Archive pour la catégorie ‘General’

Le nouveau magasin Planet Jogging à Paris

Mardi 16 mars 2010

Un entrefilet sur la page d’accueil de Wanarun a fait mon bonheur ce weekend : Un nouveau magasin PLANET JOGGING vient de voir le jour au 80 de la rue du Faubourg Saint-Antoine dans le 12ème arrondissement de Paris ! Si l’on sait que je travaille à moins d’une encablure de là et que j’ai maintes et maintes fois pesté d’avoir à sillonner Paris, soit dans sa largeur, soit dans sa diagonale pour trouver du matériel correct, vous comprendrez mon enthousiasme !

Et justement dimanche, la ceinture cardio de mon Garmin a rendu son dernier souffle. Compte tenu des valeurs qu’elle me présentait (0,2% voire -13,6 % de ma FCM) c’est d’ailleurs moi qui était censée être passée de vie à trépas…

Lundi je fonce donc ventre à terre dans cette nouvelle boutique toute en longueur et haute en couleur ! Lumineuse et accueillante, elle donne envie d’entrer sans la moindre hésitation (ce qui n’est pas rien, parfois les vitrines des magasins spécialisés sont tellement austères que l’on se demande si on a le niveau suffisant pour y mettre les pieds…). Je découvre des vendeurs extrêmement sympas et notamment Anne-Laure qui me dégotte ma ceinture Garmin en un tour de main et me fait visiter les lieux.

Et bien je vais vous dire Messieurs… sur ce coup là vous avez toutes les raisons de jalouser les dames… parce que le premier étage de la boutique qui leur est réservées, il est… royal !

Grand, lumineux, une table basse et des chaises… j’y aurais bien fait salon ! Entourée d’articles variés et colorés, je me suis rappelée que le printemps était bientôt là et j’ai eu envie de tout acheter… et de continuer à papoter ! Il est plus que probable que j’y retourne plus que de raison…

Les coordonnées du magasin sont les suivantes :

Planet Jogging – Paris, 80 rue du Fbg Saint Antoine, 75012 Paris
Téléphone: 01 45 72 40 00
Métro : Ledru Rollin

Les horaires indiqués sur leur site sont les suivants :

Lundi    12h30 à 19h30
Mardi, mercredi, vendredi     10h30 à 19h30
Jeudi    10h30 à 20h
Samedi    10h à 20h


Vrai Test – Produits Diététiques de l’Effort MX3 Extrême – Verdict

Mardi 16 mars 2010

Rappel des produits testés : MixMalto, MixDrink (boissons), Recharge Energétique XXL (gel) et barre multifruits.Voir mon article précédent pour des détails sur les produits.
Conditions du test : sortie Endurance Maximale Aérobie (30” échauffement, puis 20′/15′/15′ à 85% VMA 2 min récup, 15′récup) le midi et sortie longue 2h20 dont 50′ à allure marathon en matinée. Temps sec et frais.

Gel Recharge Energétique XXL testé pendant sortie EMA : petit-déjeuner pris 4 h auparavant.

MixMalto et MixDrink testées pendant sortie longue : petit-déjeuner pris 3h auparavant (pain maison, compote rhubarbe, miel, purée de noisette, céréales, fromage blanc, lait de brebis … le tout bio évidemment). Cette durée de 3h est recommandée par les nutritionnistes pour tout effort de longue durée.

Barre multifruits testée avant une séance de PPG.

Facilité d’utilisation des produits testés :
MixDrink : sachet mono-dose à dissoudre dans la quantité idoine d’eau. RAS. Mélange homogène sans dépôt.

MixMalto : boîte de poudre avec dosette, à mélanger aux boissons habituelles de la journée (en phase de préparation durant les 3 jours précédant une compétition) ou, pour une consommation pendant l’effort, à dissoudre dans la quantité idoine d’eau en mélange avec MixDrink suivant les proportions indiquées. RAS.

Gel Recharge Energétique XXL : tube de gel refermable. Très pratique mais attention : je vous recommande d’enlever l’opercule en alu qui protège le tube sous le bouchon avant de partir courir car il n’est pas évident de l’enlever avec les doigts tout en courant. J’ai dû le percer avec une épingle à nourrice qui traînait dans la poche de mon survêt. Point positif : le gel ne colle pas et on ne se met donc pas plein de sucre sur les doigts en refermant le bouchon.

La barre multifruits est un peu collante comme beaucoup de ses consoeurs.

Recommandations d’usage :
MixMalto (maltodextrines) est un produit de “préparation” d’apport glucidique à consommer dans les trois jours précédant un effort (en l’occurence, ici, ma sortie longue).  Très adapté dans le cadre d’un régime dissocié scandinave. Il est également possible de mélanger MixMalto à MixDrink pour une consommation pendant l’effort afin de combiner diffusion énergétique rapide et plus progressive, ce que j’ai fait.

MixDrink et Recharge Energétique XXL sont à consommer pendant l’effort. Recharge Energétique XXL étant un gel, il faut évidemment boire après ingestion et ce même si sa consistance n’est pas très pâteuse.

Goût des produits testés :
MixMalto : aucun goût. Ne se sent pas du tout dans les boissons dans lesquelles il est mélangé.

MixDrink : goût pêche assez agréable. Pas sucré en bouche et pas rémanent.

Recharge Energétique XXL : de façon surprenante, un goût assez agréable pour un gel. Assez indéfinissable par écrit : disons que cela ressemble un peu au goût d’un bonbon. La consistance, voir ci-dessus, n’est pas trop pâteuse, on ne s’en met pas plein les dents. Il est donc relativement facile à ingérer.

Barre multifruits : goût assez sucré, pas désagréable même si on ne reconnaît pas les fruits entrant dans sa composition.

Effets secondaires éventuels :
MixMalto et MixDrink : aucun effet secondaire de type gastrique. Pas d’asséchement de la bouche par sucrage excessif.

Recharge Energétique XXL : contrairement à mon habitude avec les gels, pas de sensation prononcée de nausée – très léger “barbouillement” quand même pendant quelques minutes après l’arrêt de la séance, mais je suis très très sensible aux gels.

