Archive pour juillet 2009

e-saga de l’été – Episode 6/15

Vendredi 31 juillet 2009

Résumé de l’épisode précédent : après avoir subi lazzi et quolibets suite à mon accès de mauvaise humeur introductif de l’épisode 5, je reprends les bonnes vieilles habitudes et résume : on ne peut pas dire que l’action ait beaucoup progressé mardi. Enfin, si, on en sait un peu plus sur Priscilla. C’est sûr qu’elle n’est pas commode, mais mettez-vous un peu à sa place. Se faire battre par le couple Dugenoux ! Il y aurait presque de quoi en perdre la raison.

“C’est quoi déjà son nom de famille au Steeve ?  … Brad, Steeve, le prochain c’est qui : Jason ? Donovan ? Je les collectionne, c’est pas possible. Ah oui, Profit, c’est ça. “Si tu veux faire du profit, t’appelles Profit” sur l’air des Cloches de Corneville, la sonnerie de portable la plus débile que j’ai jamais entendue. Alors comme ça, il court, il court le Profit. Mouais, jamais vu sur une course, encore moins sur un podium. C’est pas un lièvre que j’ai tiré là, tout juste un vieux lapin boîteux et myxomatosé” … Telles étaient les aimables pensées qui animaient la douce et tendre Priscilla.

La dite douce et tendre fit donc une recherche rapide sur le web et découvrit bien vite le manque de résultat, au sens propre comme au sens figuré, du dénommé Profit en matière de course à pied. “Un dragueur, encore un, et qui ne sait pas courir qui plus est. Y en a marre de tous ces mecs à la c..  Ouh là, vu son regard bovin, en plus, il croit en ses chances le bougre. Pitié !!! Mon Steevie, va falloir t’accrocher”.

Sur ces pensées toujours aussi aimables, la douce et tendre décida qu’il était temps de passer à l’attaque et de régler son compte à ce pauvre Steeve, opération qu’elle estimait des plus aisées mais qu’elle eut, pour on ne sait quelle raison, hormis de faire subir à d’autres une bonne Dugenoux, l’envie de savourer et de faire durer.

Première offensive : un post-it collé sur l’écran de son entreprenant voisin , pendant la pause-déjeuner ” Temps de passage. A respecter ! 1er kilo : 3′30, 2e kilo 7 … 10e kilo : 36′10  ” Pas un mot de plus, pas de merci évidemment.

Deuxième offensive : et deuxième post-it, cette fois collé sur le combiné du téléphone “Il FAUT qu’on s’entraîne une fois ensemble. Mercredi soir 20h, grille d’honneur du Parc”. Ca lui laisse deux jours pour mariner dans son jus.

Déjà pas mal pour un début. La tête qu’il va faire en revenant.

FIN DE L’EPISODE 6

Nous qualifierons cet épisode, assez court, je vous l’accorde, d’épisode de transition, une sorte d’étape de repos pour permettre à l’action de mieux rebondir dans l’épisode suivant. Rendez-vous mardi alors …


Adidas SuperNova Séquence II : la nouveauté

Jeudi 30 juillet 2009

Après vous avoir présenté la Lunar Glide de Nike, la ProGrid Razor de Saucony, nous voilà sur l’un des nouveaux modèles d’Adidas.

La SuperNova Sequence II

Et pour une fois, je vous montre plus précisement le modèle femme. En effet, les équipementiers n’ont que ce mot à la bouche : La femme. Loin d’être poussé d’une soudaine envie de s’occuper du sexe faible, il y a derrière ce intêret récent une logique économique simple.

En effet : la femme est l’avenir du running :

  • Les courses exclusivement féminine
  • Les jupes qui débarquent dans les vétements de running
  • Les modèles de chaussure spécifique pour la femme

Alors qu’il y a quelques années, les equipementiers se suffisaient à mettre un peu de rose et faire des chaussures plus petites. Il y a maintenant clairement des études sur la spécificité physique des femmes.

Voilà une vidéo explicative sur les nouveautés :

http://www.dailymotion.com/videoxa0lch

Mesdames, Mesdemoiselles, dépêchez-vous !

