Archive pour la catégorie ‘haut-niveau’

Le Marathon de Montpellier … PIEDS NUS !!!

Dimanche 4 juillet 2010

Non vous ne rêvez pas ! Vous avez bien lu PIEDS NUS. Le marathon de Montpellier PIEDS NUS !!!

C’est l’exploit que vont tenter de réaliser deux membres de l’équipe de rédaction de Wanarun. Stef et Aurélie.

Ca se passera le 17 octobre 2010. Vous pourrez suivre toute leur préparation sur le blog http://nuspieds.net

J’ai oublié de préciser qu’en plus il s’agit de promouvoir une bonne cause : http://nuspieds.net/blog/index.php/post/2010/07/04/Le-Marathon-de-Montpellier-en-barefoot-pour-France-Choro%C3%AFd%C3%A9r%C3%A9mie

N’hésitez pas à les encourager et surtout à … donner :-)


Interview : LEIF RUSTVOLD coureur d’ultra … barefoot

Samedi 3 juillet 2010

Maintenant que des revues spécialisées francophones telles que Jogging International ou Zatopek ont ouvert leurs portes au barefoot et au minimalisme, je peux me permettre d’en reparler de temps en temps sur Wanarun, n’en déplaise à certains :-)

Aujourd’hui, pas de grandes théories ni d’avis personnel sur le sujet, mais juste une interview. Dans le rôle de l’interviewé, Leif Rustvold, 35 ans, Américain, de Portland (Oregon) coureur, amateur, d’ultra et adepte combiné du barefoot et du minimalisme. Interview réalisée alors que Leif venait de terminer la très difficile Western States 100 (miles pas kilomètres) en … Vibram Five Fingers KSO – qui a dit que les VFF ne permettait pas de courir sur de longues distances ?. Pour les résultats, c’est ici.

Comment vous définiriez-vous ? Barefoot, minimaliste, les deux à la fois ?

Je crois déjà en l’efficacité générale des principes du minimalisme. Ensuite, chaque fois que je le peux, je cours pieds nus. Ce qui est très facile sur route, même pour un ultra et j’ai aussi couru un peu sur des parcours de trail. Mais il faut être réaliste, courir sur des sentiers de montagne sans aucune protection du pied n’a pas de sens. Aussi, en trail, je cours en Vibram Five Fingers.

Avant de vous lancer dans le barefoot, quel était votre vécu d’athlète ?

Je cours régulièrement depuis mon adolescence et de temps à autre il m’arrivait même de courir un marathon. C’est à partir de 2004 que j’ai commencé à aborder la chose de manière plus sérieuse, notamment en matière d’entraînement. Depuis, je dispute chaque année plusieurs ultra-trails. A l’époque, je courais avec des chaussures pronateur amorties que m’avait conseillées un magasin spécialisé.

Quand avez-vous débuté le barefoot ?

Un peu de barefoot dès 2004 mais j’ai réellement démarré le minimalisme en 2007 et le barefoot compétitif en 2009.

Pourquoi avoir fait ce choix ?

J’ai toujours essayé d’appliquer ce que j’avais appris lors de mes études d’anthropologie à la course à pied. Et, convaincu que l’être humain est, à la base, fait pour courir, j’ai examiné dans le détail son évolution au cours des millénaires pour essayer d’améliorer mes performances.  Et si l’être humain est “fait pour courir”, pourquoi a-t-il besoin de chaussures ? J’ai donc décidé de … tester cette théorie par moi-même.

Au début et sur les conseils d’un centre d’entraînement spécialisé, j’ai commencé par une sortie hebdomadaire assez courte pour renforcer pieds et chevilles. Sur ces sorties, que j’appréciais, il m’arrivait, de temps en temps, d’attraper des ampoules ou de ne pas me sentir vraiment en forme alors régulièrement je retournais à mes chaussures, craignant de me blesser avant ma prochaine course. J’ai acheté ma première paire de Vibram, des Sprint, en 2007. Il n’était plus alors question de retourner à mes anciennes chaussures et avec les VFF, j’ai également pu me lancer dans le trail “barefoot-style”.

