Archive pour la catégorie ‘Histoire’

Sur les traces de Dawa

Jeudi 12 août 2010

Dawa Sherpa fascine ! Il suffit de jeter un oeil sur son palmarès pour s’apercevoir que cet homme est véritablement un coureur de légende. J’ai eu la chance de le rencontrer à l’arrivée du 100km du trail du Verdon en juin dernier. Dawa est très accessible et après plus de 13 heures d’effort il n’a pas hésité à passer de longues minutes à échanger avec les personnes venues le saluer.

Depuis plus d’un un, Joël Doux, éditeur de presse sportive, Luc Beurnaux, journaliste et Jean-François Santoni, réalisateur de films documentaires, suivent les “aventures” de Dawa Sherpa. De ces rencontres un coffret (livre + DVD) “Sur les traces de Dawa” verra le jour prochainement (fin août).


(copie d’écran : endurance-mag.com)

Il est d’ores et déjà possible de le réserver. Vendu au prix de 36 euros, une partie du fruit de la vente ira directement au projet “Ecole monastique de Mera”, projet initié au Népal par Dawa Sherpa.

Tous les renseignements relatifs à ce coffret sont disponible sur le site endurance-mag.com.


La suite du marathour !

Jeudi 29 juillet 2010

Philippe Paillaud, souvenez-vous, le marathonien voyageur !

Il y a quelques mois je vous brossais le portrait d’un des membres français du Seven Continents Club : Philippe Paillaud.
Et il y a quelques jours Philippe m’a contacté pour me signaler que la suite de son livre «Le marathour du monde en sept continents» était disponible.

Plus exactement une intro et 3 nouveaux chapitres que vous pouvez télécharger gratuitement au format pdf sur son site internet. Au programme : le marathon de Pékin 2008, celui de Berlin 2009 et enfin Moorea 2010.

Mais comme le signale Philippe : “la  suite de mon livre ne fera pas l’objet d’une édition papier. Vous avez toujours la possibilité de faire, et nous vous y invitons chaleureusement, un don au bénéfice de la lutte contre le cancer” (adresse disponible sur son site).

Philippe (58 ans), qui souffre d’arthrose, ne court plus depuis 4 mois.

Toute l’équipe de Wanarun te souhaite un rapide et bon rétablissement !

Et pour faire un peu plus connaissance avec Philippe je vous invite à visionner le reportage que France 3 lui a consacré en février dernier (le son est faible ; augmentez le volume de votre ordinateur).

http://www.dailymotion.com/videoxe6d88

Quand Harry rencontre Lassy

Mercredi 21 juillet 2010

Un article rédigé par Nicolas, l’un de nos fidèles visiteurs … Vous aussi vous pouvez nous transmettre votre prose ! N’hésitez pas …

Voilà l’été, enfin l’été, enfin l’été-é-é…
J’adore courir sur le lieu de mes vacances… à moi les plages, les routes et les chemins inconnus. Mais il m’arrive souvent lors de ces sorties de croiser des chiens errants, je ne me suis jamais vraiment inquiété car souvent les chiens sont joueurs et m’accompagnent sur quelques mètres, jusqu’à ce week-end… Je découvrais la région d’Avignon lors d’un footing matinal lorsque deux chiens (un berger allemand et un lévrier) ont fondu sur moi de façon très agressive. Fort heureusement et comme vous vous en doutez, vu que je vous écris aujourd’hui, je suis sorti indemne de cette rencontre.

Souhaitant tirer un enseignement de cette confrontation et n’étant pas certain que je m’étais comporté comme il le fallait je me suis adressé à une spécialise des relations Hommes/Chiens (http://www.agnesv-comportementaliste.com/) et voilà ses conseils :

« L’attitude à avoir dépendra du comportement du chien rencontré :

· S’il semble vous ignorer, faites en autant : « passez votre chemin » : ne le regardez pas (pas même un regard, c’est important), et poursuivez votre jogging dans le calme.

· Si au contraire, il semble vouloir vous approcher par curiosité ou agressivité, arrêtez vous tranquillement de courir, ne bougez plus, regardez ailleurs et ne dites rien : dans cette situation ou le chien peut réagir agressivement parce qu’il a peur, il faut à tout prix éviter de le regarder ou fuir en courant ! En effet, courir risque d’éveiller l’instinct de prédation du chien agressif, et là, même le meilleur sprinteur du monde ne pourra pas le distancer !

