Archive pour la catégorie ‘Blogueurs / Coureurs’

La course sans fin …

Dimanche 29 août 2010

Vendredi dernier, 15h12, et une envie pressante … d’aller courir (oui cela reste quand même un site sur la course à pied, vous vous attendiez à quoi ? :-) ). Après quelques minutes de réflexion sur le type de séance à effectuer, je décide qu’une petite sortie avec du fractionné me ferait le plus grand bien. Le choix est fait : ce sera une séance de type R2PH de Véronique Billat. Je dois avouer qu’en ce moment, je n’ai plus d’objectif donc je cours selon mes envies du moment.

Pour ceux qui ne connaissent pas, V.Billat a mis en place un protocole pour développer sa VO2max qui , par conséquent, permettra d’améliorer toutes les allures. Comme le dit le site : « Cette nouvelle façon de travailler  la VO2MAX permet un temps de travail en continu à VO2MAX de 15 à 30′ » Une des séances consiste à courir 30’’ à difficulté maximale, 4’ très dur, 4’ assez dur, 4’ à difficulté moyenne puis de nouveau 2’ très dur avec vos propres sensations

Et tout s’écroula en une seconde …

Je m’habille, prends ma montre et là horreur ! Plus de pile ! D’un coup tout vous tombe sur la tête, c’est limite si je n’ai pas vu ma vie de coureur défiler devant mes yeux. Mon cher polar qui me suit depuis de nombreuses années, qui me donne ma vitesse, ma distance, mes pulsations et qui tout simplement me sert aussi de chrono (fonction de base qu’on oubli mais qui s’avère être la plus utile). Impossible de fractionner sans ce précieux outil. Que faire ??? Footing … pas l’envie, rester à la maison, … j’hésite. Après tergiversation, je choisi d’aller essayer mon nouvel abonnement à la salle de gym. Moi qui m’étais promis de ne jamais faire de vraies séances sur tapis. Impossible de courir 40 minutes en salle pour moi, j’aime trop découvrir de nouveaux endroits, l’air frais sur ma peau, les chiens qui me courent après.

Métro, boulot,  … salle de gym

Me voila donc sur mon tapis, l’échauffement se passe bien ; 15 minutes. Je regarde les gens sur les autres tapis : cette demoiselle juste en face de moi qui me donne l’impression que ses chevilles vont se casser à chaque pas tellement elles « roulent » vers l’intérieur, ce jeune homme « un peu » enveloppé qui marche juste à coté de moi et qui semble avoir de grande difficulté. L’atmosphère d’une salle de sport est vraiment spéciale. Tous ces gens courent les un à coté des autres dans la même direction (vers les tv… faut-il y voir une explication philosophique ?) sans se regarder, se parler. On se croirait dans le métro. Chacun est dans sa bulle. C’est étrange pour moi car le sport à toujours permis de rencontrer des gens, discuter et partager. Je me résigne et regarde aussi les télés mais je n’ai pas pris mes écouteurs donc je n’ai pas le son.

Le temps passe moins vite qu’une sortie en extérieur, mais me voila à la fin de l’échauffement. La première fraction sera à 16km/h, ca va tout se passe bien. 15km/h, 14km/h, 13,5km/h puis de nouveau 15,7km/h et enfin le retour au calme 10 minutes à 11km/h.

Bilan :

Il fait très chaud et on transpire énormément. J’ai enclenché le ventilateur présent sur le tapis à la fin de l’échauffement mais rien n’y a fait même avec la clim. Je pense qu’on peut vite se sentir mal avec la chaleur. D’ailleurs quand j’ai marché après 40 minutes, j’avais l’impression d’avoir la tête qui tournait. Autre constat, il est compliqué de régler une vitesse. En effet, ma crainte était de mettre une trop grande vitesse et de me faire emporter par le tapis donc je pense que je n’ai pas fait la première fraction aussi vite que dehors. Par contre j’ai vraiment aimé le fait de savoir que l’on coure à une vitesse précise. J’entends par la que sur la première fraction de 4 minutes, je ne me sentais pas bien après 2’30 mais je me suis motivé pour continuer, sur route j’aurais surement diminué l’allure.