Au fur et à mesure, je me suis rendu compte que, d’une part, toutes ces “pré-blessures” tenaces qui me pourrissaient la vie disparaissaient … en même temps que mes chaussures classiques, d’autre part, qu’au final, j’adorais ces nouveaux pieds, plus forts, plus sains et qu’en plus cela n’impactait en rien mes performances, bien au contraire, puisque j’ai établi pas mal de mes personal bests au bout de ma première année en VFF.

Le vrai barefoot m’a toujours tenté mais y consacrer un temps non négligeable alors que je dispute essentiellement des ultra-trails n’a pas de sens. Comme on dit “entraînez-vous comme vous allez courir”. Cependant, en 2009, j’ai déménagé, et je me suis retrouvé un peu loin de mes sentiers d’entraînement, surtout lors de mes sorties courtes. Alors, je me suis mis à courir sur les trottoirs … barefoot et j’ai complètement accroché. Soudain, courir sur route est redevenu passionnant et j’ai même réintégré des courses sur route à mon programme annuel.

Comment avez-vous vécu la transition vers le minimalisme ?

Je suis un chaud partisan d’une transition lente. Soit en mélangeant chaussures classiques et minimalisme. Soit en retournant à la case départ et en réapprenant à courir depuis le début. La clé du succès réside dans une adaptation progressive des tissus du pied et du bas de la jambe. Avant de songer à accroître ses kilométrages, il faut être capable de bien sentir le renforcement de son pied.

Personnellement, j’ai donc commencé par une sortie tranquille et courte en VFF chaque semaine. J’ai pu rapidement courir une quinzaine de kilomètres sans souci. Par contre, je suis ensuite resté à cette distance maxi pendant plusieurs mois pour que mon corps s’habitue à ces nouvelles sensations. Je n’ai rien changé au reste de mon programme d’entraînement – en chaussure. Ensuite, j’ai réalisé toutes mes sorties courtes en VFF, sachant que le court s’est … allongé au fur et à mesure, jusqu’à … 100 Kmiles (laugh).

Quelle a été votre première compétition minimaliste ?

Peterson Ridge Rumble, en 2008, un 60 Kmiles. Une meilleure perf sur la distance et de super sensations avec mes VFF.

Combien de compétitions depuis ?

35 ultras “minimalistes” et 14 marathons avec ou sans chaussures. J’ai couru 1 ultra et 1 marathon totalement pieds nus ainsi que 4/5 courses plus courtes, tout en poussant un landau avec mes filles dedans.

Sur une compétition, comment faites-vous le choix barefoot ou minimaliste ?

Si c’est faisable pieds nus sans risque, je pars pieds nus. Comme je l’ai dit précédemment, j’ai réalisé mes meilleures perfs durant ma première année minimaliste. Aujourd’hui, avec des enfants en bas-âge, je n’ai plus le temps de travailler ma vitesse aussi je me fixe des objectifs minimalistes que j’essaie d’atteindre.

L’entraînement ?

Difficile en ce moment avec les enfants et le boulot. J’essaie de placer mes sorties courtes dans la semaine, parfois pour me déplacer dans le cadre de mes activités. J’essaie aussi de disputer une course par mois, marathon ou ultra et réalise une ou deux autres sorties longues les week-ends. En matière de cross-training, je fais également du renforcement musculaire et du mono-cycle.

Est-ce que votre conception du barefoot, s’accompagne d’une philosophie de vie ?

Comme je l’ai déjà signalé, je suis très influencé par mes études en anthropologie. En matière d’alimentation, par exemple, j’ai également étudié l’évolution pour optimiser ma façon de manger et bien avant qu’on parle de régime paléo, j’avais déjà élaboré mon propre régime alimentaire. En matière de renforcement musculaire, je ne vais jamais en salle de musculation, tout est basé sur des mouvements naturels, de l’équilibre …

Le barefoot est-il un phénomène de mode tiré par le succès de Born to Run ?

Il y a clairement en ce moment un engouement passager qui va aller en s’essoufflant sous sa forme actuelle mais tant les résultats scientifiques qui tombent régulièrement, qu’une meilleure réceptivité du grand public, me laissent à penser que le minimalisme n’est pas prêt de s’éteindre. Mon idée est que les grands équipementiers vont en adopter les principes et mettre sur le marché des modèles qui rendent au pied sa liberté. Pour ma part, je suis le mouvement actuel et essaie, autant que faire se peut, de dispenser quelques conseils pour bien débuter et éviter les blessures.