Mercredi 29 juillet 2009

Il ne vous reste plus que 2 jours pour vous inscrire à la Parisienne et bénéficier des nombreuses attentions proposées par l’organisation. Passé le 31 juillet, il sera certes toujours possible de s’inscrire, jusqu’à atteinte du quota de 15000 participantes, mais de dossard personnalisé, par exemple, point !

La Parisienne vous est exclusivement réservée, vous les femmes (non, je n’écoute pas Julio en boucle …). Sur ce parcours de 6 km en plein coeur de Paris, aux pieds de la Tour Eiffel, vous n’aurez pas à subir la cohabitation avec tous ces vantards prétentieux qui hantent habituellement le bitume en tenue de runner.

Pour la deuxième année consécutive la marque Nike est partenaire de la compétition et se propose de vous accompagner en tant que coach personnel.

C’est ainsi qu’ont été organisées par la marque Américaine plusieurs séances d’entraînement auxquelles plus de 400 apprenties ou confirmées coureuses ont participé dans la joie et la bonne humeur. Certes ces séances ne sont maintenant plus d’actualité mais Nike continue à être présent à côté des Parisiennes au travers de conseils spécifiques sur le web (équipement, diététique, étirements …) mais également au cours d’animations lors du village départ des 11 et 12 septembre : cardio, renforcement musculaire … encadrées par des coaches de la marque.

Alors Mesdames, Mesdemoiselles, la Parisienne est faite uniquement pour vous. Participez !


e-saga de l’été – Episode 5/15

Mardi 28 juillet 2009

Résumé de l’épisode précédent : qu’on soit clairs entre nous ! A ce stade du récit, soit vous êtes fan, auquel cas vous n’avez pas besoin que je vous rafraîchisse la mémoire, soit vous détestez et ne suivez pas, donc pourquoi diable devrais-je me fatiguer à résumer à chaque fois ?  :-)   

Elle jubile notre Priscilla, elle jubile car elle l’a bien vue cette fine ligne rouge qui, telle une couronne d’épines, a brièvement ceint le front de ce balourd de Brad. Brad (soupir) … Comment diable, avait-elle pu partager tant de courses – et même beaucoup plus d’ailleurs car affinités … physiques, tout au moins – avec un type incapable de déchausser lors de l’avant-dernier relais du Run and Bike de Valenbergues alors que la victoire en catégorie couple mixte senior était en vue. Se faire doubler par les Dugenoux dans le dernier kilomètre ! La honte ! Ils étaient bien contents les Dugenoux sur le podium.  Oh oui, ils étaient bien contents, tous sourires… Quand elle y repensait !

Et cet idiot avec ces “Je m’excuse, ma Pripri, je m’excuse, je ne comprends pas ce qui s’est passé” répétés à l’envi, jusqu’à l’écoeurement. Quelle humiliation ! Les Dugenoux ! Une véritable tragédie dont elle ne s’était pas encore remise, quinze jours plus tard. Une telle honte, qu’elle avait dû changer ses horaires et parcours d’entraînement pour se mettre à l’abri des regards moqueurs et sarcastiques que les habitués du Bois de Meilleurg n’auraient sans doute pas manqué de lui jeter. Une star déchue, de la pitance pour les vautours, voilà ce qu’elle était devenue, par la faute de cet abruti.

Visiblement, l’idiot n’avait pas compris que c’était fini entre eux. Fini ! F-i, fi, N-i, ni. Elle avait pourtant était très claire avec lui. Certes, pour ne pas rajouter de colère à l’humiliation, surtout devant le photographe appointé par l’organisation, elle était restée très stoïque, très très stoïque ce dimanche-là … trop stoïque. Pourtant, ce n’est pas l’envie de gifler l’idiot sur place qui lui avait manquée mais elle avait su se maîtriser. Bien entendu, de retour à l’appartement, la soupape avait lâché et elle lui avait signifié clairement qu’il était dorénavant persona non grata et que jamais, elle ne partagerait sa vie avec l’homme qui avait permis la victoire des Dugenoux au Run and Bike de Valenbergues. J-A-M-A-I-S. Et l’idiot étant ce qu’il est, elle avait dû en remettre une couche de finition le lendemain devant témoins pour enfoncer plus profondément le clou.