Pour autant un point me gène, la course sur tapis est-elle similaire à la course sur route ? Tout ce qui suit n’est que supputation, si quelqu’un à une réponse précise je suis preneur. Lorsqu’on coure, on attaque avec le pied puis on pousse ( ??? ) sur la jambe d’appuis pour avancer. J’ai bon ? Sur tapis, on pousse aussi mais le sol glisse aussi vers l’arrière donc le mouvement n’est-il pas facilité ? Les sensations pendant la séance ont été une moindre fatigue musculaire mais un plus grand essoufflement ce qui pourrait confirmer ma thèse. Un peu comme en cyclisme : quand vous mettez une petite vitesse vous êtes essoufflé plus vite, avec un grand développement la respiration est plus facile mais c’est musculairement plus compliqué.

A la conquête de nouvelles machines

Cette sortie à la salle de gym m’a quand même donné envie de tester de nouvelles choses. J’ai, en effet, pu remarquer les vélos elliptiques qui pourraient être un complément intéressant, le steppeur, le rameur, et plein d’autres machines qui ressemblent plus à des instruments de tortures :-)

Et vous avez-vous déjà exploré cet étrange endroit qu’est la salle de sport ? Qu’en avez-vous pensé ? Y êtes-vous retourné ? Pour quelles raisons ? Quel appareil utilisez-vous ? Que cela vous apporte-t-il ? Dites nous tous en commentaire.

Note : après quelques recherches sur internet : il s’avère en effet que le tapis entraine votre pied. J’ai aussi pu lire que la résistance à l’air (et au vent) étant inexistant, cela pouvait faciliter votre charge de travail de 2% à 10%. Il était donc conseillé de maintenir une pente d’au moins 1% pour compenser. Il faut aussi faire attention à ne pas devenir « feignant ». Le tapis entrainant votre pied, certaines personnes ont tendance à garder inconsciemment la phase d’appuis plus longue. Il est donc conseillé de compter ses pas et de rester au minimum à 85 -95 pas par minutes.


URGENT !!! CASTING Qui veut jouer dans “Courir” ?

Mardi 13 juillet 2010

Vous êtes … Un Homme, désolé Mesdames.

Vous avez … Entre 30 et 40 ans, désolé Junior, désolé les vétérans.

Vous êtes … Un coureur de fond expérimenté, désolé les débutants.

Vous êtes … Disponible fin octobre / début novembre dans la région de Dreux.

Vous voulez … Devenir une star et tenir le haut de l’affiche du film “Courir” que va réaliser Maud Alpi ?

Si c’est le cas, envoyez d’urgence vos coordonnées ainsi que 2 photos (portrait et en action) à courirlefilm@gmail.com avec la référence WANARUN.


Littérature : MILLAU LA LONGUE ROUTE par Thierry GIMENEZ

Lundi 21 juin 2010

J’avoue d’emblée qu’habituellement j’ai beaucoup de mal avec ce type d’ouvrage. Vous avez participé à une compétition, très bien, tant mieux pour vous. Mais, plutôt que d’en limiter la publicité à votre belle-mère, vos collègues de travail et votre jolie voisine, pourquoi diable éprouvez-vous le besoin de coucher votre expérience sur papier et – tenter – d’en faire profiter la terre entière ? Après tout vous n’êtes pas le seul à l’avoir faite cette course ! Et s’il s’agit pour vous d’une catharsis, prenez rendez-vous avec votre psy préférée.

C’est donc avec cet a priori plus que négatif que je me suis lancé dans la lecture de MILLAU LA LONGUE ROUTE de Thierry Gimenez, après que l’auteur m’en ait envoyé un exemplaire. En plus et je l’avoue là encore volontiers, je n’éprouve pas de grandes affinités pour les ultras. Ma distance, LA distance, c’est le marathon, avec toute la symbolique historique et les légendes qu’il véhicule. Les 100km, pfff ! Bref, Thierry, mais vous ne le saviez sans doute pas, c’est en de biens mauvaises mains que vous aviez remis le fruit d’heures interminables de travail.

Sachez Thierry que, finalement, vous avez bien fait ! Vous avez, en effet, réussi, non seulement, à capter mon attention, mais aussi, à m’intéresser. Certes, vous ne m’avez pas convaincu de m’inscrire à la prochaine édition des 100 km de Millau, courir 10, 12, 14h alors que ma seule ambition dans la vie est de courir en moins de 3h, ne sera jamais ma tasse de thé, même si à la lecture de votre livre, je comprends mieux ce qu’on peut ressentir dans ce type d’épreuves. Mais, votre but, de toute façon n’était pas de faire du prosélytisme.