Barre multifruits : RAS

Effets pendant l’effort :
Le gel est une recharge énergétique instantanée que j’ai prise avant et au milieu de la séance EMA. Je n’ai pas constaté de baisse de régime durant cette sortie assez classique dans mon programme d’entraînement hebdomadaire, en particulier sur la dernière répétition.

La sortie longue s’est passée dans d’excellentes conditions malgré une semaine précédente très chargée (Semi de Paris, VMA, EMA, EFx2). Effort constant, tant sur les phases longues à 70% de VMA que sur les 2×25 minutes à allure marathon (13,6 km/h). Pas de fatigue particulière. Excellente hydratation (une à deux gorgées toutes les 15 minutes). Impression de “fraîcheur” apportée par la boisson. Pas de coup de moins bien. Récupération très rapide après l’effort (2h après je taillais mes arbres et ramassais mes tonnes de feuilles).

Barres multifruits : effet coupe-faim assuré avant une séance de PPG.

Conclusion :
Un gel au goût et à la texture différents de ce qu’on trouve habituellement dans le commerce, assez agréable et facile d’emploi. Par contre, je n’ai pu en juger la réelle efficacité ni les effets secondaires après une consommation correspondante à celle d’un marathon.
Quant à la boisson de préparation (MixMalto) et à la boisson de l’effort (MixDrink), elles semblent bien répondre à leur cahier des charges.

Complément 1 : les maltodextrines (MixMalto) sont-elles réellement des sucres lents ? Question qui suscite un vrai débat. A cette question, le site www.dietetiquespotive.com d’Isabelle Mischler répond non http://www.dietetiquesportive.com/dotclear/index.php?post/2010/02/22/Les-maltodextrines-%3A-des-glucides-plus-rapides-que-ce-qu-on-le-dit  D’après le site, de récentes études tendraient à prouver qu’il s’agirait plutôt de sucres rapides. Leur consommation durant les trois jours précédant une épreuve afin de constituer un “stock”, n’aurait donc pas d’intérêt. Un sujet à creuser. Si vous avez des infos, je suis preneur.

Complément 2 : composition des produits testés. MixMalto est composé quasi exclusivement de maltodextrines (sur base d’amidon de maïs). La Recharge Energétique XXL est composée essentiellement de glucose et de fructose (sucres rapides). MixDrink, dextrose et glucose.


Vrai Test Diététique – Produits de l’effort MX3 – Présentation

Samedi 13 mars 2010

Et c’est reparti pour un nouveau Vrai Test Diététique ! Avec, dans le rôle habituel du cobaye, votre serviteur, Fred le serial tester et dans le rôle du testé … plusieurs produits de la gamme MX3 Extrême. (http://www.mx3.fr/).

MX3 kesako ? Un peu d’histoire s’impose. En 1996, un couple de Vendéens créent la société Titok et se lancent dans la fabrication et la distribution de produits lyophilisés destinés aux “aventuriers” au long cours. Imaginez … une tartiflette au sommet de l’Everest, une truffade Auvergnate au milieu de l’Atlantique. Le tout avec un peu d’eau et un réchaud. Produits aujourd’hui distribués sous la marque MX3 Aventure.

Mais nos entrepreneurs, sportifs plus qu’accomplis (on parle d’IronMan ici, à titre d’exemple) n’en restent pas là et pour se diversifier développent une gamme de produits diététiques de l’effort MX3 Extrême que je me propose donc de tester sur mes sorties préparatoires au Marathon de Paris à venir.  Et pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Si on développait une gamme bio ? Aussitôt dit, … sera fait en avril. Là, le bio consomm’acteur que je suis dit BRAVO !

Ce que je vais tester :

MixMalto : boisson à consommer dans les 3 jours qui précèdent une épreuve d’endurance pour une bonne recharge glucidique.

MixRécup : boisson hyperprotéïnée de récupération.

MixCake : gâteau énergétique – une grande première pour moi ! J’ai tellement entendu parler de ces gâteaux du marathonien …

Une barre énergétique :  multi-fruits à consommer pendant l’effort.

Et, je garde “le meilleur” pour la fin car vous connaissez mon aversion pour les gels … deux gels de l’effort anti-oxydants.

Démarrage du test : dès demain soir. Rendez-vous en fin de semaine prochaine.


Vrai Test NEWTON RUNNING : 300 km et un semi

Jeudi 11 mars 2010

Plus que 4 semaines et demi avant mon Marathon de Paris en Newton Running Stability Trainer. Le temps est donc venu de faire un dernier petit bilan intermédiaire avant l’épreuve de vérité. J’en suis aujourd’hui à 300km et des poussières  courus avec ces chaussures. 300 km dont un semi-marathon officiel, celui de Paris.

J’effectue l’intégralité de mon plan d’entraînement avec les Newton et n’alterne avec aucune autre paire. Qui dit plan (plan Bruno Heubi bien entendu !) dit : VMA le mardi, assimilation le mercredi, EMA le vendredi et sortie longue le dimanche et quand je dis long, c’est long avec Bruno (2h20 la prochaine et ce n’est pas fini !). Donc un test dans toutes les configurations possibles d’entraînement … mais sur route uniquement.

On commence par quoi ? Le négatif ? Oui, j’ai trouvé un point négatif à ces chaussures. Ca vous étonne je suis sûr ? Ce “point” ce sont … les descentes. Autant la chaussure est super efficace sur le plat et dans les montées, autant, dans les descentes, le fait d’être “forcé” de courir sur l’avant du pied ne m’apporte ni l’efficacité ni le relâchement dont j’aurais besoin. Je l’ai encore constaté dimanche au Semi de Paris dans la descente qui suit Daumesnil avant de remonter sur Charenton. Sans doute une question d’habitude à prendre.