· Si le chien vous approche malgré tout, ce ne sera généralement que pour vous flairer.
Une fois fait, il poursuivra très probablement sa route sans vous prêter plus d’attention, si vous-même ne faites pas attention à lui.

Rassurez vous, il est exceptionnel, autant pour les personnes que les chiens se promenant, de rencontrer un chien qui veuille vraiment « en découdre » avec vous au point de vous agresser véritablement par morsure sans avoir auparavant grogner ou montrer des signes préventifs d’attaques.

En résumé, plus vous banaliserez la rencontre avec un chien errant ou en liberté en l’ignorant : pas un regard, pas un geste, pas un mot, moins vous aurez de difficulté avec celui-ci. »

Je saurai dorénavant comment appréhender ces rencontres et vous aussi ;-)

Passez de bonnes vacances et courez bien !


Philippidès, celui que l’on respecte pour un exploit dont il aurait rougit…

Lundi 14 juin 2010

Un premier podcast pour vous narrer l’histoire de l’homme qui — en sandale ! — est passé à la postérité pour une prouesse que non seulement il n’a pas accomplie mais, qui plus est, au regard de son palmarès lui aurait fait honte… :

Si vous souhaitez télécharger ce podcast, en voici le lien : Philippidès, celui que l’on respecte pour un exploit dont il aurait rougit…


Anesthésié par le bonheur

Lundi 1 mars 2010

Préambule : ce type me fascine !

Au moment où j’écris ces quelques lignes Serge Girard court ! Depuis le 17 octobre 2009 il a débuté son nouveau défi : le tour de l’Europe en courant. Il y a quelques jours il était à Marathon en Grèce !

Il y a plusieurs mois j’avais commencé à vous faire part de mes impressions suite au visionnage du dvd (4 heures de film) retraçant les aventures de Serge Girard sur les différents continents du globe.

Après la Trans-USA je m’attaque, bien installer dans mon canapé, à la Trans-Australie.

A J-39 du départ on retrouve Serge en pleine préparation et plus précisément en train de numéroter ses 15 paires de baskets que son équipementier (Reebok à l’époque, il court désormais en Mizuno) vient de lui livrer et qui devraient lui permettre de rallier Perth à Sydney. Son nouveau défi : traverser le continent Australien d’ouest en est, défi déjà réalisé par un américain en 63 jours.

Le parcours : Perth, Coolgardio, Kalgoorlio, Cook, Tarcools, Glendambo, Port Augusta, Broken Hill, Orange, Sydney. La grande difficulté ; Nullarbor Plain, un désert aride de 1400km, sans arbres, à affronter pendant près de 20 jours.

Le départ est donnée le 24 septembre 1999. Comme lors de la Trans-USA Serge démarre sa course à une allure très/trop soutenue : les 3 premières heures sont courues à près de 12 km/h sous 35 degrés.

Après 9h18 de course le campement s’installe. Au programme : douche, massage (à l’aide de l’appareil de récupération musculaire de LPG) et repas. Son équipe est constituée de 5 personnes dont Nicolas, le fils de Serge, en charge, entre autres, de l’envoi des rapports journaliers sur internet.

Dès le matin du 2ème jour le lever est programmé à 4h30, pour un départ à 6h00 et pour une journée de 80 kilomètres. Avant le départ les pieds sont tannés au jus de citron pour renforcer leur résistance et enduits de crème anti-échauffement.

Dès les premiers jours une première alerte physique : le tendon d’Achille oblige Serge à s’arrêter quelques minutes. Serge explique que dans les courses de grandes endurances il faut gérer, il faut y aller à l’économie. C’est une notion d’humilité : il faut savoir courir doucement pour aller loin.

Avant d’attaquer le désert (sans fuel, sans eau et sans logement !), Nicolas essaie d’organiser un ravitaillement avec le chauffeur de l’Indian Pacific, un train qui traverse Nullarbor Plain.

Plus de 50 degrés : la chaleur (qui puisse dans l’organisme), le vent, la poussière, et une multitude d’insectes. Serge court en jogging et sweat-shirt, il boit 15 litres d’eau par jour et s’hydrate tous les 800 mètres. Serge aime à rappeler que le désert, cela se mérite.

Depuis le départ : une seule pause de 20 à 30 minutes vers la 6ème heure de course pour soigner les muscles et les pieds avant de repartir pour 30 kilomètres.

