Archive pour mai 2009

Sport de jeunes !

Dimanche 31 mai 2009

Pendant que certains sur Wanarun se préparent à jouer aux vedettes du petit écran, d’autres (i.e. : votre serviteur) se sentent obligés de participer à des compétitions de course à pied, histoire de savoir de quoi ils parlent quand ils rédigent des articles :-) Doublement obligés même quand la compétition du jour est organisée par leur club.

Et, pas de bol, un 10 km, support, qui plus est, du championnat des Yvelines. Autrement dit, une course ultrarapide – pour les premiers s’entend – avec un parcours en ville exigeant car comportant nombre de faux plats et de virages à 90°, relance quand tu nous tiens.

Bref, vraiment pas un truc pour les vieux comme moi (42). “Encore un sport de jeunes, ma bonne dame !”. Vive les semis et les marathons, au moins on peut gérer sa course. J’avais pourtant mis au point une super stratégie : partir vite, terminer vite et entre les deux, maintenir l’allure en courant … vite.

Partir vite, pas de problème, c’est ma spécialité, surtout partir trop vite. 4 premiers kilomètres devant mes camarades de club – sauf le coach, son alter ego et un hésitant entre la perfo et les potes – qui d’habitude me mettent mini 5 minutes dans la vue sur un 10. Mais ensuite, le bât a commencé sérieusement à blesser et les phases courir vite et finir vite se sont agrégées en il-faut-terminer-même-si-on-est-à-la-ramasse et que tous les collègues te passent devant.

Au final, je bats, magré tout, d’une minute ma meilleure perf mais me situe toujours franchement très loin des quelques ambitions que j’aurais pu éventuellement nourrir après les 4 premiers kilos. J’ai oublié de préciser que cette scène s’était bien entendu déroulée, à distance plus que respectueuse du champion des Yvelines et du kenyan de service. Précision d’importance qui relativise la minute. 

Définitivement un sport de jeunes le 10 K.


Partageons nos idées : Les nouvelles régles du sport que le plus riche gagne

Samedi 30 mai 2009

J’ai été invité à participer à l’émission “Partageons nos idées” sur BFM TV, le sujet nous concerne puisqu’il s’agit du sport et plus précisement : “Les Nouvelles règles du Sport : que le plus riche gagne !”

Les invités en plateau : Pierre Fulla (Journaliste) & Michel Moulin (Ancien directeur sportif du PSG et fondateur du 10 Sport).

les thêmes qui seront abordés : Le dopage, la technique au service du sport,…

Pour ma part, j’interviendrai ponctuellement en visionconférence avec d’autres internautes.

Vous avez des arguments sur ce sujet, n’hésitez pas à laisser des commentaires… l’émission commence à 19h et durera une heure

BFM TV est disponible sur la TNT Gratuite chaine 15.


Plans d’entraînement – Le Grand Décryptage – Chap 3 : les débutants

Jeudi 28 mai 2009

Les plans débutants s’adressent aussi bien aux vrais débutants qui n’ont jamais couru de leur vie sauf après leur rêves ou leurs illusions qu’à ceux qui tels des adeptes de la nicotine ne cessent de re-commencer à courir entre deux arrêts. Les plans débutants ont un gros avantage, ils ne font pas appel à un management complexe de pourcentages de FCM ou de VMA et il est donc inutile d’emmener un ordinateur de poche pour gérer les séances : un chronomètre à la seconde sera le seul outil de travail.

Je passe rapidement sur les préliminaires : vous avez vérifié auprès de votre médecin référent que la course à pied ne pouvait vous faire du tort, vous avez bien évidemment acquis une paire de chaussures dédiée à cette activité sur les conseil d’un vendeur avisé et vous avez revêtu une tenue adéquate. Vous voilà donc prêt à courir …

Sauf qu’avant de courir, vous allez marcher … car les plans d’entraînement débutants comportent en fait plus de marche que de course même si leur structure est tout à fait similaire à celle d’un plan compétition avec une phase d’échauffement, une phase de fractionné, une phase de récup et une phase d’étirement. Vous allez donc marcher, je l’ai déjà dit, car le but de ces plans est de vous amener très progressivement à être capable de courir en continu sur une durée voisine de la vingtaine de minutes. Lorsque vous aurez atteint ce seuil, vous ne serez plus débutant. Les experts des magazines et des sites web recommandent en général deux séances par semaine (une le week-end, une en milieu de semaine).

