Archive pour la catégorie ‘Diététique’

Au sommaire de SantéSportMag N°4

Mardi 9 mars 2010

Vous n’êtes pas sans avoir remarqué l’encart permanent SantéSportMag sur la page d’accueil de Wanarun. Je vous avais présenté, il y a quelques temps, cette revue – papier mais consultable sur le web – gratuite et distribuée dans les salles et clubs de sport.

Je vous invite vivement à cliquer sur l’encart et à consulter en ligne le N°4. Non pas parce que je touche des royalties à chaque clic, mais parce que certains sujets traités ce mois-ci ont un rapport fort avec notre activité favorite. Quelques exemples :
- Marathon : courez moins, courez mieux … ou comment un peu de cross training ne peut pas faire de tort.
- Faut-il vraiment s’étirer ?
- Nourrir la performance … la viande rouge c’est bon finalement ?
- Rencontre avec Sophie Thalmann … euh ? Le rapport avec la course à pied ?
- …
- Deux pubs pour Wanarun.net

Bonne lecture.


Diététique – Test : Mangoustan le fruit miracle ?

Vendredi 5 mars 2010

Je pense que vous commencez à bien connaître maintenant ma passion pour la diététique du sportif et le dévouement qui m’anime lorsque je teste pour vous, amis lecteurs, amies lectrices, toute sorte de produits – sans dopant évidemment, ni substance prohibée – censés contribuer à l’amélioration ou tout au moins au maintien pendant l’effort de la performance. Aussi, lorsque j’entends parler d’un nouveau “fruit miracle”, le grand consommateur de Baies de Goji bio que je suis – un vrai fruit miracle la Goji, d’ailleurs-, se dit qu’un test s’impose. Ce fruit c’est le Mangoustan.

Comme la Baie de Goji – tiens, en passant, un produit Chinois qui n’est pas que de la … – le Mangoustan vient d’Asie. Il paraît que la Reine Victoria en était folle et le faisait venir par tonnes entières. Pas évident à trouver chez nous à l’état de fruit sauf dans quelques épiceries spécialisées. La chair est excellente et comme beaucoup de fruits contient de nombreuses vitamines.

Mais le “secret” du “miracle” n’est pas dans la chair ! C’est dans l’écorce qu’il réside. Par contre, je vous déconseille vivement d’essayer de manger l’écorce directement, c’est franchement pas génial ni au niveau goût, ni au niveau texture. L’écorce, donc, contient des Xanthones et ces Xanthones sont de puissants anti-oxydants. L’intérêt pour le runner ? La récup – c’est moi qui le pense – et la lutte contre le vieillissement cellulaire – là c’est la théorie générale – car lors de l’effort, le corps, grand consommateur d’oxygène, “s’oxyde” – c’est une Lapalissade. Je vous invite à googleliser ou bingiser “xanthone”  ou “anti-oxydant” pour en savoir plus et vous faire votre propre idée sur le sujet.

Les Xanthones du Mangoustan sont donc contenus dans l’écorce. Mais l’écorce c’est immangeable telle quelle. Alors ? Quid ?

La société XANGO – qui, il faut le souligner tout de suite, ne distribue que par marketing relationnel … donc sans boutique, mais sans non plus après recherche sur le web, mauvaise réputation  ni casserolle, liée à ce mode particulier de distribution – propose un jus de Mangoustan réalisé à partir du fruit complet, écorce comprise.

L’un des distributeurs Français de Xango, Sylvain Protiaux, m’a proposé de tester le produit. J’ai profité de mes vacances aux Sports d’Hiver et de ma pratique assidue du skating, discipline fatigante s’il en est, pour ce faire. Le test réalisé a évidemment ses limites car la consommation de jus de Mangoustan est recommandée en cure sur des périodes assez longues alors que je n’en ai pris que pendant 3 jours en boisson de récup après effort.

Facilité d’utilisation : j’ai testé des monodoses souples de 30 ml qu’on peut mettre en poche et emmener partout mais le produit existe bien entendu en bouteille.

Goût : franchement excellent ! Pas trop sucré, pas amer, très parfumé. A consommer frais.