J’ai d’abord aimé votre langue. Des mots simples, une lecture fluide et vous avez parfaitement évité l’écueil du “je fais-ci, après je fais-ça et ensuite ceci-celà”, qui est le risque inhérent à ce genre de récit. J’ai aussi aimé la construction de l’ouvrage : à la fois linéaire comme les kilomètres qui défilent mais aussi sinueuse comme les méandres du parcours où les pensées diverses et variées qui ont le temps de s’entrechoquer dans votre cerveau pendant ces 13 heures – pardon 12h 59 minutes et 4 secondes) seul, ou presque, face à votre destin. Vos réflexions sur la vie, sur le monde tel qu’il fut, tel qu’il est et tel qu’il sera, dans leur spontanéité, petites touches de peinture éparses sur le canevas kilométrique du récit, donnent à votre roman – ça y est, j’ai lâché le morceau ! – une âme que la sécheresse d’une simple litanie de minutes ou de mètres n’aurait pas éveillée.

Roman … Je suis certain que vous allez me reprocher ce mot car pour vous, Thierry, MILLAU LA LONGUE ROUTE, n’est pas un roman mais une histoire vraie, celui de vos 100km de Millau 2009. Surtout, ne voyez pas dans le mot roman un quelconque caractère réducteur ou péjoratif. J’y vois plutôt une marque de reconnaissance. Reconnaissance pour votre manière d’écrire, car votre livre “se lit” et aucun de vos kilomètres ne m’a rebuté. Reconnaissance aussi pour la cohérence que vous avez donné à l’ensemble. Une bien belle aventure que vous nous avez contée avec une grande modestie. Certes vous vous mettez en avant car vous êtes, bien entendu, le héros mais vos “seconds rôles” – les hommes, les femmes, les lieux … – jouent eux aussi une belle partition qui contribue à l’harmonie de l’ensemble.

A tous mes lecteurs : je vous encourage vivement à lire MILLAU LA LONGUE ROUTE que vous pourrez vous procurer par correspondance sur le blog de Thierry Gimenez http://thierrygimenez.unblog.fr/ au prix de 16 Euros + frais de port ou, si vous habitez près de Montpellier, dans la boutique Temps Course.


Columbia Verdon Canyon Challenge – jour j-1 : le Graal !

Mardi 15 juin 2010

Samedi 12 juin 2010 : jour j-1 avant le Columbia Verdon Canyon Challenge où je suis invité pour représenter Wanarun, avec d’autres bloggeurs, par Columbia.
Objectif : tester en grandeur nature, et sur un terrain de jeu très technique (j’y reviendrai dans le second épisode de cette aventure), la fameuse Ravenous.
Je retrouve dans le TGV qui m’emmène à Aix-en-Provence (après un changement à Paris), Fabrice, l’instigateur et l’organisateur de ce week-end de découverte. Avant de poursuivre je tiens tout particulièrement à le remercier. Tout s’est déroulé sans soucis ; on ne s’est même pas perdu  une seule fois. A suivre…
Arrivés à Aix-en-Provence, nous retrouvons Mickaël, en provenance de Grenoble. Après un déjeuner (des pâtes bien sûr !) pris à la brasserie de la gare, nous sommes rejoints par Benjamin, jeune coureur belge. L’équipe est presque au complet. Nous retrouverons le niçois de la bande, Johan, sur place, à Aiguines, ville du Verdon où sera donné le départ du trail de 30km.

Nous chargeons tous nos bagages (dont les Mobex) dans la voiture, il nous reste environ 1h30 de route.


(de gauche à droite : Fabrice, moi (Vincent), Benjamin, Mickaël et les Mobex)

Heureusement que Fabrice avait soigneusement repéré le trajet et qu’il l’avait noté, non moins soigneusement, sur un morceau de papier, car la voiture de location ne disposait pas de GPS.  Si j’osais, à ce moment du récit, j’aurais bien envie de lui donner le surnom de Tom Tom. Mais seulement si j’osais :)

A Aiguines, comme prévu, Johan nous attend. L’équipe de choc est constituée ! Il faudrait d’ailleurs lui trouver un surnom à cette équipe car nous sommes sans doute amenés à nous retrouver sur d’autres courses.

