon, c’est quand même un peu pénible. Qui plus est, on ne fera pas croire à un scientifique de formation comme je le suis, qu’un matériau élastique ou amortissant, garde exactement les mêmes caractéristiques quand il est étiré ou comprimé – c’est de la physique élémentaire. Alors qui est lésé : le 42 ou le 44 ? le 43 ou le 46 ? Peut-être que je parle du 3e chiffre après la virgule, mais quand même.

Second Round – le prix : Egalité quasi-parfaite. Les 2 paires sont vendues aux alentours des 15 Euros. Pour se les procurer : passer chez Decathlon (ou en ligne) pour les Kalenji, en magasin spécialisé ou chez un concurrent de Decat pour les X-Socks.

Troisième Round – la tenue au lavage : Egalité. Ben oui quoi, c’est un critère important non ? Les deux paires, que personnellement j’alterne depuis 6 mois, dès que l’odeur le nécessite par exemple :-) , résistent parfaitement à des lavages fréquents à 30°C et ne perdent ni leurs couleurs, ni leurs caractéristiques.

Quatrième Round – le confort : très léger Avantage X-Socks en terme de thermique, car un peu moins épaisses, le pied restant plus longtemps “au frais”. Pour le reste, l’efficacité des renforts et des tissages différentiés (talon, coup de pied, orteils, protections latérales) est sensiblement identique. Les deux paires sont très agréables à porter.  Même sur des courtes distances. Je les utilise d’ailleurs en permanence, y compris lors de séances VMA courte.

Dernier Round – et en course ? : pour une fois la publicité ne ment pas ! Strictement aucun souci aux pieds sur de longues distances (le MDP2009 pour les X-Socks, des sorties de 30 km pour les Run 900), pas d’ampoules quelle que soit la chaussure ni même de simple sensation d’échauffement et ce sur toute la surface du pied emprisonnée par la chaussure. J’avais également, en prévision du MDP, testé des chaussettes double-peau, anti-ampoules, mais le confort offert tant par les Run Speed One que par les Run 900, est bien supérieur.

On va donc conclure sur une égalité entre les 2 paires, avec le petit regret que la Run 900, produite par Decathlon, ne soit pas vendue franchement moins chère, conséquence sans doute de la dynamique Qualité et Technique donnée à la marque Kalenji.


Résultats UTMB Ultra Trail du Mont Blanc 2009

Dimanche 30 août 2009

2008 fut l’année de la découverte et 2009 l’année de la consécration pour Killian Jornet. Alors qu’il est passé en deuxième position au premier checkpoint à Saint-Gervais derrière Dawa Sherpa. Il a ensuite fait cavalier seul jusqu’à Chamonix et arriva avec plus d’une heure d’avance sur le second.

Dawa Sherpa s’est arreté après le deuxième checkpoint aux Contamines.

Niko n’a pas pu terminé la course et a du s’arrêter pour hors délai aux Chapieux. Difficile pour un ex-pivot de Basketball de se reconvertir dans le trail.

l’UTMB est une course très exigente où même en arrivant au top de sa forme physique, il n’est pas sûr qu’on pourra finir.

Les 5 premiers aux scratchs sont

1 JORNET Kilian
2 CHAIGNEAU Sebastien
3 KABURAKI Tsuyoshi
4 CALMBACH Uli
5 TRIVEL Lionel

Voilà le résumé vidéo de l’AFP sur l’épreuve :

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Des champions à la pelle

Samedi 29 août 2009

Cette vidéo vient d’un pays d’Afrique où le fond est une religion. Un pays capable de faire un triplé aux championnats du monde d’athlétisme sur 10 000m (à Paris en 2003). Un pays où les champions sont des demi-dieux qui entretienne la légende du fond. Un pays ou même dans un sport individuel l’esprit d’équipe prend tout son sens. Un pays considéré comme le berceau de l’humanité.