Effets secondaires : aucun. C’est un jus de fruit pur après tout. Aucune substance artificielle n’entre dans sa composition a priori.

Effets sur la récupération : comme écrit précédemment, je n’ai pu mesurer l’effet anti-oxydant long terme du produit. En ce qui concerne la récup après effort, la boisson, qui contient évidemment des sucres, apporte une sensation de “bien-être” – relativisons, après tout je n’ai fait que des sorties de 25 à 35 km – assez sympa mais je ne suis pas persuadé qu’elle favorise une récupération immédiate.

Prix : le produit est malheureusement très cher. Une cure d’un mois (4 bouteilles de 750ml) s’affiche au-delà des 130 euros. Ce qui en fait une denrée qui n’est pas à la portée de toutes les bourses ! Il faut espérer que les effets soient à la hauteur du prix !

Conclusion : un jus de fruit indubitablement très agréable et facile à boire en toute circonstance. Par contre, je ne dispose pas des éléments scientifiques suffisants pour en mesure l’impact sur le vieillissement cellulaire du sportif, censément causé par l’afflux d’oxygène lors de l’effort. Si des spécialistes de nutrition me lise, qu’ils n’hésitent pas à s’exprimer !


Vrai Test – Produits Diététiques de l’effort W-CUP – Précisions

Mardi 2 mars 2010

Mon test des produits diététiques de l’effort W-CUP a suscité moults commentaires. Ce qui, quantitativement parlant, me fait plaisir. Ca prouve au moins que certains lisent ce que j’écris … Qualitativement parlant, les avis émis étaient assez antagonistes, pour ne pas dire plus.

Ce n’est pas tellement ce que j’ai pensé des produits qui est à l’origine de ces débats mais plutôt le manque d’information sur la composition des dits produits. Voici donc quelques éléments complémentaires que je porte à votre connaissance.

La composition des gels liquides Energy Drink est la suivante : eau, maltodextrine, glucose, saccharose, fructose, chlorure de sodium, bicarbonate de sodium, vitamine B1, conservateur : hydroxybenzoates, arôme. Donc des glucides. Ni protéines, ni lipides.

La composition de la boisson Sports Drink est la suivante : eau, saccharose, dextrose, fructose, maltodextrine, phosphate de sodium-potassium, citrate de magnésium, chlorure de sodium, bicarbonate de sodium, citrate de sodium, vitamine B1, vitamine E, arôme de citron, tropical, colorant (E104) arôme. Donc des glucides. Ni protéines, ni lipides. Le colorant E104 est, pour moi, totalement superflu. La boisson serait transparente qu’on ne s’en porterait pas plus mal. Une idée à creuser.

Répartition des sucres :

Sucres GI rapide : Energy drink 78%, Sports drink: 67 %
Sucres GI moyenne: Energy drink: 12,5 %, Sports drink: 22 %
Sucres GI lent: Energy drink: 10 %, Sports drink: 11 %

Essentiellement des sucres rapides, ce qui est logique au vu de l’utilisation des produits mais également des sucres lents, d’où la possibilité d’utiliser Sports Drink en boisson d’attente.

Je voulais également rappeler – en réponse à certains des commentaires émis – qu’il ne faut pas attendre plus d’un produit diététique de l’effort que ce qu’il est déjà censé apporter. Tant Energy Drinks que Sports Drink sont destinés à être consommés pendant l’effort ou un peu avant et à apporter au corps une réponse à un besoin immédiat de sucres, ce qui apparaît clairement sur le site internet de W-CUP (www.wcup.fr).

W-CUP indique que Sports Drink peut être consommé en récupération. Ce qui est vrai pour l’aspect “sucres” de la chose, mais Sports Drink n’est pas une boisson spécifique de la récupération. D’ailleurs W-CUP commercialise Recovery Drink destinée spécifiquement à la récup avec une répartition 80% glucides / 20% protéines.


Vrai Test Produits diététiques de l’effort W-CUP

Vendredi 26 février 2010

Comme promis dans mon article précédent, j’ai donc, rapidement testé en situation réelle d’entraînement les échantillons fournis par W-CUP : les gels liquides ENERGY DRINK (deux parfums testés chacun sur une sortie technique d’une heure) et la boisson isotonique SPORTS DRINK (3 parfums testés respectivement en attente / effort / récup sur une sortie longue de 2h10).

