Archive pour la catégorie ‘trail’

Test Chaussures Trail HOKA ONE ONE MAFATE Low – Premières impressions

Lundi 30 août 2010

Quoi de mieux pour clore en beauté ma collaboration avec le site Wanarun – et oui je quitte le navire … mais celui-ci voguant par mer d’huile sous vents très porteurs, ne me voyez pas comme un … rat de mauvaise augure LOL – que de consacrer mes trois dernières séries d’articles à ce qui fut ma GRANDE “spécialité” : les Vrais Tests :-)

Et pour que cette beauté soit encore plus étincelante – quel vantard ! -, que diriez-vous si, pour une fois, COCORICO, nous restions dans notre hexagone franco-français et vraitestions du made – well, at least designed and maybe sadly made elsewhere – in France ?

Quoi ! vous ne saviez pas que nous avions des équipementiers dans notre pays ? Ne me dîtes pas que vous ne connaissez pas au moins LE “gros” équipementier héxagonal ? Je parle de Kalenji évidemment.

Et bien, rien que pour vous contrarier, pas de gros aujourd’hui – ça viendra – car nous allons commencer par le … petit … nouveau HOKA ONE ONE et, honneur aux trailers, sa révolutionnaire MAFATE LOW.

(note : sur les photos “comparatives”, la seconde chaussure est une Inov-8 FlyRoc310)

“Votre mission, camarade Fred, si vous l’acceptez : tester en 10 jours – durée du prêt – les MAFATE LOW tout en continuant votre préparation pour le Marathon Seine et Eure en Vibram Five Fingers sur la base de votre plan Bruno Heubi en 9 semaines (www.brunoheubi.com).  Ce message s’auto-détruira dans 10 secondes.”

Vous l’aurez compris, je n’ai pas beaucoup de temps pour VraiTester les MAFATE LOW. Alors, allons directement à l’essentiel et zappons gaiement la présentation du produit. Les fidèles du site se rappelleront que je l’ai déjà faite avant les vacances. Les néo-convertis cliqueront avec bonheur sur le lien suivant : http://www.wanarun.net/blog/hoka-one-one-le-trail-autrement-5982.html et pour les fainéants où ceux qui ne savent pas ce que cliquer veut dire, un extrait de la substantifique moelle de cet article à propos du concept Hubbles :

“HUBBLES c’est une semelle radicalement différente de ce qui existe sur le marché. D’ailleurs, plutôt que de semelle, les concepteurs préfèrent parler d’interface pied-terrain, taillée comme un … surf d’eau : surface au sol augmentée de 50% pour favoriser la stabilité, volume triplé par rapport à une semelle classique, donc un amorti similaire à celui d’un VTT tout-suspendu, un profil permettant un déroulé naturel du pied et surtout un poids plume pour une chaussure de trail.”

Ayant zappé allégrement la présentation, j’ai donc sauté de suite à la case Premières Impressions – je dis ça pour ceux qui ne suivent pas … Vous connaissez le topo habituel du Vrai Test : un petit coup de statique, un petit coup de dynamique, un peu de baratin super enthousiaste avant un deuxième article plus circonstancié et parfois moins … chaud.

Pour un utilisateur de Vibram Five Fingers, le “statique” HOKA est une phase plutôt surprenante surtout lorsque l’on revient d’une sortie longue en VFF de 25 km, que le livreur de TNT vous attend devant votre portail pour vous remettre vos MAFATE LOW et que consciencieusement vous les chaussez de suite, alors que vous êtes quand même un peu fatigué mais c’est cela le dévouement à vos lecteurs. Du ras du bitume à la cime des arbres … ou presque. Ma famille ne m’avait jamais vu aussi grand – il faut dire que je leur ‘ai caché mon passé drag queen … non, je plaisante.

Vues de haut, ces MAFATE LOW ressemblent à des chaussures de djeuns, un brin larges – pour ne pas citer de marque, ça ressemble un peu à des VANS, à des chaussures de skate – très larges même. Niveau confort, rien à dire, c’est douillet de chez douillet et léger, léger, léger. Pas facile à enfiler cependant car un peu “raides” de partout. Raideur qui disparaît dès que le pied est dans l’habitacle.

Par contre et j’avoue que cela me change des mes INOV-8 FlyRoc 310, des chaussures de trail que j’adore, la semelle n’est que très peu flexible sur l’avant du pied … diable ! Vais-je réussir à courir ?

Autre remarque : on sent sous le pied, surtout sur la partie arrière, une ligne de cassure point haut de la semelle (désolé, je n’ai pas trouvé plus simple). Est-ce dû à l’effet “surf d’eau” ? On a l’impression d’être sur une espèce de coussin d’air juste au milieu du pied, sur la partie postérieure. Je vous rassure tout de suite, ce n’est pas mortel et il faut appuyer un tout petit peu pour le sentir.

