Compléments Alimentaires, efficaces ou pas ?


 

Une fois n’est pas coutume, je reprends ici un article que j’ai d’abord fait paraître sur mon blog perso BIO RUNNER . D’habitude c’est plutôt l’inverse … Mais, comme la diététique est un sujet qui me passionne et que l’audience de Wanarun est – nettement mais alors franchement nettement – supérieure à celle du blog, j’espère susciter quelques enrichissants débats. L’article en question donc :

 Pour vivre et courir, le runner a besoin d’apports quotidiens en vitamines, sels minéraux etc etc etc Vous connaissez le topo, évidemment, pas besoin de faire un dessin. Il est parfois tentant, en cas de carence avérée – ou pas d’ailleurs -, ou parfois juste par commodité, ou parce qu’on ressent une fatigue ou parce qu’on l’a lu dans une revue spécialisée  ou parce qu’on a gobé de jolies pubs aux promesses enthousiasmantes, à recourir à des compléments alimentaires de toutes sortes sous forme de cachets ou de gélules alors que logiquement et naturellement, ces éléments devraient être apportés à l’organisme par une alimentation équilibrée et en rapport de ses activités physiques et intellectuelles.

Est-ce une bonne idée ? La question mérite débat car des études scientifiques très récentes ont montré l’inefficacité de certains de ces compléments de par leur absorption trop rapide par l’organisme voire leur élimination quasi instantanée. La raison en est d’ailleurs très simple. Dans les aliments, ces éléments nutritifs sont combinés à d’autres éléments (des graisses par exemple) – appelés vecteurs – qui, dans l’organisme, se transforment en leur taxi, les déposent exactement là où il faut, les fixent convenablement et s’assurent de leur efficacité avant de les quitter. La majorité des compléments alimentaires artificiels actuels sont totalement dépourvus de ces vecteurs. L’élément nutritif est, en quelque sorte, livré à lui même au sein de l’organisme et finalement son effet n’est sans doute pas celui promis. Evidemment, les fabricants, les sérieux tout au moins, sont parfaitement au courant de ces résultats et leurs labos travaillent d’arrache-pied sur le sujet mais aujourd’hui la situation est sans doute moins belle qu’elle n’est vantée.

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