Commençons donc par les gels ENERGY DRINK. Vous connaissez mon aversion pour les gels qui m’avaient rendu malade comme un chien au Marathon de Paris 2009, il était donc intéressant de tester ces gels “liquides” différents des tubes à substances pâteuses hypersucrées, infectes au goût et collantes aux doigts.

Conditions du test : prise du gel (durée d’effort recommandée par gourde de gel : 1h) en fin d’après-midi ou de matinée avant une sortie d’1h (EF et EMA).

Goût : étonnamment sympa ! en tout cas, très éloigné de celui des gels traditionnels ! Le côté liquide facilite grandement l’ingestion et les deux parfums sont agréables. J’ai une préférence pour guanabana, un peu moins “fort” que banane. A noter qu’une fois avalé, aucun goût désagréable ne reste en bouche. D’ailleurs, j’ai oublié de préciser que le gel liquide, contrairement au traditionnel en tube, n’est pas trop sucré (au goût). L’impression gustative est celle d’un jus de fruits.

Facilité d’utilisation : rien à dire ! Le format mini-gourde refermable est très pratique. Et comme le gel est liquide, il n’y a pas besoin d’appuyer sur le tube comme un malade et de s’en mettre plein les doigts. Le gel ne reste pas non plus dans les dents pendant trois plombes. Attention ! Même s’il est liquide, il s’agit d’un gel. Il convient donc, pour ce qui est de l’aspect hydratation, de consommer de l’eau en complément. Le gel n’apporte que les “sucres”.

Effets secondaires : pas de douleurs gastriques ou intestinales notables, en tout cas, rien à voir avec les gels OverStim’s que j’avais utilisés au MDP2009. Je nuance cependant le propos en précisant que je n’ai pris qu’un gel par sortie (d’une heure) et non un pack de type marathon (3 à 4 gels) et n’ai pas non plus tiré sur le glycogène sur ce type de sortie.

Effets sur l’effort : assez efficace a priori. J’ai réalisé mes sorties en fin de matinée ou de journée, 4 à 6h après mon repas du matin ou du midi et sans autre apport énergétique complémentaire et j’ai très bien passé les séances, en particulier celle d’EMA (20′ / 15′ / 10′ à 85% de VMA quand même), donc a priori, ces gels permettent bien de maintenir un niveau énergétique satisfaisant à moins que je ne sois devenu, sans le savoir, un super cador … ce qui m’étonnerait malgré mes sensationnelles Newton :-)   (là c’est un clin d’oeil à quelques grincheux).

Passons maintenant à la boisson isotonique SPORTS DRINK.

Conditions du test : sortie longue (2h10) matinale. Prise de la boisson en attente (mais seulement 1h30), à l’effort (toutes les 20 minutes par gorgées comme recommandé) et en récupération post-effort.

Goût : les trois parfums présentent un goût de fruit très correct et qui n’apparaît pas trop artificiel. Par contre, la boisson, contrairement au gel est un peu trop sucrée en bouche et laisse donc une sensation de sucré permanente après ingestion, qui a tendance à assécher la muqueuse, il est donc impératif de boire tous les quarts d’heure / vingt minutes. Cet effet de “sucré” est assez persistant : j’ai espacé deux prises d’une demi-heure et j’ai pendant tout ce temps perçu ce goût dans la bouche.

Facilité d’utilisation : rien à dire ! Sachets pré-dosés à diluer dans de l’eau. Contrairement au gel, il n’y a pas besoin, pour l’aspect hydratation, de boire en plus … de l’eau :-)

Effets secondaires : pas de douleurs gastriques ou intestinales ni pendant, ni après l’effort.

Effets sur l’effort : assez efficace. Maintien d’un niveau de performance constant durant toute la durée de la séance. Je peux comparer par rapport à ma SL de dimanche où j’avais couru “tout nu”, sans liquide, ni solide et dont j’avais trouvé la fin un peu laborieuse. Récupération rapide (mais j’ai couru avec mon bas BSC qui contribue lui aussi à la récup). Donc pour la partie récup, je réserverais, compte tenu des circonstances mon jugement, d’autant qu’a priori une boisson de récup devrait être légèrement différente d’une boisson de l’effort.