La phase d’échauffement est d’une simplicité biblique : 15 à 20 minutes de marche à pied à allure soutenue, sans aller jusqu’à vous prendre pour Y.Diniz.

La phase de fractionné qui suit aura une durée à peu près équivalente (15 à 20 minutes) et va consister à alterner course – à votre vitesse ! celle qui vous convient – et marche. Certains plans préconisent de démarrer à 30s de course / 30s de marche puis d’allonger progressivement de 5 secondes la phase course tout en diminuant d’autant la phase marche. Cette augmentation ne peut se faire que lorsque les durées précédentes vous deviennent “faciles” – on s’entend … ne brûlez surtout pas les étapes. Il vaut mieux “stagner” pendant trois semaines à 15 minutes de 40/20 que de passer directement à 50/10 et de tirer la langue au bout de 5 minutes. Comme vous l’aurez compris, car il vous reste des souvenirs de mathématiques du primaire, au bout de plusieurs semaines, vous arriverez à une alternance de 60 secondes de course / 0 s de marche pendant 15 à 20 minutes. Ca y est !!! Vous êtes capable de courir 15 à 20 minutes sans vous arrêter. Pour savoir comment progresser à partir de là, rendez-vous au chapitre suivant :-) .

D’autres plans peuvent proposer d’augmenter la durée de course continue tout en maintenant une durée de récupération. Par exemple, en gardant toujours 30 s de marche entre les phases de courses, on va augmenter la durée de course jusqu’à 3 minutes – par paliers – voire 5 minutes. Le principe général reste cependant le même.

Pour certains spécialistes, le plan “débutant” se poursuit au-delà des 15-20 minutes en continu en augmentant progressivement la durée de course continue jusqu’à 30 minutes mais c’est un débat d’expert …

Après la phase de fractionné, des étirements suivis d’une marche de récupération d’une dizaine de minutes ou une marche de récupération suivie d’étirements … Je ne me prononcerai pas sur l’ordre car lorsqu’on parle du moment favorable aux étirements dans un entraînement, on ouvre la boîte de Pandore des avis-de-ceux-qui-savent.

J’ai omis de préciser que le choix de l’aire d’entraînement doit être relativement judicieux : du plat avec de grandes lignes droites est préférable à une montée de col quand on débute.

La réussite d’un plan débutant passe par beaucoup de patience, ne pas griller les étapes même si c’est fastidieux et que vous pensez être capable de mieux faire, beaucoup de sérieux, le respect des deux séances hebdomadaires et surtout l’oubli du regard des autres ! Evidemment que vous allez vous traîner au début et que beaucoup vont vous enrhumer, évidemment que certains rieront sous cape de vous voir vous arrêter toutes les 30 secondes mais oubliez tous ces fâcheux – ceux qui en général de toute façon se contentent de tourner en rond à la même vitesse une fois par semaine et ne progresseront jamais – car c’est Vous qui êtes dans le vrai et un plan débutant bien réalisé est la meilleure introduction qui soit aux plans compétition.


Mizuno Wave Rider 12 : le test

Mercredi 27 mai 2009

Cette article est réalisé en collaboration avec la boutique en ligne
Sportshop.fr, Sportshop nous a fourni cette paire pour que nous réalisions le test. Le test a été effectué par Olivier (1h24 sur semi-marathon, 62 kg et une foulée pronatrice). Les Mizuno Rider 12 modèle 2009 sont disponibles chez Sportshop.fr au prix de 139 euros.

Cela fait maintenant une bonne dizaine de jours que mes nouvelles Mizuno Rider 12 attendent tranquillement leur première sortie, la faute à une blessure. Celle-ci n’étant bientôt qu’un mauvais souvenir, et ayant obtenu le feu vert du médecin, je vous livre ici mes
premières impressions sur ce modèle.