Nous sommes accueillis par tous les membres de  l’équipe Columbia que je remercie chaleureusement, et tout spécialement Pascale, représentante de la marque pour la France et la Belgique. Nous avons été reçu royalement, les échanges ont été très fructueux et sans langue de bois. Il y avait même une équipe pour filmer nos moindres faits et gestes et Fabrice a pu tester un nouveau sac à dos dont la fonction première n’est pas encore réellement connue !

Je vous invite, si vous en avez l’occasion, à découvrir la revue éditée spécialement par Columbia et qui retrace tout ce qui a été écrit, notamment sur la Ravenous, sur différents blogs. On y découvre les posts positifs comme ceux négatifs : aucune censure !

A peine le temps de retirer les dossards que le vainqueur du 100km est annoncé. Et quel vainqueur : Dawa Sherpa en personne. Parti le matin à 5h30 heures il termine la course 13 heures et 24 minutes plus tard !
Mes compagnons, déjà très aguerris sur trail (ce qui n’est pas vraiment mon cas, j’y reviendrai dans la seconde partie de ce récit), n’en reviennent pas d’être à quelques mètres du coureur de légende. Johan déclarera même : “j’ai vu Dawa Sherpa, je peux mourir en paix !”. Le dieu vivant du trail (comprenez Dawa, pas encore Johan !) est très accessible. Nous avons pu échanger de longs moments avec lui et nous ne sommes pas privés de poser pour la postérité.

(moi (Vincent) et Dawa Sherpa)

(Fabrice et Dawa Sherpa)

(Mickaël et Dawa Sherpa)

(Johan et Dawa Sherpa)

(Benjamin et Dawa Sherpa)

Après un rapide tour en ville pour acheter de l’eau, nous récupérons les clés de notre toile de tente.
Nous nous changeons ensuite pour quelques minutes d’un footing improbable autour de trois sapins. Avec du recul, c’est vrai que nous avions l’air un peu ridicules à tourner en rond dans le camping.
On s’entendra même dire par un organisateur présent sur l’avant-dernier point de pointage du 100km : “alors les filles on s’échauffe pour demain !”. En effet les organisateurs ont eu l’excellente idée (ils n’ont pas eu que des excellentes idées d’ailleurs, mais je vous raconterai cela dans le second épisode) de mettre un point de pointage dans le camping où se déroulait la pasta-party. Nous pouvions ainsi, tout en dinant, saluer les finishers du 100 bornes. Enfin presque finishers car les 10 derniers kilomètres n’étaient, aux dires des organisateurs, pas de tout repos.
Deux assiettes de pâtes et un gâteau de semoule plus tard nous saluons Jean Giaocosa (l’organisateur du Columbia Verdon Canyon Challenge) qui avait eu la gentillesse de répondre à mes questions.
Il est un peu plus de 22 heurs lorsque nous prenons possession de nos lits pour une nuit de sommeil qui se déroulera en deux parties !
Voilà pour ce premier récit.
Seconde partie à venir prochainement et qui commencera à 5 heures du matin en pleine nuit avec une température à ne pas mettre un trailer dehors !

Au fait, vous l’aurez tous compris : le graal s’appelait  Dawa Sharpa !

A lire également :
Columbia Verdon Canyon Challenge 2010 : Rencontres, émotions, défaillance et déception” par Yohan.
Trail du Verdon : la fin de l’expérience Columbia Ravenous, le début d’une fine équipe ??” par Fabrice.
Columbia Verdon Canyon 30kms – Récit de course” par Mickaël.

A voir :
La galerie photos de Yohan.
L’interview de Dawa Sherpa à l’arrivée du 100 km.


Regardez ZONE INTERDITE dimanche !

Vendredi 11 juin 2010

Voilà typiquement le genre d’émissions que je ne regarde strictement jamais : sujets bateaux et dans l’air du temps, catalogue d’idées reçues, pseudo-révélations-exclusives :-)   Non, je plaisante, j’aime pas, c’est tout. Mais pour une fois, je vais faire un effort. Enfin, disons que je vais surtout l’enregistrer pour pouvoir regarder la seule séquence qui m’intéresse et qui VOUS intéressera, n’en doutons pas.