Conclusion : deux produits agréables au goût, digestes et dont l’efficacité semble avérée à l’effort en tout cas. La boisson est cependant trop sucrée à mon goût et surtout laisse persister cette sensation en bouche. A noter, car je sais que certains y sont attachés, que je n’ai pas eu par contre la détail de la composition exacte, ni du gel, ni de la boisson. L’étiquette fait mention de quantité en g d’hydrates de carbone, les liste, mais n’indique pas la proportion respective de chaque sucre.

Par ailleurs, on note dans la boisson, la présence du colorant E160a dont la provenance peut-être tantôt naturelle tantôt de synthèse. La version utilisée n’est pas précisée. De manière générale, et ce n’est pas spécifique à W-CUP, on ne voit pas très bien l’intérêt de colorant dans les boissons de l’effort dans la mesure où avec nos gourdes de runner opaques, on se moque un peu de la couleur du produit, qu’il soit transparent, jaune, vert, bleu … alors pourquoi diable rajouter une substance chimique tout à fait inutile ?


Vrai Test Produits Diététiques de l’Effort WCUP Introduction

Mardi 23 février 2010

WANARUN continue son exploration exhaustive – du moins je l’espère, à terme – du monde des produits diététiques de l’effort longue durée. Aujourd’hui sous nos fourches caudines : W-CUP (http://www.wcup.fr).

W-CUP est une société d’origine Belge fondée en 1996. Ses produits se destinent à la fois aux sportifs de haut-niveau mais également aux sportifs loisirs. Ils sont tous certifiés sans agents dopants et sont distribués en magasins spécialisés. Il est également possible de les commander via le site web W-CUP.

La gamme de produits proposés est assez vaste car elle n’est pas spécifique au running. Les produits que je vais tester sur mes prochaines sorties de préparation marathon sont les suivants :

ENERGY DRINK : “le seul gel liquide du marché” et de fait, celui-ci se présente sous la forme de mini-gourdes avec bouchon refermable de type PomPotes (ce qui ont des enfants comprendront, les autres iront faire un tour au rayon confitures de leur supermarché préféré) et, au toucher au moins, semble réellement … liquide. Destiné à couvrir les besoins en apport glucidique d’une heure d’effort, le gel contient 4 sucres (maltodextrine, glucose, saccharose et fructose). Son pH neutre est censé lui assurer une haute digestibilité. Connaissant mon intolérance aux gels “classiques”, je suis le cobaye idéal pour tester cette formule originale. Deux parfums : banane et guanabana.

SPORTS DRINK : une boisson isotonique de l’effort qui se présente sous la forme de sachets pré-dosés à diluer dans 1/2 litre d’eau ou de pots de 500g. A consommer avant – en boisson d’attente – pendant et après l’effort – en boisson de récupération. Elle contient, comme les gels Energy Drink les 4 sucres essentiels et son pH est également neutre. 3 parfums : citron, tropical et orange.

J’envisage de tester cette semaine les gels ENERGY DRINK sur mes sorties Endurance Fondamentale 1h et Endurance Maxi Aérobie et la boisson (en attente, en effort et en récup) sur ma Sortie Longue. Résultats des courses : en fin de semaine.


Marathon – La battle : boissons énergétiques vs gels

Samedi 20 février 2010

Ami marathonien ou fan d’ultra, que dirais-tu si nous ajoutions une petite pierre au débat “Boissons énergétiques ou Gels – que choisir ?”. Cette pierre c’est le labo NUTRATLETIC – dont j’avais testé les produits récemment – qui me la fournit par l’intermédiaire d’un article paru sur son site : http://www.nutratletic.com/comparatif_boissons_gels_energetiques.html . Article très instructif que je te convie à lire. Il va sans dire qu’il est porté par une entreprise étant partie dans le débat, mais il s’appuie sur des études théoriques et cliniques.

En deux mots, l’article aborde la comparaison sous 3 angles : les besoins en glucides, les besoins en sodium et les troubles digestifs (là, je peux apporter mon témoignage ! vu comment j’ai été mal après mon MDP 2009 couru aux gels).