Redescendons donc sur le plat … Je n’ai toujours aucune douleur aux mollets – et maintenant, je suis un vétéran de la Newton – et je suis toujours aussi convaincu par l’effet bénéfique de ces chaussures sur ma foulée : beaucoup plus efficace ramenée à l’effort à produire. Beaucoup moins de fatigue qu’avec des chaussures classiques (je persiste et signe) et surtout maintien de la foulée tout au long de l’effort, quelle que soit sa durée !

Mon Semi de Paris en est une excellente illustration : 21,1 kilomètres parcourus à la même allure chacun de 4′18″ sans aucune baisse de régime et avec une grande facilité ! Regardez un peu la photo. Nous sommes au 19e kilomètre et je continue à utiliser mon avant de pied pour me propulser à chaque pas grâce au “retour d’énergie”. On voit également que le pied droit, dynamique, va frapper le sol sur l’avant et non le talon.

Bien entendu, avec des chaussures classiques, il serait possible en théorie de courir sur l’avant du pied, en se forçant un peu … mais pensez-vous tenir durant tout un semi ou une sortie longue de 2h40 ? L’avantage des Newton, c’est que vous n’avez pas besoin de “tenir” puisque ce sont elles qui le font pour vous !

Pour résumer :  j’AIME mes Newton et je l’affirme haut et fort : elles sont à la base de mes performances actuelles ! Je ne peux donc qu’en recommander l’usage même aux plus sceptiques.

Post-Scriptum : non, je n’oublie pas le traditionnel suivi de l’usure – je sais que certains mettent en doute la durabilité de la chaussure. La photo, la photo !

Ca s’arrondit tranquillement à l’avant des blocs d’impact mais rien de bien méchant, il n’y a pas d’usure franche. Les chaussures devraient donc tenir les 800km “réglementaires” et maximum conseillés avant changement de paire.

P.P.S. : un autre petit défaut … la chaussure étant, à l’origine, blanche de chez blanche sur le dessus, elle a tendance, à se salir au fur et à mesure des entraînements réalisés sur surfaces mouillées et un peu sales. Après 300km, elles sont donc moins immaculées qu’au début. Bon, c’est purement esthétique ce que je raconte.

P.P.P.S. : dès que j’écris le mot Newton dans un article, certains crient “haro sur le vendu” … Alors, je me permets de vous faire part d’un commentaire tout à fait impartial d’une lectrice du site, Muriel A.

“J’avais lu pas mal d’articles sur cette marque et j’ai eu la chance de pouvoir en ramener une paire lorsque j’etais à NY

Après deux séances sur piste où j’ai été vraiment impressionnée “par le rendement”, j’avais hâte de tester mes newton racer sur une vraie course.
J’ai couru ce dimanche un 10km et j’y ai battu un record sur la distance datant de 2007 (j’en ai usé des paires de runnings entre !) sur un parcours pas particulièrement roulant, avec du vent de face.

Est-ce uniquement dû aux newton ? je ne saurais l’affirmer.
Une chose est certaine, j’ai bel et bien ressenti un effet de propulsion !

Je renouvelle l’essai d’ici 10 jours sur un semi que je connais bien.

Petit bémol tout de même , on peine à trouver les Newton en France et elles y sont très chères (aux alentours de 160 € vs l’équivalent de 80 € aux USA)”


Vrai Test Tenues de Compression BSC … la suite

Mercredi 10 mars 2010

Voilà maintenant 15 jours qu’Aurélie et moi courons avec des tenues complètes de compression BSC (capri et débardeur pour Aurélie / survêtement et T-shirt manches longues pour moi). Après nos premières impressions, voici venu le temps des … suivantes.

Cette fois-ci, plus de considérations esthétiques sur la saillance d’éventuels muscles ou la finesse de silhouette, ni de mode d’emploi du comment-on-arrive-à-enlever-le-T-shirt-quand-on-a-mal-au-dos. Dans cet article, nous ne parlerons que d’entraînements ou de courses, promis.

Comme ce n’est plus la Journée de la Femme et au mépris de toutes les règles de politesse qu’on a pu m’inculquer dans ma jeunesse, je commence ! … Par les “moins” : le T-shirt manches longues. Difficile à enfiler, à positionner et surtout à enlever, je n’en ai pas encore compris l’intérêt dans le cadre de notre discipline favorite. Je commence à m’habituer à être serré dedans, moulé serait sans doute un terme plus approprié, mais là n’est pas le problème. Je dois avouer, surtout, que ma liberté de mouvement des bras est entravée et que je n’arrive pas à courir relâché du haut du corps. Qui plus est, sur les derniers kilomètres du Semi de Paris, j’ai ressenti une forte tension aux niveaux des épaules que le T-shirt a tendance à ramener vers l’avant alors que je recherche justement l’effet inverse. Est-ce un problème de taille (du T-Shirt, j’entends) ? Je ne sais pas. Je vais donc tester une taille supérieure mais, cette fois, en version débardeur pour justement éviter cette gêne aux épaules. Je viens juste de le récupérer, donc pour les commentaires, il faudra attendre. Je l’ai bien testé hier soir mais uniquement sur une séance de VMA donc un peu light pour donner une position tranchée !

A l’inverse, le survêtement long est franchement génial, sans forfanterie. J’ai couru mon Semi de Paris avec ce survêt, sans autre couche de vêtement complémentaire (preuve sur la photo) – en passant : je n’ai pas eu froid aux jambes alors que la température était très basse. L’effet de la compression sur les jambes est très efficace et réduit nettement la fatigue musculaire dans toute la jambe (mollets, cuisses, ischios …). Tout mon Semi s’est couru en 4′18 au kilomètre sans aucune variation de régime dans les derniers kilos et surtout j’ai eu l’impression que je pouvais repartir pour un autre semi. Il n’est pas évident d’expliquer des “sensations” en termes simples mais vous pouvez me croire quand je dis que ce survêtement constitue une aide à la performance. Un petit point “négatif” – quoique –  à noter tout de même : lorsque je l’ôte après un entraînement ou une compétition, je ressens une lourdeur – pas une douleur, qu’on se comprenne bien - dans l’arrière de la cuisse – non, je vous arrête tout de suite : cette lourdeur n’est pas due aux Newton car je n’ai pas la lourdeur avec mon survêt classique. Cette “lourdeur” persiste quelques minutes puis disparaît. Est-ce le temps que met la circulation sanguine à reprendre son fonctionnement naturel ?