Vous avez sans doute compris que je parlais de l’Ethiopie et de ses grand champions Derartu Tulu, Abebe Bikila, Mamo Wolde, Tirunesh Dibaba, Meseret Defar, Million Wolde ou Assefa Mezgebu mais surtout Kenenisa Bekele et Haile Gebreselassie.

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e-saga de l’été – Episodes 14 et 15/15

Vendredi 28 août 2009

Grande Soirée Spéciale e-saga aujourd’hui et, en prime time pour achever l’été en beauté : 2 épisodes en un ou un double si vous préférez, comme pour la dernière d’Urgences sur France 2 dimanche dernier. Un grand ouf de soulagement pour certains ! Enfin terminé ! Wanarun va retrouver sa vraie nature ! Pour les autres, espérons que la fin proposée leur plaira, sinon ils peuvent toujours faire comme ce grand amateur de littérature qui, systématiquement ne lit pas les derniers chapitres des ouvrages et imagine sa propre fin idéale pour ne pas être déçu. Tiens, j’ai une meilleure idée : vous pouvez vous-mêmes proposer une autre fin dans la rubrique commentaires. La meilleure proposition recevra un cadeau de la part de Wanarun. Ah ? On me dit que j’aurais dû demander avant à Manu, c’est lui le big boss du site, et que ce n’est pas possible. Désolé. Dans ce cas, la meilleure proposition aura droit uniquement à mes félicitations, ce n’est déjà pas si mal :-)

Résumé de l’épisode précédent : tout notre petit monde, à l’exception a priori de la mère de Steeve, qui, et de loin, semble continuer à préférer le bridge avec ses copines à la course à pied, tout notre petit monde, donc, revenons à nos moutons, est en train de courir, ou presque, dans le parc. A 20h04, la situation semble très claire. Les positions en course reflètent parfaitement les places sur la grille de départ : Priscilla et Steeve sont au coude à coude, au sens propre comme au sens figuré. Brad suit légèrement derrière avec une tendance subreptice à parfois visiter  les bas-côtés pour disparaître temporairement d’une vue toujours possible. Sharon est sortie de piste dès le premier tour mais reste sur le circuit. Positions figées donc, quand soudain à 20h04 … (pour mémoire, c’est la dernière phrase de l’épisode précédent).

… surgissent, en bout de ligne droite, comme venus de nulle part et en tous les cas bien malvenus, Pat et Matt Dugenou. “M…. !” est le premier mot qui vient naturellement à l’esprit de Priscilla et avec un M majuscule qui plus est. Impossible de les éviter à moins de réaliser un rapide 180° sur place suivi d’une bonne séquence de VMA bien longue mais après bonjour la réputation que les Dugenou ne manqueraient pas alors de lui faire sur les prochaines courses – courage fuyons … Déjà qu’ils s’étaient bien gargarisés en long, en large et en travers, de leur victoire au dernier Run and Bike, une plaie toujours pas refermée. L’affrontement semble donc inévitable mais il peut sans doute être retardé le temps de fourbir quelques armes.

Ralentissement général donc, à la grande surprise de Steeve qui commençait quand même à tirer la langue et qui, l’espace d’un bref instant, eut l’impression d’avoir des ailes avant qu’il ne se rende compte que c’était le rythme de sa partenaire qui avait baissé. Surprise aussi pour Brad, d’autant qu’ évidemment les quelques secondes nécessaires à ses neurones pour la bonne appréciation du phénomène le rapproche nt dangeureusement du duo et qui ne doit alors son salut qu’à un gros buisson heureusement et judicieusement placé là par un jardinier consciencieux. Surprise aussi pour Sharon, encore toute étonnée de voir les habitants de son buisson doubler brutalement et friser la surpopulation.