Est-ce que vous pensez que le barefoot / minimalisme s’adresse à tout le monde ?

J’ai vu des gens qui n’arrivaient pas à courir confortablement en chaussures, être métamorphosés en … coureurs après les avoir ôtées. D’ailleurs, je ne vois aucune raison pour démarrer la course à pied en chaussures. Si vous pouvez les éviter, évitez-les.

Cela dit, je porte une attention toute particulière aux expériences des uns et des autres pour voir comment les corps réagissent. Cette approche anthropologique me donne à penser que la vaste majorité des runners pourraient courir sans chaussures. Bien entendu, certaines blessures, certains malformations, certaines conditions font que pour quelques uns, utiliser leur corps comme à l’origine de l’humanité, demeurera impossible. Mais toutes les études scientifiques récentes tendent à prouver que pour les autres, il n’y a pas de souci.

Une question qui n’est pas de saison, le barefoot en hiver ?

Courir pieds nus renforce non seulement le pied mais également nos sensations et notre capacité à courir sur tous types de surface sans inconfort. Bien que le thermomètre ne descende pas longtemps en-dessous de zéro dans l’Oregon, il m’est arrivé de courir pieds nus en hiver. Je cours dans la neige avec mes Vibram. Je fais attention, cela va de soi, pour éviter les blessures mais je ne crains pas le froid.

Quels conseils donneriez-vous à nos lecteurs désireux de se lancer dans le barefoot ?

Mettez-vous dans la peau d’un explorateur. Ecoutez votre corps. Progressez lentement, intelligemment, en faisant attention. Soyez prêts à renoncer au cas où. Et surtout, faîtes-vous plaisir !


Abdos et course à pied

Vendredi 4 juin 2010

Si je vous dis abdos, vous pensez immédiatement – ne mentez pas … – à tablettes de chocolat, Chippendales ou couverture de Têtu. Et bien pas de chance pour vous car les abdos utiles à la course à pied sont de ceux qui ne se voient pas. Inutile donc de faire vos 200 crunches au saut du lit. Vous aurez sans doute votre petit succès sur la plage cet été mais je ne suis pas persuadé que vos performances sur le 10 km en bénéficient vraiment.

Je ne vais pas ici vous faire un cours littéral sur les différents muscles que recouvre le terme “abdos”, ni vous donner des programmes complets d’exercices, de nombreux ouvrages existent sur le sujet, notamment, celui de Laurent Lopez aux Editions Amphora qui est bien fait et simple d’accès.

Deux évidences concernant les abdos :

1) ils sont très difficiles et très lents à “muscler” car ils interviennent assez peu directement dans nos activités quotidiennes et notre vie moderne qui consiste à passer du fauteuil de bureau au canapé devant la télé ne contribue pas franchement à leur entretien.

2) par contre ils sont faciles à “démuscler” si on ne les travaille pas.

Bref, les abdos, ce n’est pas le pied. Ah, si ils pouvaient se muscler comme les biscottos …

Mais revenons à nos moutons, en l’occurence leur rôle dans la course à pied. Je vais là aussi simplifier, au risque de heurter les puristes. Dans le mouvement de course, les abdos ont pour fonction essentielle d’assurer un positionnement correct du bassin et de la colonne vertébrale. Avoir un haut du corps “maintenu”, c’est permettre une concentration de l’énergie dans la foulée et non sa dispersion dans un buste tout gélatineux et flagada. Et ça ne sert pas que pour les séances de VMA, bien au contraire. Plus l’effort est long, plus on a besoin de ce maintien pour justement continuer à concentrer le peu d’énergie qu’il nous reste dans notre foulée.

