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Sur les traces de Dawa

Jeudi 12 août 2010

Dawa Sherpa fascine ! Il suffit de jeter un oeil sur son palmarès pour s’apercevoir que cet homme est véritablement un coureur de légende. J’ai eu la chance de le rencontrer à l’arrivée du 100km du trail du Verdon en juin dernier. Dawa est très accessible et après plus de 13 heures d’effort il n’a pas hésité à passer de longues minutes à échanger avec les personnes venues le saluer.

Depuis plus d’un un, Joël Doux, éditeur de presse sportive, Luc Beurnaux, journaliste et Jean-François Santoni, réalisateur de films documentaires, suivent les “aventures” de Dawa Sherpa. De ces rencontres un coffret (livre + DVD) “Sur les traces de Dawa” verra le jour prochainement (fin août).


(copie d’écran : endurance-mag.com)

Il est d’ores et déjà possible de le réserver. Vendu au prix de 36 euros, une partie du fruit de la vente ira directement au projet “Ecole monastique de Mera”, projet initié au Népal par Dawa Sherpa.

Tous les renseignements relatifs à ce coffret sont disponible sur le site endurance-mag.com.


Le Columbia Verdon Canyon Challenge en images animées et avec du son (en vidéo quoi !)

Samedi 7 août 2010

Retour sur le trail du Verdon que j’ai eu la chance de courir (sur 30km) le 13 juin dernier. Pour mémoire quatre distances étaient proposées aux trailers dont un 100km remporté par Dawa Sherpa.

Le Columbia Canyon Verdon Challenge était le premier ultra trail que Columbia sponsorisait en France. La célèbre marque se lance dans cette discipline et propose une gamme complète trail running. Je cours depuis plusieurs mois maintenant en Ravenous.

Je ne vais pas vous refaire le récit de ce fabuleux week-end, j’en ai déjà largement parlé sur Wanarun (Columbia Verdon Canyon Challenge – jour j-1 : le graal ! et Columbia Verdon Canyon Challenge – jour j : physiquement ça passe mais techniquement je suis à la ramasse !). Je voulais simplement partager avec vous deux courtes vidéos, mais très bien rythmées, tournées par l’équipe Columbia.

La première vidéo concerne l’événement en général. La seconde est plus axée sur les Ravenous. Vous y découvrirez Fabrice de Runonline (à 1′13, à 2′08″ et à 2′38″ ; quelle star ce Fabrice !), Mickaël de Trailandrun (à 1′25″) et Johan (à 2′25″) de Lexelblog.

http://www.dailymotion.com/videoxe6z80

http://www.dailymotion.com/videoxe6zn3


Mizuno Wave Elixir 5 : mes impressions après quelques mois

Lundi 2 août 2010

Fidèle à New Balance depuis plusieurs années (ma dernière paire, la 1602, m’a accompagné sur le marathon d’Annecy en 2009), je cours depuis février en Mizuno Wave Elixir 5.
Environ 760 gr pour les New Balance contre 650 gr pour les Mizuno (en pointure 45). J’arrête là la comparaison mais 55 gr de moins sur chaque pied pendant 42 kilomètres, à force, cela doit compter ! C’est peut-être cette différence qui m’a permis de gagner 5 minutes sur marathon à Rotterdam cette année !

Si depuis quelques semaines, et mon expérience sur le trail du Verdon, je ne quitte plus mes Columbia Ravenous, il n’en demeure pas moins que j’ai tout de même parcouru un peu plus de 560 kilomètres avec les Mizuno.

J’ai retrouvé dans cette chaussure dédiée aux coureurs universels et légèrement pronateurs (ce qui est mon cas) le confort de mes New Balance. Je m’y suis senti bien dès les premiers kilomètres.
J’ai essentiellement couru sur route même si la Mizuno est annoncée comme pouvant être utiliser en entraînements rapides et compétitions toutes distances sur routes et chemins.
J’ai couru avec par tous les temps. A noter que la tige composée de tissu Airmesh offre une bonne respirabilité du pied mais n’empêche pas à l’eau de pénétrer. Et de l’eau (et de la neige !), à Nancy, j’en ai eu lors de ma préparation marathon en février et mars :)

Côté look, on ne se retourne pas sur elle, c’est certain ! Contrairement à la Wave Elixir 4, par exemple, la 5 laisse plutôt indifférente.