Attardons-nous un instant sur ce buisson pour ne pas avoir à y revenir par la suite. Du genre hydrangéa, en pleine floraison, bien entretenu et bien taillé par notre jardinier consciencieux, il offre une cachette idéale, aux yeux des promeneurs, à deux adultes raisonnablement constitués, sans nécessiter de trop grande promiscuité. Oui mais, comme vous le savez si vous avez eu le courage de lire l’ensemble des chapitres de cette e-saga, Brad est plus que raisonnablement constitué, le fruit d’innombrables heures de travail en salle de musculation. Sharon n’est pas spécialement obèse, bien au contraire, c’est une belle et grande brune, très sympa qui plus est, mais dans notre cas d’espèce, la promiscuité n’en devient pas moins une nécessité qui s’impose naturellement.

Priscilla a donc ralenti, ce qui n’est pas son habitude et se demande quelle attitude adopter face à ces fringants Dugenou dont elle devine de loin le sourire mielleux et entend déjà les remarques acerbes qui surgiront derrière d’inévitables paroles de circonstances. “Tiens, Priscilla, tu t’entraînes ce soir ? Tu n’aurais pas un peu grossi ? Tu as changé de partenaire ? … et patati et patata.” Le pire serait, évidemment, qu’ils s’incrustent et s’entraînent avec elle. Une idée lui vient à l’esprit. Elle pourrait s’arrêter, embrasser Steeve langoureusement, le temps que les Dugenou passent. Ils n’oseraient quand même pas s’arrêter et attendre ? Bof, pas géniale comme idée. Et en plus, cela pourrait donner quelque espoir mal conçu à l’autre pseudo-runner. Plus que 50 mètres …

Un détour par notre buisson où il se passe bien des choses que l’auteur ne peut passer sous silence. Après quelques instants d’embarassement réciproque bien compréhensibles, les langues commencent à se délier. “Euh ! Bjour” dit Brad. “Euh ! Bonjour” répond Sharon. “Fait beau ce soir non ?” dit Brad. “Oui, pas mal, ils avaient annoncé de la pluie mais ça tient” répond Sharon. “Ah ouais” dit Brad. “Oui” répond Sharon. Un dialogue entâmé donc sur les chapeaux de roue. “Il est bien taillé ce buisson, vous ne trouvez pas ?” dit … Sharon (je vous ai eu !). “Ah ouais” répond Brad.

Plus que 50 m donc entre le duo Priscilla / Steeve et les Dugenou et toujours pas de positionnement stratégique clairement défini. Le baiser langoureux, abandonné. Simuler un lacet défait ? Pas beaucoup mieux.

“Le buisson ! Le buisson !” Patience, j’y arrive. Visiblement, à retourner voir Priscilla pour rien, on a loupé pas mal de phases et de phrases du dialogue car en tendant bien l’oreille on en est maintenant à “Finalement, on pourrait peut-être quitter ce buisson et aller dîner quelque part non ?” alors qu’on en était resté précédemment au temps et aux compétences du jardinier … Chose dite, chose faite et nos deux seconds rôles de se lever et de s’en aller discrètement pour voguer vers d’autres aventures.

La rencontre entre Priscilla et les Dugenou est maintenant inévitable. “Matt, tu as vu ? C’est Priscillaaaaaa !”, là c’est Pat qui parle évidemment. “Ah oui, tu as raison ma chérie”, là c’est Matt. “Bonsoir Priscilla. Tu t’entraînes ce soaaar ?”, là c’est en choeur. “Oui”. “Tiens, je ne connais pas ton nouveau partenaire ? Tu ne cours plus avec Brad ?”. “Non”. “Tu ne nous le présentes pas ?”. “Steeve”. “Nous, c’est Pat et Matt Dugenou, Priscilla a dû vous parler de nous ? non ?”. Steeve, qui peine à reprendre son souffle, a à peine le temps de prononcer ”A vrai dire …”, que la réponse à cette question toute rhétorique fuse : ”Nous sommes les derniers vainqueurs du Run and Bike de … devant Priscilla et Brad”.