Au sortir de la boite, l’impression visuelle est qu’elles ne sont pas spécialement belles à mon goût, n’étant pas fan du mélange bordeau brillant/gris. Ceci étant dit, passons aux choses un peu plus sérieuses. Je vérifie leur poids: 313g pour la gauche et 315g pour la droite pour une pointure de 42.5, c’est donc conforme à ce qui est annoncé mais néanmoins un peu supérieur à ce que j’ai habituellement aux pieds.

Mettons les aux pieds. Comme d’habitude avec cette marque, elles sont ne sont pas très larges, ce que j’apprécie, et il faut un peu les délacer. Une fois dedans, c’est une sensation immédiate de grand confort. Le laçage est facile, la chaussure donne déjà l’impression
d’épouser parfaitement la forme du pied. Je me fait même la réflexion que si je dois me blesser à nouveau au tendon d’achille, ça ne sera pas à cause d’un contact répété du talon avec l’arrière de la chaussure. J’en aurai la confirmation quelques minutes plus tard…

C’est parti pour le test sur route. Je suis tout d’abord très surpris par la qualité de l’amorti surtout au talon. C’est parfait, moi qui relève d’une blessure à cet endroit, je n’en attendais pas tant. Un passage accidenté et caillouteux permet de se faire une idée de la stabilité de la chaussure. Pas de soucis, on peut mettre le pied où on veut sans risquer une entorse! Le pied ne se retrouve pas non plus à se balader partout dans le chaussure lors de virages serrés. On peut donc prendre des appuis puissants, les sensations sont très bonnes.

Je m’attendais à ressentir une certaine lourdeur pour cette qualité d’amorti mais non, la chaussure est plutôt légère, mais aussi bien dynamique, l’énergie est bien restituée même si ce n’est pas comparable aux modèles de compétition évidement. Je place ensuite une
accélération brusque puis ralentis tout aussi violemment plusieurs fois. La chaussure reste souple, absorbant rapidement les ondes de chocs et je n’ai pas ressenti d’effort supplémentaire à fournir ni de gène anormale lors de l’allongement de la foulée. Je n’ai pas non plus été obligé de ‘taper des pieds’ lors de la décélération. Je tourne encore quelques dizaines de minutes à allure footing et j’en oublie presque que j’ai des chaussures neuves. On s’y fait vite c’est très bien! Fin de l’entrainement. Aucune ampoule à déplorer.

Mon verdict à chaud sur ces chaussures sera le suivant: amorti et confort sont pour moi les points forts de ce modèle, stabilité et souplesse sont également excellents. Le dynamisme étant aussi au rendez-vous, il devrait s’imposer comme référence en matière de polyvalence, la combinaison de tous ces éléments n’étant pas vraiment évidente à trouver. Cette chaussure est donc un excellent compromis.

Je la conseillerais plutôt pour l’entraînement régulier (footing lent et rapide, résistance douce) surtout si vous êtes un coureur léger qui faites principalement des sorties sur terrain dur, et que vous votre foulée ne nécessite pas une correction importante. Quant à la
longévité de ce modèle, nous le saurons dans quelques mois!


Merrell Oxygen Challenge : ASO a frappé fort

Mardi 26 mai 2009

Ce week-end avait lieu le Merrell Oxygen Challenge dans la station du Lioran au coeur du Cantal. ASO (l’organisateur) qui organise entre autre le marathon de Paris et le semi-marathon de Paris voulait se lancer dans d’autres types de courses : les courses natures / montagnes / trail.

Au delà d’une simple course, ASO a mis en place un véritable challenge avec des épreuves de trail mais aussi de VTT. 14 courses dans ses deux disciplines du trail de 75 km jusqu’à de la montée de dénivelés purs en 6 minutes. ASO n’a pas ménagé les candidats et en particulier ceux qui ont fait plusieurs épreuves pour être classé au challenge.

Et le pari est largement rempli, plusieurs milliers de participants, des parcours splendides et des athlètes de haut niveau qui sont venus participer à cette première édition.