Côté glucides et côté sodium, il apparaît que les besoins à l’effort ne sont pas couverts par les dosages recommandés par les fabricants de gels : 3 tubes par heure seraient nécessaires pour les glucides et … 14 (oui 14) pour le sodium. Alors que les boissons, quelle que soit leur provenance – si tant est qu’elle soit sérieuse – couvrent ces besoins si l’on suit leur recommandation de dosage.

En ce qui concerne les troubles digestifs, selon une étude comparative récente et à dosages équivalents, les gels sont sources de troubles pour 10 à 20% de leurs consommateurs alors que les boissons ne génèrent aucun trouble. Content de savoir que je ne suis pas tout seul à ne pas supporter les gels.

Ami marathonien ou fan d’ultra, que penses-tu de tout cela ? As-tu toi aussi une modeste pierre à apporter à cet édifice ? La rubrique “commentaires” te tend les bras.


VRAI TEST – Boisson de l’effort FredSuperTonic

Lundi 15 février 2010

Conditions du test : 4e jour du plan d’entraînement Marathon Bruno Heubi en 9 semaines. Sortie longue de 2h le long de la Seine dont 30 minutes à allure marathon. Température -2°C. Temps sec et ensoleillé.

Préparation de la boisson : un peu complexe. Il faut en effet disposer d’une balance de cuisine. Voilà qui est assez contraignant, n’est-il pas ? Vive les sachets pré-dosés. La dite balance de cuisine servant à mesurer les 35 grammes de sucre de canne non raffiné (Rapadura) à dissoudre dans 1/2l d’eau auquel on prend soin d’ajouter 2 pincées de sel.

Goût : franchement dégueu. Vous vous rappelez la dernière tasse que vous avez bue à Biarritz en tombant de votre surf. Oui ? Et bien, c’est pareil mais avec du sucre en plus. Par contre, aucune rémanence en bouche, ni sucrée, ni salée. Je dois avouer que ce FredSuperTonic manque furieusement d’arôme très artificiel de fruit. Il paraîtrait que le labo en charge du produit soit en train de travailler sur une nouvelle formule qui comprendrait l’ajout de jus de citron et le remplacement du Rapadura par du sirop d’agave bio. A suivre …

Effets secondaires : strictement aucun. Pas de problème gastrique en vue.

Durant l’effort : excellente hydratation pendant toute la séance. Pas de fatigue physique en fin d’effort. Les sucres contenus dans le Rapadura limitent les pertes en glycogène et permettent de maintenir un état de fraîcheur pendant les 2 heures de la sortie.  

Distribution : le mode de distribution de cette boisson est très particulier. Elle n’est distribuée dans aucun point de vente et ne fait pas l’objet non plus d’une distrib par marketing relationnel, ce qui évite les schémas pyramidaux. C’est, en fait, la première boisson en Open Source (source … eau … capito ?).

Conclusion : une excellente boisson de l’effort si l’on fait abstraction de son goût pour le moins … franchement … pas génial. Laissons aux labos Fred le temps de mettre au point la nouvelle formule citron-agave.


Vrai Test – Boisson Isotonique H3OPRO d’Herbalife – Le verdict

Lundi 8 février 2010

Conditions du test : sortie longue de 27km le long de la Seine à mon allure marathon (13,2 km/h). Température agréable, légère bruine. J’ai respecté à la lettre les consignes données par Herbalife : quelques gorgées d’H3OPRO toutes les 15 minutes. J’ai omis de préciser que la Seine coulant à plat, en Région Parisienne tout au moins, le relief du parcours était du genre particulièrement absent.

Préparation de la boisson isotonique H3OPRO : le sachet pré-dosé se dilue très facilement dans l’eau, sans avoir besoin de se faire un pogo solitaire dans la cuisine et sans laisser de dépôt.

Goût : le goût est légèrement citronné, peut-être un tout petit peu trop sucré lors de la prise en bouche mais sans conduire, comme d’autres boissons ou gels, à l’écoeurement. Qui plus est, cette sensation n’est pas du tout rémanente, disparaît immédiatement et ne génère donc pas de “soif sucrée”. A noter que j’ai également testé en récup, une barre protéïné chocolat-citron, agréable au goût et qui ne colle pas au palais.