Données techniques “constructeur”

- AIRmesh : tige en Mesh aéré qui assure une meilleure respirabilité
- AP Midsole : Accélération Polymer. Matière rebondissante située dans la semelle intermédiaire pour favoriser le dynamisme de la chaussure
- MIZUNO WAVE : le seul concept tout en un, garantissant l’amorti et la stabilité de votre chaussure. Le concept de base derrière la technologie Wave est que la répartition de l’onde de choc, causée par l’impact du pied avec le sol, est dispersée sur toute la longueur de la plaque grâce à sa forme de vague. Ce système permet d’éviter la compression excessive de la semelle intermédiaire. Grâce à cette évolution technologique les chaussures Mizuno n’ont plus besoin d’utiliser des semelles intermédiaires en BI-DENSITE
- SmoothRide : le Smooth Ride est conçu pour minimiser l’accélération et la décélération du cycle du pied en réduisant la vibration de l’onde du choc et en augmentant la flexibilité. Le Smooth Ride permet un gain au niveau du confort. Les encoches de flexion sont disposées de manière stratégique pour permettre à la chaussure une plus grande flexibilité et d’assurer un déroulement de pied ininterrompu. En accentuant l’amplitude de la plaque Wave, on améliore l’amorti et la stabilité, grâce à la réduction des chocs et des vibrations, la transition du talon au médio-pied s’effectue alors en douceur. L’utilisation du matériau rebondissant (AP Midsole) au dessus de la plaque Wave et à l’intérieur de la semelle intermédiaire de l’avant-pied assure au coureur un déroulé de pied tout en souplesse
- X-10 : nouveau combiné de Caoutchouc solide qui augmente la résistance à l’abrasion de la semelle extérieure. X-10 est positionné dans la région où l’abrasion est la plus importante
- VS-1 : technologie unique d’absorption des chocs : Elastomère thermoplastique positionné à l’intérieur de la région à fort impact du chocs (4mm d’épaisseur).

Source : I-Run.fr

Après toutes ces considérations techniques il faut que je vous précise que je mesure 1m88 et je pèse 80km.

Ces Mizuno Wave Elixir 5 présentent également une cavité sous le talon (voir photo n°3). Tom, un de nos lecteurs qui court sur chemin et sous bois, faisait remarquer à l’occasion du test des Wave Elixir 4, que cette particularité l’avait obligé à abandonner Mizuno car des pierres restaient coincées. Ayant couru essentiellement sur route je n’ai pas été confronté à ce désagrément mais je serais curieux de savoir si plusieurs d’entre vous ont rencontré ce problème. Mais Julien, un autre de nos lecteurs, précisait que la cavité est nécessaire car c’est cette forme “fer à cheval” qui procure en partie l’amorti !

En résumé j’ai couru plusieurs fois par semaine (jusqu’à 5 fois lors de la préparation marathon) avec ce modèle. J’ai également couru le marathon de Rotterdam en avril dernier et à aucun moment je n’ai rencontré de soucis avec cette chaussure.

Profitez des derniers jours des soldes chez notre partenaire I-Run, les Mizuno y sont vendues à 85 euros au lieu de 130,00 euros !

Ci-dessous les Mizuno Wave Elixir 5 (avec plus de 560 kilomètres au compteur)


La suite du marathour !

Jeudi 29 juillet 2010

Philippe Paillaud, souvenez-vous, le marathonien voyageur !

Il y a quelques mois je vous brossais le portrait d’un des membres français du Seven Continents Club : Philippe Paillaud.
Et il y a quelques jours Philippe m’a contacté pour me signaler que la suite de son livre «Le marathour du monde en sept continents» était disponible.

Plus exactement une intro et 3 nouveaux chapitres que vous pouvez télécharger gratuitement au format pdf sur son site internet. Au programme : le marathon de Pékin 2008, celui de Berlin 2009 et enfin Moorea 2010.