Le trail de 20 km, qui était le plus fourni en coureurs, a montré toute sa technicité, les meilleurs réalisant un temps de 1h46. Les participants ont été surpris par la difficulté du parcours et par la beauté des paysages. l’un d’eux m’a dit « je reviendrai ici avec ma famille, c’est une région magnifique ».

Le trail de 75 km a consacré les meilleurs de la discipline au prix d’une bagarre de presque 10 heures. Après un mano à mano sur tout le parcours, Dawa Sherpa s’impose devant Thomas Lorblanchet.

Au regard de cette première édition, le Merrell Oxygen Challenge risque de devenir une des épreuves de référence sur le sol français.


Run and Biz au quartier d’affaires …

Lundi 25 mai 2009

Les beaux jours reviennent et au quartier d’affaires ils et elles sont de plus en plus nombreux à profiter de la pause casse-croûte de la mi-journée pour effectuer quelques foulées sur l’esplanade ou dans les parcs à proximité. On y croise :

- le/la saisonnier(e) : il ou elle vient de se rendre compte que m…. ! la plage c’est dans deux mois et que l’hiver a plutôt été prolifique. On le/la reconnaît à ses bourrelets pour les uns / rondeurs pour les unes et à une vitesse de déplacement peu élevée. “Qu’est-ce qu’ils disent déjà dans Jog+ ou Voilà, 40 minutes mini avant de perdre un gramme. Pffffff ! ”

- le mates-mes-pecs-et-mes-abdos, exclusivement masculin celui-là, il fréquente essentiellement les rues à terrasses aux heures de pointe dès que la température dépasse un nombre de degrés suffisant pour qu’il ne paraisse pas trop stupide à courir torse nu.

- les on-n-a-pas-fini-la-réunion-mais-on-va-courir-quand-même, ceux ou celles-là courent forcément en groupe et continuent à bosser tout en courant. Si vous êtes intéressés par les bilans, les inputs, les CFD, n’hésitez pas à leur emboîter le pas surtout qu’ils ne sont pas à la VMA car ils arrivent toujours à parler.

- les ami(e)s ou du moins supposé(e)s tel(le)s durant la journée de travail, eux et elles aussi courent en groupe, eux et elles aussi blablatent en courant mais les sujets de conversation ne volent pas au même niveau. Si vous recherchez un enrichissement spirituel tout en courant, vous pouvez éviter de les suivre sauf si vous aimez le foot ou les misères du petit dernier.

- le ou la je-cours-mais-je-reste-à-fond-dans-le-taf n’est pas évident à reconnaître au premier abord car il n’a pas de signe distinctif hormis un petit bourrelet dont la localisation est variable mais qui de temps à autre émet une sonnerie. Il est donc nécessaire de le pister afin de repérer ses arrêts intempestifs. Il ou elle parle aussi mais pas en courant. Un vrai spécialiste du fractionné en tous les cas.

Et puis, bien entendu on rencontre aussi celui ou celle qui s’isole avec son MPx pour faire un vrai break, ceux ou celles qui, au sein d’un club CE, s’entraînent comme des pros, ceux ou celles qui courent toute l’année régulièrement et sérieusement mais comme on les rencontre aussi le dimanche matin, on ne va pas leur consacrer un article.


Plans d’entraînement – Le Grand Décryptage – Chap 2 Bis …

Dimanche 24 mai 2009

Et bien voilà, je viens de relire les articles que j’ai déjà rédigés et je m’aperçois avec effarement que j’ai omis une foultitude de choses. Résumer en quelques articles l’entraînement au running alors que celui-ci fait l’objet de moults ouvrages passés, présents et à venir n’est pas chose aisée et parfois la volonté de simplifier devient l’ennemie de l’exhaustivité. Pour ne plus y revenir, quelques trucs en vrac qui me traversent l’esprit :

- L’entraînement ce n’est pas courir le maximum de kilomètres par semaine ou mois. Voir plus bas. Si certaines préparations à des courses de longue durée nécessitent de manger du bitume, c’est loin d’être le cas pour la plupart des compétitions. Un échauffement de 20 minutes suivi de 3000m en fractionné (ex : 3 x 1 km) puis un léger décrassage peut apporter bien plus que de courir 30 km.