Assez de blabla statique et place à une première sortie très light en forêt avec quelques petites cotes et descentes bien senties (bois de St Cucufa à Rueil-Malmaison pour ceux qui connaissent). Un bon terrain de jeu pour une chaussure censée “donner des ailes en montée et permettre de voler dans les descentes”, dixit Hoka. C’est parti !

Je vous épargne la partie “route” entre ma maison et la forêt car les HOKA ne sont pas du tout faites pour le macadam, je confirme !  Encore que … j’ai réussi vaguement à courir sur l’avant du pied comme je le fais habituellement – très vaguement en fait – mais on s’en f… un peu non ? Je ne vais pas les mettre sur le Marathon Seine et Eure, alors … Pour la route, je suis et demeure “minimaliste” – surtout depuis que je suis passé sur BFM TV avec mes Vibram :-)

Allez, ouste, dans les bois … Sur le plat, rien de bien particulier à dire pour l’instant, on oublie qu’on est haut perché :-) et cela ne gêne pas du tout pour courir.

Par contre et là ça devient carrément bluffant et j’ai pesé mon mot, les montées – bien caillouteuses et bien … pentues -, s’avalent comme si on était sur … du plat. Les jambes ne tirent pas comme c’est le cas avec des chaussures classiques. Réellement étonnant … à tel point que je me suis demandé, la première fois, si j’étais bien sur une montée et à tel point que j’en ai cherché d’autres plus difficiles pour confirmer le phénomène. A chaque fois, bingo !!! Facilité déconcertante pour grimper. On a l’impression d’être propulsé vers l’avant. Et vous n’avez encore rien vu car le plus impressionnant ce sont les …

… descentes ! Au départ, un peu frileux, j’y suis allé prudemment, comme à mon habitude en trail mais j’ai tout de suite senti que je “tenais” la route alors j’ai accéléré et accéléré et accéléré et accéléré et augmenté la difficulté – pente et revêtement – et continué à accélérer. Quelles sensations ! Pouvoir dévaler une pente avec la certitude que rien ne peut vous arriver et que vous pouvez “tartiner” comme sur une piste de ski, même sur des surfaces mouvantes bien caillouteuses. J’en suis resté baba. En plus, c’est fun. Ne me dîtes pas que quand vous étiez gamin, vous n’avez jamais dévalé des pentes à toute berzingue …

Question cailloux, tiens, pendant que j’y pense : la semelle étant tellement épaisse qu’on ne sent absolument rien des aspérités du sol et le pied reste bien dans l’axe, impossible de se tordre la cheville.

Cette semelle “HUBBLES” est donc vraiment une évolution majeure – une révolution … Ses propriétés supposées en montée et en descente me semblent avérées : donner des ailes en montées – gommer la pente – et voler en descente – surfer sur la piste.

Mais et c’est ce qu’il faut que j’examine en détail maintenant, peut-on, une fois qu’on a fini de faire mumuse cinq minutes sur des pentes, courir régulièrement avec ces chaussures sur un vrai parcours de trail et sur des distances conséquentes ? That’s the question ! Si la réponse est négative, ces HOKA ne seraient alors qu’un vague gadget amusant, à réserver pour des concours de “descentes en folie” en club de vacances – a gadou dou dou, pousse ta … – et être certain de gagner la bise de la G.O. face aux concurrents en tongues.

Superbe cliffhanger pour clore cet article non ?

Pour le savoir : la suite au prochain numéro.

une petite vidéo pas géniale de moi en train de descendre DSCF0015


UTMB, TDS, CCC : Le choix de Nicolas

Mardi 24 août 2010

Aujourd’hui, on se prépare pour l’UTMB (enfin plus précisement la TDS), avec Nicolas, qui tient le blog ultratrail.info et que je connais depuis nos années lycées…(cela ne nous rajeunit pas).

Cette année tu te lances dans la TDS (Sur les Traces des Ducs de Savoie), 111 km et 7000m de dénivelé pourquoi ce choix plutôt que la CCC ou UTMB ?

Après des tentatives sur l’UTMB et la CCC, j’ai souhaité découvrir de nouveaux sentiers qui s’éloignent du tour classique. Plusieurs reconnaissances et des randonnées sur le parcours traditionnel m’ont donné envie de voir autre chose. Je suis un peu lassé des sentiers UTMB et CCC. De plus, la TDS est limitée à 1200 coureurs, avec moins de ravitaillements, et c’est peut-être mieux finalement. On franchit également plusieurs cols au dessus de 2000 m (Col du Petit Saint-Bernard 2188m, Col de la Forclaz 2369m, le passeur de Pralognan 2567m, Col de la Sauce 2307m, du Bonhomme 2329m, de la Fenêtre 2245m, le Mont Joly 2525m). C’est plus fun !

Qu’as tu appris de tes échecs des années passées ?