Au final, compte tenu des avantages procurés, j’envisage bien évidemment de continuer l’expérience BSC version “sous la ceinture” et, entre autre, de courir le Marathon de Paris avec au moins le survêt. Pour le “haut”, je vais tester la version débardeur sur une semaine complète de mon plan d’entraînement Bruno Heubi avant de prendre une décision.

La parole à Aurélie maintenant : Voilà ! C’est fait ! Elle est définitivement adoptée ma tenue BSC ! Elle m’a si rapidement convaincue que j’ai couru le semi-marathon de paris avec l’intégral du trousseau et ce alors que je n’avais porté le capri qu’au cours de deux petites séances de 30 minutes la veille et l’avant veille du départ !

* Pour le débardeur
Je confirme mes première impression, j’ai eu l’immédiate sensation (à laquelle je ne m’attendais pas d’ailleurs) de me tenir plus droite, d’avoir une posture plus tonique au niveau supérieur. Je dois d’ailleurs avouer que dimanche, alors que faire montre de maintien n’était plus du tout l’une mes préoccupations passé le 15ème kilomètre (voui… j’ai mangé un vilain mur… et perdu toute ma superbe !) mon débardeur m’a courageusement soutenu le rachis et empêché de courber davantage l’échine ! Ce n’était pas très perceptible mais j’étais bien contente d’avoir du soutien : j’en avais bien besoin !  Effet psychologique ou non, je ne sais pas, toujours est-il qu’en me tenant plus droite mes foulées ne se sont pas trop écrasées. Je m’interroge en revanche sur leur système de soutien-gorge intégré. Je ne sais s’il fait partie intégrante de leur système de compression ou s’il ne s’agit que d’un ajout destiné à soutenir la poitrine. Comme je suis a deux doigts de l’ôter (avec une paire de ciseaux) en raison des contorsions que je suis obligée de faire pour l’enfiler alors que je porte de toute façon mon propre soutien gorge, je voudrais avoir la certitude que ce faisant, je ne vais pas réduire l’effet compressif recherché…

* Pour le capri
En raison d’un changement de taille je n’avais donc quasiment pas testé ce matériel avant de le porter sur le semi-marathon de Paris. Choix que je ne regrette pas une seul seconde. Il est encore un peu tôt pour dresser un comparatif complet avec une tenue non compressive (j’attends de le porter sur une séance VMA pour cela) mais le constat est globalement très positif ! Dimanche j’ai eu l’impression d’abord d’avoir plutôt moins mal aux quadriceps en fin de course. Ensuite, et ce n’est pas rien, lorsque la fatigue s’installe vraiment (ah ce mur du 15ème…) je n’ai pas ressentie la désagréable sensation de devoir fournir plus d’efforts du fait de la compression (impression que j’avais rencontrée avec un collant Skin, peut-être d’ailleurs en raison d’une inéquation de la taille de ce dernier vêtement, puisqu’il est vrai que je me trouve exactement entre deux tailles). Par ailleurs le confort du vêtement est exceptionnel qu’il s’agisse du textile qui très agréable à porter que de la coupe : il ne descend pas d’un poil ! Quand on sait que c’est un problème récurrent que je rencontre, lequel m’a valu de devoir me remmailloter en pleine course (avec le Skin) et de ne choisir mes vêtements qu’auprès de la seule marque dont je suis certaine de la coupe de leurs corsaires ou collants (raidligth pour ne point les nommer).  Bref, je suis parfaitement ravie de ce matériel dont le test est plus que positif puisque j’ai d’ores et déjà décidé de le porter sur le marathon de Paris. Afin d’être tout à fait honnête, il me manque encore quelques sorties et notamment des séances VMA ainsi que des entraînements par temps plus chaud pour avoir un avis définitif mais franchement je suis tellement emballée par ce matériel que je ne pense pas que mon jugement sera très différent qu’aujourd’hui… Que du bonheur !

(Fred) : l’une est dithyrambique sur le tout, l’autre l’est tout autant sous la ceinture mais beaucoup moins au-dessus … Ca nous fait du 75% de satisfaction, non ?, et ce avant test du débardeur version homme ? Pas si mal la compression BSC ! D’ici quelques jours de nouvelles impressions et le passage du test de tous les tests ! … la lessive.


Au sommaire de SantéSportMag N°4

Mardi 9 mars 2010

Vous n’êtes pas sans avoir remarqué l’encart permanent SantéSportMag sur la page d’accueil de Wanarun. Je vous avais présenté, il y a quelques temps, cette revue – papier mais consultable sur le web – gratuite et distribuée dans les salles et clubs de sport.

Je vous invite vivement à cliquer sur l’encart et à consulter en ligne le N°4. Non pas parce que je touche des royalties à chaque clic, mais parce que certains sujets traités ce mois-ci ont un rapport fort avec notre activité favorite. Quelques exemples :
- Marathon : courez moins, courez mieux … ou comment un peu de cross training ne peut pas faire de tort.
- Faut-il vraiment s’étirer ?
- Nourrir la performance … la viande rouge c’est bon finalement ?
- Rencontre avec Sophie Thalmann … euh ? Le rapport avec la course à pied ?
- …
- Deux pubs pour Wanarun.net

Bonne lecture.


Marathon Ac’ – Nouvelles du Front

Mardi 9 mars 2010

Aurélie ayant remarquablement et à la satisfaction générale de ses lecteurs assuré l’interim, je me suis demandé si je ne devais pas lui confier cette rubrique ad vitam aeternam. Mais en ces lendemains de Journée de la Femme, cela n’aurait-il pas fait son petit “je refile le boulot ingrat” ? Il faut au moins que j’attende la semaine prochaine. Du coup, galant comme je suis, je lui aurais bien accordé la priorité cette semaine si une actualité brûlante ne m’avait pas obligé à bouleverser mon ordre du jour.