- On a vu qu’à la VMA (désignée par “100% de VMA” dans les magazines), la fréquence cardiaque est à sa FCM. Cette relation n’est pas vraie à l’arrêt. En effet, à 0% de VMA, le coeur bat toujours, sinon je pense qu’un appel d’urgence au SAMU s’impose. Plus sérieusement, la relation entre VMA et FCM est quand même schématiquement une relation de proportionnalité.

- Les muscles possèdent plusieurs types de fibres (IA, IIA, IIB …) qu’on a l’habitude de classer en deux catégories : lentes et rapides. L’aptitude à l’effort prolongé est lié au pourcentage de fibres lentes. L’entraînement peut permettre aux fibres de changer de catégorie et donc d’adapter la musculature aux nécessités du sport pratiqué.

- On a vu l’importance de l’oxygène dans toutes nos affaires de running. Surtout la relation entre VO2Max et FCM. Et bien, la respiration ça se maîtrise et ça se modifie aussi avec l’entraînement : coordination avec le geste sportif, efficacité des muscles respiratoires …

- L’entraînement ne peut se contenter d’une répétition à l’infini d’un même exercice par trop régulier du style, je cours une heure tous les dimanches à 11 à l’heure. Le résultat ne pourrait être alors que la capacité à courir à cette vitesse durant ce temps. L’entraînement se doit d’être varié et de proposer des exercices de durée, de vitesse, de résistance … variables. On le verra largement par la suite.

J’ai sans doute encore oublié d’autres choses importantes mais il me paraît plus que temps de rentrer réellement dans le vif du sujet et de commencer le décryptage des plans d’entraînement classiques. Pour commencer, le plan “débutant”. Rendez-vous d’ici le milieu de la semaine.


Haile Gebreselassie ne sera pas aux mondiaux

Samedi 23 mai 2009

Haile Gebreselassie a annoncé qu’il ne participerait pas aux championnat du monde d’athlétisme à Berlin du 15 au 23 âout 2009.

Ni sur marathon, ni sur 10 000 m, Haile, le recordman du monde du marathon, quadruple champion du monde sur 10 000m (1993, 1995, 1997, 1999), préfère se concentrer sur le marathon de Berlin du 20 septembre.

2 choses me viennent à l’esprit (une positive, une négative) :

Haile se focalise sur une seule date preuve qu’il est très difficile à très haut niveau de multiplier les performances, signe d’un corps sain.

Par contre, même si la raison n’est pas clairement abordée, il est fort probable qu’il est beaucoup plus rémunérateur de battre un record du monde du marathon sur un des marathons du Big Five (dont Berlin fait partie) que sur le marathon des championnat du monde d’athlétisme.


Foulées de la madine 2009

Vendredi 22 mai 2009

Voilà c’est déjà fini… Finalement je fais assez peu de course dans l’année mais les foulées de la madine en font partie. C’est déjà la 6ème fois que je cours cette course, un simple tour du lac : un petit 20 km…

Cette course n’est pas classifiée en course nature alors que les 3/4 du parcours se compose de sous-bois, de petits chemins…Le lac de madine est une réserve naturelle et accueille de nombreux spécimens d’oiseaux. un bel endroit pour courir.

D’ailleurs les coureurs ne s’y étaient pas trompés puisqu’ils étaient encore plus nombreux que l’an dernier et ils viennent de plus en plus loin.

Le parcours était identique à celui de l’an dernier et il permet effectivement de gérer un plus grand nombres de coureurs que celui qui consistait à tourner dans l’autre sens.

Pour ma part, un bon résultat puisque je gagne 9 minutes par rapport à l’an dernier avec un temps d’1h45. Au delà du temps, il y a plusieurs bons points : la côte de Montsec entre les kilomètres 12 et 14 que j’ai monté avec régularité, une course globalement régulièrement malgré une petite baisse sur la fin qui fut compenser par un sprint de fin de course.

J’ai eu l’occassion de me faire masser à l’arrivée par un kinésithérapeute professionnel et j’ai aujourd’hui j’ai complétement récupéré ! Je pourrais recommencer !