Mes échecs des années précédentes m’ont appris qu’il ne fallait pas prendre le départ blessé comme cela fut le cas en 2008 et 2009 (aponévrosite et grosse sciatique). Pour les blessures qui interviennent pendant la course, on n’y peut rien. Cette année, je me repose la dernière semaine en me couchant à des heures raisonnables. J’essaye d’arriver frais le jour J.

Quelles nouveautés as tu introduis dans ton entrainement cette année ?

Cette année, j’ai décidé de ménager mes articulations et mes tendons. Beaucoup moins de trails au-dessus de 50 km. Des sorties très fréquentes entre 12 et 15km couplées à des grosses sorties dans les Haute-Vosges. Je me suis également très peu servi des bâtons pour muscler encore plus les cuisses. Mais pour la TDS, je prends les bâtons.

Il semble que tu ais enfin trouvé ton alimentation pour l’ultra-trail : Quelle gamme de produits as-tu choisi ? et Pourquoi ?

Après de nombreux essais désastreux (notamment avec overstim.s), j’ai enfin trouvé un produit adapté à ce type d’effort (pour moi). Il s’agit de la gamme Nutratletic (boisson isotonique de l’effort et de récupération). Je n’ai eu aucun problème gastrique et intestinal. L’apport énergétique est très bien réparti et je n’ai jamais eu de baisse de régime (hypoglycémie).
Sur la TDS, mes apports énergétiques seront constitués uniquement de liquide avec les sticks Nutratletic dosés pour un bidon (je n’utilise pas de poche à eau).

Niveau matériel : peux tu nous dire ce que tu auras sur toi et dans ton sac ?

J’aurai le matériel obligatoire : couverture de survie, sifflet, élastoplaste, collant qui couvre les genoux, réserve alimentaire (nutratlectic), gobelet 15cl, veste imperméable (gore tex), deux lampes frontales, casquette ou bandana.

En plus : un tee-shirt chaud manches longues et gants pour le froid, une paire de chaussettes, lunettes de soleil, NOK, telephone.

En course : short, tee-shirt team wanarun + manchons, bâtons, mini-guêtres, Asics Sensor, dossard 8615.

Poids total estimé : moins de 5kg


Adidas supernova Riot3 : vous en saurez un peu plus

Vendredi 20 août 2010

Des images valent mieux qu’un long discours…
Présentation des Adidas Supernova Riot 3 pour femme en vidéo :


Adidas supernova riot 3
envoyé par juliewanarun.

Donc comme j’en parlais sur cette vidéo,on sait que chaque marque développe ses spécificités technologiques

* mizuno, un système de plaques en forme de vagues
* asics, du gel
* new balance, de la mousse
* adidas, la plaque ForMotion

Cette nouvelle paire est dotée  de la plaque ForMotion  sur le talon pour accompagner la foulée, pour avoir une foulée plus dynamique et surtout, d’une semelle signée Continental, vous savez, les pneus de voiture… ces petits crampons devraient assurer une bonne accroche dans la caillasse et par leur léger espacement (il s’agit de plein de petits crampons plutôt que de gros crampons plus rares), la boue est sensée moins s’agglutiner.
Je les ai testées en montée et en descente sur chemin caillouteux, et franchement, c’est vrai, l’interfaçage avec le sol est excellent, je me suis sentie en confiance.
Le seul truc, c’est que les petits picots, quand on court sur de la route, c’est pas top, c’est bel et bien une pure chaussure de trail.

Le pare-pierre est assez léger mais comme la semelle est très compensée, on est un peu sur-élevé et lors des deux dernières sorties, je n’ai pas été gênée par les cailloux.

Au niveau du chaussant, je dois dire qu’elles sont hyper confortables, et ce à tous les niveaux :
- mon pied est bien maintenu grâce aux 3 bandes roses, les empiècements où s’accrochent le laçet
- c’est douillet à l’interieur, on oublie carrément ses chaussures, d’ailleurs une fois achetées, je ne les ai pas enlevées pour le passage en caisse.
- en course, encore une fois, complètement oublié mes chaussures, on est bien dedans.

Pour le dynamisme : vous vous souvenez, je vous disais qu’au niveau des trails, on tombe vite dans la chaussure de randos, quand c’est trop technique,  on a du mal à courir avec… je les ai testées deux fois en chemin caillouteux montant et descendant de l’arrière-pays du Sud de la France, l’avant de la chaussure permet de bien de courir, de dérouler le pied…. Pour l’instant, je n’ai rien à y redire !
Dès que j’aurais couru plus longtemps avec ou sur des chemins boueux par temps pluvieux je vous en dirai plus… pour l’instant il ne pleut pas ;-)

A noter que ces chaussures taillent comme les chaussures de ville, si vous chaussez du 38 à la ville, prenez du 38.
A noter ici que même si toutes les chaussures de trail offrent un renfort de la pronation, celles-ci s’adressent vraiment à des coureurs pronateurs. Si vous cherchez des chaussures pour coureur universel et si vous êtes léger, orientez vous plutôt vers des Brooks par exemple.