En effet, pour Cyrille, le MDP c’est fini. Son médecin l’a mis au repos complet. Douleur au mollet persistante. La mort dans l’âme, Cyrille doit donc faire une croix sur l’Objectif de sa saison. Souhaitons-lui un prompt rétablissement.

Pour continuer dans la rubrique “mauvaises nouvelles”, Stef vient de se faire diagnostiquer un ulcère … Boulot trop stressant sans aucun doute avec des objectifs de chiffre impressionnants. Nonobstant, il a quand même réussi à courir 3 fois 40 minutes cette semaine et s’est mis à tester le Chi Running (http://www.chirunning.com). Tiens, une idée de sujet …

Après ces very bad news, la parole, enfin, à Aurélie, 5ème semaine d’entraînement.
“lundi 1er mars : 30′ endurance + 20′ 85% fcm + 10 ‘ endurance + retour au bercail total : 12,60 km en 1 heure 15

mardi 2 mars : Exceptionnellement je pars courir en soirée pour une séance de VMA : 20 ‘endurance + 8 fois [2'30'' et récup 1'30''] + 10 ‘ endurance. Une séance horrible qui me conforte dans le fait que la VMA c’est le matin ou rien ! Outre ma méforme, je me suis fait surprendre par la nuit au retour ! (c’est là où l’on reconnaît les petites citadines qui cavalent le soir sous l’éclairage public… en Auvergne quand il fait noir, c’est noir de jais !).

Pas moyen de courir mercredi (pour cause de voyage de retour) ni jeudi (non, les dossiers ne partent pas vacances eux… et c’est bien dommage !) et ce alors que j’ai très envie de tester Et mes addidas supernova Glide et mon capri BSC !

Vendredi soir je fais juste 30 minutes de tapis (pas question de se griller avant le semi) pour essayer ces deux matériels (4,5 km) et puis je recommence, cette fois à l’extérieur samedi matin (30 minutes et 4,6 km).

Dimanche 7 mars : semi marathon de Paris en guise de sortie longue (avec l’intégrale de la tenue BSC !) 1h. 53′ 30″ [à mon chrono puisque j'ai mis près d'une minute à faire la queue pour franchir la ligne...] J’ai très bien cavalé sur 13-14 bornes en changeant d’ailleurs considérablement ma foulée par rapport à d’habitude. J’ai vraiment couru sur l’avant pied en m’octroyant parfois des périodes de repos lorsque les jambes tiraient un peu. Au 15ème, de façon brutale et alors que cela ne m’arrive jamais, j’ai pris un mur en pleine face… j’ai pris mon mal en patience et j’ai repris un peu de jus mais le dernier kilomètre a vraiment été très difficile. Au final je ne suis pas trop mécontente de mon temps (1 minute de plus que mon record perso) si j’intègre le froid et surtout le vent qui par moment m’a vraiment gênée, mais je ne peux pas m’empêcher de regretter un peu cette défaillance finale. En conclusion, c’était une bonne répétition pour le marathon et pour tester le matériel et la bécane ! :
- la tenue BSC est absolument parfaite !
- il faut que j’aille dare dare chez le dentiste (réminiscence d’une fidèle tendinite du moyen fessier)
- il faut que je fasse refaire mes semelles
- je ne suis pas certaine de ne pas changer de chaussures non plus…
- j’ai intérêt à soigner mes sorties longues d’ici le 11 avril !”

(Fred) Comme j’ai la main, je la garde … La 4e semaine du plan Bruno Heubi était consacrée à de la récupération. Pour récupérer, j’ai récupéré aucun doute … puisque je n’ai pas couru une seule fois en 7 jours au Col de la Croix Fry. Oui, j’étais aux Sports d’Hiver. Mais, attention ! Avec moi, point de bronzette, ni de je-téléshie-je-skie-je-téléskie-je-skie … Le ski pour le Fred, c’est skating, point barre. Pour les non initiés, il s’agit de ski de fond pas de patineur, comme aux JO quoi. En gros, on bosse les cuisses et surtout les triceps. Une petite ou une grosse trentaine de kilomètres par jour dans l’air pur de nos montagnes (voir le graphique) … J’avais évidemment emmené dans mes bagages quelques haltères et mon tapis de gym car je ne peux absolument pas me priver de mes 45 minutes quotidiennes de muscu, même en vacance. Je suis incorrigible, je le sais et j’assume.

J’ai quand même couru ce weekend. Juste une sortie longue de 21,1 km dans Paris dimanche (de Vincennes à Vincennes avec quelques amis … 27000 a priori) en 1h 30 minutes et 49 secondes. Mais, ce n’est pas ce temps, au demeurant correct qui m’a fait plaisir, c’est surtout ma régularité métronomique sur l’épreuve : 4′19″ au kilomètre après 5 km, 4′18″ au kilomètre à l’arrivée. Si ça, c’est pas de la gestion de course ! Un tout petit peu plus élevé que le rythme envisagé pour le MDP, mais au moins, j’ai vu que ça tenait. Evidemment, Newton aux pieds et BSC au c.. (je l’ai déjà faite celle-là) et c’est sans doute là que réside une part de ma régularité : tant les chaussures que le survêtement de compression contribuent nettement à diminuer la sensation de fatigue à l’effort.

Je me pose par contre une question métaphysique pour le MDP. J’avais emmené, pour voir, sur le Semi, deux gourdes avec de l’eau sucrée pour éviter de m’arrêter aux ravitaillements. Excellente idée en ce qui concerne mon rythme de course et mon hydratation mais qu’est-ce que j’ai pu être emm…. par la ceinture porte-gourde qui n’arrêtait pas de monter et de tourner et qui, à la fin, finissait par peser sur l’estomac. Alors, je persiste ou pas pour le MDP ? Si j’ai mal à l’estomac au bout de 20km, ça ne va pas le faire … Si vous avez des idées, je suis preneur.