Et voilà que Monsieur Muscle osait se repointer. Parce qu’elle avait bien compris que ce n’était pas le travail qui l’avait amené là. Mais qu’est-ce-qu’il espérait ? Il n’avait toujours pas compris ? Après le coup qu’elle venait de lui faire, là, juste devant ses yeux, franchement, s’il ne pigeait pas, c’était à désespérer des capacités des quelques neurones qui se battaient en duel sous sa boîte cranienne.

Brad, out, elle allait maintenant devoir s’occuper de Steeve …

FIN DE L’EPISODE 5

Dans le prochain épisode, nous découvrirons, ce que Priscilla entend par “s’occuper de Steeve”.


Nicolas Sarkozy fait un malaise en courant : Analyse

Lundi 27 juillet 2009

Attention : cet article n’a rien de politique. Le but de cet article est de profiter de ce fait divers largement médiatisé (quoi ? vous n’êtiez pas au courant ?) pour faire quelques rappels sur les risques de notre sport favori : la course à pied. Merci d’éviter tous débordements au niveau des commentaires. je n’hésiterai pas à supprimer les commentaires politiques, seuls les commentaires sportifs et constructifs ont lieu d’être.

Hier, comme vous je n’ai pas pu passer au travers de cette information de la plus haute importance : Nicolas Sarkozy a fait un malaise vagal durant sa séance de jogging du dimanche matin. Sur la forme et sur la personne, l’information ne m’intèresse pas, il aurait fait le même malaise pendant une réunion avec Barack Obama, nous n’aurions pas du tout abordé le sujet.

Mais il faisait son petit jogging du dimanche matin (sans Carla) et cela change la perspective.

Nicolas Sarkozy a 54 ans et pratique régulièrement la course à pied. Son avantage par rapport à nous coureurs amateurs c’est qu’il fait son jogging entouré de plusieurs personnes et que s’il lui arrive un problème, l’hélicoptère du SAMU arrive assez vite.

J’en profite donc pour rappeller que la course à pied est un sport qui demande beaucoup à votre corps et que cela peut  être considéré comme un sport violent, il faut donc faire attention avant de le pratiquer.

L’avatange de la course à pied c’est qu’il est possible de prendre ses baskets et de partir courir près de chez soi pas besoin d’un gymnase, d’un dojo, de personnel d’encadrement mais on court un risque. Je ne veux pas être fataliste mais je vous conseille d’être vigilant, de faire un examen de contrôle avec votre médecin traitant pour vous assurer que vous êtes apte à la pratique de la course à pied.

Ne prenez pas votre santé à la légère, faire du sport c’est bénéfique mais il faut que même s’assurer que vous ne souffrez pas de contres-indications.

De plus, tout le monde a un téléphone portable, donc quand vous sortez seul je vous conseille de le prendre avec vous, ça peut être pratique en cas de problème.


Résultats de la 6000D 2009 et une vidéo

Samedi 25 juillet 2009

Ils se sont levés tôt ce matin pour participer à l’un des plus beau trail de l’été : la 6000D un trail mythique à la station de ski La plagne.

La nouveauté 2009 à l’occasion de la 20ème édition, les organisateurs ont créé une nouvelle épreuve l’ultra 6000D. la 6000D c’est donc deux épreuves :

  • la classique 6000D : 60km – 6000mD+/-
  • L’Ultra 6000D  : 110km – 8800mD+/-

Voici les résultats de l’ultra 6000D:

  1. Grassi Fabrice 12h17m03s
  2. Paquier Patrice 12h32m59s
  3. Marques David 13h05m19s
  4. Ancian Hervé 13h16m34s
  5. Espitallier Michel 13h16m47s

Voici les résultats de la classique 6000D:

  1. Sherpa Dachhiri Dawa 5h44
  2. Brun Aurélien 6h01
  3. Maroud Marc 6h03
  4. Barthes Serge 6h09
  5. Reyt Martin 6h10

Vous pouvez trouvez la liste complète des temps ici

En écrivant cette article je suis tombé sur une superbe vidéo de l’édition 2008 :

http://www.dailymotion.com/videox69k59

e-saga de l’été – Episode 4 / 15

Vendredi 24 juillet 2009

Résumé des épisodes précédents : Steeve est tombé sous le charme de sa collègue de bureau Priscilla (promis, je ne le dis plus). Cette dernière, pour quelle sombre raison, nous l’ignorons encore – les plus perspicaces d’entre vous l’ont sans doute deviné – lui demande de lui servir de lièvre lors des 10km de St Sauveur les Trois Vicomtes. Steeve s’empresse d’accepter. Le tout sous les yeux de Brad qui n’avait rien à faire là.

Peut-on dire de Steeve qu’en ce jour béni ou maudit, c’est selon, nous verrons au chapitre 15, il avait trop parlé ? Une analyse sémantique rapide de son dialogue avec Priscilla ne laisse entrevoir que trois mots – ce n’est pas énorme comparé à l’étendue du vocabulaire français – dont il aurait éventuellement pu se passer : Bien, Endendu et Oui. Bien associé à Entendu lorsqu’elle lui demanda s’il comptait participer aux 10km de St Sauveur les Trois Vicomtes et Oui lorsqu’elle lui posa la question de savoir s’il voulait lui servir de lièvre dans cette course. Si l’amour est aveugle, il ferait bien parfois d’être muet.

Evidemment, et tous ceux qui ont suivi les premiers épisodes de cette saga l’ont sans doute compris, je ne pense pas que ce soit une révélation, d’ailleurs le contraire nuirait fatalement au suspense des 11 épisodes restants, Steeve ne court pas, en tous les cas pas au niveau de l’être qu’il désire le plus au monde. (Note de l’éditeur : il a été demandé fermement à l’auteur d’abréger le suspense relativement aux rapports de Steeve à la course à pied et ce pour éviter une lassitude des lecteurs qui ne sont quand même pas des idiots).

Attention, quand même, Steeve n’est pas un gras du bide boudiné, genre quintal de graisses trans, sinon il n’aurait pu faire illusion ne serait-ce que l’espace d’une micro-seconde. Bien au contraire ! Steeve est svelte et élancé, moins bronzé que Brad cependant, caractéristiques qu’il doit, non pas à la pratique d’une activité physique intense, mais simplement à l’alimentation végétalienne concoctée par sa mère, passionnaria du bien-manger et pourfendeur de la malbouffe. Pour résumer et parodier une célèbre publicité des 70’s, Steeve ressemble à un coureur mais ce n’est pas un coureur … sauf à considérer que 45 minutes pépère au Parc Monceau le dimanche en font un spécialiste de la dite activité ou qu’une demi-heure de squash le jeudi midi puisse remplacer une bonne séance de fractionné.

Mais alors, qu’aurais pu répondre Steeve aux questions de Priscilla ? C’est facile à dire qu’en gros il a dit des âneries mais vous auriez fait quoi à sa place ? Hein ? Il aurait pu, mais ce n’est qu’une suggestion, dire qu’effectivement les 10km de St Sauveur les Trois Vicomtes étaient l’une de ses courses favorites mais que, malheureusement et à son plus grand désarroi, ce qui le mettait d’ailleurs dans un état proche de la dépression, son filleul faisait sa communion ce dimanche-là (il ne pouvait pas attendre une semaine Là-Haut ? franchement, il a l’éternité pour lui) ou qu’il devait accompagner sa mère (voilà un jeune homme bien comme il faut !) à un congrés consacré à la culture du navet biologique dans le Quercy ou encore qu’il devait aller chercher à la gare une vieille tante en visite (voilà encore un jeune homme très bien comme il faut, chevaleresque, qui sacrifie ses passions aux devoirs familiaux). Toutes réponses qui auraient pu lui éviter ensuite ce Oui à la fameuse question dite du lièvre. A propos, vous aurez bien évidemment noté que Priscilla ne lui a pas encore demandé d’être son Lapinou, il y a donc encore un peu de boulot.