Olivier B., un des membres de la grande communauté Wanarun, l’un de mes contacts sur Facebook également, a en effet été suivi pendant plusieurs semaines par une équipe de journalistes de M6 dans le cadre d’un reportage sur les … addictions. Et non, notre ami Olivier ne passe pas ses soirées au casino d’Enghien car c’est au running qu’il est addict !

N’imaginez surtout pas un ultramarathonien qui passe tous son temps sur la route à s’entraîner et c’est justement là où le reportage est intéressant car Olivier est un runner … comme vous et moi !

Comment concilie-t-il vie privée, vie professionnelle et vie sportive ? That’s the question ! Pour le savoir, rendez-vous sur M6 dimanche soir.


Vrai Test Vibram Five Fingers – première compétition

Dimanche 23 mai 2010

Voilà, ça y est. Après une semaine seulement avec elles et 3 entraînements, j’ai fait ma première compétition en Vibram Five Fingers KSO. En l’occurence un 10km, celui de Courses en Fête à la Celle Saint Cloud (78).

Je vous l’avoue, sur ce test chaussures, j’ai un peu grillé les étapes faisant fi de toutes les consignes données par Vibram, à savoir bien entendu une adaptation progressive au produit. Mais, vous ne me démentirez sans doute pas si je vous dit que c’était tentant de voir tout de suite ce que ces chaussures avaient dans le ventre, non ? En plus, je ne risquais pas grand chose, car c’est le 10 que j’aime le moins dans ma saison : faux-plats, virages à 90° etc etc etc bref un parcours sur lequel je suis généralement à plus de 3 minutes de ma meilleure perf, donc, d’avance aucun regret, si avec les VFF ça ne se passait pas très bien.

Alors ? Le résultat ??? Patience, je vais d’abord vous conter ma semaine de préparation à cet événement. Samedi dernier, première sortie en Vibram, je vous en ai déjà parlé (cliquer ici) : 13 km à 13,2 km/h de moyenne. Super sensations de facilité et vitesse plus élevée à effort égal qu’avec des chaussures classiques, même des Newton. Un peu mal au bas des mollets le lendemain. Douleur très localisée et pas gênante.

C’est là où sous la pression amicale d’amis qui ont lu mon article que je décide de courir Courses en Fête en KSO. Par contre, avant d’entériner définitivement ce choix, il faut que je me teste sur des séquences plus rapides, n’oubliez pas que sur le 10, je suis un peu en-dessous des 40 minutes donc à 15 km/h.

Mardi, je passe donc 2×5 minutes à 16km/h sur route et les sensations ne sont fanchement pas très bonnes. La foulée n’est pas très naturelle, contrairement à celle que j’avais immédiatement trouvée en endurance – plus courte que ma foulée habituelle. J’ai l’impression d’avoir à fournir un effort colossal pour tenir le rythme alors qu’en endurance, c’était complètement l’inverse. J’avoue que je suis un peu déboussolé.

Vendredi soir, au club, on repère le parcours de dimanche sur la boucle de 5 km. Je pars devant avec le coach et rapidement, sans que je ne force, on sème tout le monde car on tourne à 13,5-14 km/h de moyenne, ce qui pour un échauffement, est un peu élevé, mais en VFF, ces allures sont un régal et on discute, on discute … et on court un peu vite.

Le coach me fait néanmoins remarquer qu’avec les Vibram, contrairement aux Newton, ma gestuelle est plus celle d’une foulée sur le talon même si je ne pose pas le dit talon, alors qu’en Newton, elle était réellement sur l’avant du pied. Il pense lui aussi (et je le rejoins, voir plus haut), que la foulée Vibram en mode rapide, n’est pas si “naturelle” que cela et qu’il faut la travailler (levée des genoux, griffé au sol, comme le cheval qui piaffe, bref, comme si on la travaillait avec une chaussure classique … pas d’effet Vibram à des allures > 75% de VMA). De retour au stade, 5×100m avec un temps canon de chez canon : 14 – 15 secondes … alors que d’habitude je suis à 18 en chaussures. Waow ! Impressionnant, une sensation de légèreté incomparable et une facilité à travailler en griffé comme un sprinteur (évidemment, le pied n’est pas gêné par une semelle). Moi qui pensais que la VMA serait le point faible des Vibram.