Mais comme le signale Philippe : “la  suite de mon livre ne fera pas l’objet d’une édition papier. Vous avez toujours la possibilité de faire, et nous vous y invitons chaleureusement, un don au bénéfice de la lutte contre le cancer” (adresse disponible sur son site).

Philippe (58 ans), qui souffre d’arthrose, ne court plus depuis 4 mois.

Toute l’équipe de Wanarun te souhaite un rapide et bon rétablissement !

Et pour faire un peu plus connaissance avec Philippe je vous invite à visionner le reportage que France 3 lui a consacré en février dernier (le son est faible ; augmentez le volume de votre ordinateur).

http://www.dailymotion.com/videoxe6d88

Montrez-nous où vous courez !

Mardi 20 juillet 2010

Les vacances d’été sont généralement propices à découvrir de nouveaux “spots” de course à pied ! Des endroits qui changent du train-train quotidien.

Dans l’équipe de rédaction de  Wanarun on cogite, on échange, on propose et une idée nous est alors venue à l’esprit : demandons à nos fidèles lecteurs de nous envoyer une photo de leur spot de course à pied.
Celui que vous avez découvert à l’occasion de vos vacances bien méritées, celui où vous vous faites plaisir et dont le souvenir vous tiendra chaud au coeur toute l’année, celui où vous vous êtes arrêté et où vous avez contemplé le monde bouche bée d’une telle beauté, celui où vous avez regretté que votre alter ego ne soit pas à vos côtés pour partager cet instant… bref, celui où vous avez été heu-reux !!

C’est tout simple, il n’y a rien à gagner, c’est juste pour le fun :

- vous nous envoyez une photo d’un endroit découvert cet été
- vous l’agrémentez d’un petit mot d’accompagnement : adresse du lieu, anecdotes, recommandations… (ce que vous voulez en fait)
- un jury de spécialistes se réunit et délibère pendant des heures on publie toutes les photos reçues (*)

Vous allez me dire : “il est bien gentil mais moi je ne cours pas avec mon reflex de 875,75 grammes en bandoulière sur un parcours de trail !”.

Et là Aurélie vous répondra (et oui je vous disais bien que toute l’équipe de rédaction de Wanarun cogite) : “Ce qui nous intéresse ce sont des photos sans prétention, prises avec votre téléphone portable ou avec votre iphone par exemple, ces petits appareils que souvent l’on embarque sans même se souvenir qu’il peuvent prendre un cliché”. Peu importe le nombre de pixel ce qui compte c’est ce que vous avez envie de partager !”.

Inutile de nous faire du David Hamilton, quoique… Là, c’est moi qui parle :)

Alors prêt… photographiez !

Les photos sont à envoyer à l’adresse : spot@wanarun.net (n’hésitez pas signaler votre participation en commentaire).
Elles seront publiées dans une galerie dédiée (au fur et à mesure) à partir du 1er septembre 2010.

(*) : les photos doivent évoquer la course à pied ; inutile d’envoyer la photo de tata Suzanne (*) ou du chien des voisins de camping !

(*) sauf si tata Suzanne est en train de doubler Kilian Jornet dans une montée à l’UTMB :)


Columbia Ravenous : elles tiennent la route !

Samedi 17 juillet 2010

Avant de vous donner mes impressions sur les Columbia Ravenous voici les données “constructeur” (extrait du site Columbia) et une courte vidéo (en anglais) décrivant les chaussures.

“Ces chaussures de randonnée-course dévorent avec voracité les pistes au petit déjeuner. Minutieusement conçue pour les coureurs de sentier déterminés, cette chaussure offre un design de pointe, un ajustement fantastique et une performance hors piste inégalée”. (source : Columbia)

Caractéristiques :