Il aurait sans doute mieux valu qu’il use de l’une ou l’autre de ses réponses pré-fabriquées, car pour servir de lièvre, il va fatalement falloir courir au moins aussi vite voire plus vite que l’ensorcelante sauf à trouver une excuse qui tienne la route d’ici là (il n’avait quand même pas l’outrecuidance de penser que Priscilla en tant que femme courait nettement moins vite que lui et que le tour serait facilement joué !). En dernier recours, il a toujours la … gastro. C’est simple comme un coup de fil, très pratiquée au bureau les veilles de soldes ou de départ en vacances et relativement invérifiable à condition de bien jouer le jeu le lendemain avec une bonne mine de déterré – tiens, une excuse dont Brad ne pourrait user. Mais conquête de la sublime et gastro ne semblaient pas à Steeve très compatibles. Donc, fi de l’excuse, il allait devoir courir.

FIN DE L’EPISODE 4

Dans le prochain épisode, mardi, nous découvrirons que Priscilla est une fille très organisée, que Brad médite – n’exagérons pas trop, disons qu’il rumine – et que Steeve et bien … suspense !


Un demi mea culpa … mes Supernova et moi

Mercredi 22 juillet 2009

Il y a quelques mois de cela, sans être dans une période particulièrement rebelle, je vous faisais part de mes “doutes” – et je pensais d’ailleurs à l’époque que le mot était faible – relatifs à mon dernier achat en matière de chaussures (ceux qui souhaitent se rafraîchir la mémoire peuvent cliquer ICI).

Il ne leur reste plus que 200km à faire avant d’être remplacées, ce qui ne devrait plus tarder, aussi est-il temps de dresser un petit bilan de ces Adidas SuperNova Sequence. Evidemment, vous avez vu le titre de l’article donc vous vous doutez que mon avis a un peu – beaucoup – passionnément (rayer la mention inutile) évolué. On dit que seuls les imbéciles ne changent pas d’avis. Comme je ne pense pas en faire partie …

Côté négatif – eh ! j’ai dit un demi mea culpa, pas un mea culpa complet quand même – je trouve qu’elles serrent quand même un peu trop le milieu du pied et que dans l’ensemble, elles sont un peu “raides”, on a parfois l’impression que la semelle ne peut se plier pour épouser le mouvement du pied, mais sans doute est-ce la contrepartie à leurs qualités de maintien. Leur usage est également à restreindre au bitume pur et dur. Evitez les chemins gravillonnés car sur ce type de revêtement, le système ForMotion, dont nous reparlerons, devient rapidement inefficace dans la mesure où des gravillons viennent s’insérer dans l’interstice séparant la semelle du talon du reste de la semelle. A noter également, qu’elles m’occasionnent en permanence des cloques légères mais heureusement insensibles aux 3e orteils de chaque pied alors que, d’après le vendeur de l’époque sur le stand Adidas de l’expo Semi de Paris, 1 taille 1/3 au dessus-de ma pointure ville était pile-poil ce qu’il me fallait.

Côté entre les deux pôles (positif / négatif) : pas grand chose à dire sur des aspects tels que dynamisme, réponse etc etc etc … Ne courant pas le marathon en moins de 2h30, je ne m’estime pas suffisamment spécialiste pour prétendre noter avec impartialité ces caractéristiques. Rien de rédhibitoire néanmoins sur le sujet. J’ai disputé trois 10K officiels et elles ne m’ont pas posé de problème de ce côté là.