Priscilla, verte de rage, reprend alors la parole “Il faut qu’on y aille là, Steeve, on a une grosse séance ce soir.” “On peut s’entraîner avec vous ?”.  ”XXXXXX – censuré” pense Priscilla mais ne le dit pas. Steeve, qui voit là, une possible occasion de rendre son calvaire peut-être un peu plus supportable, on se sait jamais, acquiesce. “Alors, vous avez quoi au menu ?” minaude Pat. “14×200m en VMA, 5×6 minutes au seuil, 5×10 minutes à 85% de la VMA”. Un regard Dugenoutien échangé puis “Bon, alors on va vous laisser car nous on fait juste un petit footing de récupération, on se voit dimanche sur le 10 ?”. “Oui”. Et les Dugenou de poursuivre leur chemin très satisfaits de cette rencontre.

Sur ces entrefaites apparaît la mère de Steeve qui a visiblement délaissé un peu plus tôt que d’habitude ses copines de bridge – mauvaise perdante ?. N’y voyez surtout pas de combines entre une mère et son fils, le parc est simplement le chemin le plus court pour aller du club de bridge à la maison, lorsqu’il est ouvert. Apercevant son Steeve chéri, elle ne peut s’empêcher de s’approcher de lui, du couple sportif qu’il forme avec la Superbe. ”Bonsoir, ah ! Vous devez être la fameuse Priscilla, non ?”.

Cette dernière est en train de friser l’exaspération, entre ce boulet qu’elle doit traîner jusqu’à ce qu’il lâche enfin prise (il a tenu 4 minutes quand même pour l’instant, elle aurait pensé moins), les Dugenou qui lui ont définitivement pourri la soirée et maintenant, il ne manquait plus que cela, la mère du boulet qui va bientôt lui demander si elle sait repasser et faire la cuisine. Pitié !!! Il faut quand même qu’elle s’entraîne Priscilla ! Elle a un blason à sérieusement redorer.

Aussi lance-t-elle sans plus attendre son premier 200 m VMA plantant là Steeve et sa mère qui en restent tous les deux coi, Steeve le premier d’ailleurs, avec comme seule perspective pour le reste de la soirée un débat sans doute très animé, autour d’une bonne salade de tofu à l’effeuillée de betterave sur lit de wakame, sur les choix peu judicieux du fiston en matière d’élément féminin.

FIN ?

Non pas encore car c’est sans compter sur les surprenantes capacités d’une mère blessée, surtout lorsqu’elle est nourrie aux algues et autres spécialités bizarroïdes biologiques. Alors certes, elle ignore ce que VMA veut dire mais jamais on aura vu 200 m aussi rapide sur ce bout de ligne droite et jamais Priscilla n’aura vu une adversaire revenir aussi vite sur elle et surtout lui asséner une bonne paire de claques retentissantes suivie d’un tournage de talon d’une surprenante rapidité et d’un retour aussi rapide que l’aller. “Mon garçon, on rentre à la maison, maintenant”.

FIN

Remerciements : à tous ceux qui ont eu le courage de lire cette e-saga, en entier ou partiellement, à tous ceux qui ont commenté ou critiqué ainsi qu’à Claudine et Mauricette, les animatrices d’un estival après-midi atelier d’écriture à Bagnères de Luchon (promesse tenue).


UTMB : Ultra Trail du Mont Blanc 2009 départ imminent

Jeudi 27 août 2009

C’est à mon avis la course la plus dure sur le sol français. un trail de 166 km avec 9400 m de dénivelé positif. Killian Jornet, vainqueur de l’édition 2008, sera le grand favori de l’épreuve. Après avoir traversé la Corse via le GR 20, il est l’homme en forme du moment.

Mais il faudra aussi compter sur Dawa Sherpa (vainqueur en 2003, 2ème en 2008), un des grand monsieur de la discipline.

Sans oublier le sexagénaire mais toujours très régulier Marco Olmo double vainqueur en 2006 et 2007.