- languette à soufflet ne laissant pénétrer aucun élément extérieur dans la chaussure
- un système en tissu Techlite 3D qui offre un ajustement optimal et permet de stabiliser le pied sur la semelle intercalaire pour garantir sa protection sur des terrains techniques
- assise plantaire en EVA Contour Comfort 1D monodensité
- traitement anti-odeurs AgION®
- semelle intercalaire en Techlite moulée double densité
- le caoutchouc souple utilisé sur la zone latérale arrière du pied offre un très bon amorti au niveau du talon
- le profil plus bas apporte plus de stabilité
- caoutchouc composé Omni-Grip® non marquant qui assure une adhérence optimale sur les surfaces humides aussi bien que sur les surfaces lisses et instables
– poids : une chaussure, taille 9 = 340 g.
(source : Columbia)

Image de prévisualisation YouTube

Après toutes ces considérations techniques il faut que je vous précise que : je mesure 1m88, je pèse 80km et je suis légèrement pronateur.

Jusqu’à il y a quelques semaines mes expériences sur trail se résumaient à pas grand chose : 4 participants au trail des Lumières (une fois sur 42km en duo, une fois sur 20km en solo et 2 abandons !) et quelques courses natures dans les environs de Nancy.
Et jusqu’à il y a quelques semaines mon équipement trail se résumait à une paire de sabots Kalenji datant de 2006 et une paire de Nike avec laquelle je n’ai fait que quelques sorties.

Or depuis le 25 avril 2010 je cours avec les Ravenous de chez Columbia (j’en avais déjà parlé sur Wanarun).

Pour être tout à fait honnête mes pieds ont eu quelques difficultés à les adopter. Rien à dire côté chausson (on s’y sens bien dès les premiers mètres) mais j’ai récolté une grosse ampoule sur chaque talon dès la première sortie (15km). Idem lors des deux sorties suivantes sur 10 et 21 kilomètres. ll faut dire que je sortais de mes Mizuno Wave Elixir 5 avec lesquelles j’avais parcouru plus de 500 kilomètres (dont le marathon de Rotterdam en avril dernier). Mais peut-être s’agissait-il d’un problème de laçage comme le soulignait l’Ami Ricoré ?

A ce jour, et après plus de 200 kilomètres, tout va pour le mieux !

Côté technicité de la chaussure difficile de me prononcer ; et surtout d’avoir une base de comparaison. Comme je l’écris un peu plus haut je suis tout jeune dans le trail.

Je peux toutefois vous donner quelques éléments/impressions :

- je cours principalement dans les bois avec quelques portions caillouteuses
- j’ai couru le trail du Verdon : 30km très techniques : cailloux, gros cailloux, très gros cailloux ! Après 5h20 de course rien à dire côté chaussures : pas de sensation d’échauffement, pas de transpiration du pied
- je les ai testées en descente (et montée) sur terrain boueux : ça accroche !
- j’adore leur look !
- je les trouve très légères (comparées à mes sabots Kalenji de 2006)
- je viens de faire une sortie nocturne avec (15 kilomètres) et elles réfléchissent bien à la lueur d’une frontale :)
- la semelle sembler s’user assez rapidement (voir photo n°3 ci-dessous)
- je ne les quitte plus ; pour moi l’été et la rentrée de septembre se fera sous le signe du trail ; et forcement sous le signe de la Ravenous.

En conclusion c’est une chaussure que je recommande aux coureurs qui, comme moi, se lancent dans le trail. Leur prix (environ 90 euros) est un atout supplémentaire.

Photo comparative n°1 : déballage (haut) / 200 kilomètres au compteur (bas)

Photo comparative n°2 : déballage (haut) / 200 kilomètres au compteur (bas)

Photo n°3 : les semelles après 200 kilomètres au compteur : les crampons de la chaussure pied droit (talon) sont déjà bien entamés !

Pour aller plus loin côté test je vous invite à lire :
- le test de Fabrice
- le match Cascadia vs Columbia (toujours chez Fabrice)
- le test du coureur du Chablais
- le test de Yohan
- le test de l’Ami Ricoré

Je ne suis pas le seul de l’équipe de Wanarun à courir en Ravenous. Fred vous en a déjà parlé :
- Le déballage de ses Ravenous
- Ses pemières impressions
Les Ravenous en condition randonnée


Le Marathon de Metz est de retour

Mercredi 7 juillet 2010

Après 17 ans d’absence le marathon de Metz donne rendez-vous à tous les coureurs du grand est le 17 octobre 2010. Rebaptisé marathon Metz Mirabelle il se place 15 jours après le semi-marathon de Nancy qui lui se déroulera le 3 octobre 2010 (idéalement placé  dans une préparation marathon).