L’un des moments magiques de ce périple se déroule à Cook, en plein désert. La rencontre se fait avec l’Indian Pacific pour le ravitaillement comme prévu avec Nicolas. Quelques kilomètres plus loin le chauffeur dépasse Serge, stoppe le train et lui tend un baril d’eau !

Serge se lève désormais à 3 heures du matin en raison de la chaleur et le soleil montant très vite l’oblige à courir avec des gants.

Pour la troisième fois de sa vie Serge passe les 2000 kilomètres. Cette fois-ci en 24 jours 23 heures et 46 minutes soit 5 heures de mieux qu’aux USA et dans 6 kilomètres il quittera le désert. Serge n’a pas vaincu le désert c’est le désert qui lui a fait la grâce de le laisser passer !

Les 3000 kilomètres sont passés, au sprint, le 31 octobre.

Lors d’une étape un fort vent oblige Serge à faire une demi étape. Serge est furieux. Il repartira le soir pour faire encore 45 kilomètres en pleine nuit, seulement éclairé par les phares de la voiture suiveuse ! Le lendemain, la nuit a été forcément plus courte, Serge repart mais s’écroule, reste à terre longuement, il n’arrive pas à se relever. L’équipe est inquiète mais Serge repartira !

A l’approche de Sydney il y a de plus en plus de supporters au bord de la route.

Les 3 derniers jours sont rythmés par la pluie ou le soleil, les montées ou les descentes et les panneaux kilométriques qui annoncent la victoire de plus en plus proche et Serge veut réaliser cette traversée en moins de 47 jours (63 jours le précédent record).

Le 8 novembre 1999 Serge franchit la ligne d’arrivée devant le célèbre the Sydney Opera House : 3755 km en 46 jours 23 heures et 12 minutes.

Ces quelques lignes ne sauraient retracer fidèlement le fabuleux périple de Serge Girard. Je vous invite à revivre pleinement le Trans-Australia en vous procurant le DVD disponible sur le site de Serge Girard.


Philippe Paillaud : le marathonien voyageur

Samedi 6 février 2010

Préambule : j’ai la chance d’écrire librement sur Wanarun, de poster en fonction de mes envies, de mes coups de cœur. J’ai la chance de pouvoir échanger avec des personnes toujours prêtes à répondre à mes questions, sympathiques, passionnantes, d’exception… C’est encore une fois le cas avec un coureur qui vit pleinement sa passion. Un nouveau coup de cœur !


Lorsque j’ai réussi à joindre Philippe Paillaud au téléphone (après quelques échanges par mail pour trouver une date) il préparait ses valises : direction Tahiti pour y courir la 22ème édition du marathon de Moorea le 13 février prochain. Une petite place dans tes valises, Philippe ?

Mais au fait, connaissez-vous Philippe Paillaud ?
Si vous êtes des lecteurs fidèles de Wanarun son nom a déjà été cité dans un précédent billet (et si vous êtes un coureur à pied passionné vous devez sans aucun doute le connaître). Précisément, il y a un an déjà, lorsque je vous avais présenté Cécile Bertin. Car Philippe Paillaud est la personne qui a inspiré Cécile pour réaliser son défi : 7 marathons, 7 continents, 80 jours. Philippe avait déjà réalisé cet exploit, mais en 6000 jours précise t-il, et l’avait raconté dans un livre (je vous en reparlerai en peu plus loin). Il devenait ainsi le premier français à intégrer le club très fermé des coureurs ayant achevé 7 marathons sur 7 continents : le Seven Continents Club.

Philippe a commencé la course à pied à 38 ans. Comme toute personne qui débute il a d’abord couru 400 mètres, puis 1km, puis 2… pour faire sa première course sur 12km où un ami, qui vivait à New-York, le chambre un peu et lui lance le défi d’y courir le marathon l’année suivante. Mission accomplie en 1991. Sur le parcours dans Central Park il y rencontrera un certain Bernard Kouchner.

19 ans plus tard Philippe compte 20 marathons à son compteur. Seulement deux en France (Paris et le Médoc) mais beaucoup de destinations qui font rêver : la Norvège, l’Australie, la Chine…

L’emploi du temps professionnel très chargé de Philippe ne l’autorise pas à préparer de façon très « pointue » ses marathons. De toute façon la performance n’est pas recherchée (il a tout de même un record en 3h36 minutes à Dubaï en 2001). Son but : finir en prenant du plaisir. « Et puis les marathons sont de fabuleux prétextes pour découvrir de nouveaux pays, d’autres cultures, d’autres peuples » me confie Philippe. D’ailleurs il s’arrange pour arriver peu de temps avant la course pour ainsi profiter pleinement du pays après pendant plusieurs jours.