Côté positif : je n’ai plus de tendinite aux tendons d’Achille ! S’il fallait un argument pour me convaincre, c’est bien celui-là. Plus besoin de s’échauffer pendant 5 km avant de faire un … 10 officiel, plus de raideur au réveil. Il y a bien longtemps que cela ne m’était pas arrivé. Alors quoi remercier : la chaussure sans aucun doute puisque rien d’autre n’a changé dans ma façon de courir hormis ma consommation abusive de baies Goji, mais cela m’étonnerait que les bestioles rouges y soient pour grand chose, le système ForMotion (indépendance de la semelle du talon par rapport au reste de la semelle) qui permet au pied de bouger “naturellement” (raideur de la semelle non comprise) ou le fait que pour la première fois, tout simplement je cours avec des chaussures pronateurs ? That’s the question !

Le kilomètre zéro approchant à grands pas, la question qui se pose maintenant est de savoir si je vais racheter des Adidas SuperNova. A vrai dire, je ne sais pas encore. Je n’ai plus envie de retomber sur une paire qui me tendinise mes Achilles (n’insistez pas, je ne vous donnerai pas le nom de la marque Japonaise que je maudis à tout jamais) mais en même temps, j’aimerais un peu plus de confort et un peu moins de raideur … Si vous avez des idées.


Allure et vitesse : la différence

Mercredi 22 juillet 2009

C’est la question de débutant par excellence et il est donc bien normal que nous l’abordions à un moment ou à un autre. Quand on débute en course à pied, on parle souvent la vitesse à laquelle on court : 10km/h puis 12km/h… Mais après quelques entraînements avec des personnes plus expérimentés, on s’apercoit que tout le monde parle de son allure.

La différence est simple : la vitesse c’est bien mais en course à pied c’est pas vraiment facile à manipuler en calcul mental.Personnellement je fais beaucoup de calcul mental quand je cours : des projections, des moyennes,… et si je devais passer par la vitesse ca serait pas facile.

La vitesse c’est simplement le nombre de kilomètre que l’on peut faire en un heure.

L’allure c’est un peu l’inverse, c’est le nombre de minutes qu’on met pour faire un kilomètre.

Exemple : je cours a 10km/h est mon allure est de 6min/km

je pense que là vous commencez à comprendre la petite subtilité, c’est plus simple de se projeter.

En général les parcours sont marqués tous les kilomètres, il suffit de jeter un oeil sur un simple chronomètre pour savoir le temps qu’on a mis pour faire le dernier kilomètre. La lecture de l’allure sur le chronomètre est instantanée.

Admettons que je cours à 6min/km, je dois faire 11km c’est instantané : 1h06min

Voila un petit tableau d’allure qui permet de projeter le temps final en fonction de votre allure et de la distance.

Allure Vitesse 3000m 5000m 10km 15km 20km Semi 30km Marathon
6′00″ 10.00 18′00″ 30′00″ 1h00′00″ 1h30′00″ 2h00′00″ 2h06′34″ 3h00′00″ 4h13′10″
5′45″ 10.43 17′15″ 28′45″ 57′30″ 1h26′15″ 1h55′00″ 2h01′18″ 2h52′30″ 4h02′37″
5′30″ 10.91 16′30″ 27′30″ 55′00″ 1h22′30″ 1h50′00″ 1h56′02″ 2h45′00″ 3h52′04″
5′15″ 11.43 15′45″ 26′15″ 52′30″ 1h18′45″ 1h45′00″ 1h50′45″ 2h37′30″ 3h41′31″
5′00″ 12.00 15′00″ 25′00″ 50′00″ 1h15′00″ 1h40′00″ 1h45′29″ 2h30′00″ 3h30′58″
4′45″ 12.63 14′15″ 23′45″ 47′30″ 1h11′15″ 1h35′00″ 1h40′12″ 2h22′30″ 3h20′25″
4′30″ 13.33 13′30″ 22′30″ 45′00″ 1h07′30″ 1h30′00″ 1h34′56″ 2h15′00″ 3h09′52″
4′15″ 14.12 12′45″ 21′15″ 42′30″ 1h03′45″ 1h25′00″ 1h29′39″ 2h07′30″ 2h59′19″
4′00″ 15.00 12′00″ 20′00″ 40′00″ 1h00′00″ 1h20′00″ 1h24′23″ 2h00′00″ 2h48′46″

e-saga de l’été – Episode 3/15

Mardi 21 juillet 2009

Résumés des deux épisodes précédents : Steeve est tombé sous le charme de sa nouvelle collègue de bureau Priscilla – ça se voit non ? sinon relisez plus attentivement, je ne peux pas être plus explicite. Celle-ci n’en a cure jusqu’à l’apparition soudaine et inattendue de son ex, Brad.