Le plateau de départ n’a jamais été aussi relevé depuis la création de cette épreuve.

Ils seront tous là, demain soir à 18h30 pour le départ !

Nous vous parlions il y a quelques temps de la Petite Trotte de Léon , sachez que les coureurs sont partis depuis hier matin.

Vous pouvez suivre le déroulement de toutes les courses sur le site dédié.

Bonne chance à tous et en particulier une petite pensée à mon ami Traileur Niko (un grand amateur de foot) qui portera peut être le Tee-Shirt Wanarun :)


Compléments Alimentaires, efficaces ou pas ?

Mercredi 26 août 2009

Une fois n’est pas coutume, je reprends ici un article que j’ai d’abord fait paraître sur mon blog perso BIO RUNNER . D’habitude c’est plutôt l’inverse … Mais, comme la diététique est un sujet qui me passionne et que l’audience de Wanarun est – nettement mais alors franchement nettement – supérieure à celle du blog, j’espère susciter quelques enrichissants débats. L’article en question donc :

 Pour vivre et courir, le runner a besoin d’apports quotidiens en vitamines, sels minéraux etc etc etc Vous connaissez le topo, évidemment, pas besoin de faire un dessin. Il est parfois tentant, en cas de carence avérée – ou pas d’ailleurs -, ou parfois juste par commodité, ou parce qu’on ressent une fatigue ou parce qu’on l’a lu dans une revue spécialisée  ou parce qu’on a gobé de jolies pubs aux promesses enthousiasmantes, à recourir à des compléments alimentaires de toutes sortes sous forme de cachets ou de gélules alors que logiquement et naturellement, ces éléments devraient être apportés à l’organisme par une alimentation équilibrée et en rapport de ses activités physiques et intellectuelles.

Est-ce une bonne idée ? La question mérite débat car des études scientifiques très récentes ont montré l’inefficacité de certains de ces compléments de par leur absorption trop rapide par l’organisme voire leur élimination quasi instantanée. La raison en est d’ailleurs très simple. Dans les aliments, ces éléments nutritifs sont combinés à d’autres éléments (des graisses par exemple) – appelés vecteurs – qui, dans l’organisme, se transforment en leur taxi, les déposent exactement là où il faut, les fixent convenablement et s’assurent de leur efficacité avant de les quitter. La majorité des compléments alimentaires artificiels actuels sont totalement dépourvus de ces vecteurs. L’élément nutritif est, en quelque sorte, livré à lui même au sein de l’organisme et finalement son effet n’est sans doute pas celui promis. Evidemment, les fabricants, les sérieux tout au moins, sont parfaitement au courant de ces résultats et leurs labos travaillent d’arrache-pied sur le sujet mais aujourd’hui la situation est sans doute moins belle qu’elle n’est vantée.


e-saga de l’été – Episode 13/15

Mardi 25 août 2009

Résumé de l’épisode précédent : nous sommes mercredi, il est 20h. Tous les protagonistes de l’histoire, hormis la mère de Steeve, qui préfère et de loin le bridge à la course à pied, sont, à titre plus ou moins officiel, présents dans le Parc où va se dénouer, n’en doutons pas une seconde, l’intrigue. Surtout qu’il ne reste plus que 3 chapitres, y compris celui que vous allez lire maintenant donc il ne s’agit plus de lambiner en route. 18km/h svp.

Flashback … Il est 19h59, Steeve vient d’arriver à la grille d’honneur du Parc et voit s’approcher, toute de jaune vêtue et telle une gazelle ailée – bizarre, il me semblait que les gazelles n’étaient pas jaunes et ne volaient pas … – la Sublime Priscilla. Qu’elle est belle quand elle court, ne manque-t-il pas de se dire. Ben oui, quoi, il faut bien qu’il se dise un truc de ce genre. Il ne va pas juste jeter un regard bovin à l’Apparition, encore un peu lointaine, puis regarder bêtement ses lacets de chaussure ou compter le nombre de barreaux de la grille d’honneur. Brad, s’est posté quelques mètres à gauche de l’entrée, derrière un massif de troënes, Sharon a préféré la droite et les thuyas. Immobiles, tels deux caryatides, les yeux aux aguets, ils observent alternativement la mobile et le statique. La mobile se rapproche de plus en plus du statique. Encore quelques mètres. Ca y est, la jonction s’est opérée.

