Courir



 

Premier article de la série « Les amis de Wanarun sur Facebook parlent.. » avec Morgane. Si vous avez aimez et que vous voulez donner la chance a Morgane de gagner une tenue de running complète, cliquez sur le « J’aime » Facebook.

Tous les jours, c’est la même chose. Cette même envie qui grandit au fur et à mesure que la journée avance. J’essaie d’y échapper mais elle revient sans cesse et me provoque, parfois, une sensation de manque, de mal être comme un drogué en manque de came. Alors, je me change car il faut y aller. Il fait beau, chaud, il pleut, il pèle, rien à faire. Comme les oiseaux migrateurs, je me prépare pour mon périple. Par moment, la motivation manque à l’appel mais mon fidèle compagnon sait que l’on va sortir pour la longue ballade et il ne me lâchera pas tant que je ne lui aurai pas enfilé son harnais et passer la porte.
Une fois dehors, je chauffe la machine, je trottine en attendant que le binôme canin se soulage. Après, je m’accroche et c’est parti. Au début, on y va tout doux. Tu jauges le terrain, la météo, le chien. Et tout doucement, tous les petits soucis, tracas et autres misères viennent se bousculer dans ma tête. Alors, au lieu de gamberger ces saloperies mentales, j’accélère et, au fur et à mesure que la distance s’étire entre mon point de départ (qui est aussi l’arrivée) et moi, je commence à sentir les divers sentiments mauvais se détacher de moi. Je commence à en sentir les effets. Ma respiration s’accélère et s’amplifie. Je me transforme en locomotive. Une ogresse prête à dévorer des kilomètres de bitume et de chemins. Au bout de 40 minutes de course à allure modérée, un petit coup de mou mais mon chien me transmet un peu de motivation pour continuer. Je cours plus vite. Bientôt, la dose d’endorphines va être libérer et va décrocher les dernières colères, doutes, tristesses de ma tête de plus en plus légère. Cette dose qui transforme la douleur dans les jambes, les pieds, en booste puissant, qui fait accélérer encore plus fort, plus loin, qui apporte l’apothéose, presque un plaisir inqualifiable, limite jouissif. Un sourire aux anges en arrivant au bout. Le pied !
Je cours pour chasser mes idées noires, la petite bouée qui s’accroche sournoisement à mon ventre (et si elle ne comprend pas le message, une trentaine d’abdos la poussent à disparaitre). Je cours pour oublier le célibat qui me pèse. Je cours pour cette dose d’endorphines. Je cours pour me prouver que je peux le faire, que ma cheville et mon cœur peuvent tenir sans défaillir. Je cours parce que j’ai envie de courir, d’aller plus loin. Et qu’après une bonne douche m’attend, sous laquelle je serai laver de tout les derniers soucis accrochés à ma peau avec la sueur. Tout s’en ira dans l’évacuation de la douche. Je cours pour ça et tout à la fois.

3 commentaires sur “Courir”


Posté par Salvio Le 18 octobre 2010 à 15:04

J’aimerais moi aussi courir avec mon chien mais c’est une petit shitzu … son sport préfère c’est dormir sur le canapé 🙁 … tu as de la chance! De quel race c’est ton fidèle compagnon?

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Posté par Test Le 21 octobre 2010 à 10:16

A effacer

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Posté par Morgane Le 29 octobre 2010 à 20:35

Bonjour, Mon chien est un batard de taille moyenne, un croisé bas-rouge et lévrier. Un amour de chien, rescapé de la SPA !

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