Et vous savez quoi ?? Les adidas supernova riot ont été élues meilleures chaussures de trail en 2009 par Endurance Mag (ça vaut ce que ça vaut, mais ça ne coûte rien de le signaler)

J’ai un trail de 10km le 4 septembre à l’île Maurice et un de 28km le 2 octobre, je pourrai vous faire un meilleur retour :-)


Le Columbia Verdon Canyon Challenge en images animées et avec du son (en vidéo quoi !)

Samedi 7 août 2010

Retour sur le trail du Verdon que j’ai eu la chance de courir (sur 30km) le 13 juin dernier. Pour mémoire quatre distances étaient proposées aux trailers dont un 100km remporté par Dawa Sherpa.

Le Columbia Canyon Verdon Challenge était le premier ultra trail que Columbia sponsorisait en France. La célèbre marque se lance dans cette discipline et propose une gamme complète trail running. Je cours depuis plusieurs mois maintenant en Ravenous.

Je ne vais pas vous refaire le récit de ce fabuleux week-end, j’en ai déjà largement parlé sur Wanarun (Columbia Verdon Canyon Challenge – jour j-1 : le graal ! et Columbia Verdon Canyon Challenge – jour j : physiquement ça passe mais techniquement je suis à la ramasse !). Je voulais simplement partager avec vous deux courtes vidéos, mais très bien rythmées, tournées par l’équipe Columbia.

La première vidéo concerne l’événement en général. La seconde est plus axée sur les Ravenous. Vous y découvrirez Fabrice de Runonline (à 1′13, à 2′08″ et à 2′38″ ; quelle star ce Fabrice !), Mickaël de Trailandrun (à 1′25″) et Johan (à 2′25″) de Lexelblog.

http://www.dailymotion.com/videoxe6z80

http://www.dailymotion.com/videoxe6zn3


Columbia Ravenous : elles tiennent la route !

Samedi 17 juillet 2010

Avant de vous donner mes impressions sur les Columbia Ravenous voici les données “constructeur” (extrait du site Columbia) et une courte vidéo (en anglais) décrivant les chaussures.

“Ces chaussures de randonnée-course dévorent avec voracité les pistes au petit déjeuner. Minutieusement conçue pour les coureurs de sentier déterminés, cette chaussure offre un design de pointe, un ajustement fantastique et une performance hors piste inégalée”. (source : Columbia)

Caractéristiques :

- languette à soufflet ne laissant pénétrer aucun élément extérieur dans la chaussure
- un système en tissu Techlite 3D qui offre un ajustement optimal et permet de stabiliser le pied sur la semelle intercalaire pour garantir sa protection sur des terrains techniques
- assise plantaire en EVA Contour Comfort 1D monodensité
- traitement anti-odeurs AgION®
- semelle intercalaire en Techlite moulée double densité
- le caoutchouc souple utilisé sur la zone latérale arrière du pied offre un très bon amorti au niveau du talon
- le profil plus bas apporte plus de stabilité
- caoutchouc composé Omni-Grip® non marquant qui assure une adhérence optimale sur les surfaces humides aussi bien que sur les surfaces lisses et instables
– poids : une chaussure, taille 9 = 340 g.
(source : Columbia)

Image de prévisualisation YouTube

Après toutes ces considérations techniques il faut que je vous précise que : je mesure 1m88, je pèse 80km et je suis légèrement pronateur.

Jusqu’à il y a quelques semaines mes expériences sur trail se résumaient à pas grand chose : 4 participants au trail des Lumières (une fois sur 42km en duo, une fois sur 20km en solo et 2 abandons !) et quelques courses natures dans les environs de Nancy.
Et jusqu’à il y a quelques semaines mon équipement trail se résumait à une paire de sabots Kalenji datant de 2006 et une paire de Nike avec laquelle je n’ai fait que quelques sorties.

Or depuis le 25 avril 2010 je cours avec les Ravenous de chez Columbia (j’en avais déjà parlé sur Wanarun).

Pour être tout à fait honnête mes pieds ont eu quelques difficultés à les adopter. Rien à dire côté chausson (on s’y sens bien dès les premiers mètres) mais j’ai récolté une grosse ampoule sur chaque talon dès la première sortie (15km). Idem lors des deux sorties suivantes sur 10 et 21 kilomètres. ll faut dire que je sortais de mes Mizuno Wave Elixir 5 avec lesquelles j’avais parcouru plus de 500 kilomètres (dont le marathon de Rotterdam en avril dernier). Mais peut-être s’agissait-il d’un problème de laçage comme le soulignait l’Ami Ricoré ?

A ce jour, et après plus de 200 kilomètres, tout va pour le mieux !