“Bon, voilà le topo : 10 minutes d’échauffement à 14 km/h, 10*800m à 96% de la VMA, récup 5 minutes, 5*100m VMA, récup 10 minutes. Pas de question ?”, Steeve n’est pas certain d’avoir tout compris, en particulier ce qu’est la VMA. En revanche et malgré ses très maigres connaissances théoriques de la course à pied, il se doute bien qu’un échauffement à 14 km/h, qu’il aura déjà du mal sans doute à supporter, ne peut être suivi que d’une phase plus rapide et que VMA signifiera probablement, pour lui, la fin des haricots : Viens Mourir à l’Agonie ? “Pas mal tes chaussures, des N* ? Tu les as trouvées où ?”. Enfin, un sujet qu’il maîtrise à peu près, il a d’ailleurs bien mémorisé le speech du vendeur et se dit que le rejouer permettrait de retarder la fumeuse échéance de quelques minutes. Mais à peine le nom du magasin prononcé, que la Divine, tout à son entraînement, annonçe le top départ.

Et notre Steeve de commencer à courir, suivi de près par Brad qui devance d’une courte tête Sharon. Celle-ci prend rapidement un chemin de traverse autour du lac afin de rejoindre la petite troupe à mi-chemin. Le rythme s’élève rapidement. Steeve, pour le moment s’accroche mais on sent qu’il est à la limite de la rupture. Il se met en danseuse pour aborder le premier raidillon du parcours (euh ? le Tour c’est fini). Priscilla est quelque peu surprise par la ténacité de Steeve qu’elle estimait bien inférieure et en tous les cas incapable de supporter cette première montée. Subtilement, elle accélère. Steeve s’accroche, toujours suivi par Brad qui maintient l’écart. Sharon est presque arrivée à mi-parcours, normal ! elle a triché ! Steeve est encore plus à la limite de la rupture, mais l’Amour avec un grand A, à moins que ce ne soit la bêtise avec un petit b, semble le porter. On n’est plus seulement à la limite de la rupture, mais aussi à celle du miracle. Dans la descente, Brad, on se demande bien pourquoi, accélère et se rapproche dangeureusement.

Il est 20h04, Steeve court depuis 4 minutes à 14km/h et résiste toujours. Quand soudain …

FIN DE L’EPISODE

Comme on approche de la fin, il faut bien ménager le suspense …


Bilan des championnats du monde

Lundi 24 août 2009

Après une semaine de compétition, j’avais envie de faire un bilan sur les évenements de Berlin. Dans ce stade empreint d’histoire, une nouvelle page a été écrite.

Les sprinteurs

Rien à dire sur les faits, la performance est là. 3 médailles d’Or et 2 record du monde (presque aussi bien qu’à Pékin) pour Usain Bolt. Mais forcément dans un sport où l’ombre du dopage planne depuis quelques temps, les mauvaises langues se réveillent…

Personnellement, je ne pense pas que Bolt soit dopé, je pencherais plutôt pour un changement de morphotype. C’est mathématique plus on a des grandes jambes, plus on fait des grandes foulées, plus on court vite. Il faut juste trouver le bon rapport entre la taille et le dynamisme.

Les fondeurs

Bekele a encore fait un magnifique doublé 5000 m / 10 000 m avec une superbe bagarre avec Lagat sur le 5000 m. Pas de record du monde pour Bekele mais une suprematie qui meriterait autant de médiatisation que pour Bolt mais voilà dans les championnats du monde d’athlétisme, le sprint reste la discipline reine.

