course à pied et pruneaux…



 

Aujourd’hui je vais vous compter un souvenir mémorable sur une course et certainement pas pour la bonne cause, j’aurais pu battre mon record, j’aurais pu finir cette course en plein sprint en dépassant 2 adverses mais ce jour-là ma gourmandise a gagné…

Il y a quelques années, nous partions avec un ami sur un semi-marathon dans les vosges (je garderai la localisation secrète pour préserver mon anonymat de ce jour) en pleine forme tous les deux, nous étions parti pour faire une bonne performance.

Nous voilà sur la ligne de départ avec tout le monde, la main sur le chrono, le coup de feu retenti… nous partons tranquillement au rythme prévu et nous passons les premiers kilomètres ensemble. Mon ami étant plus rapide, il me confirme qu’il se sent bien et qu’il va accélèrer. je lui d’y aller et que nous nous retrouverons sur la ligne d’arrivée de toute façon.

Je suis alors seul avec des centaines de coureurs et je me concentre sur ma course et sur mes temps de passage.

Le premier ravitaillement arrive

Je suis sérieux, je n’ai rien pris sur moi donc je profite du ravitaillement géré par les bénévoles : bananes, quartier d’orange, sucres, eau… tout est là… et surprise des pruneaux d’Agen. Comme j’aime beaucoup ça j’en prend quelques uns… là vous avez peut être anticipé la suite mais à ce moment là, moi pas du tout…

j’arrive au dixième kilomètre en avance sur mon meilleur chrono et je me dis qu’il est important de faire un bon ravitaillement même si on perd un peu de temps c’est un investissement pour la fin de la course…

le deuxième ravitaillement est identique au premier

En arrivant au deuxième, je suis toujours bien et je me dis que mon premier arrêt a bien été géré, je décide donc de faire pareil : même temps d’arrêt et même collation. Jusqu’ici tout va bien…

Avant d’arriver sur le 3eme et dernier ravitaillement en course, je sens une petite gêne au ventre… mais rien d’anormal, ca arrive parfois. Et donc même si je constate un petit ralentissement, je me dis que je vais essaye de rattraper le léger retard sur la fin, j’essaye de raccourcir un peu le temps d’arrêt au stand mais je garde ma collation type…

Je suis alors lancé dans les derniers kilomètres, la gêne au ventre est de plus en plus présente et je me dis que je vais devoir aller aux toilettes dès l’arrivée… et cela devient de plus en plus gênant… je passe le vingtième avec un peu de mal (oui effectivement essayez de courir en serrant les fesses, c’est pas facile)… je suis dans le dernier kilomètres, je me demande si je vais réussir à finir ou si je dois m’arrêter.

Entre 2 virages, j’aperçois un bosquet, je regarde derrière : personne, devant : personne… la décision est vite prise : je saute dans le bosquet et je me libère… les feuilles des arbres m’aide pour le reste…

Alors bien sûr, quel est l’interet de vous raconter tout ça : c’est simple lors d’une course ne changez pas vos habitudes pour les ravitaillements, n’improvisez pas une recette miracle. Au delà de 10 kilomètres, il faut prendre en compte la nutrition, ne vous dites pas que la nutrition ne vous fera pas gagné des minutes que seul l’entrainement compte. C’est en partie vrai, mais un mauvais choix de nutrition peut vous faire perdre sans souci…

Soyez très vigilants et n’hésitez pas à tester les produits sur des sorties longues pour pouvoir anticiper les effets sur votre système digestif.

Un commentaire sur “course à pied et pruneaux…”


Posté par thierry Le 26 novembre 2012 à 19:07

sacré souvenir vive les produit naturel 🙂

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