Invité par l’organisation à participer à la présentation à la mairie de Metz je n’ai malheureusement pas pu m’y rendre. Je ne ferai que retranscrire ici quelques informations glanées sur le site dédié ou dans l’article du Républicain Lorrain du samedi 26 juin 2010.

A ce jour 700 pré-inscriptions ont été enregistrées. Les organisateurs espèrent que 1 000 coureurs prendront le départ dès 9 heures boulevard Poincaré, en plein coeur de la ville. A noter que le même jour la ville de Reims, seulement distance de 200 km, accueillera la 27ème édition de Reims à toutes jambes (1640 inscrits pour le marathon lors de l’édition 2009). Il faudra donc faire un choix.

Dès aujourd’hui vous pouvez rejoindre l’école du marathon mise en place par l’organisation et animée par Hakim Bagy (2h11’06 sur marathon). Trois séances hebdomadaires où tous les niveaux de coureurs pourront recevoir les précieux conseils d’un athlète confirmé.

En ce moment le prix de l’inscription est de 35 euros ; il passera à 40 euros dès le 16 septembre 2010.

La pasta party sera gratuite ! Un village marathon permettra de retirer son dossard la veille de la course.

Le marathon Metz Mirabelle a un parrain prestigieux en la personne de Bob Thari, récent recordman d’Europe du 2 000m steeple en 5:13:47. Record établi lors du meeting d’athlétisme de Nancy le 25 juin dernier. Il vient également de réaliser la meilleure performance mondiale de l’année sur 3 000m steeple à… Metz !

Récapitulons : un semi à Nancy le 3 octobre et 15 jours plus tard le marathon Metz Mirabelle parrainé par un athlète qui bat des records sur ses terres de l’est de la France.

J’allais oublié de vous dire : l’ équipe de rédaction de Wanarun est composée, entre autres, de deux nancéiens. Qui a dit : chauvinisme !

PS : inutile d’espérer une poignée de mirabelles à l’arrivée !

Le site web Marathon Metz Mirabelle.
Rejoindre le groupe Marathon Metz Mirabelle sur Facebook.


La 6666 Occitane dans votre fauteuil !

Vendredi 25 juin 2010

Il y a quelques jours Fred vous suggérait de vous cultiver en courant.

Pour ma part je vous propose de ne pas bouger de votre canapé et de regarder des gens courir ! C’est moins fatiguant mais je suis certain que dès le visionnage terminé vous allez enfiler votre paire de baskets pour partir arpenter votre terrain de jeu préféré. C’est souvent l’effet que cela me produit ; voir, par exemple, Serge Girard courir pendant des heures me stimule.

Pour en revenir à la vidéo proposée il s’agit d’un magnifique reportage sur la première édition de la 6666 Occitane qui s’est déroulée du 23 au 25 avril dernier.  118 kilomètres à parcourir avec 6666 m de dénivelé positif.

Une production de l’excellente Mouss Production.

http://www.dailymotion.com/videoxdo4of

Source Trailmag


Columbia Verdon Canyon Challenge – jour j : physiquement ça passe mais techniquement je suis à la ramasse !

Vendredi 18 juin 2010

Souvenez-vous, nous nous sommes quittés au moment où 4 trailers fous (le cinquième, Benjamin, dormait dans une roulotte avec deux coureurs anglais) allaient se coucher dans leur superbe toile de tente (pas chauffée malheureusement).
5 heures du matin : premier réveil ! Et oui, je vous avais dit que la nuit s’était déroulée en deux parties ! Donc, à 5 heures, les alarmes des portables retentissent. Tout le monde dehors car un bon coureur à pied qui se respecte se doit de manger quelques heures avant l’effort. Le départ étant donné à 8h30, la décision fut prise de se réveiller 3 heures et demie avant pour manger les fameux sucres lents.
Je ne résiste pas à publier (j’ai les accords écrits des mes coéquipiers) les photos de la fine équipe (à mince je ne suis pas sur les photos) en train de manger : des pâtes froides pour Mickaël, le gâteau sport pour Johan et du muesli (dans un récipient confectionné avec une bouteille plastique coupée en deux ; même la cuillère est réalisée avec un vrai morceau de plastique) pou Fabrice et moi.

