26EME SEMI DE BLAGNAC : Compte-rendu et photos


 

Près de 2900 au départ : extraordinaire record d’affluence !

Blagnac, sur dix kilomètres ou sur semi, le premier rendez-vous de l’année pour les adeptes de la course à pied sur route, peut-être le plus beau. Mars. Il ne fait pas trop chaud mais il ne fait déjà plus trop froid. La proximité du printemps offre des conditions de course toujours idéales. Fraicheur et lumière. A un mois des grands marathons que sont Barcelone et Paris, beaucoup viennent ici peaufiner leur préparation en vue de l’épreuve reine. Blagnac devient assurément l’un des rendez-vous les plus prisés. Pour la vingt sixième édition, ils furent près de mille cinq cents à s’époumoner sur le dix kilomètres couru à neuf heures et demie, autant sur le départ du semi marathon donné une heure plus tard. Un record de participations. Depuis les travaux effectués autour du centre commercial Leclerc, un des principaux sponsors de l’épreuve et depuis la mise en service des nouvelles lignes du tramway, le parcours couru sur les premières éditions a changé. Le tracé se cantonne aux grands boulevards plats de l’ouest de la ville. Il est varié, extrêmement rapide, attire les compétiteurs à la recherche de performances kilométriques, revêt le label qualificatif décerné par la fédé pour les championnats de France. Outre ces préoccupations réservées à l’élite, les coureurs sont venus nombreux, une masse colorée qui s’est étiolée, étirée. Avec les beaux jours, la course de Blagnac est devenue très très populaire.

Nicolas Fernandez, courbatu, souffrant de maux de dos, préféra ce matin se contenter de la petite distance. Mais au départ, l’homme doutait encore. Son ami David Gosse, plus jeune, en progression, s’est montré cet hiver extrêmement compétitif et capable de contester l’hégémonie du Commingeois. Le jeune Balmanais l’avait déjà devancé dernièrement sur cross court et s’était avéré l’un des tout meilleurs athlètes nationaux sur la petite distance, huitième aux championnats de France la semaine précédente. Les deux compères se connaissent bien, s’entrainent ensemble et projetaient de s’entraider pour parfaire un éventuel exploit au chronomètre. Ce fut le cas sur le premier tiers de la course. Au-delà, plus fort, finalement bien dans ses jambes, Nico creusa l’écart. Il vainc sans conteste, 30’29, relègue l’ami à plus de vingt secondes, s’adjuge encore l’une des courses les plus prisées de l’année. Admirable. Le Carcassonnais Amine Boukebal et Laurent Bares du RGP de Montauban complètent le podium main dans la main. La jeune Blagnacaise Aurélie Gauliard se montre la meilleure dame en 36’24, difficile à suivre pour beaucoup d’hommes lancés à ses trousses.

Sur semi, Abraham Kiprotich, Eric Niyonsaba et Sadek Bahla faussèrent dès le départ compagnie aux quinze cents galopins décidés à leur emboiter le pas, à défaut de pouvoir emboiter leur foulée. Du grand art. Le trio est passé en 31’ au passage des dix kilomètres laissant derrière eux, un peloton considérablement étiolé. La première concurrence était déjà divisée. Jérôme Bellanca, Alexandre Touzard, Alexandre de la Tremblay, Patrice Bruel passaient un à un devant le relais intermédiaire de la mi-course, contraints à la solitude. En tête, Sadek, vainqueur ici il y a trois ans, fut le premier à décrocher, déplorait son âge, ses trente sept ans. Et Abraham Kiprotich dut attendre le dix neuvième kilomètre pour venir à bout de la ténacité d‘Eric Nyonsaba, déjà vainqueur à Carcassonne. Kipro gagne en 1h03, quinze secondes devant son adversaire. Sadek reste troisième, Jérôme 4ème. Et Houria Fréchou, ouh ! Infatigable, imprenable. Même diminuée pour raisons de santé, à 53 ans, Houria reste la reine de Blagnac. 1h18. Cinq minutes devant Nawal Pinna, seconde. Personnellement, je n’essaie plus, je ne parviens plus à la suivre, elle me fatigue…

Claude Mournaud peut se montrer fier. Et les membres de son organisation ravis. Le semi de Blagnac fut une nouvelle fois un modèle de réussite.



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