Les marathoniens

un marathon plus rapide qu’à l’habitude dans un championnat du monde. Les kenyans ont montré leurs suprématies chez les hommes et les chinoises ont fait un tir groupé chez les femmes (3 athlètes dans les 5 premières).

Ce qui m’a marqué

2 choses m’ont frappé sur le marathon :

  • le Kenyan Mutai (2ème sur marathon) qui vomissait dans le dernier kilomètre sans même s’arrêter de courir pour ne pas perdre sa place…
  • le Rwandais Disi en pleine détresse après 25 km en tête de course

Le marathon c’est dur même pour les professionnels…


(vrai) test : NIKE LUNAR GLIDE

Dimanche 23 août 2009

Avertissement de l’auteur. Que les lecteurs assidus de mes chroniques se rassurent tout de suite : je n’ai abusé ni de rosé ni de pastis en vacances, je n’ai pas chopé d’insolation à Biarritz, je n’ai pas pris de rocher sur la tête en rando dans les Pyrénées et je n’ai pas subi de pression de la part de Manu, le boss de Wanarun. Tout cela pour dire que c’est bien en mon âme et conscience personnelles que, pour une fois, je ne vais pas critiquer ! J’ai failli employer un superlatif, mais à ce stade de l’article, ça n’aurait pas été très crédible :-)

Voilà donc un peu plus de 3 semaines que j’ai la chance de tester les toutes nouvelles NIKE LUNAR GLIDE. Et quand je parle de test, il ne s’agit pas  de la gnognotte qui consisterait à enfiler les chaussures, à faire le tour du pâté de maison et à pondre 2 lignes vite fait du style : “amorti bien, dynamisme bien, 18/20″. Mais lisez donc plutôt : les 3 dernières semaines du plan d’entraînement 305 bis du site Athlete-Endurance, quelques footings complémentaires avec mon épouse et la participation à un 10 km officiel jeudi dernier (Ronde des Fleurs de Luchon 31) où j’ai accessoirement explosé mon record de plus d’1 minute 30. Au fait, je parle, je parle mais j’ai oublié l’essentiel qui est de préciser que malgré leur couleur (Cf photo), les Lunar Glide sont des routières pures.

J’ai donc pu évaluer ces chaussures en endurance (70 minutes max), en VMA, en seuil, en récup et même … en marche pour aller acheter l’Equipe au bistrot du coin. Si ça ce n’est pas du test ! Ah, effectivement, je ne peux prétendre à l’exhaustivité car, d’une part, je n’ai pu les tester sur piste en VMA (stades fermés en août), d’autre part, je n’ai pas trouvé les 2 heures et quelques minutes qui m’auraient permis de les tester sur marathon.

Je ne suis pas un familier de la marque Américaine, même si ma première vie de runner s’est exclusivement déroulée en Nike, mais c’était il y a plusieurs décennies, au Moyen-Age quoi. Souvenez-vous d’ailleurs, j’ai déjà parlé de cette première paire … que je mets toujours (cliquer ici). Je dois ajouter également que depuis que j’ai repris la course à pied il y a 2 ans, j’ai toujours préféré, après essai en magasin, d’autres marques. Comme quoi, le pari n’était pas gagné d’avance et j’étais sans doute le testeur idoine (une précision importante : mes mensurations 1m85 pour 64kg). Allez, trêve de plaisanterie, il est maintenant temps de parler des Lunar Glide.

Alors, les Lunar Glide, c’est d’abord un choc émotionnel esthétique en ouvrant la boîte (… je sais, c’est un peu fort alors relativisons un peu le côté émotionnel car on parle de chaussures et non d’un tableau d’Edvard Hopper ou de Jack Vetriano …). Un design à couper le souffle, un mélange de gris foncé et d’orange fluo, que la photo illustrant l’article ne rend pas assez et une finition impeccable. Bien entendu, je conçois que les tenants de la chaussure blanche puissent être un peu déroutés mais personnellement j’adoooooore !