Je me retrouve donc avec des chaussures efficaces jusqu’à 14 km/h (75% de VMA), phénoménales sur piste à plus de 100% de VMA mais difficiles à cerner entre les deux. Gros doute donc sur une allure 10K.

Alors, ces doutes, levés ou pas ce dimanche matin ? Encore un peu de suspense …

Côté RH (Relations Humaines), les Vibram c’est plus efficace que Facebook pour trouver des gens avec qui discuter ! J’ai même été interrogé deux fois par le speaker de la course :-)

Allez, le résultat : 40′24″ pour 10.190 km parcourus (d’après Garmin) soit une moyenne de 3′59″ au km. Soit exactement 3 minutes de moins que l’an dernier. Qu’on soit clair, c’est plus l’entraînement que les Vibram qui m’ont fait gagner ces 3 minutes … MAIS, n’empêche que ce sont les Vibram que j’avais aux pieds.

Sensations de course : grande facilité sur les 6-7 premiers kilomètres, avec une belle foulée Vibram – plus courte que ma foulée habituelle, bien sur l’avant du pied, rythme très régulier. Un peu plus laborieux sur la fin, où je dois un peu forcer le trait pour éviter de retomber sur le talon mais sans que le rythme n’en pâtisse trop (4′03″ sur les 3 derniers kilos). Néanmoins, par rapport à mes 10 km habituels, je finis moins à la ramasse et en pensant à bien pencher le buste, je réussis à maintenir ma vitesse.

A noter, compte tenu de la température élevée sans doute, un échauffement sous le pied gauche, sans cloque cependant. Aucune autre douleur, ni au talon – qui n’a pas touché la route une seule fois – ni au mollet – plus aucun tiraillement – ni aux tendons, ni aux genoux. Bref, tout va bien ! Cela dit l’échauffement sous le pied met en exergue deux défauts majeurs des Vibram que j’avais déjà signalés : le manque de demi-pointures et la non adaptation aux pieds grecs.

Une dernière remarque : les descentes sont encore un point faible (manque d’entraînement ?). Autant sur les faux-plats montants j’étais très à l’aise et revenait sur les coureurs qui me précédaient, autant en descente, j’avais l’impression de me traîner comparé aux autres. Pas évident de trouver une position du corps permettant d’aborder les descentes à un rythme élevé.

Mes doutes sur les capacités des Vibram à être utilisées dans toutes les situations sont donc quand même en partie levés. Les étapes suivantes vont être de les tester sur des séances complètes de fractionné long et sur des distances plus élevées en endurance. La semaine prochaine je fais la Paris Saint Germain (20 km) mais en accompagnant des amis sur une base de 2h, ce sera plus un test de … durée que d’endurance :-)

Une petite vidéo montrant les Vibram en situation réelle conduites par un superbe athlète (i.e. moi évidemment) et en plus cette vidéo est passée aux actus de BFM : cliquer ici http://www.bfmtv.com/video-infos-actualite/detail/fivefingers-la-basket-en-forme-de-gant-360591/

Et pour vraiment tout savoir sur les Vibram five fingers (ou 5 fingers ou fivefingers, comme vous voulez), cliquez sur les liens suivants :


Bien mieux que les apéros géants : les runnings géants

Vendredi 21 mai 2010

Je me livrais tantôt à une petite réflexion matinale sur ma page Facebook (http://www.facebook.com/frederic.brossard1) Plutôt que d’organiser des apéros géants, façon murge d’étudiants (“que reste-t-il de nos 20 ans …”), biture et vomi à l’appui, pourquoi ne pas organiser des … runnings géants ?

Ce serait bien meilleur pour la santé, non ? Et puis, s’il semble qu’on n’ait pas forcément le droit de boire en public dans certains endroits publics extérieurs, rien ne nous empêche d’y courir ? En plus, économiquement parlant, pas besoin d’acheter de support liquide avant de venir. Et, ça aurait quand même plus de gueule de voir des sportifs en pleine forme parcourir le Champ de Mars que des abrutis avinés.

J’avais d’ailleurs déjà écrit un vrai faux reportage sur ce sujet il y a un an – comme quoi les organisateurs d’apéros géants n’ont pas le monopole de l’idée – http://www.wanarun.net/blog/attention-le-flash-running-debarque-2816.html

Alors qu’en pensez-vous ?