Vingt minutes plus tard, complètement frigorifiés, nous retournons nous coucher. Les deux heures heures qu’il nous reste à dormir seront entrecoupées par les nombreuses sorties nocturnes de Mickaël de la toile de tente (Mickaël, c’est le trailer juste au dessus sur la photo et qui s’amuse avec ses pâtes !).

7h30, les alarmes des portables retentissent de nouveau. L’heure du départ approche. Tout le monde s’habille, chausse ses Ravenous, rempli ses gourdes ou son Camelbak.
8h00, nous sommes au village départ. Nous saluons l’équipe de Columbia, nous dirigeons vers le pointage des dossards et allons, chacun de notre côté, faire un petit échauffement. Le départ sera donné par Dawa Sherpa en personne (il a l’air en forme malgré son 100 bornes de la veille !).

Pas de stratégie de course pour ma part. J’espère simplement prendre du plaisir et finir pas trop détruit. Contrairement à mes coéquipiers je suis novice sur trail : 5 seulement parcourus dont 2 abandons et un terrain de jeu qui n’avait rien à voir avec le Verdon ! Mickaël est venu pour peaufiner sa préparation au prochain marathon du Mont-Blanc, Benjamin (qui a une Courmayeur-Champex-Chamonix à son palmarès) semble très ambitieux, Johan et Fabrice espèrent un bon chrono.

8h30 : c’est parti pour 6 kilomètres de montée ! A peine 3 kilomètres parcourus, je trébuche sur une branche, déchire mon cuissard ; l’avant bras droit est également touché mais sans gravité. Arrivé au sommet les réelles difficultés commencent. Après une portion assez roulante c’est un champ de cailloux qui m’attend où courir s’avère être une épreuve de vigilance de tous les instants. Je ne suis pas du tout à l’aise. Où est mon terrain d’entrainement en sous-bois sur des chemins de terre où les appuis sont stables et contrôlables ? Ici, rien de tout cela. Après quelques kilomètres parcourus Johan me double, accompagné de deux autres coureurs. Je continue, tant bien que mal, à avancer. Un mauvais appui me vaudra une belle frayeur mais ma cheville gauche a résisté !
1h53, c’est le temps qu’il me faudra pour parcourir les 10 premiers kilomètres et arriver au premier ravitaillement. Le Camelbak rempli je repars sur un chemin de sous-bois beaucoup plus roulant. A peine 2 kilomètres plus tard, c’est le dilemme. Je continue tout droit ou je descends la pente raide sur la gauche. Rejoins par une coureuse nous décidons de prendre le chemin sur notre gauche. Après une longue descente assez technique nous devons nous faire à l’idée que nous nous sommes trompés. C’est reparti pour de longues minutes de remontée. Arrivés en haut on apprendra que le chemin a été débalisé. C’est monnaie courante sur cette course.

J’ouvre une parenthèse.
Dans mon précédent post je vous indiquais que l’organisation avait eu de bonnes idées (point de pointage du 100km au milieu de la pasty-party le samedi soir par exemple) mais à ce moment du récit je ne peux m’empêcher de pousser un petit coup de gueule. Pourquoi ne pas avoir posté des personnes aux points stratégiques après le premier ravitaillement ? Cela aurait éviter les nombreuses erreurs de parcours que beaucoup de coureurs ont commises. Et pourquoi ne pas avoir mis un point de pointage au kilomètres 15, point le plus loin du parcours et en plein milieu d’une boucle ? Je ne suis pas certain que tout le monde ait réellement parcouru cette boucle…
Je referme la parenthèse.