Vivement l’année prochaine !


Plans d’entraînement – Le Grand Décryptage – Chapitre 2

Mercredi 20 mai 2009

Encore un tout petit peu de patience avant le décryptage promis. Et un chapitre rébarbatif de plus, un ! A vos cahiers, aujourd’hui c’est leçon de vocabulaire. Aïe, cela vous rappelle de mauvais souvenirs scolaires. Alors, je vous rassure tout de suite, pour comprendre un plan d’entraînement, pas besoin de maîtriser 800 idéogrammes comme en Chinois ou quelques milliers de mots comme en Anglais. Les doigts de votre main vont largement suffire et en fait, si vous savez ce que sont la FCM et la VMA, vous avez fait le tour de la question. Si vraiment vous êtes perfectionniste, le mot endurance peut éventuellement vous servir et encore quoique … 

Commençons par la VO2Max – tiens je l’ai oubliée dans l’intro. Exprimée en litre par minute et kg de poids, c’est, pour simplifier, la quantité d’oxygène maximum que le corps est capable de traiter. C’est donc une limite physiologique à l’apport de l’oxygène nécessaire aux muscles lors de l’effort. La VO2Max en tant que telle n’est pas utile pour comprendre les plans d’entraînements mais je me serais fait taper sur les doigts si je ne l’avais pas citée.

La FCM est la Fréquence Cardiaque Maximale. Ce terme a été popularisé au XXe siècle par les fabricants de cardiofréquencemètres car le marché du running leur a paru soudain bien plus lucratif que le marché du médical … Non, je déconne ! Evidemment ! Il n’en reste pas moins vrai que la fréquence cardiaque utilisée comme paramètre d’entraînement doit évidemment se mesurer en permanence avec un cardio à moins que vous ne soyiez capable de courir tout en comptant vos battements cardiaques à la minute.

Plus sérieusement, il a été demontré que la fréquence cardiaque augmentait au cours d’un exercice d’intensité croissante de manière à peu près proportionnelle à l’intensité et à la consommation d’oxygène (cours tronc commun BE2) et que, le corps étant bien fait, elle était maximale en même temps que le VO2Max. Qui dit maxi, dit évidemment limite et limite bien entendu individuelle donc personnelle avec un léger caractère de variabilité (voir l’article de Thierry Laporte dans le dernier Jogging International). La FCM se mesure sous le contrôle d’un médecin ou s’approche par la formule d’Astrand (220-âge en années). La différence entre la FCM et la fréquence cardiaque au repos mesurée le matin dans son lit donne la réserve de fréquence utilisable à l’effort. Sans effort, on est au repos, et à la FCM, on est à l’effort maxi.

La VMA est la vitesse maximale aérobie. Comme son nom l’indique c’est la vitesse maxi à laquelle on peut courir en apportant de l’oxygène aux muscles. C’est aussi la vitesse à laquelle on consomme le plus d’oxygène, donc à la VO2Max. Il existe quelques tests “normalisés” pour mesurer sa VMA qui ne peuvent malheureusement être réalisés par un individu seul. Baser ses entraînements sur la VMA nécessite évidemment … un chronomètre ou un GPS pour mesurer sa vitesse en permanence. Non, je ne recommencerai pas le sketch des fabricants de chrono. On peut évidemment courir, pas bien longtemps certes, à une vitesse supérieure à sa VMA mais on n’est plus en aérobie et comme sur ce site on fait plus de l’endurance que du 100m, je ne développerais pas. J’ai oublié de dire qu’à la VMA on est à la FCM mais si vous avez tout suivi, vous m’aviez corrigé à ce stade.

Certains vont me dire qu’une fois qu’on a écrit cela, on n’est pas plus avancé sur la compréhension des plans d’entraînements et surtout sur leur philosophie. C’est clair ! On a une FCM, on a une VMA qu’on a faites mesurer officiellement, on a son cardio, on a son GPS ou son chrono mais qu’est-ce qu’on en fait ? Et bien, entre autre, on peut faire progresser sa VMA et la durée à laquelle on la tient. Mais nous verrons cela par la suite.




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