La parole à Robert maintenant. Robert … COMPEX Man …

“Dimanche  :  Le matin, 12 kms en 57 mn puis montée sur le tapis, 20 mn à 14,4 km/h, puis 15 mn à 12 km/h, puis 6  mn à 15,4 km/h, puis 4 mn en accélérant jusqu’à 16 km/h avec les 5 mn de récup’, çà fait un peu plus de 25 kms ; 15 mn d’étirements et un jus de pomme.

Le soir … ben le soir, c’est là que j’ai commis une lamentable erreur, baignant encore dans les hormones, tel le néophyte de base tout heureux d’avoir enchaîné une course de 10 kms le samedi et une sortie longue avec du rythme, j’ai fait du COMPEX pour les quadriceps, programme RECUPERATION PLUS, histoire de récupérer un peu. Sauf que j’ai monté l’intensité à son maxi, soit 999, je tremblais dans tous les sens, comme Linda Blair sur le lit dans l’exorcisme, les gros mots en moins … au final, j’ai ressenti des grosses courbatures dans les quadri jusqu’à hier, vendredi. Je me suis donc entraîné toute la semaine un peu lesté en plus, bon je vous raconte ma vie là, mais quand çà tire sur les quadri, çà me déséquilibre de partout. Déjà que je suis tout cagneux, donc j’ai aussi eu mal à l’ischio à gauche et au dos. Je vais copier 100 fois « JE NE DOIS PAS MONTER LE COMPEX AU MAXIMUM APRES DE GROSSES SEANCES QUE JE N’AI PAS L’HABITUDE DE FAIRE » sous OPEN OFFICE, çà va aller vite.

Lundi : Muscu des pectoraux et du dos , 1 heure

Mardi : 1h15 de footing cool, à environ 12 km/h, soit 15 kms, puis étirements 15 mn. Le soir, COMPEX, programme RECUPERATION ACTIVE, je ne suis pas monté très haut mais çà n’a pas eu grand effet.

Mercredi : 30 mn de footing puis 10*400 m avec 50 s de récup’ entre les 400 m. Sans cardio, je ne peux donc pas vous faire part de l’état de mes pulses. Les 5ers pour me remettre dans le rythme, sans forcer en 1 mn 27 les 2 suivants en 1 mn 25, puis 2 en1 mn 23. Le dernier pour le « fun » en 1 mn 19. 15 mn d’étirements. Le soir, COMPEX pour les quadri, programme CAPILLARISARION. En fait, çà masse pendant 25 mn, c’est agréable !

Jeudi : 15 kms en 1h13, puis 15 mn d’étirements. Le soir je me suis attaqué à mes ischios : COMPEX, programme FORCE EXPLOSIVE, pendant 30 mn, niveau 3, moyenne 71, puis 15 mn programme STRETCHING niveau 3

Vendredi, 30 mn de footing puis 10*100 m en environ 20 s, avec 100 m de récup’, puis 15 mn d’étirements ; le soir, COMPEX pour les ischios, programmes RESISTANCE niveau 3, moyenne de 98 pendant 25 mns, puis STRETCHING niveau 3 pendant 15 mn, puis CAPILLARISATION pendant 25 mn. Je ne suis pas sûr du tout de la cohérence des enchaînements, mais çà m’ fait du bien !

BILAN GLOBAL : Encore une semaine difficile, cette fois, musculairement, j’en ai trop fait, pas de doute !”

Place maintenant au cador de tous les cadors … Jipé !

“Une semaine à la fois calme et pleine de surprises !

J’avais décidé de lever le pied cette semaine pour faire du jus en vue du semi. Repos lundi et mardi. Mercredi fractionné : 10 x 300 m en 57’’. Jeudi : 40 mn de footing. Samedi : 45 mn de footing et dimanche le semi-marathon de Paris.

Le temps de retrouver les amis, de se mettre en tenue et le moment de s’échauffer, ou  plutôt de se « réchauffer » est arrivé, la température était proche de zéro avec un vent glacial, mais qu’importe, j’avais décidé que je courrai en short ! J’avais un dossard pour le sas rouge, les moins d’une heure trente, nous nous échauffons jusqu’au dernier moment, je rentre seulement dix minutes avant. Coup de pistolet, c’est parti pour la grande répétition du marathon de Paris. Il y a devant des gens qui courent « doucement », je choisis rapidement de prendre le trottoir pour courir à mon rythme, cela bouchonne un peu jusqu’à la place Daumesnil, ensuite je me cale dans un groupe que je garderais jusqu’à la fin. Je passe le 10e km en 40’ 37’’, je me sens bien, je continue à cette allure. Le 15e en 1h 01’ 20’’, là je réalise que je suis bien à 15km/h, j’ai des ailes, je peux y arriver ! Nous sommes dans le Bois de Vincennes, je reste à l’abri dans un peloton, il y a de grosses rafales. Le 20e km en 1h 21’ 48’’, j’accélère et donne tout, je dépasse une foule de concurrents, je vois la ligne d’arrivée, elle se rapproche, je la franchis en 1h 26’ 07’’, je suis heureux et même ému, j’ai envie de crier ma joie. Je retrouve mes amis, nous refaisons la course, mais ce froid est le plus fort, nous rentrons chacun dans nos foyers la tête pleine de souvenirs.”

On termine par Vincent dont j’ai repris la dernière chronique sur son blog :

“J’ai terminé ce matin (dimanche) la 5ème sortie de la 5ème semaine par une sortie en endurance de 1H50. Résultat : 22,29 km et 4′56” au kilomètre sous un beau soleil mais accompagné d’un vent violent et glacial. Assez content de moi car je m’étais couché à 2H30 ! Comme quoi !

Depuis le début ce cette préparation les conditions météorologiques n’ont vraiment pas été bonnes. La semaine à venir n’est pas mieux ; on nous prédit des températures encore très basses.
Pour revenir sur cette 5ème semaine j’ai eu de très bonnes sensations sur la 1ère sortie (VMA), la seconde en endurance (1h15) se déroula sans soucis. Par contre j’ai du écourter la 3ème (séance au seuil) : j’avais oublié mes jambes à la maison. Inutile d’insister dans ces conditions.
77,58 km parcourus cette semaine contre 77,32 km la semaine dernière.