Effets secondaires ? : aucun. H3OPRO n’entraîne pas de souci gastrique, ni de problème de digestion, que ce soit pendant l’effort ou après. Soyons un peu cru pour une fois : la boisson ne remonte pas. Pas de problème donc, j’ai pu ainsi apprécier deux nouvelles recettes aux graines germées que j’ai concoctées pour le déjeuner et le diner.

Effets en course : il est certain qu’en cette période de l’année, il n’est pas évident de tester aux limites les propriétés hydratantes de produits tels que H3OPRO. Néanmoins, durant toute la durée de l’effort, j’ai eu l’impression, je dis bien l’impression, que mes pertes d’eau par sudation étaient bien compensées. Aucune sensation de soif pendant l’effort.

En ce qui concerne les propriétés énergétiques d’H3OPRO, rien à dire. Les sucres rapides m’ont permis de tenir un rythme constant de course à 13,2 km/h sans à-coups et sans ressentir de fatigue particulière ni pendant, ni après – la barre protéïnée y est peut-être pour quelque chose – puisque l’après-midi j’ai pu jardiner et aller recourir avec mon épouse au crépuscule.

Synthèse : les produits testés respectent donc bien leurs engagements. Ils s’ingèrent facilement, ont un goût peu prononcé, peut-être un peu trop sucré à mon goût mais qui ne reste pas en bouche, c’est l’essentiel. H3OPRO accompagne bien l’effort long et contribue au maintien d’une perf constante.


Livre COURIR LONGTEMPS – Bruno Heubi

Dimanche 24 janvier 2010

En général, les livres qui prétendent vous apprendre à courir sont – priorité ou choix selon vos préférences – 1) rébarbatifs 2) un peu trop doctoraux 3) pas pratiques 4) carrément ch… à lire 5) très typé “je suis la science infuse et je m’adresse à un demeuré” – rayer ou pas la ou les mentions inutiles.

Et bien, figurez-vous que j’en ai trouvé un 1) remarquable 2) bien écrit 3) exhaustif 4) bien présenté 5) agréable à lire 6) qui vous explique sans vous imposer et ne vous prend pas pour un neuneu. J’ai nommé Courir Longtemps de Bruno Heubi.

Que le titre ne vous effraie pas ! Bruno, grand spécialiste des longues distances – il a quand même gagné Millau en 2005 et a été sélectionné dans l’Equipe de France des 24h en 2009 – n’a surtout pas l’intention, ni la prétention de vous – ou moi, chêvre de base – faire courir Millau ou l’UTMB. Longtemps, ça peut être, tout bêtement et en fonction de vos capacités : 20 minutes, 5 km, 10 km, 20 km, 42.195 km, 100 km, 24 h, 3 jours, 6 mois … – peut-être pas 6 mois finalement.

Bon alors, le livre ? Déjà, il est très très bien présenté : aéré, des couleurs spécifiques à chaque chapitre pour s’y retrouver facilement, illustré, documenté, une excellente mise en page. Cà c’est pour la forme. La lecture est très agréable, comme quoi on peut être professeur d’EPS et savoir écrire, avec une facilité à expliquer de façon simple les choses complexes. Comme quoi, ce qui se conçoit bien (peut) s’énonce(r) clairement.

Quant au contenu, il est d’une rare exhaustivité. Les 350 pages couvrent un panel impressionnant du tout ce qu’il y a à savoir : les notions de base, les paramètres physiques, les caractéristiques spécifiques des individus, les saisons, la diététique, le mental, le cross training, l’approche du jour J, la course, les longues distances … j’en passe … beaucoup !

Et ce qui est le plus appréciable, c’est que Bruno Heubi n’est pas tombé dans la facilité qui aurait consisté à balancer des plans d’entraînement standards. Au contraire. Comme il s’adresse à des gens intelligents – souvenez-vous de l’un de mes articles “la course à pied rend-elle intelligente ?” – il leur donne non pas du travail pré-mâché, mais les bases nécessaires à leur propre construction d’entraînements efficaces.  

