Chroniques ordinaires de la vie quotidienne du coureur à pied : épisode 3



 

Ce matin, c’est décidé, je range mes habits de course à pied ! Je sais, ça parait bizarre de dire ça comme ça. Comme si, chez moi, il y avait des tas d’affaires disséminées un peu partout dans la maison… Et bien pourtant, je dois bien admettre qu’elles prennent une place pour le moins importante. Il y a une caisse pour les tee-shirts, un autre pour les shorts et collants, une plus petite pour les chaussettes et gants et une aussi pour les affaires plus chaudes. Sans parler des vestes qui sont pendues derrière la porte et les chaussures, plus ou moins propres, qui trônent ici et là. Bref, de là à dire qu’il faudrait une pièce exclusivement réservée à ça… le fossé n’est pas si grand finalement ! Mais bon, les enfants ont droit aussi à leur chambre, non ? Je plaisante, bien sûr…

Mais du coup de temps en temps, je sais qu’il faut que je fasse le tri. Cela devient indispensable. Imaginez que cela fait donc près de 30 ans que je cours et pas qu’à l’entrainement. Je prends le départ d’une trentaine de courses par an et donc presqu’à tous les coups, j’ai droit au tee-shirt souvenir. Je sais que depuis quelques années, les modes ont changé et les organisateurs rivalisent d’ingéniosité pour trouver des cadeaux originaux et pratiques. Les deux adjectifs ne faisant pas forcément route commune !

Je ne peux bien entendu pas avoir gardé tous mes tee-shirts depuis tant de temps. Cela reviendrait à dire sinon que j’ai chez moi près de 900 tee-shirts en tous genres… Et à moins de faire un commerce parallèle, en taille unique d’ailleurs, je ne vois pas comment j’aurais fait… Bref ce matin, je renverse la malle aux tee-shirts.

Et c’est parti pour le grand tri de début d’année. Dans mon esprit, les choses sont simples : je fais trois catégories. Celle des indispensables, de ceux qui sont pratiques et très cool à porter. Celles des sentimentaux, de ceux qui me rappellent quelques bons souvenirs. Et celle des autres, de ceux que je suis prêt donc à donner à quelqu’un. A la famille, aux voisins ou même à une association dans le besoin !

Mais en pratique, c’est plus compliqué. Car je sais que j’ai déjà fait le tri quelques mois auparavant et que j’ai certaines hésitations qui reviennent à la charge.

« Celui-là ? Ah je l’adore oui, mais ça fait longtemps que je ne l’ai pas mis tout de même. Cela veut donc dire que je l’ai oublié, non ?» « Et celui-là ? Je sais que j’adore cette course mais bon j’en ai trois déjà de là-bas, je peux bien m’en séparer d’un non ? »

Et ainsi de suite. Il y en a même que je ne mettrais jamais mais qui représentent des courses mythiques et que je me vois mal donner tout de même. Un UTMB, un Grand Raid, un GRP, ça se garde non ? Même si ils sont parfois blindés en pubs en tous genres !

Résultats des comptes, sur la quarantaine de tee-shirts que contenait le carton, seulement six se sont séparés de moi. Ils n’ont pas eu le choix remarque. Comme quoi, on a beau dire, mais le tee-shirt avec le nom, le logo et la photo de la course dessus, cela marque encore les esprits des coureurs !

Je n’ai pas ce problème avec le carton des chaussettes…

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