A la question, quel est pour toi ton plus beau souvenir, Philippe répond sans hésiter l’Antarctique à King George Island. « Je l’ai couru en 2007, c’est le seul pour lequel j’ai été obligé de trouver des sponsors pour financer l’aventure. 10 jours de bateau dont 3 pour l’aller-retour entre Ushuaïa et l’Antarctique et un séjour de rêve au milieu de la banquise parmi les baleines, les phoques, les manchots… Quant à la course, il s’agissait plutôt d’ un trail de 42km sur neige et glace que d’un marathon « ordinaire », car il n’y avait pas le moindre centimètre de bitume. Nous étions environ 150 coureurs à prendre le départ. En 2007, le temps était glacial et le vent très fort. Ceux qui l’ont couru en 2008 et 2009 ont connu des difficultés différentes puisqu’il s’agissait de deux années un peu plus chaudes, et donc un sol moins gelé, mais avec beaucoup de boue très collante ! ».

Les projets de Philippe se vivent maintenant au jour le jour. Après Tahiti il avisera. De petits soucis à un genou ne lui permettent pas de programmer trop longtemps à l’avance son prochain marathon-voyage, ou voyage-marathon devrais-je dire.

Je vous ai livré ici seulement quelques minutes d’échanges téléphoniques avec Philippe. Je vous invite à mieux le découvrir au travers de son livre «Le marathour du monde en sept continents». Livre qu’il a écrit pour raconter les marathons courus pour ce challenge des 7 continents mais également pour tous les autres : Irlande, Turquie, Grande-Bretagne… J’ai d’ailleurs commencé son livre en lisant le récit de son marathon couru à Rotterdam en 1992 car dans moins de dix semaines je serai sur la ligne de départ.

Le marathour du monde

Dans le préambule de ce billet je vous disais que j’avais la chance d’échanger avec des personnes d’exception. Sans flagornerie aucune (ce n’est pas du tout mon genre) c’est le cas de Philippe.

Il a réussi à être le premier français à intégrer un club qui ne compte que 200 coureurs environ sur la planète, il écrit un livre pour nous raconter son aventure et il reverse intégralement tous les bénéfices de ses ventes à la ligue nationale contre le cancer !

Le site internet de Philippe Paillaud.
Le lien pour commander son livre (13,50 euros + 2 euros de frais de port).


Le livre de la mort qui tue … JOGGING

Vendredi 30 octobre 2009

Alors que je triais une vieille bibliothèque datant de mes années SciFi et Heroic Fantasy à la recherche d’un vieux Bradbury – j’ai dit vieille bibliothèque ? Il serait sans doute plus approprié de dire “très vieille” -, coincé entre PolterGeist et The Thing, j’eus la surprise de retrouver JOGGING de Brooks Stanwood.

Vous pensez bien que, par le titre alléché, titre dont je ne me souvenais d’ailleurs et je l’avoue humblement, ni de l’existence, ni du contenu, ni même de l’avoir lu à l’époque – certes très reculée, ceci pouvant expliquer cela … – je cessai immédiatement mes fouilles archéologiques pour me plonger dans une lecture – rapide – de cet opuscule.

JOGGINGAmes sensibles, s’abstenir ! JOGGING, vu sa date de sortie, 1980, n’est pas un guide pratique décryptant, ce qui à l’époque, était en train de devenir un phénomène de mode – un buzz, pour les plus jeunes. JOGGING n’est pas non plus un abécédaire du comment courir mieux, plus efficacement, gagner des minutes en se fatiguant moins etc etc etc à l’usage des millions de nouveaux pratiquants qui découvraient les vertus fabuleuses de notre sport favori.

JOGGING dont le titre porte en lui-même le teasing, surtout au seuil des 80’s, est en fait un roman d’épouvante comme il s’en faisait beaucoup en cette période et qui finissaient généralement en films de plus ou moins bonne qualité ou l’inverse – j’ai déjà parlé de PolterGeist, de The Thing, on pourrait aussi évoquer les Dents de la Mer, Carrie … – dont les premiers chapitres parlent effectivement de course à pied … sauf qu’après ça dégénère grave … mais, je vous laisse le découvrir, le livre étant assez facile à trouver en occase sur le web. Evidemment le scenario est plus qu’improbable et, sans dévoiler l’intrigue, les gentils ont quand même des chances de gagner à la fin, mais ça se laisse franchement lire !


