A tout perdre, autant garder le plaisir !



 

en-route-pour-2013Le petit monde de la course à pied ne connait pas la crise. Il n’a jamais été aussi fleurissant pour tout dire ! Il y a des tas de nouveaux matériels qui sortent chaque mois, il y a des tas de magazines, des tas de nouvelles épreuves (surtout des trails d’ailleurs mais les courses références ne désemplissent pas pour autant), des tas de sites et blogs, des tas de magasins, spécialisés ou pas… Bref on ne va pas s’en plaindre puisqu’on fait tous partie, quelque part et qu’on le veuille ou non, de cette grande famille.

Mais là où il y a quelques années, un tee-shirt et un k-way pouvaient amplement nous combler, aujourd’hui la panoplie des vêtements techniques ne semble pas avoir de limite. On peut trouver du « respirant technique qui absorbe la chaleur pour la restituer sous forme de froid » mais aussi du tee-shirt pour le grand froid, du tee-shirt pour le froid normal, du tee-shirt pour le « un petit peu chaud », du tee-shirt pour le grand chaud et j’en passe.

Sans parler des chaussures où le choix est encore plus grand. Aussi il y a vraiment de quoi perdre la tête et surtout l’essence même de la pratique de la course qui doit rester le plaisir. C’est d’ailleurs pour cela que l’on a vu apparaître une nouvelle profession, le « testeur » ! Avant quelques journalistes se prêtaient au jeu du test de matos et il faut bien l’avouer, le faisaient plus ou moins bien. On s’en contentait. Maintenant tous les produits qui sortent sont analysés sur chaque centimètre carré.

Mais le testeur finalement ne court plus, il teste. Car si on doit bien compter deux ou trois cents kilomètres de pratique pour bien juger un produit, il n’aura jamais d’une vie entière, même en se tapant, à l’instar des plus grands marathoniens ou centbornards, plus de 240 km par semaine pour tester tout ce que les marques lui envoient. Et donc dès qu’il sort courir, le testeur ne s’entraine plus vraiment puisqu’il doit penser à trop de facteurs et de critères pour pouvoir remplir convenablement sa fiche descriptive du produit. Où est le plaisir dans tout ça ? On peut se poser la question au final !

Et qu’avons-nous donc à faire de savoir si la partie arrière gauche de la « Supertrip de Machin » manque un poil d’accroche dans les descentes mouillés sur bitume ? Moi j’ai toujours entretenu avec ma paire de chaussures, une vraie histoire d’amour et ce depuis que je cours, soit plus de 25 ans. J’ai changé une fois en tout et pour tout de marque. Oh j’ai bien testé deux ou trois trucs pour voir, par curiosité et parce qu’on m’en avait dit tant de bien, mais finalement je suis toujours resté fidèle. Du coup, je sais bien qu’il faut aller de l’avant et que je suis un peu « vieux jeu », qu’il est toujours bien de se tenir au courant des progrès de la science… Mais pourquoi faire au final ? Pour aller plus vite, plus longtemps ? Et si on pensait juste à courir et à se faire plaisir ? Ce n’est pas là l’essentiel non ou j’ai raté un épisode ? Car quand on y regarde bien, la révolution d’Adidas avec ses Boost, et bien, c’est surtout au niveau de la communication qu’elle s’est construite et là on doit bien admettre qu’ils sont très forts !!

Pour tout le reste, moi je m’y perds un peu, je l’avoue humblement, et je vais donc tout de suite retourner en nature me faire plaisir avec quelques kilomètres et mes vieilles chaussures que je n’ai pas encore nettoyées depuis mon dernier trail ! A bon entendeur…

4 commentaires sur “A tout perdre, autant garder le plaisir !”


Posté par Niko Le 13 mars 2013 à 20:55

Il est désespérant de voir que le marketing a autant de pouvoir sur les gens… les courses se transforment en des défilés d’équipements qui ont, pour la plupart, aucun intérêt !

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Posté par frank Le 13 mars 2013 à 21:00

Bien d’accord avec toi d’ou mon dernier « test » de la Suunto Ambit…:-)

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Posté par Denis Le 13 mars 2013 à 22:51

Moi je ne nettoie jamais mes chaussures après un trail, à quoi bon…

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Posté par adamsky Le 23 mars 2013 à 17:30

Rien à secouer du marketing. Pieds nus la plupart du temps, des sandales home made pour les jours très froids ou le goudron trop chaud. Le reste c’est du recyclage de vieux vêtements. Je cours 60 bornes par semaine sans tout ce délire sur l’équipement plein de nanotechnologies, d’innovation poudre aux yeux et d’alimentation du sport pleine de glucose.

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