Je vous invite vivement à vous procurer cet ouvrage, une véritable mine d’informations qu’on lit, non pas par obligation, mais par plaisir. Rendez-vous sur le site de Bruno Heubi pour les commandes : www.brunoheubi.com


VRAI TEST BARRES ENERG’ETHIQUES MULEBAR – LE VERDICT

Vendredi 22 janvier 2010

Avec un peu de chance, si les nouveaux serveurs daignent fonctionner, ce que vous allez lire ci-dessous deviendra rapidement un collector : l’un des premiers articles de la nouvelle version de Wanarun. Croisons les doigts :-) Sinon, ce sera quand même un … collector puisque l’un des derniers articles en V1.

C’est maintenant l’heure du verdict pour les barres énerg’éthiques MULEBAR que je vous avais présentées tantôt. Je les ai toutes testées sans en laisser une miette. Pas en suivant évidemment, sinon bonjour le taux de sucre dans le sang mais avant, pendant ou après mes séances d’entraînement ou de fitness.

Le goût : je ne ferai pas de classement car en matière de goût, comme de couleur, vous savez bien ce qu’il en est … Je distinguerai par contre les “traditionnels” (Strudel et Hunza Nut pour l’effort, Chocolate Date et Chocolate Banana pour le refuel), des “différents” ou “originaux” – c’est comme vous voulez – (Liquorice All Sports, Chocolate Fig Fiesta, Pinacolada et Mango Tango). Palme de l’originalité au Liquorice All Sports et ses graines de … fenouil. Mention bien pour tous car, malgré une teneur en sucres impressionnante, aucune des barres n’arrache la bouche. Personnellement, je les ai toutes appréciées avec peut-être un petit bémol pour Chocolate Fig Fiesta qui manque un peu de … chocolat.

La texture : très légèrement collante mais sans que la moitié de la barre ne reste sur vos doigts et l’autre coincée entre vos dents. Faciles et rapides à manger. Les Refuels méritent un peu plus de mastiquage car elles sont pour le moins … costauds. Elles se conservent assez facilement une fois entâmées à condition de bien refermer le paquet.

La digestion : aucun souci ! Ces barres ne génèrent pas de problème gastrique particulier, ni de sensation de lourdeur d’estomac, ni l’impression – comme au fastfood – d’en manger ensuite toute la journée … Les deux que j’ai testées au milieu d’une sortie longue n’ont pas perturbé ma fin de course, contrairement aux gels que j’avais emmenés au Marathon de Paris 2009. Pas non plus de mauvaises sensations à distance de la consommation.

La composition : beaucoup de … sucres pour les barres de l’effort ! Evidemment, mais aussi et c’est dommage un peu trop de lipides (7g pour 100g) à mon goût – mais, j’ai une sainte horreur de ces bestioles là. Sucres rapides bien entendu. D’après une spécialiste, Isabelle du site www.dietetiquesportive.com, une barre de 65g apporte trop de calories dans le cadre d’une pratique sportive normale et sauf dans le cas d’une épreuve de longue haleine. Il convient sans doute de manger les barres en plusieurs fois (seules Mango Tango et Hunza Nut sont disponibles en petit format). Les Refuel ont un équilibre sucres / protéines différent mais sont également très caloriques.

Les effets : les barres de l’effort fournissent rapidement un coup de boost sur les sorties longues – que j’ai pratiquées à distance des repas. Bien entendu, il est préférable de les consommer à l’arrêt … c’est plus pratique. Les Refuel sont, elles, très efficaces pour les phases de récup. Immédiatement après un effort long, elles évitent une grande partie de la sensation de fatigue musculaire et permettent de tenir … jusqu’au prochain repas :-)

Alors, le verdict ? Reçu avec mention très bien pour les goûts, la diversité, l’originalité, la nouveauté, l’efficacité immédiate, le “bio”. Mention peut mieux faire sur le taux de lipides et la taille – il faudrait que les petits formats couvrent toute la gamme. Les barres de 65g sont à recommander pour les efforts longs et pour ceux qui supportent le solide – là, c’est à chacun de voir … – en course ou à l’entraînement. Les barres Refuel sont d’une efficacité redoutable post effort.




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