Côté technicité de la chaussure difficile de me prononcer ; et surtout d’avoir une base de comparaison. Comme je l’écris un peu plus haut je suis tout jeune dans le trail.

Je peux toutefois vous donner quelques éléments/impressions :

- je cours principalement dans les bois avec quelques portions caillouteuses
- j’ai couru le trail du Verdon : 30km très techniques : cailloux, gros cailloux, très gros cailloux ! Après 5h20 de course rien à dire côté chaussures : pas de sensation d’échauffement, pas de transpiration du pied
- je les ai testées en descente (et montée) sur terrain boueux : ça accroche !
- j’adore leur look !
- je les trouve très légères (comparées à mes sabots Kalenji de 2006)
- je viens de faire une sortie nocturne avec (15 kilomètres) et elles réfléchissent bien à la lueur d’une frontale :)
- la semelle sembler s’user assez rapidement (voir photo n°3 ci-dessous)
- je ne les quitte plus ; pour moi l’été et la rentrée de septembre se fera sous le signe du trail ; et forcement sous le signe de la Ravenous.

En conclusion c’est une chaussure que je recommande aux coureurs qui, comme moi, se lancent dans le trail. Leur prix (environ 90 euros) est un atout supplémentaire.

Photo comparative n°1 : déballage (haut) / 200 kilomètres au compteur (bas)

Photo comparative n°2 : déballage (haut) / 200 kilomètres au compteur (bas)

Photo n°3 : les semelles après 200 kilomètres au compteur : les crampons de la chaussure pied droit (talon) sont déjà bien entamés !

Pour aller plus loin côté test je vous invite à lire :
- le test de Fabrice
- le match Cascadia vs Columbia (toujours chez Fabrice)
- le test du coureur du Chablais
- le test de Yohan
- le test de l’Ami Ricoré

Je ne suis pas le seul de l’équipe de Wanarun à courir en Ravenous. Fred vous en a déjà parlé :
- Le déballage de ses Ravenous
- Ses pemières impressions
Les Ravenous en condition randonnée


Vrai Test Chaussures de Trail Inov-8 Flyroc 310 – CONCLUSION

Lundi 12 juillet 2010

Chose promise, chose due … Dans mon article précédent , j’avais écrit que je transposerais mon plan d’entraînement route en cours (en l’occurrence le plan 306 du site athlete-endurance.com) et que je réaliserais toutes les séances dans la vallonnée forêt de Saint Cucufa, Inov-8 Flyroc 310 aux pieds en lieu et place de mes Vibram. Et bien, c’est ce que j’ai fait … et même plus, le tout sous des chaleurs écrasantes (36°C).

Une petite séance de VMA pour commencer : 12×200m sur un sentier très sinueux en faux-plat, sol mi-dur, mi-sablonneux et très sec. Résultat : une vitesse de 17,9 km/h sur les fractionnés, très légèrement inférieure à ce que je réalise sur route avec mes Vibram, mes adizero ou mes Zoot. Excellentes sensations grâce au système Meta-Flex qui permet à la semelle de se plier complètement au niveau des métatarses (voir photo ci-contre). Cette souplesse de la semelle, me permet de courir sur l’avant du pied comme je le fais habituellement et donc, en VMA, de bien griffer le sol, même sur les parties molles du sentier où les crampons situés sous la semelle évitent de “patiner”. Excellent maintien du pied et pas de torsion de la cheville en passant sur des racines.

Une séance d’endurance fondamentale d’une heure pour continuer, sur tous types de chemins : sol dur, sol sablonneux, cailloux, gravillons, macadam … secs et avec pas mal de montées / descentes. J’ai bien apprécié la relative légèreté de la chaussure, la souplesse de la semelle toujours évidemment ainsi que l’excellente accroche en montée et en descente.

Une séance de fractionné long (6×3 minutes à 90% de VMA avec 1′30 de récup) assez difficile compte tenu de la chaleur et du parcours – très fourni en dénivelées successives sur la fin. Là encore, j’ai apprécié la souplesse de la semelle qui, contrairement à la vaste majorité des chaussures de trail présentes sur le marché, permet de courir sur l’avant/milieu du pied et donc d’offrir un dynamisme exceptionnel à la Flyroc 310 lors des séances techniques rapides.

Et pour terminer la semaine en beauté, une sortie longue matinale de 2h30. Je peux vous dire que, maintenant, plus aucun sentier de St Cucufa ne m’est inconnu. Je ne reviens pas sur la souplesse de la semelle, la légèreté de la chaussure, l’excellente accroche, le très bon maintien du pied et la liberté qui lui est offerte dans le chausson. Juste un petit mot pour vous dire que, malgré la chaleur, mes pieds n’ont subi ni échauffement particulier ni sudation excessive. Les Flyroc 310 sont le modèle longue distance de la gamme Inov-8, ceci explique sans doute cela.