12 heures de course à pied par jour dans le pays où la voiture est reine !

Lundi 17 août 2009

Sur Wanarun nous aimons bien Serge Girard. Nous avons même eu le privilège de le rencontrer lors de son passage à Nancy pour la présentation de son prochain défi : le tour de l’Union Européenne en courant qui débutera le 17 octobre 2009. Lors de cette soirée Serge nous avait remis un dvd retraçant ses aventures sur les différents continents du globe.

De retour à la maison on range précieusement le cadeau en attendant de pouvoir le visionner tranquillement, un jour…

Cinq mois plus tard je me suis littéralement plongé (casque visé sur les oreilles pour mieux capter  tous les bruits, toutes les paroles) dans les exploits de Serge. Par avare le coureur ! En effet, la petite galette contient près de 4 heures de film.

Rendez-vous compte : 40 979km autour du monde en courant avec au programme : la traversée des Etats-Unis, de l’Australie, de l’Amérique du sud, du continent Africain et enfin du continent Asiatique.

Loin de moi l’idée de vous raconter en détail les exploits au jour le jour de Serge ou de vous retranscrire mot pour mot le contenu du dvd. Non, je vais plutôt vous donner quelques éléments, des impressions, des choses qui m’ont marquées sur ses fabuleux défis et peut-être, je l’espère, vous donner l’envie de courir visionner ce dvd.

Je commence donc cette série de billets (il y en aura 5 au total) par la Trans-USA : relier Los Angeles à New-York en moins de 53 jours. La distance : 4 597 km !

L’idée de ce record Serge l’ a eu en participant, en 1993, à une course à étapes qui traverse les Etats-Unis d’ouest en est.

Un équipage de cinq personnes va l’accompagner tout au long du parcours : une kinésithérapeute, deux podologues, sa soeur et son fils pour la logistique et le côté psychologique ! Ce même équipage est décomposé en deux sous groupes :

  • le groupe surnommé « la luciole », en charge de la logistique, va rejoindre la ville étape du soir pour y préparer le repas et le parcours du lendemain
  • le groupe surnommée « la sangsue » est l’équipe qui le suit tout au long de sa journée de course.

Le parcours : Los Angeles, Las Vegas (avec une partie de la mythique route 66), Denver (avec des cols à 3000 mètres d’altitude à franchir), Indianapolis, Columbus, Pittsburgh et enfin New-York. Pour boucler ce périple il faudra courir 90 km par jour en moyenne.

Le départ est donné le jeudi 7 août 1997 à 5h15 depuis le Pacific Coast Higway. La journée sera très éprouvante avec une température de 115° Fahrenheit (je vous laisse faire la conversion en Celsius) et des premiers pépins physiques. Le deuxième jour, les ennuis physiques continuent avec  un passage à l’hôpital où il y restera 3 heures pour une déshydratation gastrique. A sa sortie il reprendra sa course comme si rien ne s’était passé.

La défaillance des premiers jours est très bien analysée par Serge : il est parti trop vite, trop fort. Désormais c’est sa tête qui dominera son corps !

La journée type de course est parfaitement rythmée :

  • levé à 4h00 pour l’équipe et préparation des véhicules ; Serge se lève vers 4h30
  • déjeuner léger car l’alimentation commencera au bout de 15 minutes de course
  • 20 minutes avant le départ : massage léger
  • 12 heures de course dans la journée
  • le soir 2 heures de massage : drainage lymphatique et massage pur
  • repas pris avec l’équipe
  • coucher le plus rapidement possible pour obtenir au minimum 8 heures de sommeil.

Dans la journée le temps consacré à la course est également bien rythmé : tous les ¼ d’heure il s’arrête de courir mais continue à marcher tranquillement ; c’est le moment du ravitaillement et toutes les trois heures il fait une pause de 15 minutes (massages…). Le ravitaillement est très important. En effet Serge doit consommer 8 000 calories par jour et boire de 10 à 12 litres de liquide.

Il atteint Las Vegas après 6 jours de course mais avec un retard de 1,5 jour sur son plan de course. Toutefois l’autorisation accordée par la police locale de courir sur les freeways doit permettre une navigation simplifiée et éviter les risques de détours.

Serge franchit les 1000 km le 18 août 1997 au coeur de l’Utha.