En regardant le programme des 5 semaines à venir j’ai l’impression qu’une grosse partie du travail a été faite (du moins côté séances VMA et seuil). Reste maintenant à doucement faire monter ma vitesse pour pouvoir maintenir les 12,98km/h le 11 avril prochain à Rotterdam et ainsi boucler ce 4ème marathon en 3h15 !”


Serge Girard et son équipe répondent à vos questions

Lundi 8 mars 2010

Vous avez sans doute du le remarquer sur Wanarun on aime tout particulièrement Serge Girard !
On vous parle régulièrement de ses exploits. Des exploits passés comme la traversée des Etats-Unis ou celle de l’Australie mais également de l’exploit qu’il est en train de réaliser : le tour de l’Europe en courant.

Il y a quelques jours nous avons réussi à entrer en contact avec Laure, la compagne de Serge, qui, sur le site du Tour d’Europe, nous ravie de ses comptes-rendus quotidiens.
Serge et son équipe sont prêts à répondre aux questions des lecteurs de Wanarun !

Alors n’hésitez pas à laisser la votre en commentaire, lâchez-vous !

Les réponses à toutes vos questions dans les prochains jours.


Anesthésié par le bonheur

Lundi 1 mars 2010

Préambule : ce type me fascine !

Au moment où j’écris ces quelques lignes Serge Girard court ! Depuis le 17 octobre 2009 il a débuté son nouveau défi : le tour de l’Europe en courant. Il y a quelques jours il était à Marathon en Grèce !

Il y a plusieurs mois j’avais commencé à vous faire part de mes impressions suite au visionnage du dvd (4 heures de film) retraçant les aventures de Serge Girard sur les différents continents du globe.

Après la Trans-USA je m’attaque, bien installer dans mon canapé, à la Trans-Australie.

A J-39 du départ on retrouve Serge en pleine préparation et plus précisément en train de numéroter ses 15 paires de baskets que son équipementier (Reebok à l’époque, il court désormais en Mizuno) vient de lui livrer et qui devraient lui permettre de rallier Perth à Sydney. Son nouveau défi : traverser le continent Australien d’ouest en est, défi déjà réalisé par un américain en 63 jours.

Le parcours : Perth, Coolgardio, Kalgoorlio, Cook, Tarcools, Glendambo, Port Augusta, Broken Hill, Orange, Sydney. La grande difficulté ; Nullarbor Plain, un désert aride de 1400km, sans arbres, à affronter pendant près de 20 jours.

Le départ est donnée le 24 septembre 1999. Comme lors de la Trans-USA Serge démarre sa course à une allure très/trop soutenue : les 3 premières heures sont courues à près de 12 km/h sous 35 degrés.

Après 9h18 de course le campement s’installe. Au programme : douche, massage (à l’aide de l’appareil de récupération musculaire de LPG) et repas. Son équipe est constituée de 5 personnes dont Nicolas, le fils de Serge, en charge, entre autres, de l’envoi des rapports journaliers sur internet.

Dès le matin du 2ème jour le lever est programmé à 4h30, pour un départ à 6h00 et pour une journée de 80 kilomètres. Avant le départ les pieds sont tannés au jus de citron pour renforcer leur résistance et enduits de crème anti-échauffement.

Dès les premiers jours une première alerte physique : le tendon d’Achille oblige Serge à s’arrêter quelques minutes. Serge explique que dans les courses de grandes endurances il faut gérer, il faut y aller à l’économie. C’est une notion d’humilité : il faut savoir courir doucement pour aller loin.

Avant d’attaquer le désert (sans fuel, sans eau et sans logement !), Nicolas essaie d’organiser un ravitaillement avec le chauffeur de l’Indian Pacific, un train qui traverse Nullarbor Plain.

Plus de 50 degrés : la chaleur (qui puisse dans l’organisme), le vent, la poussière, et une multitude d’insectes. Serge court en jogging et sweat-shirt, il boit 15 litres d’eau par jour et s’hydrate tous les 800 mètres. Serge aime à rappeler que le désert, cela se mérite.

Depuis le départ : une seule pause de 20 à 30 minutes vers la 6ème heure de course pour soigner les muscles et les pieds avant de repartir pour 30 kilomètres.

L’un des moments magiques de ce périple se déroule à Cook, en plein désert. La rencontre se fait avec l’Indian Pacific pour le ravitaillement comme prévu avec Nicolas. Quelques kilomètres plus loin le chauffeur dépasse Serge, stoppe le train et lui tend un baril d’eau !

Serge se lève désormais à 3 heures du matin en raison de la chaleur et le soleil montant très vite l’oblige à courir avec des gants.

Pour la troisième fois de sa vie Serge passe les 2000 kilomètres. Cette fois-ci en 24 jours 23 heures et 46 minutes soit 5 heures de mieux qu’aux USA et dans 6 kilomètres il quittera le désert. Serge n’a pas vaincu le désert c’est le désert qui lui a fait la grâce de le laisser passer !

Les 3000 kilomètres sont passés, au sprint, le 31 octobre.

Lors d’une étape un fort vent oblige Serge à faire une demi étape. Serge est furieux. Il repartira le soir pour faire encore 45 kilomètres en pleine nuit, seulement éclairé par les phares de la voiture suiveuse ! Le lendemain, la nuit a été forcément plus courte, Serge repart mais s’écroule, reste à terre longuement, il n’arrive pas à se relever. L’équipe est inquiète mais Serge repartira !

A l’approche de Sydney il y a de plus en plus de supporters au bord de la route.

Les 3 derniers jours sont rythmés par la pluie ou le soleil, les montées ou les descentes et les panneaux kilométriques qui annoncent la victoire de plus en plus proche et Serge veut réaliser cette traversée en moins de 47 jours (63 jours le précédent record).