Une petite anecdote avant de conclure : comme il n’a pas plu cette semaine et que je voulais, malgré tout, tester l’étanchéité de la chaussure, je l’ai trempée abondamment au tuyau d’arrosage. Et bien, mes pieds sont restés quasiment au sec.

Je vais vous faire un aveu : l’Inov-8 Flyroc 310 m’a fait – presque – apprécié le trail ! Alors que jusqu’à présent, tous les essais que j’avais pu faire ne m’avaient pas franchement convaincu (les semelles beaucoup trop raides !), j’ai trouvé ici chaussures à mon pied et surtout à ma foulée (foulétus minimalistus sur l’avant du pied). Ces Inov-8 Flyroc 310 ont tout pour – me – plaire : légèreté, souplesse de la semelle au niveau des métatarses, confort, dynamisme, dimensionnement pour les sorties longues … Je les recommande donc vivement !


La Montagn’Hard

Samedi 10 juillet 2010

La Montagn’hard : quelle course !!!

C’est à St Nicolas de Véroce que les trailers se sont retrouvés pour prendre le départ de 3 courses :  39km (3300m de dénivelé), 56km (5000m de dénivelé) et 123km (10000m de dénivelé).

Ces courses permettaient toute de récolter des points pour l’UTMB. D’ailleurs de nombreux coureurs venaient se tester en vue de l’UTMB ou de la 6000D.

Pour ma part, et au vue des courses à venir, j’ai participé à la “petite” course. Chaussures de trail, camelback et batons de marche indispensables. Une course technique magnifique avec une vue imprenable sur le Mont Blanc, traversés de névés, passerelle, ruisseau… bref un vrai régal ! (chapeau aux bénévoles pour le balisage et le road book)

39km, ça parait peut mais, à noter, le 1er arrive en 4h53 et le dernier arrive 6h27 plus tard (temps total 11h20). Bravo à lui pour son courage et son mental d’acier !!!

Scratch Hommes :

  • Alain GUIMET remporte l’épreuve en 4h53′
  • 2ème Jules Henri GABIOUD 4h55′
  • 3ème Anthony GAY 5h19′

Scratch Femmes :

  • 1ère Lauriane FOULET 5h50′
  • 2ème Rachelle BONTAZ 5h57′ (13ème scratch)
  • 3ème Adèle LEHOUX 5h59′ (14ème scratch)

Tous les résultats ICI


Vrai Test chaussures de trail Inov-8 Flyroc 310 Premières impressions

Lundi 5 juillet 2010

Depuis mon article de présentation des Inov-8 Flyroc 310 la semaine passée, figurez-vous que j’ai fait du trail ! Si si, je vous assure et ce malgré une certaine aversion – que vous connaissez bien – pour la discipline, aversion dont les trois causes sont : 1) la trop grande rigidité des semelles des chaussures de trail qui m’empêche de développer ma foulée sur l’avant du pied 2) – conséquence du 1 – l’impossibilité de m’entraîner comme je le fais sur route avec un rythme soutenu 3) une musculature pas adaptée à la discipline – je n’ai pas de cuisses de footballeur, co

Après 3 séances d’une heure chacune en Inov-8 Flyroc 310, j’ai radicalement changé d’avis. Enfin, quand je dis radicalement, c’est un peu exagéré évidemment, comme à mon habitude. Je n’en suis pas encore à envisager la possibilité d’éventuellement m’inscrire à l’EcoTrail 2011 mais j’ai pris, pour une fois – et c’est sincère – du plaisir à courir en nature :-) Et pourquoi donc ai-je pris du plaisir ? Tout simplement parce qu’avec ces Flyroc 310, j’ai réussi à courir comme je le fais sur la route ! Et hop, cause 1 et cause 2 évaporées … pour les cuisses, on peut sans doute y remédier si je souhaitais poursuivre dans cette voie.

Conçues dans un esprit “minimaliste” - dixit Inov-8 – tout en restant relativement classiques dans la forme, les Flyroc 310 offrent une semelle remarquablement flexible au niveau des métatarses et c’est cette propriété qui m’a permis de courir sur l’avant du pied alors qu’avec d’autres chaussures de trail, j’ai l’impression de courir avec des sabots tellement la semelle est rigide. D’ailleurs, pour tester le degré de minimalisme de la Flyroc 310, j’ai effectué ma première séance de trail … sur route. Je n’ai pas pulvérisé mon meilleur temps sur 100m – crampons sous la semelle obligent – mais j’ai réalisé une belle séance d’endurance à un petit 13 km/h sans aucun souci. Publicité non mensongère donc : “esprit minimaliste es-tu là ?” “Oui !”.