Au kilomètre 18 j’entends un cri dernier moi : une concurrente vient de chuter. Je fais immédiatement demi tour. Quelques minutes passées à ses côtés, je l’aide à se relever. Elle repartira sans trop de casse après avoir pris sa petite dose d’Arnica.
Au second ravitaillement je prends le temps de bien boire et de m’alimenter. Quelques coureurs sont furax contre l’organisation ; je ne suis pas le seul à avoir fait un long détour…
C’est reparti sur une portion plus roulante avant une longue remontée vers le 3ème ravitaillement. Une bonne partie du parcours de fera en marchant ; courir est de tout façon impossible. Je m’arrête longuement au “stand photo”, discute avec le photographe. “Tu fais partie de l’équipe Columbia” me demande t-il en regardant mes Ravenous ? Il me propose une photo avec le Verdon en toile de fond. L’endroit est superbe. Je repars prudemment car certains passages sont vraiment limites.

Mon Garmin affiche 26 kilomètres lorsque je tombe sur Johan qui est recroquevillé sur le sol. Il se sent très fatigué et a terriblement mal au ventre. Je reste quelques minutes avec lui ; des secouristes sont déjà sur place. L’ascension reprend jusqu’au dernier ravitaillement. Encore de longues minutes passées à bien prendre le temps de boire tranquillement. J’entends soudain à la radio des secouristes : “le concurrent vient de vomir !”. Pas de doute, c’est Johan !

Le reste du parcours est une longue descente vers Aiguines que je ferais en compagnie d’un petit groupe de coureurs. Passage dans les rues du village avant de franchir la ligne d’arrivée.

Je termine mon premier trail en montagne en 5h18 et me classe 75ème (110 concurrents classés).

Comme je l’écris dans le titre de ce billet : physiquement j’ai tenu mais techniquement j’étais complétement à la ramasse. Sur certains passages je me suis fait très très peur. Courir dans les cailloux je ne sais pas faire. Gérer correctement une descente, je ne sais pas faire. Monter à un bon rythme, même en marchant, je ne sais pas faire. Je me suis fait doubler par de nombreux coureurs ou coureuses qui eux aussi marchaient !

Mais avec du recul, quelle expérience, quel bonheur de “courir” dans ce paysage !
Magnifique week-end où j’ai rencontré des coureurs (Fabrice, Johan, Mickaël et Benjamin) passionnés par le trail et qui, j’en suis sûr, m’ont refilé le virus.

Je souhaite aux membres de la rédaction de Wanarun de vivre ce genre d’aventure et qu’à leur tour ils vous fassent partager ces moments inoubliables.

Le tracé du trail de Verdon (source : Garmin Connect).


Columbia Verdon Canyon Challenge – jour j-1 : le Graal !

Mardi 15 juin 2010

Samedi 12 juin 2010 : jour j-1 avant le Columbia Verdon Canyon Challenge où je suis invité pour représenter Wanarun, avec d’autres bloggeurs, par Columbia.
Objectif : tester en grandeur nature, et sur un terrain de jeu très technique (j’y reviendrai dans le second épisode de cette aventure), la fameuse Ravenous.
Je retrouve dans le TGV qui m’emmène à Aix-en-Provence (après un changement à Paris), Fabrice, l’instigateur et l’organisateur de ce week-end de découverte. Avant de poursuivre je tiens tout particulièrement à le remercier. Tout s’est déroulé sans soucis ; on ne s’est même pas perdu  une seule fois. A suivre…
Arrivés à Aix-en-Provence, nous retrouvons Mickaël, en provenance de Grenoble. Après un déjeuner (des pâtes bien sûr !) pris à la brasserie de la gare, nous sommes rejoints par Benjamin, jeune coureur belge. L’équipe est presque au complet. Nous retrouverons le niçois de la bande, Johan, sur place, à Aiguines, ville du Verdon où sera donné le départ du trail de 30km.

Nous chargeons tous nos bagages (dont les Mobex) dans la voiture, il nous reste environ 1h30 de route.