Le 8 novembre 1999 Serge franchit la ligne d’arrivée devant le célèbre the Sydney Opera House : 3755 km en 46 jours 23 heures et 12 minutes.

Ces quelques lignes ne sauraient retracer fidèlement le fabuleux périple de Serge Girard. Je vous invite à revivre pleinement le Trans-Australia en vous procurant le DVD disponible sur le site de Serge Girard.


Vrai Test Produits diététiques de l’effort W-CUP

Vendredi 26 février 2010

Comme promis dans mon article précédent, j’ai donc, rapidement testé en situation réelle d’entraînement les échantillons fournis par W-CUP : les gels liquides ENERGY DRINK (deux parfums testés chacun sur une sortie technique d’une heure) et la boisson isotonique SPORTS DRINK (3 parfums testés respectivement en attente / effort / récup sur une sortie longue de 2h10).

Commençons donc par les gels ENERGY DRINK. Vous connaissez mon aversion pour les gels qui m’avaient rendu malade comme un chien au Marathon de Paris 2009, il était donc intéressant de tester ces gels “liquides” différents des tubes à substances pâteuses hypersucrées, infectes au goût et collantes aux doigts.

Conditions du test : prise du gel (durée d’effort recommandée par gourde de gel : 1h) en fin d’après-midi ou de matinée avant une sortie d’1h (EF et EMA).

Goût : étonnamment sympa ! en tout cas, très éloigné de celui des gels traditionnels ! Le côté liquide facilite grandement l’ingestion et les deux parfums sont agréables. J’ai une préférence pour guanabana, un peu moins “fort” que banane. A noter qu’une fois avalé, aucun goût désagréable ne reste en bouche. D’ailleurs, j’ai oublié de préciser que le gel liquide, contrairement au traditionnel en tube, n’est pas trop sucré (au goût). L’impression gustative est celle d’un jus de fruits.

Facilité d’utilisation : rien à dire ! Le format mini-gourde refermable est très pratique. Et comme le gel est liquide, il n’y a pas besoin d’appuyer sur le tube comme un malade et de s’en mettre plein les doigts. Le gel ne reste pas non plus dans les dents pendant trois plombes. Attention ! Même s’il est liquide, il s’agit d’un gel. Il convient donc, pour ce qui est de l’aspect hydratation, de consommer de l’eau en complément. Le gel n’apporte que les “sucres”.

Effets secondaires : pas de douleurs gastriques ou intestinales notables, en tout cas, rien à voir avec les gels OverStim’s que j’avais utilisés au MDP2009. Je nuance cependant le propos en précisant que je n’ai pris qu’un gel par sortie (d’une heure) et non un pack de type marathon (3 à 4 gels) et n’ai pas non plus tiré sur le glycogène sur ce type de sortie.

Effets sur l’effort : assez efficace a priori. J’ai réalisé mes sorties en fin de matinée ou de journée, 4 à 6h après mon repas du matin ou du midi et sans autre apport énergétique complémentaire et j’ai très bien passé les séances, en particulier celle d’EMA (20′ / 15′ / 10′ à 85% de VMA quand même), donc a priori, ces gels permettent bien de maintenir un niveau énergétique satisfaisant à moins que je ne sois devenu, sans le savoir, un super cador … ce qui m’étonnerait malgré mes sensationnelles Newton :-)   (là c’est un clin d’oeil à quelques grincheux).

Passons maintenant à la boisson isotonique SPORTS DRINK.

Conditions du test : sortie longue (2h10) matinale. Prise de la boisson en attente (mais seulement 1h30), à l’effort (toutes les 20 minutes par gorgées comme recommandé) et en récupération post-effort.

Goût : les trois parfums présentent un goût de fruit très correct et qui n’apparaît pas trop artificiel. Par contre, la boisson, contrairement au gel est un peu trop sucrée en bouche et laisse donc une sensation de sucré permanente après ingestion, qui a tendance à assécher la muqueuse, il est donc impératif de boire tous les quarts d’heure / vingt minutes. Cet effet de “sucré” est assez persistant : j’ai espacé deux prises d’une demi-heure et j’ai pendant tout ce temps perçu ce goût dans la bouche.

Facilité d’utilisation : rien à dire ! Sachets pré-dosés à diluer dans de l’eau. Contrairement au gel, il n’y a pas besoin, pour l’aspect hydratation, de boire en plus … de l’eau :-)

Effets secondaires : pas de douleurs gastriques ou intestinales ni pendant, ni après l’effort.

Effets sur l’effort : assez efficace. Maintien d’un niveau de performance constant durant toute la durée de la séance. Je peux comparer par rapport à ma SL de dimanche où j’avais couru “tout nu”, sans liquide, ni solide et dont j’avais trouvé la fin un peu laborieuse. Récupération rapide (mais j’ai couru avec mon bas BSC qui contribue lui aussi à la récup). Donc pour la partie récup, je réserverais, compte tenu des circonstances mon jugement, d’autant qu’a priori une boisson de récup devrait être légèrement différente d’une boisson de l’effort.

Conclusion : deux produits agréables au goût, digestes et dont l’efficacité semble avérée à l’effort en tout cas. La boisson est cependant trop sucrée à mon goût et surtout laisse persister cette sensation en bouche. A noter, car je sais que certains y sont attachés, que je n’ai pas eu par contre la détail de la composition exacte, ni du gel, ni de la boisson. L’étiquette fait mention de quantité en g d’hydrates de carbone, les liste, mais n’indique pas la proportion respective de chaque sucre.

Par ailleurs, on note dans la boisson, la présence du colorant E160a dont la provenance peut-être tantôt naturelle tantôt de synthèse. La version utilisée n’est pas précisée. De manière générale, et ce n’est pas spécifique à W-CUP, on ne voit pas très bien l’intérêt de colorant dans les boissons de l’effort dans la mesure où avec nos gourdes de runner opaques, on se moque un peu de la couleur du produit, qu’il soit transparent, jaune, vert, bleu … alors pourquoi diable rajouter une substance chimique tout à fait inutile ?




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