Comme les Flyroc 310 sont quand même des chaussures de trail et que pour la route, j’ai quand même plus efficace dans mon stock, j’ai effectué mes 2 autres séances en sous-bois et sur chemins caillouteux avec pas mal de dénivelé et c’est là où j’ai été bluffé car sur toutes les portions planes ou en montée, j’ai réussi à développer ma foulée sur l’avant du pied, ce qui m’a permis d’atteindre une vitesse de course très intéressante par rapport à mes précédentes expériences dans le domaine et l’impression que finalement, le trail ce n’est pas que se traîner sur des chemins pas faits pour la course à pied.

Minimaliste par sa souplesse, la semelle de la Flyroc 310 n’en assure pas moins une excellente protection du pied. L’accroche est, par ailleurs, parfaite, même en descente sur gravillons. Le chausson est très enveloppant mais laisse au pied une grande liberté de mouvement. A noter que par forte chaleur, il ne cause pas de sudation excessive – bien que pour la première fois depuis des lustres, j’ai dû mettre une paire de chaussettes. Au contraire, il est très respirant tout en étant totalement imperméable. Une fois au pied, la chaussure se laisse complétement oublier tant elle est confortable.

Premières impressions très positives donc, qui demandent à être confirmées. Pour ce faire, je vais d’ailleurs m’entraîner uniquement en trail pendant toute la durée de mon plan 10 km en cours en réalisant mes séances exactement comme je les ferais sur route (VMA, EMA, endurance, SL). La suite au prochain numéro :-)


La 6666 Occitane dans votre fauteuil !

Vendredi 25 juin 2010

Il y a quelques jours Fred vous suggérait de vous cultiver en courant.

Pour ma part je vous propose de ne pas bouger de votre canapé et de regarder des gens courir ! C’est moins fatiguant mais je suis certain que dès le visionnage terminé vous allez enfiler votre paire de baskets pour partir arpenter votre terrain de jeu préféré. C’est souvent l’effet que cela me produit ; voir, par exemple, Serge Girard courir pendant des heures me stimule.

Pour en revenir à la vidéo proposée il s’agit d’un magnifique reportage sur la première édition de la 6666 Occitane qui s’est déroulée du 23 au 25 avril dernier.  118 kilomètres à parcourir avec 6666 m de dénivelé positif.

Une production de l’excellente Mouss Production.

http://www.dailymotion.com/videoxdo4of

Source Trailmag


Columbia Verdon Canyon Challenge – jour j : physiquement ça passe mais techniquement je suis à la ramasse !

Vendredi 18 juin 2010

Souvenez-vous, nous nous sommes quittés au moment où 4 trailers fous (le cinquième, Benjamin, dormait dans une roulotte avec deux coureurs anglais) allaient se coucher dans leur superbe toile de tente (pas chauffée malheureusement).
5 heures du matin : premier réveil ! Et oui, je vous avais dit que la nuit s’était déroulée en deux parties ! Donc, à 5 heures, les alarmes des portables retentissent. Tout le monde dehors car un bon coureur à pied qui se respecte se doit de manger quelques heures avant l’effort. Le départ étant donné à 8h30, la décision fut prise de se réveiller 3 heures et demie avant pour manger les fameux sucres lents.
Je ne résiste pas à publier (j’ai les accords écrits des mes coéquipiers) les photos de la fine équipe (à mince je ne suis pas sur les photos) en train de manger : des pâtes froides pour Mickaël, le gâteau sport pour Johan et du muesli (dans un récipient confectionné avec une bouteille plastique coupée en deux ; même la cuillère est réalisée avec un vrai morceau de plastique) pou Fabrice et moi.

Vingt minutes plus tard, complètement frigorifiés, nous retournons nous coucher. Les deux heures heures qu’il nous reste à dormir seront entrecoupées par les nombreuses sorties nocturnes de Mickaël de la toile de tente (Mickaël, c’est le trailer juste au dessus sur la photo et qui s’amuse avec ses pâtes !).

7h30, les alarmes des portables retentissent de nouveau. L’heure du départ approche. Tout le monde s’habille, chausse ses Ravenous, rempli ses gourdes ou son Camelbak.
8h00, nous sommes au village départ. Nous saluons l’équipe de Columbia, nous dirigeons vers le pointage des dossards et allons, chacun de notre côté, faire un petit échauffement. Le départ sera donné par Dawa Sherpa en personne (il a l’air en forme malgré son 100 bornes de la veille !).

Pas de stratégie de course pour ma part. J’espère simplement prendre du plaisir et finir pas trop détruit. Contrairement à mes coéquipiers je suis novice sur trail : 5 seulement parcourus dont 2 abandons et un terrain de jeu qui n’avait rien à voir avec le Verdon ! Mickaël est venu pour peaufiner sa préparation au prochain marathon du Mont-Blanc, Benjamin (qui a une Courmayeur-Champex-Chamonix à son palmarès) semble très ambitieux, Johan et Fabrice espèrent un bon chrono.