Le 30 août 1997, au kilomètre 2000, est le prélude à 1000 miles de lignes droites dans un désert de céréales avec la traversée du Kansas et du Missouri.
Il court souvent de nuit pour casser le rythme, éviter la monotonie et la chaleur.

Le 4 septembre 1997 c’est la mi course. Le 11 septembre il franchit la  ligne des 3 000 kilomètres et le 22 celle des 4 000 kilomètres en Pennsylvanie.

A quels jours de l’arrivée l’équation est simple : pour battre le record, et passer sous les 53 jours, Serge doit courir 447 kilomètres en 4 jours et 14 heures !

Une interdiction de courir sur les freeways va l’obliger à courir plusieurs dizaines de kilomètres supplémentaires. A cette mauvaise nouvelle vient s’ajouter une météo composée de vent, de pluie et de froid. Serge va courir pendant 25 heures d’affilée entre couper de seulement deux demi-heures de pause.

Le 29 septembre 1997 Serge traversera le pont de Outerbridge en voiture (interdiction de courir sur le pont). Il devra donc encore courir trois kilomètres pour enfin établir son fabuleux record : la traversée des Etats-Unies en 52 jours 23 heures et 24 minutes et 4597 kilomètres parcourus.

Revivre la Trans-USA sur le site de Serge Girard.
Acheter le DVD.


Origine de l’entraînement fractionné

Jeudi 13 août 2009

Lundi dernier, je vous parlais de la découverte d’un livre assez ancien “La course à pied” (édité en 1998 en version française et en 1994 en version originale anglaise). Ce livre n’est plus disponible à la vente… Et dans un des commentaires Tarq m’a dit que le livre était disponible chez PriceMinister. Je l’ai donc commandé aussitôt et il vient d’arriver aujourd’hui dans ma boites aux lettres (c’est pas beau internet ?)

J’ai donc commencé la lecture…

L’origine de l’entrainement fractionné est assez drôle finalement puisque c’est à la base une sorte de médicament… En effet, l’entrainement par intervalle a été inventé par un cardiologue allemand pour soigner ses patients cardiaques. Par la suite, c’est l’entraineur allemand Woldemar Gerschler qui utilisa cette technique pour les athlètes de haut niveau.

Ironie c’est que souvent les médécins, en cherchant à soigner leurs patients, trouvent indirectement des moyens d’améliorer les performances des sportifs de haut niveau. Dans ce cas, c’est une simple méthode d’entrainement mais ce fut parfois des produits dopants.

Par exemple, l’EPO (produit médiatisé suite à diverses affaires sur le Tour de France) ou érythropoïétine est avant tout un médicament qui traite les insuffisances rénales… L’inventeur de ce médicament ne pensait certainement pas qu’il aurait une tel utilité…


Si si, je les mets toujours !

Mardi 5 mai 2009

 

plus pour courir évidemment mais pour mes 5 heures de prépa physique / muscu hebdomadaires … 25 ans de bons et loyaux services. “Ah en ce temps-là messieurs dames, on savait faire du costaud. Ca ne venait pas de Chine”. Euh, quoique, après avoir bien regardé ce qui reste de l’étiquette …

Et oui, il y a 25 ans j’avais cédé à cette nouvelle mode qui venait de débarquer des States : le jogging. Cela n’avait pas duré longtemps à l’époque. Un an à courir tous les soirs pendant ma première année de prépa et des participations à des 20 km (Douai, Phalempin et Maroilles pour ne pas les nommer) où mon père qui me conduisait était obligé d’attendre l’arrivée des dernières VF4 avant de me voir enfin débouler.

Ces Nike sont sans doute une des premières chaussures de jogging de la marque US à avoir été distribuée en France de façon massive. Conception rudimentaire : cuir, tissu et caoutchouc mais d’une robustesse phénoménale et d’une telle légèreté ! Après 25 ans, la semelle n’est quasiment pas usée et le tissu n’a qu’un seul petit trou.

Figurez-vous qu’il y a 15 ans, un vendeur de plage à l’Ile Maurice voulait me les échanger contre son stock de paréos et des colliers pour toutes les femmes et jeunes filles de ma famille mais malgré cette offre mirifique et une heure de palabres, je n’ai pas cédé et je les ai donc toujours dans mon sac.

En plus, je n’ai jamais souffert du tendon d’Achille avec. Pas comme avec mes A* (plus que 673 km à faire avant de pouvoir les changer sans que mon épouse ne me dise “Encore !”). – FRED -




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