Comment travailler les abdos ? Inutile de vous farcir une séance d’une heure par semaine. Il vaut mieux répartir en 3 petites séances hebdomadaires intenses d’une dizaine de minutes, focalisées sur 2-3 exercices spécifiques à la course à pied, le nombre de répétitions augmentant au fur et à mesure. A l’approche d’une compétition, il est conseillé d’abandonner les abdos spécifiques course à pied et de se contenter d’abdos génériques – pour ceux qui visent la plage cet été … Lors de chaque séance, alterner entre exercices dit de gainage, où l’on tient une position pendant un certain temps, et exercices dynamiques. Sur les exercices dynamiques, privilégiez un travail lent en vous concentrant sur le muscle concerné (il paraît que certains arrivent à se muscler uniquement grâce à leur cerveau sans exercice … donc ça doit aider de se concentrer), la gonflette – répétitions ultra-rapides – ne marche pas avec les abdos. N’utilisez surtout pas ces machines qu’on vous vend en télé-achat ! Les abdos se travaillent sur un tapis ou un simple banc, les seuls accessoires intéressants pouvant être un médecine-ball ou une grosse balle.

N’oubliez pas non plus dans votre pratique, cette notion fondamentale de la musculation : lorsqu’on travaille un muscle (dit agoniste), il faut travailler ensuite le muscle antagoniste (opposé). Il importe donc de clore chaque séance d’abdos par un petit travail sur les lombaires. Deux petits exerices simples pour ces lombaires :

- en dynamique, allongé face au sol, décollez le buste le plus haut possible sans que cela ne tire trop avec les mains derrière la tête

- en gainage, allongé face au sol, décollez en tendant les bras devant vous, le buste ainsi que les jambes et tenir la position

Alors, à vos tapis …


Livre : Gérer la Pression en Compétition

Vendredi 26 février 2010

Regardez-moi bien dans les yeux et répondez-moi franchement. Vous n’avez jamais eu “la pression” – le trac, le stres, la boule au ventre, une envie pressante … – à l’approche ou pendant une compétition sur laquelle vous fondiez de grands espoirs ? Non ? Vous en êtes bien certain ? Peut-être plus maintenant avec votre immense expérience des grands rendez-vous, mais avant ? Ca commence à vous rappeler quelque chose ?

Comment “oublier” cette pression ou comment l’utiliser à bon escient ? C’est à ces questions que répond Marylène Pia, sophrologue du sport (www.marylenepia-formation.com) dans “Gérer la Pression en Compétition” récemment paru aux Editions Amphora (www.ed-amphora.fr). Ouvrage dont je viens d’achever la “lecture”. Pourquoi des guillemets à “lecture” ? Parce que ce livre, au format classeur très pratique, inclut un CD d’exercices, base de … plans d’entraînement à la gestion de la pression. Et oui, on ne sort pas des “plans d’entraînement”, décidément.

Dans une première partie théorique, l’auteur, après avoir précisé ce qu’est justement cette pression et quelles sont ses manifestations, justifie le propos du livre : il FAUT gérer la pression. La deuxième partie insiste sur le “mental” avec cette idée force que si on ne peut pas changer une situation, on peut changer le regard qu’on y porte.

Puis viennent de nombreuses fiches très bien décrites et simples à mettre en oeuvre “sur le terrain” présentant des techniques respiratoires, de relaxation, de visualisation … contribuant à la gestion de la pression. Le CD audio sert de support à ces techniques.

Enfin, la dernière partie est consacrée à l’aspect stratégique : comment combiner ces techniques pour gérer la pression avant, pendant et après une compétition ? Et ce, en fonction du profil et des réponses physiques ou physiques de tout un chacun. L’auteur offre enfin les clés pour bâtir son propre programme d’entraînement sur 6 semaines.

Je n’ai pas l’impression d’être spécialement stressé avant une compétition mais j’ai commencé à mettre en oeuvre certaines des techniques présentées et j’en ressens déjà un certain bien-être. Un livre que je vous conseille donc vivement.


Un duel Bolt / Bekele ?

Mercredi 9 septembre 2009

Est-il possible selon vous de départager les 2 stars masculines actuelles de la course à pied ? Qui est le plus fort et le plus rapide entre le roi du sprint Usain Bolt et le maitre du 5000m et du 10000m Kenenisa Bekele ? Honnêtement la question me laisse perplexe tant les différences entre les distances et les efforts sont importantes. Et puis pourquoi chercher UN meilleur ?

Et pourtant la question semble se poser et les 2 champions sont potentiellement intéressés. Bekele a indiqué être prêt à relever le défi mais le problème est de savoir sur quelle distance le duel pourrait avoir lieu. En tout cas tous deux semblent d’accord pour dire que Bolt a un net avantage jusqu’à 600m et que Bekele est supérieur à partir des 800m. Donc pourquoi pas un 700m ? Reste à voir qui voudra bien organiser un tel évènement.