(de gauche à droite : Fabrice, moi (Vincent), Benjamin, Mickaël et les Mobex)

Heureusement que Fabrice avait soigneusement repéré le trajet et qu’il l’avait noté, non moins soigneusement, sur un morceau de papier, car la voiture de location ne disposait pas de GPS.  Si j’osais, à ce moment du récit, j’aurais bien envie de lui donner le surnom de Tom Tom. Mais seulement si j’osais :)

A Aiguines, comme prévu, Johan nous attend. L’équipe de choc est constituée ! Il faudrait d’ailleurs lui trouver un surnom à cette équipe car nous sommes sans doute amenés à nous retrouver sur d’autres courses.

Nous sommes accueillis par tous les membres de  l’équipe Columbia que je remercie chaleureusement, et tout spécialement Pascale, représentante de la marque pour la France et la Belgique. Nous avons été reçu royalement, les échanges ont été très fructueux et sans langue de bois. Il y avait même une équipe pour filmer nos moindres faits et gestes et Fabrice a pu tester un nouveau sac à dos dont la fonction première n’est pas encore réellement connue !

Je vous invite, si vous en avez l’occasion, à découvrir la revue éditée spécialement par Columbia et qui retrace tout ce qui a été écrit, notamment sur la Ravenous, sur différents blogs. On y découvre les posts positifs comme ceux négatifs : aucune censure !

A peine le temps de retirer les dossards que le vainqueur du 100km est annoncé. Et quel vainqueur : Dawa Sherpa en personne. Parti le matin à 5h30 heures il termine la course 13 heures et 24 minutes plus tard !
Mes compagnons, déjà très aguerris sur trail (ce qui n’est pas vraiment mon cas, j’y reviendrai dans la seconde partie de ce récit), n’en reviennent pas d’être à quelques mètres du coureur de légende. Johan déclarera même : “j’ai vu Dawa Sherpa, je peux mourir en paix !”. Le dieu vivant du trail (comprenez Dawa, pas encore Johan !) est très accessible. Nous avons pu échanger de longs moments avec lui et nous ne sommes pas privés de poser pour la postérité.

(moi (Vincent) et Dawa Sherpa)

(Fabrice et Dawa Sherpa)

(Mickaël et Dawa Sherpa)

(Johan et Dawa Sherpa)

(Benjamin et Dawa Sherpa)

Après un rapide tour en ville pour acheter de l’eau, nous récupérons les clés de notre toile de tente.
Nous nous changeons ensuite pour quelques minutes d’un footing improbable autour de trois sapins. Avec du recul, c’est vrai que nous avions l’air un peu ridicules à tourner en rond dans le camping.
On s’entendra même dire par un organisateur présent sur l’avant-dernier point de pointage du 100km : “alors les filles on s’échauffe pour demain !”. En effet les organisateurs ont eu l’excellente idée (ils n’ont pas eu que des excellentes idées d’ailleurs, mais je vous raconterai cela dans le second épisode) de mettre un point de pointage dans le camping où se déroulait la pasta-party. Nous pouvions ainsi, tout en dinant, saluer les finishers du 100 bornes. Enfin presque finishers car les 10 derniers kilomètres n’étaient, aux dires des organisateurs, pas de tout repos.
Deux assiettes de pâtes et un gâteau de semoule plus tard nous saluons Jean Giaocosa (l’organisateur du Columbia Verdon Canyon Challenge) qui avait eu la gentillesse de répondre à mes questions.
Il est un peu plus de 22 heurs lorsque nous prenons possession de nos lits pour une nuit de sommeil qui se déroulera en deux parties !
Voilà pour ce premier récit.
Seconde partie à venir prochainement et qui commencera à 5 heures du matin en pleine nuit avec une température à ne pas mettre un trailer dehors !

Au fait, vous l’aurez tous compris : le graal s’appelait  Dawa Sharpa !

A lire également :
Columbia Verdon Canyon Challenge 2010 : Rencontres, émotions, défaillance et déception” par Yohan.
Trail du Verdon : la fin de l’expérience Columbia Ravenous, le début d’une fine équipe ??” par Fabrice.
Columbia Verdon Canyon 30kms – Récit de course” par Mickaël.

A voir :
La galerie photos de Yohan.
L’interview de Dawa Sherpa à l’arrivée du 100 km.




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