“- Tu pourrais me servir de lièvre, j’aimerais battre mon record de l’an passé ?” lui demanda de but en blanc Priscilla.

Brad n’avait pas perdu une miette de ces paroles. D’un naturel bronzé, quoique dans son cas le terme naturel fut franchement peu adéquat, son visage ne sembla pas trahir d’émotion particulière. Mais un observateur plus averti du caractère quelque peu ombrageux du bellâtre n’eut sans doute pas manqué d’observer l’apparition soudaine d’une fine ligne rouge à la racine des cheveux, signe chez lui, non pas d’une intense réflexion dont il était bien incapable mais d’une manifestation externe d’un accès contenu de très mauvaise humeur.

Car, jusqu’à présent, c’était lui, le seul, l’unique Lapinou à sa PriPri (note du traducteur : le lièvre de Priscilla). Proposer à ce … ce … ce …, le terme idoine ne lui venait pas – avec un peu plus de culture intellectuelle, car côté physique il était bien doté, il eut pu employer freluquet ou encore paltoquet par exemple – donc proposer à ce … de Steeve Profit, de prendre sa place auprès de sa PriPri à lui, de partager avec elle ces kilomètres de bitume, de lui ouvrir la route tendrement, comme si on lui déroulait amoureusement un tapis de fleur, de la précéder pour effacer tous les menus obstacles qui pourraient se dresser devant elle – papier gras, bouteilles vides, peaux de bananes et autres tubes de gel – de l’encourager tout au long du chemin “vazy vazy vazy, t’es la meilleure, tu vas gagner, vazy, vazy, vazy, vazy !”, de la porter vers la plus haute marche du podium, ce piédestal sur lequel, lui, Brad, la vénérait depuis des années. Non vraiment, demander tout cela à ce … de Steeve Profit, c’était vraiment trop … enfin trop … si vous voyez ce que Brad aurait pu dire avec quelques neurones en  plus.

Steeve, sans aucun doute, troublé par cette soudaine, mais bien agréable par ailleurs, ne l’ignorons pas, promiscuité, n’eut pas la présence d’esprit de s’enquérir des bases chronométriques sur lesquelles pensait courir l’extraordinaire, la sublime, la divine Priscilla. Toujours sur son petit nuage, il fit, comme de bien entendu et comme vous l’avez aisément deviné à ce stade du récit, une réponse positive marqué d’un excès un tantinet superflu d’enthousiasme : “Sans problème ! A nous deux on va le pulvériser ce record !”. Aussi soudainement qu’elle s’était approchée de lui et sans un mot de plus, Priscilla retourna s’asseoir non sans avoir toisé Brad au passage. Le dit Brad qui tourna aussi sec les talons et repartit d’où il était venu, muet mais certainement sans en penser moins, avec les mots dont il avait la maîtrise.

 Steeve, dont on sait maintenant qu’il lui faut toujours un peu de temps pour redescendre sur terre après de telles stimulations, mit, comme d’habitude quelques minutes à retrouver ses vrais esprits et se replongea dans le travail, de sombres affaires de contentieux entre entreprises à démêler, si possible, au profit, des clients du cabinet. Ce n’est qu’en se rendant à la cantine qu’il se mit réellement à réfléchir aux conséquences de propos prononcés lors d’un état que le terme second serait bien trop faible pour caractériser.

FIN DE L’EPISODE 3

Dans l’Episode 4, nous découvrirons, sans doute dans le détail et pour ne plus y revenir par la suite, car je ne vais jamais réussir à tenir 15 chapitres en prétendant vous les énoncer à chaque fois au suivant, ces conséquences et nous retrouverons aussi la mère de Steeve que nous avions délaissée. Rendez-vous vendredi.




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