En 1997, un duel au sommet avait déjà eu lieu entre Donovan Bailey, champion olympique du 100m en 1996, et Michael Johnson, double champion olympique sur 200 et 400m en 1996. Mais là les distances de prédilection des 2 athlètes n’étaient pas aussi éloignées et le duel se couru sur 150m. Bailey, vainqueur, avait empoché 1.5 millions de dollars, contre “seulement” 500000$ pour Johnson, blessé.

Image de prévisualisation YouTube

Je ne veux pas être mauvaise langue mais je crains que si le duel Bolt/Bekele a lieu, ce soit encore une histoire de gros sous…

Source : ABC News


Berlin 2009 : les marathoniens français

Mardi 4 août 2009

Source : FFA

La Fédération Française d’Athlétisme a annoncé les représentants français pour le prochain championnat du monde de Marathon, dans quelques semaines à Berlin. Les hommes s’élanceront en premiers le samedi 22 aout à 11h45, suivis des femmes le lendemain, le dimanche 23 aout à 11h15.

La sélection finale s’est faite à l’issue d’un dernier stage de préparation.

A noter l’absence de Christelle Daunay, détentrice du record de France en 2h25′43″.

Les 5 françaises sélectionnées :

SB PB
BRIAND Stephanie 1972 Endurance 72 2h40′26″ 2h40′26″
KLEIN Laurence 1969 Endurance 72 2h37′36″ 2h37′36″
LOSSOUARN Patricia 1972 Ea st quentin en yvelines 2h38′47″ 2h38′47″
MOYNOT Cecile 1976 Endurance 72 2h40′59″ 2h40′59″
OUBOUHOU Yamna 1974 Cs meaux - 2h31′56″

Les 5 français sélectionnés :

SB PB
THEURI James kibocha 1978 Clermont athletisme auvergne 2h10′39″ 2h10′39″
BAALA Samir 1974 Saint-louis rc 2h17′06″ 2h17′06″
EL HIMER Driss 1974 Asptt strasbourg 2h16′39″ 2h06′48″
LETELLIER Loic 1976 Ea mondeville herouville 2h15′52″ 2h14′37″
MUNYUTU Simon 1977 Clermont athletisme auvergne 2h20′30″ 2h09′24″

Bonne chance à eux !


Résultats de la Coupe d’Europe du 10 km

Mardi 9 juin 2009

Ce samedi 6 juin avait lieu à Madère la 13ème Coupe d’Europe du 10km, l’occasion pour Christelle Daunay de tenter de battre le record de France de la distance. Mais elle n’y est malheureusement pas parvenue, finissant 5ème de l’épreuve en 32′02″03. Ce n’est pas sa meilleure performance mais comme on peut l’apprendre sur son blog, elle a failli ne pas prendre le départ car elle s’est réveillée la veille avec le dos bloqué.

Les résultats du 10km féminin :

  1. Inês Monteiro (Por) 31′34″17 (PB)
  2. Olivera Jevtic (Srb) 31′35″92
  3. Dulce Félix (Por) 31′40″60 (PB)

Les résultats du 10km masculin :

  1. José Manuel Martínez (Esp) 27′57″61
  2. Rui Pedro Silva (Por) 28′01″63 (PB)
  3. José Rocha(Por) 28′15″44

Les résultats de l’Equipe de France sont également disponibles sur le site de la FFA.


Coupe d’Europe du 10 km

Vendredi 5 juin 2009

Christelle Daunay va t’elle pouvoir renouveller l’exploit après avoir battu le record de France du marathon le 5 avril dernier en 2h25′43′. Christelle s’alignera le samedi 6 juin à Madère à l’occasion de la coupe d’Europe de 10 000 m

Son objectif est clair : elle souhaite battre le record national de Rosario Murcia en 31′42”83. L’an dernier aux championnats de France, elle avait réalisé un chrono de 31′57”40.

Christelle est en mesure de battre le record samedi.

Rendez-vous samedi pour voir si le record sera battu.