Passée cette phase de contemplation, on finit quand même par les chausser, car on n’est pas là pour les encadrer ou les mettre sous globe. Et là, deuxième effet Lunar Glide, elles sont super confortables et super légères. Je ne vais pas dire qu’on s’y sent comme dans ses charentaises car ce serait peut-être manquer de respect aux concepteurs mais c’est bien l’idée. Disons simplement pour résumer que le pied y est fort à l’aise. Ce qui me change de mes paires précédentes.

On a contemplé, on a chaussé, OK, c’est bon, on est bien … et maintenant, on se prend une bière et on s’assied devant la télé. Euh ? Je ne crois pas non ! On va courir … Ah dur ! Et bien non, pas dur du tout justement car dès les premiers mètres on est surpris par l’exceptionnel amorti de la chaussure et ce dans tous les sens, oserais-je dire (horizontalement, verticalement, latéralement … j’espère que vous comprenez ce que j’écris sinon demandez-moi) donc un confort en fonctionnement aussi bon qu’au repos, ce qui, pour une paire de chaussures et quand même intéressant :-) On est également surpris par la stabilité qui aurait pu souffrir de cette dose massive de confort et d’amorti, ce qui n’est pas le cas. Un léger pronateur comme moi n’éprouve aucun souci avec ces chaussures universelles.

Et côté perfo alors ? En endurance, RAS, des chaussures indubitablement taillées pour les longues distances  sur route(confort, légèreté, amorti …) mais, et c’est là où cela devient intéressant, le dynamisme n’a pas été sacrifié au confort et que ce soit au seuil ou en VMA, la réponse de la chaussure est très bonne. Attention, je n’ai pas dit excellente quand même, ce ne sont pas des chaussures pour perfer sur 5 km ou sur stade mais le compromis confort-amorti / dynamisme n’en demeure pas moins d’un très bon niveau et sur des 30/30 par exemple, on ne perd pas les 5 premières secondes de la VMA à s’extraire de la ouate.

Alors, elles n’ont aucun défaut ces chaussures ? En fait … pas vraiment. Ah si ! Un tout petit et un petit. Le tout petit est que l’orange fluo de la semelle perd de sa superbe après quelques entraînement et si on veut continuer à attirer le regard, il faut nettoyer régulièrement. Le petit est plus gênant mais il n’est pas spécifique aux Lunar Glide : la semelle est gravillon-vore et si vous fréquentez trop les bas-côtés des routes, il vous faudra régulièrement vous arrêter pour décrocher les petits caillous de la DDE.

Comme vous l’aurez compris, sans que j’ai besoin de vous faire un dessin : je suis c-o-n-q-u-i-s ! Une dernière précision, ces chaussures sont également disponibles pour ces dames mais dans un coloris plus classique.

Nike LunarGlide + Homme

Nike LunarGlide + Femme


Resultats du marathon des championnats du monde

Samedi 22 août 2009

Après une première partie de course où le coupure Afrique de l’Est / autres pays n’a fait qu’augmenté. Dieudonné DISI, le Rwandais entraîné en France, est resté dans les premiers jusqu’au 28 km où il a craqué complétement. Le français Driss EL HIMER est resté pendant un long moment au contact des meilleurs. Mais le rythme imposé par les kenyans sur une base de 2h06 était difficile a suivre pour les autres coureurs. Seul les ethiopiens ont pu suivre le rythme. Abel KIRUI a accelléré lors des derniers kilomètres pour ne plus être rejoint.

Un temps superbe contenu de la chaleur…

Résultats du marathon homme des championnats du monde de Berlin  :

  1. Abel KIRUI KEN 02:06:55
  2. Emmanuel MUTAI KEN 02:07:48
  3. Tsegay KEBEDE ETH 02:08:35
  4. Yemane TSEGAY ETH 2:08:42
  5. Robert CHERUIYOT KEN 2:10:46



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