8h30 : c’est parti pour 6 kilomètres de montée ! A peine 3 kilomètres parcourus, je trébuche sur une branche, déchire mon cuissard ; l’avant bras droit est également touché mais sans gravité. Arrivé au sommet les réelles difficultés commencent. Après une portion assez roulante c’est un champ de cailloux qui m’attend où courir s’avère être une épreuve de vigilance de tous les instants. Je ne suis pas du tout à l’aise. Où est mon terrain d’entrainement en sous-bois sur des chemins de terre où les appuis sont stables et contrôlables ? Ici, rien de tout cela. Après quelques kilomètres parcourus Johan me double, accompagné de deux autres coureurs. Je continue, tant bien que mal, à avancer. Un mauvais appui me vaudra une belle frayeur mais ma cheville gauche a résisté !
1h53, c’est le temps qu’il me faudra pour parcourir les 10 premiers kilomètres et arriver au premier ravitaillement. Le Camelbak rempli je repars sur un chemin de sous-bois beaucoup plus roulant. A peine 2 kilomètres plus tard, c’est le dilemme. Je continue tout droit ou je descends la pente raide sur la gauche. Rejoins par une coureuse nous décidons de prendre le chemin sur notre gauche. Après une longue descente assez technique nous devons nous faire à l’idée que nous nous sommes trompés. C’est reparti pour de longues minutes de remontée. Arrivés en haut on apprendra que le chemin a été débalisé. C’est monnaie courante sur cette course.

J’ouvre une parenthèse.
Dans mon précédent post je vous indiquais que l’organisation avait eu de bonnes idées (point de pointage du 100km au milieu de la pasty-party le samedi soir par exemple) mais à ce moment du récit je ne peux m’empêcher de pousser un petit coup de gueule. Pourquoi ne pas avoir posté des personnes aux points stratégiques après le premier ravitaillement ? Cela aurait éviter les nombreuses erreurs de parcours que beaucoup de coureurs ont commises. Et pourquoi ne pas avoir mis un point de pointage au kilomètres 15, point le plus loin du parcours et en plein milieu d’une boucle ? Je ne suis pas certain que tout le monde ait réellement parcouru cette boucle…
Je referme la parenthèse.

Au kilomètre 18 j’entends un cri dernier moi : une concurrente vient de chuter. Je fais immédiatement demi tour. Quelques minutes passées à ses côtés, je l’aide à se relever. Elle repartira sans trop de casse après avoir pris sa petite dose d’Arnica.
Au second ravitaillement je prends le temps de bien boire et de m’alimenter. Quelques coureurs sont furax contre l’organisation ; je ne suis pas le seul à avoir fait un long détour…
C’est reparti sur une portion plus roulante avant une longue remontée vers le 3ème ravitaillement. Une bonne partie du parcours de fera en marchant ; courir est de tout façon impossible. Je m’arrête longuement au “stand photo”, discute avec le photographe. “Tu fais partie de l’équipe Columbia” me demande t-il en regardant mes Ravenous ? Il me propose une photo avec le Verdon en toile de fond. L’endroit est superbe. Je repars prudemment car certains passages sont vraiment limites.

Mon Garmin affiche 26 kilomètres lorsque je tombe sur Johan qui est recroquevillé sur le sol. Il se sent très fatigué et a terriblement mal au ventre. Je reste quelques minutes avec lui ; des secouristes sont déjà sur place. L’ascension reprend jusqu’au dernier ravitaillement. Encore de longues minutes passées à bien prendre le temps de boire tranquillement. J’entends soudain à la radio des secouristes : “le concurrent vient de vomir !”. Pas de doute, c’est Johan !

Le reste du parcours est une longue descente vers Aiguines que je ferais en compagnie d’un petit groupe de coureurs. Passage dans les rues du village avant de franchir la ligne d’arrivée.

Je termine mon premier trail en montagne en 5h18 et me classe 75ème (110 concurrents classés).

Comme je l’écris dans le titre de ce billet : physiquement j’ai tenu mais techniquement j’étais complétement à la ramasse. Sur certains passages je me suis fait très très peur. Courir dans les cailloux je ne sais pas faire. Gérer correctement une descente, je ne sais pas faire. Monter à un bon rythme, même en marchant, je ne sais pas faire. Je me suis fait doubler par de nombreux coureurs ou coureuses qui eux aussi marchaient !

Mais avec du recul, quelle expérience, quel bonheur de “courir” dans ce paysage !
Magnifique week-end où j’ai rencontré des coureurs (Fabrice, Johan, Mickaël et Benjamin) passionnés par le trail et qui, j’en suis sûr, m’ont refilé le virus.

Je souhaite aux membres de la rédaction de Wanarun de vivre ce genre d’aventure et qu’à leur tour ils vous fassent partager ces moments inoubliables.

Le tracé du trail de Verdon (source : Garmin Connect).




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