Comment construire un record olympique sur 5 et 10 kilomètres

Mercredi 18 février 2009

Que ce soit clair, je ne vais pas vous révéler ici la solution miracle pour vous garantir la victoire lors de votre prochaine course, encore moins un record olympique. Mais je vais plutôt vous présenter une analyse des deux records olympiques réalisés à Pékin par Kenenisa Bekele, sur 5000m et 10000m.
Un nouveau système a en effet été mis en place sur la piste d’athlétisme du Nid d’Oiseau pour effectuer de nombreuses mesures. Les athlètes portaient tous une puce intégrée à leur dossard permettant de connaître les temps de passage exacts tous les 100m, alors qu’habituellement cela est fait tous les 400m (ou tous les kilomètres pour certains cross et courses hors stade). Les données collectées sont désormais disponibles pour toutes les séries (hommes et femmes) sur 800m, 1500m, 5000m, 10000m et 3000m steeple. J’ai donc voulu voir par curiosité le schéma de course pour les finales des 5000m et 10000m, en regardant de plus près les temps des athlètes médaillés.

Pour rappel, le classement du 5000m était :
- 1. 12′57″82 Bekele (Eth)
- 2. 13′02″80 Kipchoge (Ken)
- 3. 13′06″22 Soi (Ken)

Et le classement du 10000m :
- 1. 27′01″17 Bekele (Eth)
- 2. 27′02″77 Sihine (Eth)
- 3. 27′04″11 Kogo (Ken) & Masai (Ken)

En observant les temps cumulés intermédiaires, difficile de voir comment s’est courue la course. Par contre, les temps intermédiaires pris séparément, par tranche de 100m, permet de bien identifier les moments clés de ce genre de courses, comme le montrent les 2 graphiques ci-dessous.

Le départ est pris relativement vite, dans le but bien évidemment d’être bien placé dès le départ par rapport aux autres concurrents. Ceci est primordial pour une course sur piste, pour pouvoir prendre la corde dans les virages. Dans les courses hors stade, on constate également des départs assez rapides mais c’est bien moins marqué car les parcours tournent rarement toujours du même côté. Ensuite, comme pour récupérer de l’accélération brutale du départ, le rythme tombe un peu (environ pendant 1 tour sur ce 5000m et 2 tours sur le 10000m)
avant de s’accélérer à nouveau pour se stabiliser au tour de la vitesse moyenne de course : 15″55 au 100m sur 5000m et 16″21 au 100m sur 10000m.
Puis vient le moment décisif, le final, où chacun doit donner le peu d’énergie qu’il lui reste. Et c’est là que Bekele impressionne. En témoigne son dernier tour sur 5000m où il parcourt la ligne droite opposée en 13 secondes, prenant ainsi 1 et 2.3 secondes respectivement aux futurs second et troisième, et confirmant encore sa supériorité dans le dernier virage en 13.4 secondes, prenant encore 1.5 et 2.9 secondes à ses poursuivants. Et que dire de la fin de son 10000m, où il s’envole dans le dernier virage en 12.5 secondes (vitesse qu’il n’a même pas atteinte sur le 5000m !), distançant irrémédiablement ses adversaires.
Tenir un rythme élevé tout au long de la course, c’est déjà bien difficile. Alors pouvoir encore accélérer sur la fin pour s’imposer, c’est faire preuve d’une bonne gestion de course et surtout d’une excellente préparation.

Même loin des enjeux olympiques, sur une course locale ou internationale, sur 10, 15, 20 kilomètres ou plus, cette capacité à pouvoir tenir notre rythme ou même pouvoir accélérer à l’approche de la ligne d’arrivée est un atout qu’il ne faut pas négliger pour faire une performance. Mais pour y parvenir, il faut s’entrainer légèrement différemment, pour habituer son corps (et son mental) à ce type d’effort. Le plus simple à mettre en œuvre, lors d’une sortie à allure donnée, est de débuter sur un rythme plus lent que prévu (de 5 à 15 secondes au kilomètre), puis d’augmenter progressivement l’allure pour être au rythme prévu à mi-course et finir l’entrainement légèrement plus vite. Au final, la vitesse moyenne sera identique à un effort parfaitement constant mais votre corps sera mieux préparé à finir les courses dans de bonnes conditions.




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