50 marathons en 56 jours – Run With MARK

Samedi 15 mai 2010

Un sujet que j’ai déjà évoqué sur notre page Facebook (http://www.facebook.com/wanarun) mais comme l’exploit est de taille, il mérite qu’on s’y attarde un peu.

Mark Cooper est un jeune Ecossais de 27 ans, qui, en mémoire de sa mère et pour récolter des fonds pour une association caritative, a décidé de rallier Amsterdam à Barcelone en courant un marathon par jour, ou presque, soit au total 50 marathons.

Mark n’est pas Serge Girard et c’est ça qui est impressionnant, il est tout bêtement comme vous et moi, un coureur “plaisir”, que rien ne prédisposait à ce pari fou, hormis sa farouche volonté de récolter 25000 livres sterling.

Si je vous en parle aujourd’hui c’est qu’il vient de commencer sa traversée de la France. Son parcours est décrit sur son site : www.runwithmark.com N’hésitez pas à venir l’encourager s’il traverse votre région. Vous pouvez également suivre sa “course” sur le site et contribuer à sa récolte de fonds, si votre bon coeur vous en dit :-)


La vraie vérité sur les vrais tests Wanarun :-)

Vendredi 14 mai 2010

Comme nous sommes régulièrement interpelés via notre page Facebook (http://www.facebook.com/wanarun)  sur une possible partialité de nos Vrais Tests chaussures, j’ai souhaité profiter de ce vendredi matin “ponté”, pour mettre les choses au point et établir la Vraie Vérité des Vrais Tests.

Sachez, pour commencer, jeunes gens, qu’avec ses plus de 80000 visiteurs uniques mensuels, notre merveilleux site a un “tirage” supérieur à celui des principales revues spécialisées. Il est donc légitime que certains équipementiers – pas tous encore malheureusement – nous considèrent comme un média crédible et à ce titre, nouent avec nous des relations similaires à celles qu’ils peuvent avoir avec Jogging International ou Runner’s World – similaires ? … à l’exception des budgets pub … dommage ! Mais ça viendra, soyons patients, pour l’instant, c’est plutôt la dêche de ce côté-là.

Ceci étant dit, lorsque nous réalisons un Vrai Test chaussures, trois vrais cas se présentent :

1) Nous sommes invités, au même titre que de vrais journalistes, à des séances de présentation presse éventuellement suivies d’un essai très rapide des nouveaux modèles du fabricant. Essai qui ne permet pas de juger en profondeur des qualités d’une chaussure. Dans ce cas, nous nous contentons généralement de quelques considérations techniques et impressions fugaces.Un exemple : la participation d’Aurélie à la Newton Run.

2) L’équipementier nous confie pour une durée plus ou moins longue une paire, paire que nous testons en situation réelle d’entraînement et éventuellement de compétition, ce dont nous rendons compte en détail. S’il s’avère lors du premier essai que la paire ne nous convient pas du tout et c’est sans doute là où vous pouvez trouver matière à discutailler, nous avons pour habitude de la rendre ou de la confier à un autre membre de l’équipe, plutôt que de l’assassiner dans nos colonnes. Cette approche est guidée par le principe que le ressenti d’une chaussure est très personnel et qu’un modèle, n’est en général, pas foncièrement mauvais pour tout le monde. Bien entendu, si le dit modèle fait le tour de toute l’équipe sans trouver preneur, c’est qu’il présente un sérieux problème et dans ce cas nous l’évoquons. Deux exemples de tests : mes adizero adios, mes Saucony Hurricane.

3) Nous achetons la paire à tester sur nos deniers propres. C’est le cas notamment lorsqu’un modèle présente un “intérêt” particulier en dehors de sa nouveauté. Je pense aux Vibram Five Fingers. Ce serait tellement idiot de passer à côté d’une révolution non ? Ou d’être les premiers à casser le mythe. Alors évidemment, le principe exprimé au paragraphe 2 s’applique avec moins de rigueur …

Donc, partialité non ! Juste un peu trop d’enthousiasme parfois, surtout de ma part, ça c’est sûr – je tombe trop facilement dans le “changement de pré réjouit les veaux” mais finit par devenir raisonnable.


Elle est pas belle la vie en Vibram ?

Dimanche 9 mai 2010

Aurélie et ses Vibram, déjà le Grand Amour. Juste une photo …





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